Archives par étiquette : idéologique

Tous ces dirigeants communistes ont puisé à Paris leur formation idéologique

Bernard Antony a publié un martyrologe des crimes du communisme depuis 1917, au milieu d'un étrange silence de notre nomenklatura. Ces plus de cent millions de victimes n’ont, pour ainsi dire, pas existé. Elles n’existent pas, en tout cas, dans le débat public français. Parce que la caste dirigeante de notre pays n’a pas rompu en profondeur avec le totalitarisme marxiste-léniniste. Pour les gens qui nous gouvernent, il y avait des assassinats et des génocides compréhensibles et justifiables. Il faut rappeler que les candidats communistes ont eu des résultats impressionnants aux dernières élections. La complicité de la France avec le communisme international ne date pas d'hier et Bernard Antony le rappelle opportunément dans ce livre :

Le communisme"[L]e régime communiste du Kampuchéa démocratique des Khmers rouges, celui de "l'Angora", est le fait de professeurs qui ont étudié en France, ont appartenu au Parti communiste, et professent comme Lénine, comme Trotsky, comme Mao l'admiration pour les Lumières, pour la "grande Révolution française" et pour la mémoire de Robespierre.

Rappelons au passage qu'avant eux, étaient venus aussi étudier à Paris les futurs dirigeants Jeunes-Turcs, organisateurs du génocide arménien […]. Ce fut le cas ensuite d'Hô Chi Minh devenant le militant du Parti communiste avant d'être le chef du Komintern pour l'Indochine. Et, comme lui, Chou En Laï et Deng Xiaoping…

C'est trente ans plus tard, en 1949, qu'arriva Saloth Sâr, le futur Pol-Pot. Et à la même époque, avec comme lui une bourse française, le futur dictateur albanais station-maoïste Enver

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Marquer clairement une volonté d’insoumission à l’ordre idéologique dominant

Figure de la vie intellectuelle québécoise, Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Dans une tribune publiée sur le Figarovox, il se demande Comment être de droite dans un système médiatique de gauche?

Unknown-2"Nous avons assisté ces dernières années à une renaissance intellectuelle du conservatisme. Des ouvrages majeurs ont montré de quelle manière le fondamentalisme de la modernité menaçait les fondements mêmes des sociétés occidentales. Mais cette renaissance intellectuelle ne pourra se traduire politiquement que lorsque les leaders de la droite ne chercheront plus à donner des gages à ceux qui les menacent sans cesse de diabolisation médiatique. Ils devront se délivrer de l'hypnose progressiste.

Il ne s'agit pas de transgresser pour transgresser, ou de provoquer pour provoquer, mais de marquer clairement une volonté d'insoumission à l'ordre idéologique dominant qui continue de reposer sur le refoulement systématique du conservatisme, dans lequel on ne veut voir qu'une série de phobies. Cela exige non seulement du courage mais aussi, une résolution ferme à ne pas penser le devenir des sociétés occidentales sous le signe d'un sens de l'histoire qui les pousserait toujours plus loin sur le chemin du multiculturalisme et de l'individualisme radical.

La chose est attendue depuis longtemps par l'électorat de droite. Il n'est pas insensé de croire que cette espérance puisse aujourd'hui aboutir ou du moins, fonder

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Islam : tout l’appareil idéologique de nos sociétés issues des Lumières se trouve pris en défaut

Tribune d'Odon Lafontaine, coauteur de « La Laïcité, mère porteuse de l'islam? », dans Famille chrétienne :

41+FYmUEsbL._SX331_BO1 204 203 200_"Qui a entendu parler d’islam lors des débats politiques des derniers mois ? Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir subi une actualité plus que dramatique en matière de violences perpétrées au nom de cette religion. L’observateur avisé aura remarqué le soin méticuleux avec lequel les médias ont expurgé les éléments de langage autorisés en la matière : pas question de mentionner l’islam, parlons plutôt de camions fous, de déséquilibrés qui défenestrent les vieilles dames ou « d’assaillant au marteau », lui-même un peu marteau.

