Archives par étiquette : l’échec

L’aveu de Macron sur l’échec de l’école laïque face à l’islam

Bernard Antony a regardé l'entretien entre Emmanuel Macron et le duo Bourdin/Plenel. Extrait sur l'islam :

"Oui, sur ce plan, Jean-Jacques Bourdin a esquissé, mais en vain, un début de questionnement : celui que pose la réalité en France d’une « société de mœurs islamiques », cela s’appelle « l’oumma », c’est selon le Coran : « la plus belle des communautés donnée aux hommes par Allah ». Et l’oumma n’a pas de frontières. Sur ce fait majeur fondamentalement déterminant pour l’avenir de notre pays, Emmanuel Macron a pataugé. Quand donc s’avisera-t-il d’accepter le fait que l’islam n’est pas seulement une religion mais une idéologie théocratique totalitaire ?

Or, pour conjurer les dangers de la « radicalisation » croissante d’une grande partie des jeunes musulmans et convertis à l’islam, ce n’est qu’en prenant le mal à sa « racine » (c’est l’étymologie de « radicalisation ») qu’on peut le combattre. C’est-à-dire en appuyant toutes les initiatives de déconstruction idéologique de l’islam et d’abord par l’analyse critique de ses textes indûment sacralisés.

Emmanuel Macron a répondu qu’il fallait « remettre de la République » dans l’Éducation Nationale. Bel aveu de l’échec de l’école laïque !"

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L’échec de l’Afrique du Sud « post-apartheid »

De Bernard Lugan :

Images-7"En Afrique du Sud, les fins de mandat des présidents se ressemblent : par un coup d’Etat interne à l’ANC, le vice-président Cyril Ramaphosa a évincé le président Jacob Zuma, lequel avait fait de même avec Thabo Mbeki en 2008. En dehors du fait qu’un Venda va remplacer un Zulu, cette révolution de palais ne changera pas grand-chose dans le pays. A un Jacob Zuma lié au gang indien Gupta, va en effet succéder l’ex avocat-syndicaliste Cyril Ramaphosa. Ce dernier a bâti sa colossale fortune dans les conseils d’administration des sociétés minières blanches au sein desquels il fut coopté en échange de son « expertise » syndicale. En réalité, il fut adoubé par le patronat pour contrer les revendications des mineurs noirs dont il fut le représentant avant 1994 !!!

Le leader révolutionnaire Julius Malema a donc raison de dire qu': « En Afrique du Sud, la situation est pire que sous l’apartheid (et que) la seule chose qui a changé, c’est qu’un gouvernement blanc a été remplacé par un gouvernement de Noirs ». Avec une différence cependant : avant 1994 les Noirs ne mouraient pas de faim, ils étaient gratuitement soignés et éduqués, l’électricité fonctionnait, les pénuries d’eau étaient inconnues et la police faisait son travail…

La présidence de Jacob Zuma s’est donc achevée dans le désastre. Englué dans plusieurs affaires de corruption, le président sud-africain a été pris la main dans le sac d’une gigantesque entreprise de favoritisme d’Etat au profit de

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L’immigration, cause de l’échec des négociations pour former un gouvernement en Allemagne

Unknown-4Sans majorité pour gouverner, la chancelière allemande a déploré l'échec des tractations pour former un nouveau gouvernement, plongeant le pays dans la crise. Les libéraux du FDP ont constaté l'échec des discussions pour parvenir à un accord entre la CDU/CSU, les Verts et eux-mêmes. Mal réélue le 24 septembre avec seulement 32,9%, soit le plus mauvais résultat de la CDU depuis 1949, Angela Merkel a désormais peu d'options devant elle. Il ne reste qu'une seule solution probable: l'organisation à moyen terme de nouvelles élections.

Les partis n'ont pas réussi à s'entendre sur deux sujets hautement symboliques: l'immigration et l'énergie. L'intransigeance des conservateurs sur l'immigration, décidés à prolonger la suspension du regroupement familial, et le refus des écologistes d'accepter leur position minoritaire sur ce sujet ont cristallisé les débats. Un même bras de fer s'est déroulé sur la question de la production d'énergie fossile et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sur ces deux points, c'est le bilan d'Angela Merkel, chancelière du tournant énergétique en 2011 et chancelière des réfugiés en 2015, qui s'est trouvé au centre des crispations. Elle est tenue pour responsable de la percée des populistes de l'AfD, qui ont obtenu 12,6% aux élections de septembre. 

