Archives par étiquette : l’Église

Pour l’Église, les écrits de Maria Valtorta ne sont qu’une «vie de Jésus mal romancée»

D'Yves Chiron dans Aletheia :

"Maria Valtorta [1897-1961] est une mystique italienne dont les très abondants écrits (plus de 15 000 pages manuscrites) sont tenus par certains comme «révélés». Elle aurait notamment reçu la révélation d’une Vie de Jésus.

L’édition de ces écrits, à l’initiative des éditions Pisani, a commencé en 1956, sans nom d’auteur et sous le titre anodin : Il poema di Gesu pour le premier volume, puis sous le titre Il poema dell’Umo-Dio pour les suivants. Les quatre premiers volumes ont été mis à l’Index librorum prohibitorum (Index des livres interdits) par décret du Saint-Office en date du 5 janvier 1960 1.

Ne tenant aucun compte de cette condamnation, le même éditeur a poursuivi l’édition italienne, qui compta dix volumes, et a engagé des traductions en diverses langues. La première traduction étant celle en espagnol publiée à partir de 1976. La traduction française, en dix volumes, est parue à partir de 1979 sous un titre sensationnaliste : L’Évangile tel qui m’a été révélé. Le titre français, théologiquement inacceptable, sera repris désormais pour les autres traductions et pour la nouvelle édition italienne. L’édition des écrits de Maria Valtorta est devenue une véritable entreprise commerciale, l’éditeur Pisani assurant aussi la diffusion des livres dans les différents pays. En quelque soixante ans, quatre millions d’exemplaires de l’ouvrage auraient été vendus, en différentes langues.

Cet éditeur a décidé de faire réaliser une nouvelle traduction en français des écrits de Maria Valtorta. Il l’a confiée à Yves d’Horrer. Le premier volume de

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7 juillet : messe d’action de grâce selon la forme extraordinaire en l’église de Bougival

A l'occasion de l'anniversaire de la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum et à la demande de paroissiens, une messe d'action de grâce selon la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée par M. l'Abbé Bruno Bonnet, curé, le vendredi 7 juillet 2017, à 20h30, en l’église de Bougival.

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Le premier office depuis six ans a eu lieu en l’église orthodoxe de Zabadani (Syrie)

Lu ici :

"Les chrétiens commencent à revenir dans les régions de Syrie libérées des islamistes. Après l’opération militaire réussie de l’armée syrienne pour libérer des islamistes la vallée de Wadi-Barada à l’ouest de Damas, la paix y règne maintenant. Dans les villes de Zabadani et de Madaya continue le rétablissement de la paix et la renaissance des églises complètement détruites. Beaucoup de Syriens orthodoxes vivaient traditionnellement dans cette région. Malgré toutes les difficultés, ils reviennent déjà dans leurs foyers ancestraux. Avec les fidèles, la prière revient dans les églises orthodoxes. C’est ainsi qu’à l’initiative des chrétiens revenus de leur exil, le premier office liturgique depuis six ans a eu lieu en l’église orthodoxe de la ville de Zabadani. La région de la vallée de Wadi-Barada est appelée en Syrie « coin de paradis » en raison de la beauté de la nature et du climat. Selon la tradition locale, c’est dans les montagnes avoisinantes que Caïn a enterré Abel. Pendant six ans, ces lieux ont été le théâtre de conflits armés. Les islamistes du groupe Jabhat al-Nosra y ont institué la charia stricte, après quoi des dizaines de milliers de civils se sont enfuis. Mais au mois de mars pour Wadi-Barada et au mois d’avril pour Zabadani et Madaya, les rebelles sont partis sous la pression de l’armée. Après l’expulsion des islamistes, l’armée syrienne a repris le contrôle sur les 130 kilomètres de frontières avec le Liban, mettant ainsi fin au trafic de drogue. Actuellement, malgré les destructions importantes, 20.000

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Une lettre de 1918 évoque un complot de la franc-maçonnerie en vue de détruire les monarchies et l’Eglise

Un historien allemand, le Dr Michael Hesemann, a exhumé des Archives secrètes du Vatican sur lesquelles il travaille depuis 2009 une lettre datée du 8 novembre 1918 et portant la signature de l’archevêque de Cologne d’alors, le cardinal Felix von Hartmann, et destinée au nonce apostolique en Allemagne, Mgr Eugenio Pacelli – le futur pape Pie XII. Elle évoque un complot de la franc-maçonnerie en vue de détruire les monarchies et l’Eglise. Ecrite à la main, la lettre est partiellement reproduite sur le site OnePeterFive, la reproduction complète n’ayant pas été autorisée. Mais la journaliste Maike Hickson affirme avoir eu la permission de voir la lettre dans son ensemble.

Le Dr Hesemann déclare à Inside the Vatican à propos du centième anniversaire des apparitions de Fatima :

« Egalement en 1917, la franc-maçonnerie célébrait le 200e anniversaire de la fondation de la première grande loge à Londres en 1717. L’idéologie maçonnique n’est pas uniquement fondée sur le déisme, mais également sur l’hérésie gnostique de l’auto-rédemption et des “Lumières” ; elle poursuit un objectif clairement anticatholique. Précisément en 1917, Maximilien Kolbe, l’un des plus grands saints du XXe siècle, a été témoin d’une procession maçonnique à Rome, où se déployaient des bannières portant ce slogan : “ Satan doit régner au Vatican. Le pape sera son esclave.”

