Archives par étiquette : légende

« La Légende noire du Moyen-Age Cinq siècles de falsification »

C'est le titre d'un ouvrage d'un jeune historienne, Claire Colombi, recensé sur Réinformation.tv :

Légende-noire-Moyen-Age-Cinq-siècles-falsification-Claire-Colombi-e1512834146330"Des mythes sur les paysans affamés aux prétendus droits scandaleux des seigneurs, en passant par ces listes fourre-tout d’impôts, tout cela n’a qu’un seul but : disqualifier le clergé et la noblesse d’épée, distiller la haine de l’ancien système et des deux piliers qui le soutenaient, à savoir la royauté et l’Église, qui doivent être ramenées à la tyrannie et au fanatisme. Claire Colombi n’oublie pas la Franc-Maçonnerie dont elle souligne le rôle éminent dans l’abolition des privilèges et dans tout ce qu’il ressortit de la célèbre nuit du 4 août.

On touche bien là à une guerre idéologique. L’auteur parle d’« une cage mentale », qui empêche toute comparaison, l’exercice par essence de l’historien. Et se plaît à transposer des phénomènes de lutte des classes dans un monde qui en ignorait tout et faisait en l’occurrence souvent bien mieux que notre société actuelle, ultra libéraliste et individualiste…

« Les ténèbres du Moyen-âge ne sont que celles de notre ignorance » Gustave Cohen

A travers les vieux manuels consacrés d’Ernest Lavisse ou de Jules Steeg, l’École de la IIIe République a donné un corps plus ferme encore à cette totale mystification, puisqu’elle a déformé des générations de jeunes esprits – Jules Ferry savait ce qu’il faisait : c’est en 1789 que doit tout commencer.

Et le public est malheureusement toujours bien entretenu, à l’heure d’aujourd’hui, sur le petit comme sur le grand écran. Claire Colombi évoque la célèbre émission « La Caméra explore le

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La légende noire des Conquistadors mise à mal par des fouilles archéologiques à Mexico

Article traduit par Benoît-et-moi sur les pratiques sacrificielles des Aztèques :

Images"La première description de la tour des crânes de Tenochtitlan est faite en 1521 par Andrés de Tapia (v.1498 -1561) qui accompagnait Hernán Cortés et les Totonaques, Tlaxcaltèques et autres tribus à l’assaut de la ville. Puis elle sera reprise par Bernal Díaz del Castillo(v.1495-1581) et par Francisco López de Gómara (v.1511 –1566).

Elle sera ensuite niée des milliers de fois, et avec elle ce système de sacrifices humains des Aztèques, parce que l’empire aztèque devait appartenir à l’éden indigène que les Espagnols barbares avaient détruit quand ils ont rasé l’Amérique. En conséquence, ces descriptions de la terreur aztèque ne pouvaient être que mensonges pour justifier la conquête du Mexique. Les Mexicains eux-mêmes racontent que leur histoire commence avec la fondation du dieu Quetzalcóatl, [alias Serpent à plumes] pour se voir interrompue avec l’arrivée destructrice des Espagnols, puis s’est poursuivie par sa voie naturelle après l’indépendance.

Cela fait déjà longtemps que l’on sait, – si l’on veut savoir – que les chroniqueurs espagnols ne mentaient pas. Mais, naturellement, ce n’était pas suffisant. Ce n’est jamais suffisant. Aujourd’hui cela ne le sera pas non plus. La découverte spectaculaire par différents archéologues de la tour des crânes de Tenochtitlán sera oubliée et les mythes de la légende noire continueront à être bien vivants parce que comment allons-nous expliquer les problèmes actuels de l’Amérique hispanique sans l’horrible Empire espagnol? Tout ce qui nous arrive aujourd’hui c’est parce que

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Une universitaire démonte la Légende noire de l’Inquisition en Espagne

20161108_portada_imperiofobiaMaria Elvira Roca Barea, issue d’une famille républicaine et franc-maçonne, s’affirme non croyante. Cette universitaire a travaillé depuis de longues années sur toutes les accusations lancées contre l’Eglise catholique, sur son rôle en Espagne, et sur l’Inquisition. Elle vient de publier un livre sous le titre Imperiofobia y leyenda negra, « Empirophobie et légende noire ».

Première légende : l’idée que la Réforme aurait fait de la religion une affaire privée en même temps que la Contre-Réforme aurait permis à la religion de conserver son rôle social.

« Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation. C’est précisément l’inverse. Quel est le pays d’Europe occidentale qui a aujourd’hui comme chef d’Etat le chef de l’Eglise ? La Grande-Bretagne. Dans quel pays a-t-il été impossible jusqu’à il y a peu d’occuper une charge publique sans appartenir à la religion nationale ? En Grande-Bretagne et dans d’autres pays protestants. Cela veut dire que le protestantisme s’est constitué en Eglises nationales et que de ce fait la dissidence religieuse s’est transformée, non en délit religieux mais en délit contre la nation, contre l’Etat. Il en a été ainsi au Danemark et dans les Etats luthériens du Saint Empire germanique. (…) C’est précisément dans le monde catholique que le délit religieux continue d’être religieux et n’est pas considéré comme portante atteinte à l’Etat ».

