Archives par étiquette : Euthanasie

Euthanasie et dons d’organes

On n'arrête pas le "progrès". Trouvé dans Présent :

"En Belgique et en Hollande, les organes des personnes euthanasiées sont particulièrement appréciés pour les greffes. En principe, la personne est d’abord tuée par injection, puis on récupère ce qui peut servir à d’autres patients. Les organes sont généralement en meilleur état qu’après un accident, et il est plus facile de s’organiser qu’après une mort naturelle : il suffit de donner rendez-vous en même temps au donneur et aux bénéficiaires au même bloc opératoire. Mais, comme on n’arrête pas le progrès et qu’il y a toujours de nouvelles limites à transgresser, dans un article publié le 24 mars dernier dans le Journal of Medical Ethics, une revue médicale britannique, des chercheurs hollandais proposent de ne pas tuer le patient avant le don d’organes, pour une qualité optimale de ces derniers."

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Euthanasie et don d’organes

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Il y a quelques années à peine, on se demandait encore aux Pays-Bas si les candidats à l’euthanasie pouvaient aussi donner leurs organes : était-ce moralement acceptable ? Le dilemme éthique aura été de courte durée : la procédure est aujourd’hui de plus en plus fréquente : on compte quinze cas au total. Le premier exemple remonte à 2012 ; en 2015, on en était à huit « euthanasies suivies de dons d’organes », et les objections des médecins semblent s’être largement évaporées. […]

La presse néerlandaise présente cette mort on ne peut plus « utile » sous un jour très positif. L’Algemeen Dagblad titre : « Unique : une seule euthanasie permet de sauver cinq vies par le biais du don d’organes. » Au MC Erasmus de Rotterdam, tout était calculé au millimètre près. Le patient destiné à l’euthanasie était installé dans une chambre, les cinq receveurs attendaient sur cinq tables d’opérations, prêtes pour l’opération. Il ne restait plus qu’à passer à l’acte, transférer l’euthanasié dans une salle d’opération voisine, et zou, on pourrait récupérer son foie, ses reins, son pancréas et deux autres organes dont la nature n’a pas été précisée.

Il fallait pour cela que l’euthanasié fût en bonne forme physique, raison pour laquelle on ne peut guerre prendre en considération les propositions d’organes des cancéreux. En l’occurrence, s’agissant d’un homme qui ne supportait pas les conséquences d’une hémorragie cérébrale, la qualité des organes était bonne. Ne voulait-il plus vivre ? Autant que sa mort serve, comme il le désirait ! Entouré de

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Euthanasie : finalement “Laura” a choisi de vivre

Jeanne Smits revient sur la jeune Belge qui avait obtenu au printemps l’autorisation de se faire euthanasier en raison de « souffrances psychiatriques intolérables ». Elle s’appelle en réalité Emily. A 24 ans, en excellente santé physique, elle avait derrière elle une vie de désespérance, de dépression profonde et de fréquents épisodes d’automutilation :

"En fait, l’histoire se termine bien. Emily, à la dernière minute, a choisi de vivre.

C’est une bonne nouvelle. C’est une jeune vie sauvée. On peut espérer que la jeune femme va pouvoir vivre une nouvelle vie, sans ce mal qui la rongeait."

Mais son histoire est utilisée à des fins de propagande en faveur de l'euthanasie.

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Plainte pour euthanasie contre le président du lobby de l’euthanasie

En Belgique :

Unknown-29"La Commission fédérale de contrôle de la loi euthanasie a transmis un dossier à la Justice. C'est le tout premier cas depuis que l'instance de contrôle a été mise en place. En cause: un médecin n'aurait pas respecté les conditions imposées par la loi sur l'euthanasie du 28 mai 2002. La commission a pris cette décision à l'unanimité mardi soir.

Selon nos informations, le médecin en cause est le docteur Marc Van Hoey, médecin généraliste et par ailleurs président de "Recht op waardig sterven", l'équivalent en Flandre de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). La patiente concernée, Simone, a été euthanasiée dans sa maison de repos à Anvers le 22 juin dernier, la veille, précisément, de son 85e anniversaire. 

La vieille dame, qui a perdu sa fille 3 mois auparavant, voulait mourir pour la rejoindre. Simone ne souffre pas d'un problème physique particulier qui entraîne d'affreuses souffrances ni d'une maladie psychique. Elle  veut mourir parce qu'elle en a marre. En avoir marre de la vie n'est pas un diagnostic médical qui entre dans les conditions de la loi de 2002… Le médecin n'a pas non plus consulté un troisième confrère, comme l'exige la loi sur l'euthanasie. 

Commentaires (2)

Et en France, vous vous inquiétez pour Nicolas Bonnemaison, si dévoué et compatissant envers ses patients?