« Un an plus tard, l’empereur allemand Guillaume II a été averti par des maçons allemands du fait que le Grand Orient avait l’intention d’obliger tous les monarques souverains en Europe à abdiquer – ce qui s’est

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On ne rend pas service à la papauté en décalquant dans le gouvernement de l’Église le modèle absolutiste

Renaud Silly, dominicain et chercheur à l’École archéologique et biblique de Jérusalem, a établi, présenté et préfacé le volume que les éditions Robert Laffont ont consacré à Bossuet dans la collection « Bouquins ». Il dévoile un Bossuet spirituel, fruits de la maturité, écho de la fidélité de l’évêque de Meaux au Dieu de sa vie qui l’inspire jusque dans son génie oratoire si magnifiquement français et si propice à l’édification de ses lecteurs. Il a été interrogé par Philippe Maxence dans L'Homme Nouveau. Extrait :

Capture d’écran 2017-04-29 à 15.02.14Doit-on se méfier de lui et de ses écrits en raison de ses positions gallicanes, bien que certains aient pensé que s’il n’avait pas été le rédacteur des Quatre articles de 1682 il eut pu être élevé sur les autels ?

Cette question fait l’objet d’un lourd malentendu. Il existait sous l’Ancien Régime un gallicanisme politique, celui de certains Messieurs du Parlement. Il aurait peut-être défendu la suprématie de l’État en matière religieuse si les rois ne l’avaient arrêté dans sa course. Il a triomphé pour un temps avec la Constitution civile du clergé. Le gallicanisme de Bossuet en revanche est religieux. Il ne tire pas sa source de la philosophie politique ou juridique, mais de l’histoire ; c’est une façon de penser la place de l’Église de France dans l’universalité catholique. Sans défendre la Déclaration des Quatre articles, rappelons qu’elle n’a pas été condamnée et ne pouvait l’être au stade où se trouvait la théologie catholique en 1682. L’assimilant à une nouveauté, Bossuet ne croyait

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Benoît XVI, « Docteur de l’Eglise » de la modernité

Big304418a75a131151f4Peter Seewald multiplie depuis 25 ans les longs entretiens avec Joseph Ratzinger/Benoît XVI, lequel vient de fêter ses 90 ans (photo). Il a accordé un entretien au site katholisch.de, traduit par Benoît-et-moi. Extrait :

"Son héritage est le renouvellement de la foi : il nous a montré toute la figure de Jésus – le Jésus historique et le Jésus de la foi. Ratzinger est un intellectuel de premier plan, un des grands penseurs de notre temps et je peux m’imaginer que, dans l’avenir, on parlera de lui comme du « Docteur de l’Eglise » de la modernité. Il convainc non seulement par son savoir, mais aussi par son authenticité et par l’exemple personnel de sa vie. Et au jour d’aujourd’hui, il faut souligner que Ratzinger est simplement le contraire d’un populiste. Ce qui comptait pour lui ce n’était pas ce que voulaient la mode ou les medias mais la volonté de Dieu. Alors qu’aujourd’hui, tout tourne autour du show et de l’émotion, et que les faits ne comptent pour rien, nous avons en Ratzinger un homme qui se reconnaissait avant tout une dette à l’égard de la vérité et du message de l’Evangile.

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La doctrine sociale de l’Église n’est pas facultative

Dans L'Homme Nouveau, Philippe Maxence passe à la critique un dossier du quotidien La Croix :

Une-1637"Élection oblige, notre confrère La Croix s’est récemment souvenu qu’il existe une doctrine sociale de l’Église. Dans son numéro du 10 avril dernier, ce quotidien a voulu en rappeler les principes concernant la famille, l’Europe, l’immigration, l’emploi, la sécurité et le développement durable. Il n'est pas inintéressant de revenir sur quelques aspects évoqués dans ce numéro.

Une affaire d'opinion ?

À quoi sert cette doctrine sociale ? À lire le Père Henri Madelin, dans ce numéro de La Croix, la doctrine sociale de l’Église n’est là que pour aider à se construire une opinion. L’Église, qui a reçu du Christ la mission d’enseigner, est ainsi réduite à n’être qu’un organe de pression idéologique dans le grand débat démocratique. Une sorte de lobby, habillé seulement d'une antériorité et d'une expérience historique Il n’est nullement question ici de guider l’agir social et politique des catholiques pour qu’il régénère la société et la soumette au Christ-Roi.

De l’enseignement de Quas Primas et de la royauté sociale du Christ, rappelé dans le Catéchisme de l’Église catholique, il n’en est d’ailleurs nullement question. De la condamna­tion des grandes erreurs modernes (libéralisme, socialisme, etc.), quasiment pas davantage. Certains grands principes de cette doctrine de l’Église sont bien cités. C’est le cas notamment du « principe de subsidiarité », à propos de l’Europe. Alors que ce dossier de La Croix nous répète à l’envi que l’Église ne prend

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