C’est ce qui a notamment justifié le maintien d’une loi contre le « blasphème » au Royaume-Uni jusqu’en 1976. 

« L’Inquisition a existé, évidemment qu’elle a existé, mais c’était une institution de petite envergure, qui n’a jamais

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Pour en finir avec les anachronismes, la repentance et la légende noire sur les croisades

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Un dossier réalisé par Jean Sévillia.

Naguère célébrées comme un grand moment de l’histoire de France, aujourd’hui dénigrées au nom du multiculturalisme, les croisades ne sont plus au goût du jour.

Partir pour la croisade, pour les Latins de 1096, c’est partir délivrer les Lieux saints afin d’aider les chrétiens d’Orient et de rendre de nouveau possible le pèlerinage au Saint-Sépulcre.

L’appel du pape Urbain II, au concile de Clermont, concernait explicitement les seigneurs qu’il fallait inciter à partir délivrer Jérusalem les armes à la main.

Les croisades n’ont pas constitué un affrontement de bloc à bloc. Les chrétiens, comme les musulmans, ont été divisés.

En 1248, Saint Louis part d’Aigues-Mortes pour l’Egypte : ce sera la septième croisade, provoquée par la perte de Jérusalem et la défaite des Latins à Gaza. 

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La légende de la Sécurité sociale

Dans L'Homme Nouveau, Yves Chiron

Une-1600-blog"Selon la légende devenue vérité historique, la création de la Sécurité sociale par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945, trouve son origine dans le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) […].

En fait, sans parler des systèmes d’entraide et de prévoyance mis en place, dès le XIXe siècle, par des mutuelles le plus souvent catholiques, une généralisation de l’assurance sociale a commencé à se mettre en place dans l’entre-deux-guerres. Notamment par la création, dès 1928, des assurances sociales, même si elles ne concernent que le secteur privé et fonctionnent par la capitalisation.

Puis il y aura, sous le régime de Vichy, l’institution de « la retraite des vieux » à partir de 60 ans (l’expression, à l’époque, n’était pas péjorative). En mars 1941 est créée l’Allocation aux vieux travailleurs salariés (AVTS), fondée sur le principe de la « solidarité », comme le système actuel de retraite. […]

L’historien Jean-Pierre Le Crom a relevé que « la quasi-totalité des textes pris (par Vichy) en matière d’assurances sociales, notamment celui relatif à l’Allocation aux vieux travailleurs salariés qui marque le passage de la capitalisation à la répartition dans les systèmes de retraite, d’allocations familiales et d’accidents du travail sont purement et simplement validés à la Libération de même que ceux relatifs à l’assistance aux vieillards, infirmes et incurables ».

En 1945, la mise en place d’un système de protection sociale unique et obligatoire va néanmoins au-delà de ce qui avait

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7 novembre à Briant : la fabrication de la légende noire du moyen âge

Conférence organisée par Terre et Famille le samedi 7 novembre 2015 à 20h30 salle communale de Briant (Saône et Loire) sur

« La fabrication de la légende noire du moyen âge » par Claire Colombi

Retraçant chronologiquement les différentes attaques contre le moyen âge, Claire Colombi démontre comment chaque époque a recouvert de ténèbres la période médiévale, pour faire valoir le "progrès" qu'elle vivait…

Claire Colombi est née en 1987. Après une année de littérature à Paris III, elle s'oriente vers l'histoire sa vraie vocation. Elle est titulaire d'une licence d'histoire et d'un master II d'histoire médiévale. Elle s'est attachée à étudier les comptabilités marchandes et des réseaux de marchands en Anjou au milieu du XVeme siècle (lié au réseau Jacques Coeur). Après la conférence, Terre et Famille vous invite à prolonger la discussion autour d'un buffet…

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Monclar, un héros de légende

9791090029873w« Héros légendaire, guerrier tel qu’on en a connu seulement dans les récits populaires ou sur les images d’Épinal, un héros fait pour le baroud et pour la gloire. » Ainsi les journalistes annonçaient-ils la disparition de l’officier le plus décoré de France, à une époque où tout le monde connaissait le général Monclar (1892-1964), de son vrai nom Raoul Charles Magrin-Vernerey. Héros national, chevalier d’un autre temps qui guerroya partout, tout en restant libre des partis politiques. Raison pour laquelle il disparut de l’Histoire de France.

Entré à Saint-Cyr en 1912, il en sort en 1914 avec la promotion de Montmirail, et le grade de sous-lieutenant. Le 5 août, il rejoint le 60e régiment d'infanterie et termine la guerre avec le grade de capitaine. Il est alors chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de 11 citations, blessé sept fois et réformé avec une invalidité de 90 % : cuisse fracturée par balle, bras droit brisé par l'explosion d'une grenade, deux blessures à la tête imposant deux trépanations, les yeux brûlés par des gaz.

Appelé par les poilus l’As des As, cet officier guerroya toute sa vie, du Maroc au Levant en passant par la victoire de Narvik en 1940, l’Asie et son célèbre bataillon de Corée qui impressionna les forces américaines. Dans ce livre, le lecteur revit le corps à corps des tranchées, les campagnes africaine et tonkinoise du Légionnaire et la seule victoire de 40, jusqu’à l’épopée coréenne.

A partir d’archives inédites, qui font de cet ouvrage un

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