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La Réforme du collège, de l’échec au mensonge

5a04ea789acd1Conférence de Christian Espeso, mardi 14 novembre à 20h30 au Centre paroissial de Navarrenx – 5 rue Saint Germain.

Après un temps de mise en place de cette réforme, il est temps de faire un premier bilan. Christian Espeso, directeur de l'Immauculée Conception à Pau et du Collège Saint Joseph de Navarrenx, apportera son éclairage et son point de vue sur cette réforme.

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La question de l’intégration : l’échec de l’Éducation nationale

Claudine Cardot, candidate dans la 4è de Paris, signe cette tribune sur l'école :

Unknown-9"Éducation nationale et intégration constituent deux sujets infiniment politiques et politisés, d’autant plus qu’ils sont intimement liés. L’intégration fait l’objet d’un débat désormais ancien et constitue surtout un marqueur politique fort, permettant de positionner idéologiquement l’auteur d’un propos sur ce sujet. Au sein de cette notion se distinguent grossièrement assimilation et multiculturalisme.

Dans la première occurrence, il s’agit d’« un processus social de convergence des comportements qui s’effectuent dans un rapport asymétrique entre la société d’accueil et les nouveaux venus » ("Assimilation versus multiculturalisme "Cahiers français n°385, La Documentation française, mars-avril 2015). Autrement dit, les immigrés doivent s’intégrer dans la société française par l’adoption pleine et entière de la culture du pays dans lequel ils viennent d’arriver et donc par un acte positif, volontaire de leur part.

Au contraire le multiculturalisme tend à considérer la nation comme « un espace géopolitique dans lequel des communautés culturelles séparées coexistent paisiblement avec un même statut légal et social. La communauté autochtone peut ou non rester majoritaire, mais sans statut spécial ». Ce système a donc pour conséquence que les immigrés ne sont pas incités à s’adapter à la culture locale mais affirment leurs origines au même titre que les autochtones vivent leur culture.

La sphère politique française se positionne aujourd’hui en grande partie en faveur du multiculturalisme comme modèle d’intégration. Ce processus a pour effet à long terme de briser l’unité d’un peuple en favorisant l’émergence d’une société constituée

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Le FN est-il responsable de l’échec de la droite ?

Images-8C'est une idée récurrente à droite, notamment chez Les Républicains, ex-UMP, ex-RPR (mais pas seulement), déçus du retour de la gauche aux affaires qu'elle n'avait pas quitté : le FN empêche l'élection de personnes de droite, c'est une impasse pour nos idées, "cornérisées" par ses excès et son amateurisme (il ne suffit que de songer au dernier débat…). Il freine donc le renouveau de notre pays. 

C'est notamment l'avis de François-Xavier Bellamy, candidat LR à la législative de Versailles, dans un texte publié avant le second tour (texte habile permettant d'éviter à appeler à voter pour l'un comme pour l'autre des finalistes) :

"[…] Le Front National apparaît donc pour ce qu’il est : une formidable machine à empêcher le renouveau, et à maintenir en fonction les tenants de la déconstruction. Mme Le Pen avait fait élire François Hollande en 2012, et elle s’apprête à rééditer l’exploit : il aura fallu tout son poids pour réussir aujourd’hui cette incroyable prouesse, que le premier président à avoir été assez impopulaire pour ne même pas oser se représenter soit pourtant remplacé par celui qu’il voit comme son « fils », son double et son héritier. La situation est donc claire : au terme d’une campagne qui n’aurait hélas pas pu lui être plus propice, il est désormais certain que le Front National ne sera jamais qu’une impasse pour les électeurs qui se tournent vers lui. Il les condamne ainsi au désespoir politique. […]"

Sur Breizh.info, on trouve ce jour une tribune encore plus radicale, signée d'un collectif "pour

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Si Sens Commun ne comprend pas que tout est affaire de rapports de force en politique, l’échec sera complet

Lu dans Présent :

"Ils sont les seuls à avoir tenu dans la tempête, à rester contre vents et marées aux côtés de François Fillon, le candidat qu’ils avaient contribué à faire élire lors de la primaire de la droite et du centre. Mais la loyauté n’est décidément pas une qualité que l’on récompense en politique…

Depuis deux jours et au terme d’une campagne volée aux électeurs soucieux de discuter de l’état de la France, Sens Commun anime tous les débats médiatiques, et toujours pour le pire.