User ainsi du champ lexical de la psychiatrie, de la folie, nier l’islamité des djihadistes (« assaillants ») et la justification religieuse de leurs actes, c’est affirmer en creux que cette réalité échapperait à toute compréhension rationnelle, qu’elle serait inintelligible. Circulez bonnes gens, il n’y a rien à voir, rien à penser, rien à conclure.

C’est en fait tout l’appareil idéologique de nos sociétés issues des Lumières, de leur logique libérale et progressiste, qui se trouve pris en défaut : selon lui, pour vivre en paix, dans la convivialité heureuse entre toutes les cultures et toutes les religions, il faudrait accepter l’autre tel quel. Y compris lorsqu’il porte les pires sectarismes ? La « laïcité à la française », expression nationale de cette logique, s’interdit ainsi de considérer les contenus « des religions », les réduisant dans son esprit à de simples cultes

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Il n’y aura pas de refondation politique de la droite sans refondation idéologique

Dans un entretien au Figaro, l’essayiste québécois Mathieu Bock-Côté déclare :

"Dans Le JDD, Xavier Bertrand a dénoncé la «dérive identitaire» de la droite et de Laurent Wauquiez. Le débat s’est trop concentré sur «la France identitaire», affirme-t-il. Partagez-vous ce constat?

Il fallait s’y attendre: la pression idéologique et médiatique contre ce qu’on pourrait appeler la question identitaire n’a jamais cessé, et ceux qui veulent avoir une place avantageuse dans le système médiatique ont tout avantage à partager cette vision des choses. Qui dénonce la dérive identitaire s’assure d’une place enviable dans la grande famille des respectables. Il faut faire attention au vocabulaire: qu’est-ce qu’une dérive identitaire, sinon la manière qu’a la gauche de parler de toute tentative de renouer avec une définition un peu substantielle de la nation française en réintroduisant dans la citoyenneté les mœurs, la culture, le mode de vie, la mémoire? On réduit alors la question identitaire à une forme de xénophobie ne disant pas son nom. Le terme même de dérive est porteur: il présuppose un éloignement du courant central de la démocratie. Il y aurait quelque chose de fondamentalement suspect avec le désir de réenracinement des peuples: on ne veut y voir qu’un repli sur soi, une fermeture à l’autre, une crispation frileuse devant une époque qui nous invite plutôt à embrasser la mondialisation.

Xavier Bertrand, qui n’est pas un homme sans valeur, et qui revendique sa filiation avec Philippe Séguin, tombe ici dans un piège idéologique. C’est celui dans lequel la droite tombe régulièrement

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Législatives – Diane de Bourguesdon (PCD) : “je mets au défi quiconque serait capable de dire aujourd’hui quel est le socle idéologique des Républicains”

Diane de Bourguesdon, candidate du PCD dans la 14e circonscription de Paris, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l’élection législative dans la 14èmecirconscription de paris. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

RBF45HWGJe me lance par passion, par devoir et par conjoncture. Par passion car j’ai toujours eu le goût de la question politique, depuis que je suis en âge d’avoir une conscience politique. Je suis d’ailleurs encartée depuis l’âge de 19 ans, et j’ai milité pour la droite lorsque j’étais étudiante. Aujourd’hui mère de famille et consultante dans un cabinet de conseil en assurance, je dégage du temps pour suivre un enseignement hebdomadaire de philosophie politique à l’Ecole professorale de Paris. Par devoir car la situation de notre pays me semble suffisamment préoccupante pour s’inquiéter de l’avenir de notre nation et de notre société, dans lesquelles vont évoluer nos enfants, et également parce que la réponse politique donnée depuis plusieurs années et en particulier par M. Hollande me semble être la meilleure manière de foncer dans le mur. Par conjoncture enfin, puisque j’ai eu récemment la chance de découvrir un parti, le Parti Chrétien-Démocrate, reposant sur un socle conceptuel cohérent et solide qui correspond en tous points à mes opinions, et de rencontrer des personnes authentiques, courageuses et sympathiques, ce qui n’enlève rien, tout cela me donnant l’énergie et l’envie de me mobiliser et défendre nos idées.