– Au pénal il n'ira pas en Cassation pour sa condamnation à 2 mois avec sursis (de peur de prendre plus cher?). De toute façon, "nous avons gagné aux

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Marine Le Pen : euthanasie, avortement et loi Taubira

Nouvelles de France publie la traduction en français d'un long entretien accordée par Marine Le Pen à l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy (ici). Voici plusieurs extraits concernant les points non négociables :

Si la gauche française légalise l’euthanasie, l’interdirez-vous ?

446126612c155ba21931e8e8be4fbecfJe suis tout à fait opposée à l’euthanasie. Je pense que c’est une dérive très dangereuse. La souffrance humaine existe depuis la nuit des temps et nous ne sommes pas les seuls dans l’histoire du monde à nous être interrogés sur la fin de vie et sur la souffrance. Si jamais des lois comme celle-là n’ont été votées, c’est précisément parce que le risque de dérive de notre société et de notre civilisation était plus important que l’avantage qu’on pouvait en tirer. Moi je crois que la loi Leonetti qui est actuellement en vigueur en France répond au maximum à cette problématique de la souffrance en fin de vie. C’est une problématique très sensible et aller au delà, c’est prendre le risque d’un basculement de civilisation où le droit de vie et de mort est donné en fonction des avis des gens qui s’expriment à titre individuel. Un médecin ne porte que sa propre parole.

N’est-ce pas la suite logique de la légalisation de l’avortement dans les années 70 ? Le FN était traditionnellement plutôt pro-vie. Il parlait de limiter les avortements, voire d’interdire les avortements de convenance. Le discours a évolué. Vous avez dit vous-même, je crois, que vous ne reviendriez pas sur la loi Veil.

Non, le

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Marine Le Pen : euthanasie, avortement et loi Taubira

Nouvelles de France publie la traduction en français d'un long entretien accordée par Marine Le Pen à l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy (ici). Voici plusieurs extraits concernant les points non négociables :

Si la gauche française légalise l’euthanasie, l’interdirez-vous ?

446126612c155ba21931e8e8be4fbecfJe suis tout à fait opposée à l’euthanasie. Je pense que c’est une dérive très dangereuse. La souffrance humaine existe depuis la nuit des temps et nous ne sommes pas les seuls dans l’histoire du monde à nous être interrogés sur la fin de vie et sur la souffrance. Si jamais des lois comme celle-là n’ont été votées, c’est précisément parce que le risque de dérive de notre société et de notre civilisation était plus important que l’avantage qu’on pouvait en tirer. Moi je crois que la loi Leonetti qui est actuellement en vigueur en France répond au maximum à cette problématique de la souffrance en fin de vie. C’est une problématique très sensible et aller au delà, c’est prendre le risque d’un basculement de civilisation où le droit de vie et de mort est donné en fonction des avis des gens qui s’expriment à titre individuel. Un médecin ne porte que sa propre parole.

N’est-ce pas la suite logique de la légalisation de l’avortement dans les années 70 ? Le FN était traditionnellement plutôt pro-vie. Il parlait de limiter les avortements, voire d’interdire les avortements de convenance. Le discours a évolué. Vous avez dit vous-même, je crois, que vous ne reviendriez pas sur la loi Veil.

Non, le

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Euthanasie : Jacques Bompard interroge le ministre

Le député Jacques Bompard a interrogé le ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les dérives de l'euthanasie en Belgique qui guettent la France :

"En mai 2012, la Belgique légalise l'euthanasie et l'élargit en 2014 aux mineurs. Cette mesure impose au personnel médical non plus de se battre pour les malades mais de pouvoir les assassiner purement et simplement. Ces euthanasies seraient ainsi imposées aux malades et seraient « non poursuivies et revendiquées sans équivoque » par les groupes de pression en faveur de l'euthanasie. Ils établissent ainsi l'euthanasie comme une norme.

Certains médecins tiennent alors des discours mortifères : « l'euthanasie non demandée dépasse très largement les quelques mille cas d'euthanasie qui sont enregistrés par an en Belgique. Soyons clair, il ne s'agit pas d'empêcher toute douleur mais bien d'administrer des doses importantes de calmants pour précipiter la mort lorsque la qualité de vie est devenue insuffisante ces interventions actives ne sont rapportées à aucune commission ». Ainsi, les malades qui meurent d'une euthanasie non demandée seraient de 1,8 % contre 0,6 % en France. Le personnel médical devient gestionnaire de corps malades et prend sur eux un pouvoir qui ne leur appartient pas : celui de donner ou supprimer la vie.