Alain Juppé a annoncé qu’il serait dans l’opposition si François Fillon gouvernait avec Sens Commun, parce que le candidat a eu le malheur d’affirmer qu’il « pourrait » prendre des membres de Sens Commun dans son gouvernement. Rien n’était pourtant fait avec une promesse pareille et le renversement idéologique complet peu probable… Mais le courageux Sarthois s’est pourtant empressé de rappeler mercredi après-midi qu’il n’avait « pas la même sensibilité » que le mouvement. Beau retour d’ascenseur dans l’adversité.

Il est quand même exceptionnel que les dizaines de circonscriptions accordées à l’UDI au lendemain de sa trahison n’aient choqué personne et qu’une éventuelle place accordée à un mouvement issu d’un phénomène incontournable et massif de la droite française contemporaine fasse couler tant d’encre, jusque parmi les cadres même des Républicains… Avec des amis pareils, l’électeur conservateur a de quoi s’inquiéter.

Mais cela montre autre chose : quel que soit le degré de respectabilité que l’on cherchera à incarner, la diabolisation sera toujours la

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Education : le monopole crée l’échec scolaire

Dans La Nef, Jean-Baptiste Noe évoque la liberté scolaire. Extraits :

FIC128219HAB33"Au sein de la société française s’affrontent deux visions de l’école qui sont antagonistes entre elles. La première pense que c’est à l’État seul que revient la tâche éducative, la seconde estime que ce rôle revient en premier aux parents, avec l’aide de la société. Un débat résumé par ces propos de Danton et Robespierre lors des conflits scolaires de 1794. Pour le premier, « il est temps de rétablir ce grand principe qu’on semble méconnaître : que les enfants appartiennent à la république avant d’appartenir à leurs parents ». Ce sur quoi renchérissait Robespierre : « La patrie a seule le droit d’élever ses enfants ; elle ne peut confier ce dépôt à l’orgueil des familles ni aux préjugés des particuliers. » Nous sommes là très loin de la vision chrétienne de l’éducation, maintes fois répétée par les papes et résumée dans le Compendium de la doctrine sociale de l’Église : « Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, mais pas les seuls. Il leur revient donc d'exercer avec responsabilité l'œuvre éducative, en collaboration étroite et vigilante avec les organismes civils et ecclésiaux » (n.& 8200;240).

1815-1880 : DES ÉCOLES LIBRES AU MONOPOLE

Après les heurts révolutionnaires, la France se couvre de nouveau d’un manteau d’écoles. Celles-ci sont la plupart du temps portées par des congrégations et des ordres enseignants et financées par des dons de particuliers et d’entreprises. À côté de ces écoles libres, l’État développe aussi ses

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Les causes de l’échec relatif de Jean-Frédéric Poisson

Coup de gueule de François Teutsch à propos de l'échec de Jean-Frédéric Poisson :

"(…) Poisson a fait une bonne campagne : sur un créneau minuscule – celui de la droite des valeurs et du refus des compromissions -, il a exposé clairement quelques idées simples en refusant tout à la fois le politiquement correct et l’éparpillement dans des détails. En cela, il a l’étoffe d’un chef : donnant la direction (…) Il a également donné de la visibilité à ses idées, alors que l’homme était presque inconnu en dehors des cercles restreints de la droite de conviction (…)

Mais la cause principale de son échec est ailleurs. Elle est dans la lâcheté de la bourgeoisie catholique française qui préférera toujours l’allègement de sa feuille d’impôt au combat pour les valeurs. Dans sa frivolité qui lui interdit de pousser la réflexion au-delà de ce qu’il est convenable de penser. Dans son inconséquence qui lui fait déplorer la marchandisation de l’humain tout en adhérant à l’idéologie libérale mondialiste. A-t-elle compris que la mondialisation aboutit à la dissolution de tous les liens sociaux pour ne faire des individus que des monômes isolés ? A-t-elle imaginé une seule seconde qu’il pourrait exister un lien entre la technodictature européenne et le délitement d’une société ? Voit-elle même ce délitement, aveuglée par le conformisme dont elle est un des vecteurs principaux ?