Dans cette circonscription vous allez affronter Claude Goasguen, le maire LR du 16è. N’êtes vous

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« Nathalie Kosciusko-Morizet pratique le nomadisme idéologique »

Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement, présente sa candidature dans la même circonscription que NKM, bien qu’étant sur le papier de la même famille politique… il s’explique au micro de Boulevard Voltaire.

"Déjà, je veux quand même rappeler que j’étais légitime. J’étais légitime dans la mesure où je suis le maire du 6e arrondissement depuis de nombreuses années et j’ai été député suppléant de Martine Aurillac, qui était députée-maire du 7e arrondissement, pendant une quinzaine d’années. À l’inverse, Nathalie Kosciusko-Morizet est actuellement députée sortante de l’Essonne et achève son troisième mandat comme députée de l’Essonne. Elle est à Paris depuis 2014 et elle est élue dans le 14e arrondissement. Elle n’a donc aucune attache, aucun lien avec les 5e, 6e et 7e arrondissements. Cela avait déjà beaucoup choqué d’élus et d’électeurs au début du mois de février, lorsqu’elle avait, à l’arrache, obtenu de François Fillon cette investiture.

Deuxièmement, ce qui m’a poussé, c’est que malheureusement, et vous le savez ainsi que vos auditeurs, depuis la première fois depuis un demi-siècle, il n’y a eu aucun candidat de la droite et du centre au second tour de l’élection présidentielle. Tout a volé en éclats et, aujourd’hui, nous voyons des personnes, comme Nathalie Kosciusko-Morizet ou d’autres, pratiquer le nomadisme idéologique. Après avoir été porte-parole de Nicolas Sarkozy en 2012, après avoir soutenu François Fillon à l’élection présidentielle, maintenant, au début de la semaine, elle s’est « roulée par terre » pour obtenir le poste de ministre de la Défense

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La gauche a remporté une bataille idéologique en soumettant toutes les questions politiques à l’économie

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"[…] force est de constater que la France manque cruellement d’une vraie droite de gouvernement. Les électeurs de droite ont, en effet, le choix entre une droite apte au gouvernement, mais honteuse de ses valeurs – ou plutôt celles de ses électeurs – et une droite inapte à gouverner.

C’est ainsi que François Fillon, après avoir créé la surprise aux primaires, a délibérément « oublié» le pan civilisationnel de son programme (le rejet du totalitarisme islamique, la défense de la famille traditionnelle, etc.), pour ne plus se concentrer que sur les réformes économiques et sociales. Même si je partageais une bonne partie de son positionnement en ce domaine, occulter la moitié de son programme au motif que la presse bien-pensante la réprouve est un signe particulièrement inquiétant d’absence de courage politique – ou d’absence de conviction.

D’un autre côté, l’électeur de droite peut aussi voter pour le FN. Mais, là, il ne semble pas que les équipes soient prêtes à gouverner. La calamiteuse intervention de Marine Le Pen, lors du débat de l’entre-deux tours, a manifesté une sorte de « j’men foutisme», ou d’amateurisme, aussi inquiétante que l’absence de courage (ou de conviction) de François Fillon.

En sorte que tout se passe comme si les seuls capables de gouverner pour faire avancer leurs idées étaient les élus de gauche. Ce que confirmait l’« ouverture à gauche » de Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, la gauche a remporté une importante bataille idéologique en soumettant toutes

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Ne pas confondre la renaissance intellectuelle du conservatisme avec sa supposée conquête de l’hégémonie idéologique

Sociologue et écrivain québécois, Mathieu Bock-Côté est connu pour son engagement souverainiste dans son pays. En France, il collabore au Figaro et au Figaro Vox. Il est interrogé dans L'Homme Nouveau. Extrait :

Unknown-17"On a beaucoup parlé avant le premier tour des élections présidentielles en France d’un renouveau conservateur dans notre pays. Mais n’était-ce pas un faux-semblant puisque le candidat progressiste est arrivé en tête ?

