Archives par étiquette : évêques

Les 34 évêques du Chili renoncent à leur charge

Capture d’écran 2018-05-18 à 16.19.29A l’issue des trois jours de rencontre avec le Pape François, les 34 évêques du Chili ont lu une déclaration officielle suite aux problèmes d'abus sexuels. Le Pape avait convoqué les évêques sur deux aspects précis :

  • recevoir les conclusions du rapport de Mgr Scicluna sur sa visite au Chili,
  • faire un discernement afin de trouver des mesures à bref, moyen et long terme pour relancer la communion et la justice.

À la fin de cette rencontre, le Pape François a remis à chacun une lettre :

«Chers frères dans l’épiscopat, je désire vous remercier d’avoir accueilli mon invitation pour qu’ensemble nous fassions un discernement franc face aux faits graves qui ont endommagé la communion ecclésiale et ont affaibli le travail de l’Église au Chili dans ces dernières années. À la lumière de ces évènements douloureux concernant les abus, -de mineurs, de pouvoir et de conscience-, nous avons échangé sur la gravité de ceux-ci ainsi que sur les conséquences tragiques qu’ils ont eu, particulièrement pour les victimes.

À chacune d’elles, j’ai moi-même de tout cœur fait une demande de pardon, à laquelle vous vous êtes unis en une seule volonté et avec la ferme intention de réparer les dommages causés. Je vous remercie pour la pleine disponibilité que chacun de vous a manifesté pour adhérer et collaborer dans tous ces changements et résolutions que nous devrons mettre en œuvre dans le court, moyen et long terme, nécessaires pour rétablir la justice et la communion ecclésiale.

Après ces journées de prière

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Les évêques exigent la démission du Président

Au Nigéria :

Unknown-24"Depuis déjà plus de deux ans, la Conférence des évêques catholiques et d’autres personnes bien intentionnées n’ont pas cessé de demander au Président de repenser la configuration du système sécuritaire et la stratégie. Avec des millions de Nigérians, nous avons exprimé notre absence de confiance dans les organismes de sécurité que le Président a délibérément mis entre les mains de personnes adhérant à une seule religion.

Le 8 février de cette année, lors d’un appel de courtoisie au Président, nous avons sonné l’alarme quant à la sécurité de la nation et la vague de violence perpétrée impunément par des gens qui n’ont ni respect de la valeur de la vie humaine ni considération pour nos lois, et nous l’avons exhorté à prendre des mesures drastiques pour endiguer la vague de ces maux dans notre pays. Depuis lors, l’effusion de sang, la destruction des foyers et des fermes se sont accrues en intensité et en violence. Désormais, nos églises sont profanées et notre peuple massacré sur leurs autels.

Comme responsables, nous n’avons cessé de demander à notre peuple de demeurer pacifique et obéissant aux lois même face aux pires formes de provocations. Aujourd’hui, comme chrétiens, nous nous sentons bafoués et trahis dans une nation pour laquelle nous n’avons jamais cessé de nous sacrifier et de prier. Nous nous sentons collectivement abandonnés et trahis. […]

Dès lors que le Président qui a nommé les responsables des organes de sécurité de la nation a refusé de les rappeler à

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7 évêques allemands contestent une décision de leur Conférence épiscopale

Lu ici :

Capture d’écran 2018-04-05 à 21.48.03"En février 2018, la Conférence des évêques d’Allemagne avait approuvé, à la majorité qualifiée des deux tiers, un projet prévoyant d’octroyer à un protestant la possibilité d’assister et de communier à la messe à laquelle participe son conjoint catholique.

Plusieurs prélats se sont immédiatement élevés car une décision d’une telle importance dépasse les compétences de la Conférence épiscopale. Aussi ont-ils décidé d’en référer directement au Saint-Siège.

C’est le journal allemand Kölner Stadt-Anzeiger, dans son édition du 4 avril 2018, qui dévoile les noms des évêques allemands ayant adressé, le 22 mars 2018, une lettre de trois pages à Mgr Luis Ladaria Ferrer, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Les sept signataires sont : le cardinal-archevêque de Cologne Rainer Maria Woelki ; Ludwig Schick, archevêque de Bamberg ; Konrad Zdarsa, évêque d’Augsbourg ; Gregor Maria Hanke, évêque d’Eichstätt ; Stefan Oster, évêque de Passau ; Rudolf Voderholzer, évêque de Ratisbonne et Wolfgang Ipolt, évêque de Görlitz. A la fin de leur lettre, les évêques implorent le Saint-Siège de « faire la lumière sur ce document (de la Conférence épiscopale) dont nous doutons qu’il soit compatible avec la foi et l’unité de l’Eglise ».