Pour sa première déclaration de finaliste, François Fillon – pour qui ces bourgeois ont voté en masse — est apparu tel qu’il devra être durant les cinq

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Karim Ouchikh : je constate l’échec de la stratégie d’influence consistant à faire ‘’bouger les lignes’’ à l’intérieur des appareils politiques

Suite aux motions votées lors du Comité directeur du SIEL, Le Salon Beige a interrogé son président Karim Ouchikh :

Le SIEL, malgré son départ du RBM, soutient Marine Le Pen pour l'élection présidentielle. Mais qu'en sera-t-il pour les législatives ? Le SIEL soutiendra-t-il les 577 candidats du FN ? Ou soutiendrez-vous certains candidats de droite comme Jacques Bompard, des membres du PCD ou même de LR ? Voire, le SIEL compte-t-il présenter ses propres candidats ? Et êtes-vous prêts à appeler à voter contre des candidats FN ?

Le SIEL soutiendra en effet Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2017 : au regard de l’offre politique actuelle, c’est dans l'immédiat le seul choix qui s’impose aux Français, dans l’intérêt supérieur du pays. Cette décision a été arrêtée lors de notre Comité directeur du 5 novembre dernier au cours duquel nous avons par ailleurs déploré collectivement le refus du FN d’investir nos candidats aux législatives. Considérant que la sensibilité politique représentée par le SIEL (en bref, le courant catho-identitaire) se devait absolument d’être au rendez-vous de cette échéance électorale décisive, nous avons décidé de présenter des candidats partout en France, dans le cadre d’un vaste rassemblement patriotique à vocation majoritaire. Une telle ambition impliquera de n’exclure aucune alliance de terrain avec des formations politiques qui oeuvrent actuellement au sein de la ‘‘Droite hors les murs’’, du PCD au MPF, mais aussi avec DLF et, bien sûr, avec le FN là où cela sera possible. Des personnalités importantes, comme

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L’échec de beaucoup de mariages vient de ce que l’on brûle les étapes

Extrait d'un entretien donné par l’abbé Vincent Ribeton, de la Fraternité Saint-Pierre, à Anne Le Pape dans Présent, sur le mariage :

"Monsieur l’abbé, le sacrement de mariage connaît des échecs, malgré une certaine préparation. L’un des remèdes ne réside-t-il pas dans une préparation plus approfondie, comme le suggère notamment le cardinal Burke dans son dernier livre sur La Sainte Eucharistie (Via Romana p. 115) ?

C’est certain. Le Saint-Père insiste d’ailleurs sur ce point. Ne conviendrait-il pas en particulier de redécouvrir le temps des fiançailles ? L’échec de beaucoup de mariages vient de ce que l’on brûle les étapes : on est lié avant même d’être engagé Rien ne se fait pourtant sans l’élément du temps : il faut redécouvrir cela et distinguer nettement le temps de la rencontre, le temps de la promesse (fiançailles) et le temps de la consommation (mariage). Prendre le temps est ce qui permet de s’engager sans superficialité, avec maturité, dans un profond discernement des réalités sacrées du mariage, en portant sur l’autre un regard qui n’est pas aveuglé par les passions mais qui considère le mystère profond de la personne humaine, à travers aussi une mise à l’épreuve : en ne se donnant pas d’emblée tout entier l’un à l’autre, les fiancés font preuve d’exigence et c’est cela qui permet à leur amour de grandir : il s’agit d’aller au-delà des passions, de passer, comme disait Benoît XVI, de l’eros à l’agapè : l’amour qui s’élève jusqu’à l’entier don de soi. […]"

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