En France comme en Belgique pour éviter ce genre d'eugénisme idéologique, il faut promouvoir les soins palliatifs. Ils soulagent les malades et accompagnent avec douceur et dignement le malade vers la mort. Pour toutes les autres personnes qui

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Euthanasie : une loi qui encadre est une utopie

L'euthanasie d'une jeune femme de 24 ans en parfaite santé physique mais victime de “pensées suicidaires” a été validée par des médecins belges. Béatrice Stella est Cofondatrice et initiatrice de l’association Paroles de Catholiques, répond à Atlantico. Extraits :

"[…] Nous sommes là typiquement dans l’utopie qui préside souvent à ce type de loi : on dit "c’est encadré" et tout va bien. Mais on ne peut pas encadrer grand-chose, quels que soient les mots précis utilisés. Seules des situations à la fois précises et objectivement observables par l’extérieur peuvent constituer des remparts. Cette histoire dramatique d’une toute jeune femme dépressive en est une illustration percutante. […]

On a déjà vu que nombre de décisions d’euthanasies ont été prises par des médecins en l’absence du consentement réel des personnes. Une personne en fin de vie, surtout si elle est âgée, est une personne dans un état de faiblesse tel qu’il est très facile de décider pour elle, et les soi-disant contrôles diligentés par l’Etat belge pour éviter les abus ont prouvé leur parfaite inefficacité (peu de moyens, peu de sérieux dans les contrôles, crédit excessif porté aux déclarations des médecins). Derrière ce laxisme, on identifie sans peine une approbation complète et sans nuance de la nécessité de mettre fin aux jours des personnes faibles, handicapées, improductives, sans beaucoup d’état d’âme et sous couvert de "les soulager".

Il y a aussi et toujours ce problème insurmontable des directives anticipées, qui reposent sur un sentiment qui, par nature, peut changer d’un instant

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Euthanasie : une loi qui encadre est une utopie

L'euthanasie d'une jeune femme de 24 ans en parfaite santé physique mais victime de “pensées suicidaires” a été validée par des médecins belges. Béatrice Stella est Cofondatrice et initiatrice de l’association Paroles de Catholiques, répond à Atlantico. Extraits :

"[…] Nous sommes là typiquement dans l’utopie qui préside souvent à ce type de loi : on dit "c’est encadré" et tout va bien. Mais on ne peut pas encadrer grand-chose, quels que soient les mots précis utilisés. Seules des situations à la fois précises et objectivement observables par l’extérieur peuvent constituer des remparts. Cette histoire dramatique d’une toute jeune femme dépressive en est une illustration percutante. […]

On a déjà vu que nombre de décisions d’euthanasies ont été prises par des médecins en l’absence du consentement réel des personnes. Une personne en fin de vie, surtout si elle est âgée, est une personne dans un état de faiblesse tel qu’il est très facile de décider pour elle, et les soi-disant contrôles diligentés par l’Etat belge pour éviter les abus ont prouvé leur parfaite inefficacité (peu de moyens, peu de sérieux dans les contrôles, crédit excessif porté aux déclarations des médecins). Derrière ce laxisme, on identifie sans peine une approbation complète et sans nuance de la nécessité de mettre fin aux jours des personnes faibles, handicapées, improductives, sans beaucoup d’état d’âme et sous couvert de "les soulager".

Il y a aussi et toujours ce problème insurmontable des directives anticipées, qui reposent sur un sentiment qui, par nature, peut changer d’un instant

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Euthanasie : manifestation à l’automne

Suite au rejet par le Sénat de la proposition de loi Claeys-Leonetti, largement amendée par les sénateurs dans un sens plus respectueux de la fin de vie, Soulager mais pas tuer annonce de grandes mobilisations à l’automne pour préserver les Français d’une euthanasie masquée. Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA et porte-parole de Soulager mais pas tuer :

« Nous avions soutenu une sécurisation et une clarification de la loi sur la fin de vie pour qu’elle écarte vraiment l’euthanasie. En faisant en sorte que ce nouveau texte soit refusé, le gouvernement confirme notre alerte : il n’a cessé de cultiver l’ambiguïté sur ce texte pour forcer un prétendu consensus. Ce consensus promis par le Premier ministre a bel et bien volé en éclat aujourd’hui. Soulager mais pas tuer se prépare donc à une mobilisation générale pour rassembler soignants et non soignants. Nous ne pouvons pas accepter le retour à un texte qui laisse entendre que des vies sont inutiles et dissimule le mot euthanasie derrière des pratiques de sédation visant à faire mourir ».

Le docteur François Bertin Hugault, porte-parole de Convergence Soignants-Soignés, réagit :

« Refuser d’améliorer un texte qui trouble en profondeur la communauté médicale est un signal très négatif pour la confiance entre soignants et soignés. Nous sommes déjà plus de 10 000 médecins et autres soignants à demander une clause de conscience explicite face à la pratique de la sédation euthanasique que ce texte qui va revenir inchangé à l’Assemblée nationale prétend

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