Ce recours au Vatican a été – le fait est à noter – porté à l’insu du président de la Conférence des évêques d’Allemagne, le cardinal Reinhard Marx, par ailleurs archevêque de Munich et Freising. Dans un communiqué officiel publié le 4 avril 2018, le très libéral prélat s’est dit « surpris

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La Conférence des évêques catholiques d’Irlande : “Nous croyons que la vie humaine est sacrée de la conception jusqu’à la mort naturelle”

Alors que l’Irlande se prépare à un référendum sur le droit à l’avortement au mois de mai 2018 et pour apporter leur contribution au débat national sur le droit à la vie, la Conférence des évêques catholiques d’Irlande vient de publier le 7 mars 2018, une édition révisée de leur message pastoral de 2016 Deux vies, un amour. Les évêques irlandais y réaffirment leur conviction : « aucune vie humaine n’est dépourvue de valeur ». Par conséquent, ils réfutent la possibilité pour certains de décider de la mort d’autres personnes. La croix le publie dans son intégralité en version française. Extraits :

"Nous nous devons donc d’être extrêmement compatissants et miséricordieux quand de futurs parents et leur enfant à naître ont besoin de soutien au cours d’une grossesse non désirée"

"Soutenir et pérenniser une culture de la vie est dans l’intérêt de chaque génération et cela nous définit en tant que société"

"Nous croyons que la vie humaine est sacrée de la conception jusqu’à la mort naturelle"

"Nous souhaitons affirmer notre ferme conviction, fondée autant sur la raison que sur la foi, qu’aucune vie humaine n’est dépourvue de valeur. Nous acceptons, bien sûr, que la mort fasse partie de notre condition humaine. Mais nous rejetons l’idée que n’importe qui puisse décider du moment où, pour une autre personne, il est temps de mourir"

"Les droits humains fondamentaux sont différents des droits civils. Alors que les droits civils sont les droits accordés par la loi aux citoyens dans une société

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Les 118 évêques de France signent une déclaration contre l’euthanasie

1-1-300x169Réunis à Lourdes, les 118 évêques de France signent une Déclaration « Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité ! », ce jeudi 22 mars. Ils expriment leur compassion envers leurs frères et sœurs en fin de vie et saluent les professionnels de santé qui leur procurent une réelle qualité de vie avec une fin de vie la plus apaisée possible. Ils déplorent les disparités d’accès aux soins palliatifs sur le territoire national, ainsi que l’insuffisance des formations proposées aux personnels soignants, car cela engendre des souffrances tragiques. Ce sont elles qui occasionnent les demandes de légalisation d’assistance au suicide et d’euthanasie.

Avec ces constats, les évêques de France avancent six raisons éthiques majeures pour s’opposer à cette légalisation qui, à nouveau, troublerait profondément notre société. Ils appellent leurs concitoyens et leurs parlementaires à un sursaut de conscience pour que s’édifie une société fraternelle où nous prendrons individuellement et collectivement soin les uns des autres.

Les 118 évêques signataires insistent : « Ne nous trompons donc pas d’urgence ! »

Voici ces 6 points :

1. La dernière loi a été votée récemment, le 2 février 2016. Dans la suite de celle du 22 avril 2005 – dont le retentissement fut international –, elle poursuit l’effort d’une prise en charge responsable et collégiale de la part des soignants pour garantir une fin de vie apaisée. Son application est encore largement en chantier et demande une formation appropriée. Apprécier, au cas par cas, comment accompagner au mieux chaque personne en grande vulnérabilité demande temps, discernement

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La plupart des évêques ont encore peur de ces prêtres qui ne célèbrent que la messe traditionnelle

L’abbé Philippe Laguérie, supérieur de l’Institut du Bon Pasteur, a été interrogé dans Présent samedi dernier. Extraits :

6121_abbe-laguerie2_650x370"Quelles sont vos relations avec Rome ? Que devient la Commission Ecclesia Dei ?

Nous relevons toujours à Rome de cette Commission, elle-même rattachée à la Congrégation pour la doctrine de la Foi. Si le décret d’érection est de soi définitif, les statuts approuvés pour cinq années doivent être finalisés en conformité avec le droit canonique. Nous y travaillons en bonne intelligence avec la Commission pontificale.