Je ne le pense pas, pour peu qu’on ne confonde pas la renaissance intellectuelle du conservatisme avec sa supposée conquête de l’hégémonie idéologique, à laquelle ne veulent vraiment croire que des progressistes qui paniquent et hurlent au scandale dès lors qu’ils ne définissent plus intégralement les termes du débat public. Les progressistes veulent bien parler des conservateurs, mais ne veulent pas parler avec eux – cela les embête, car ils ne reconnaissent pas la légitimité de leurs adversaires. Ils les voient comme une trace du monde ancien appelée à se dissoudre, ou encore, comme du bois mort qui empêche la régénération de l’humanité sous le signe exclusif de l’émancipation. Si le conservatisme est parvenu à renaître ces dernières années, il n’est jamais sorti de l’opposition. Sur un plateau télé, si on trouve un conservateur pour cinq progressistes, on aura l’impression d’avoir un débat équilibré. Il représente encore une dissidence que l’époque tolère difficilement – du moins, que tolèrent difficilement ceux qui décident ce que l’époque doit être. J’ajoute que le conservatisme, chez les intellectuels, ne vient pas exclusivement de la droite.

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Le délire idéologique de fonctionnaires dhimmis qui veulent intégrer nos enfants à l’oumma

Yves Daoudal n'en croit pas ses yeux :

2095643069"J’avais vaguement entendu parler du projet de « la » ministre marocaine de l’Education nationale française de donner des cours d’arabe à l’école primaire. En me disant que c’était sans doute pour la progéniture de ses congénères. Mais voici que ça m’arrive dans la figure, dans un petit village du Centre Bretagne.

Mon petit-fils est revenu chez lui avec un formulaire, dont « l’objet » est son « inscription à un enseignement optionnel de langue vivante étrangère dans le premier degré ». Langue vivante étrangère. Vous avez le choix entre… l’arabe, et le turc.

On dirait qu’il y a comme une discrimination, non ? Ou alors l’anglais, l’allemand et l’espagnol sont devenus des langues mortes. Ou moins vivantes que celles de l’islam… Et pourquoi pas le breton, qui est pourtant une langue étrangère pour le ministère jacobin (islamo-jacobin) ?

Et où vont-ils trouver des professeurs d’arabe et de turc par ici ? C’est le délire idéologique de fonctionnaires dhimmis qui veulent déjà intégrer nos enfants à l’oumma…"

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Le Haut Conseil à l’Égalité recommande de sélectionner les enseignants en vertu de leur compatibilité idéologique

Lu sur Enseignants pour l'enfance :

Arton912"Le Haut Conseil à l’Égalité vient de publier un rapport intitulé « Formation à l’égalité filles garçons ». Destiné à « faire des personnels enseignants d’éducation des moteurs de l’apprentissage et de l’expérience de l’égalité », ce texte comporte des incohérences et des recommandations qui mettent en péril la fonction enseignante autant que la neutralité du service public.

Étant « à l’image de la société », affirme l’auteur du rapport, l’école « est traversée par les inégalités sociales y compris celles liées au sexe ». « Or », ajoute Danielle Bousquet, « pour changer durablement les mentalités et déconstruire les stéréotypes de sexe, l’éducation à l’égalité doit débuter dès le plus jeune âge ». Alors, conclut le texte, « l’école joue un rôle central pour construire une culture et une société de l’égalité filles-garçons ». De toutes les inégalités, c’est donc celle qui oppose l’homme à la femme qui est jugée la plus cruciale. Psychologique, cette injustice s’ancre dans les représentations de chacun. Dès lors, c’est en travaillant ces dernières que les consciences changeront et qu’un monde meilleur adviendra. Le problème est que ce raisonnement, impeccable en apparence, s’appuie sur des partis pris qui l’invalident. Simple sophisme, le syllogisme égalitaire est une utopie qui ne peut s’imposer que par la violence de l’État.

L’Éducation nationale est en effet convoquée pour remédier à l’injustice et prescrire un égalitarisme institutionnel qui se déploie à tous les niveaux. Afin que tous soient égaux, assure notre rédactrice, il suffit d’ « intégrer l’égalité au concours de recrutement », de « conditionner la

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