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Emmanuel Macron : le miroir de l’auto-complaisance se fissure

Guillaume Bernard et François Bert ont publié sur Atlantico un article sur les splendeurs et misères du macronisme. Extrait :

"[…] Peu habitué, semble-t-il, à la patience et à la frustration, [Emmanuel Macron] n’a manifestement pas les réflexes psychologiques propres à la sagesse. Il se rêve César mais prend déjà le timbre de voix d’un chef de chambrée : il ne discerne pas, il plastronne. Son manque d’épaisseur et d’endurcissement s’est révélé au grand jour. Celui qui est authentiquement chef n’a nul besoin de le dire : il l’est par l’exemple (le père de famille qui élève ses enfants, le capitaine d’industrie qui travaille avec ses collaborateurs, l’officier qui part au combat au-devant de ses hommes).

Plus inquiétant encore est son rapport à la réalité. Comme un petit garçon qui se campe un décor parfait, il semble que ses succès en cascade et l’absence d’autorité dans sa construction lui aient rendu le pire des services : le refus de toute contrariété dans le règne absolu de ses besoins et la sublimation de sa propre image. Snober Donald Trump au sommet de l’OTAN (avant de l’inviter pour le 14 juillet), faire la leçon à Vladimir Poutine en conférence de presse alors qu’il le reçoit à Versailles ou recadrer sèchement et de manière publique le général Pierre de Villiers, c’est s’amuser à un jeu vidéo dont vous êtes le héros mais, cette fois-ci, à haut risque car les acteurs sont réels : les conséquences en sont considérables et potentiellement dramatiques.

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Comme en 1989, nous avons entendu les craquements d’un mur qui se fissure

Extrait du discours de Marine Le Pen, hier à Paris, en présence des têtes de liste aux élections régionales :

"[…] Comme en 1989 avec l’effondrement du monde soviétique, nous avons entendu les craquements d’un mur qui se fissure, d’un mur derrière lequel un système archaïque se croyait protégé du monde et du temps, un mur derrière lequel une Caste dirigeante espérait se survivre de génération en génération durant l’éternité.

Bien sûr les observateurs avisés n’avaient pas manqué de remarquer que le système était vermoulu, que comme les villages Potemkine, il ne tenait que sur l’apparence et le mensonge et qu’il ne survivait non par l’enthousiasme du peuple, non par le bonheur qu’il engendrait mais par une peur entretenue du changement. […]

En quelques heures, le PS a été rayé de la carte dans ses bastions historiques du nord ; la droite a été aspirée dans le sud. :
– Le PS est KO
– L’UMP est groggy

M. Valls que ses fonctions devrait appeler à l’intérêt supérieur de l’Etat dans cette période de menaces terroristes et de chômage de masse, a, depuis des mois, consacré toute son énergie à de basses manœuvres d’appareil et des petites combines électoralistes.

Lorsqu’au lendemain du premier tour, il arrive à la télévision pour expliquer qu’il faut « savoir rester digne dans la défaite et savoir se retirer », on a pu croire un instant qu’il parlait de lui.

Pas du tout, il annonçait le sacrifice de ses amis socialistes de province, un

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