Qu’en est-il de vos relations avec les évêques français ? Vous disiez qu’ils se montraient aimables, que tout se passait bien quand vous étiez accueillis dans un diocèse, mais que vous aviez du mal à vous installer. Est-ce toujours le cas ? Desservez-vous de nouveaux lieux de culte ?

En France, nous desservons un certain nombre de chapelles : le célèbre Centre Saint-Paul à Paris (abbé de Tanoüarn), la chapelle du Bon Jésus à Marseille (abbé Héry) l’église de Rolleboise au diocèse de Versailles (abbé Aulagnier), Manou au diocèse de Chartres (abbé Cartier), Montmirail au diocèse du Mans (abbé Balthazard), Les Chapelles-Bourbon au diocèse de Meaux (abbé Touche), l’aumônerie des dominicaines de Saint-Cloud au diocèse de Nanterre (abbé Champagne).

Nos relations avec les évêques dans les diocèses desquels nous sommes déjà installés sont excellentes, comme le prouvent les érections canoniques qui se suivent. Mais, malgré des contacts variés et toujours empreints de respect, la plupart des évêques ont encore peur de ces prêtres qui ne célèbrent que la messe traditionnelle, et leur préfèrent des biritualistes

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La nomination des évêques chinois de 1958 à 2016

Image1Le Salon beige met en ligne de l'article d'Henri Josefowicz, docteur en droit, sur les nominations d'évêques en Chine, paru dans la revue Enjeux diplomatiques et stratégiques 2018.

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Les évêques polonais appellent les élus à abroger le droit à l’avortement eugénique

D'Olivier Bault dans Présent :

Unknown-11"L’initiative citoyenne Zatrzymaj aborcje (« Arrêtez l’avortement ») qui a recueilli environ 830 000 signatures de citoyens contre les avortements eugéniques – les interruptions médicales de grossesse (IMG) dites « thérapeutiques » en novlangue – est depuis la fin du mois de novembre entre les mains des députés polonais. Le parlement polonais a trois mois à compter du dépôt des signatures pour examiner un tel projet de loi citoyen. Le maréchal (président) de la Diète, la chambre basse du parlement, a porté la première lecture du projet de loi contre les avortements eugéniques au 10 janvier. Les députés décideront alors s’ils souhaitent renvoyer en commission le texte soumis par le comité organisateur de l’initiative citoyenne ou le rejeter. […]

Les chances de voir cet amendement adopté sont réelles. Le parti social-conservateur Droit et Justice (PiS), qui dispose d’une petite majorité absolue des sièges au parlement, se revendique chrétien-démocrate, et la plupart de ses députés sont des catholiques pratiquants. On trouve aussi des catholiques pratiquants dans les autres partis, notamment au sein de l’alliance de conservateurs et de nationalistes Kukiz’15 et du parti agraire PSL (qui gouvernait avec la Plateforme civique – PO – quand Donald Tusk était Premier ministre). La PO, malgré sa dérive vers la gauche libertaire (il s’agissait avant d’un parti libéral-conservateur qui se revendiquait aussi chrétien-démocrate), a encore dans ses rangs quelques députés catholiques hostiles aux avortements eugéniques, de même que l’autre parti libéral-libertaire Nowoczesna.

Au cas où certains de ces députés catholiques hésiteraient, les évêques de

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Des évêques s’associent à la Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel

A la suite de l'’archevêque d'Astana, plus haute autorité catholique du Kazakhstan, qui a publié un long texte dénonçant les interprétations d'Amoris Laetitia (publié ici sur le Salon beige), d'autres évêques s'associent à cette déclaration. A lire dans l'Homme nouveau :

"Après Janis Pujats, cardinal de Lettonie, Luigi Negri, archevêque émérite de Ferrare, et l’éminent archevêque Carlo Maria Viganò, secrétaire général et ancien nonce apostolique aux États-Unis, Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg, récemment nommé évêque auxiliaire émérite, a lui aussi adhéré à la « Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel » émise par les évêques du Kazakhstan.

Andreas Laun n’est pas un inconnu. Cet ancien professeur de théologie morale à la Haute école de philosophie et de théologie de Heiligenkreuz près de Vienne a entretenu des liens étroits avec les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Considéré comme le « lion de Salzbourg », il est renommé bien au-delà des régions germanophones pour son engagement courageux en faveur de la doctrine catholique sur le mariage et la sexualité. Bien loin d’être un théoricien pur et dur, il s’est toujours profilé en pasteur dévoué sur un plan personnel. Sa douceur et sa compréhension envers les personnes en « situation irrégulière » donnent tort aux représentants des « sages » de la morale catholique qui le qualifient de pharisien rigide. La Commission pour le mariage et la famille de l’archidiocèse de Salzbourg, qu’il a constituée et dirigée, a toujours été un modèle à suivre en matière de mise en pratique de la doctrine catholique sur la

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Mardi 2 janvier : à Pontmain les évêques de France prieront pour la paix et pour la France

PLu sur le site du sanctuaire de Pontmain :

"Journée de pèlerinage auprès de Notre Dame de Pontmain pour les évêques de France qui viendront prier pour la PAIX. Cette journée sera placée sous la présidence du Cardinal Jean Pierre RICARD, archevêque de Bordeaux. Une vingtaine d’évêques seront présents et concélébreront à la messe solennelle de 11 h 00 à la basilique de Pontmain. Faisons-le savoir autour de nous et venons très nombreux prier avec nos évêques pour la paix."

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« SOS Chrétiens d’Orient », récemment mise en cause devant l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France

Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d'Orient, a été interrogé dans L'Homme Nouveau. Extrait :

Une-1651(1)"Vous avez été directement cité par Mgr Gollnisch devant la Conférence des évêques de Fran- ce. Celui-ci vous reproche de mettre en danger vos volontaires et de ne pas avoir des frais raisonnables. Pouvez-vous nous dire comment vous protégez vos volontaires et s’il y a un moyen de faire baisser vos frais de fonctionnement pour apporter plus d’aide ?"

Je regrette la manière dont ça s’est déroulé. J’ai l’impression qu’il y a eu la volonté de créer un évènement de communication extrêmement négatif pour la troisième année de suite, en concordance avec la période de levée de fonds. Tout cela ne me semble pas innocent. Nous faisons tout pour protéger nos volontaires. Cela passe par des assurances, qui n’accepteraient pas de nous couvrir si nous ne respections pas des règles. De plus nous avons nommé un directeur des opérations qui joue le rôle de directeur de la sécurité dans notre ONG, un officier de réserve de la Légion étrangère.

Dire que SOS est une association islamophobe alors que plus de 1000 de nos volontaires sont dans des pays où il y a énormément de musulmans, c’est presque une mise en danger.

Sur le budget, nous sommes une association avec des jeunes dynamiques. Nous envoyons beaucoup d’argent dans des pays sous blocus, où changer la monnaie est extrêmement difficile et nous justifions chaque euro dépensé, par une note de frais… Ce n’est pas surprenant

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« Les francs-maçons sont hors de l’Eglise, fussent-ils prêtres et évêques »

Le 12 novembre s’est tenu à Syracuse, en Sicile, une rencontre organisée par le Grand Orient d’Italie sur le thème : « Eglise et maçonnerie, si près, si loin ». Mgr Antonio Stagliano, évêque de Noto, diocèse voisin de celui de Syracuse, a participé à la rencontre – et s’en est expliqué au journal italien La Croce. C’était pour rappeler que « Les francs-maçons sont hors de l’Eglise, fussent-ils prêtres et évêques ». Traduction de Jeanne Smits :

Vescovo« Les maçons seraient de ces gens encagoulés, satanistes, mafieux. Si cela est vrai, je peux même les comprendre, ces catholiques. Mais j’ai été invité un débat public, avec une maçonnerie qui ne semble pas être une société secrète et dont les chefs de file sont visibles. J’ai eu la possibilité de leur prêcher l’Evangile, a eux aussi, parce qu’ils m’avaient demandé de parler de la relation entre l’Eglise et la maçonnerie. Etant donné que je ne sais pas beaucoup de choses de la maçonnerie, je pensais leur parler de l’Eglise catholique. En laissant toute liberté à leurs intelligences afin qu’ils comprennent s’ils en sont loin ou proches. »

« Je leur ai expliqué que pour l’Eglise de Vatican II, l’Eglise du dialogue, ils ne sont ni près ni loin, mais au contraire totalement en dehors. Ils sont en dehors de la communion catholique, ils sont excommuniés. Je leur ai expliqué ce qu’est l’excommunication. Permettez-moi donc de rassurer tout ceux qui pensent que ma présence “dialoguante” est une sorte de dédouanement. Pas du tout. Je n’ai pas

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