Archives par étiquette : Euthanasie

Euthanasie : l’interdiction à donner la mort protège à la fois le patient mais aussi le corps médical

L'Espace éthique de la Région Ile-de-France publie une intervention intéressante d'Anne-Laure Brison, infirmière en soins palliatifs. En voici un extrait :

Unknown-33"[…] Il y a des souffrances physiques qui sont là, qui sont réelles, mais qui sont aujourd’hui rapidement identifiables et surtout « soulageables » par les antalgiques. Et puis il y a les souffrances psychologiques, et psychiques. Ces souffrances-là, comment les règle-t-on ? Il y a deux solutions :

  • Il y a l’écoute, la présence, tout simplement. “Vous avez peur ? Vous voulez m’en parler ? Attendez, je m’assieds, je prends le temps”. Comment puis-je faire ça? Parce qu'à côté, il y a ma collègue infirmière qui est en train de distribuer les médicaments, en train de répondre aux sonnettes, en train de gérer le service. Si elle a besoin de moi, elle vient me chercher et hop ! Je vais chercher une bénévole qui va s’asseoir, prendre le relais, prendre le temps
  • La 2ème solution, c’est la chimie. “Je suis angoissé”. Je peux vous proposer un anxiolytique pour agir sur l’anxiété, un hypnotique si vous voulez dormir.

C’est là qu’intervient la sédation ou plutôt plusieurs types de sédations :

  • Dormir de manière intermittente. Pour une sieste ; ou toute la nuit : un patient peut demander à avoir un pousse-seringue qui le fasse dormir de 20h à 8h. Pour être frais et dispo pour la journée à venir ;
  • On peut aussi dormir de manière temporaire, en réponse à

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Euthanasie : dissensus profond au CESE

Communiqué des AFC :

Capture d’écran 2018-04-11 à 18.09.04"Le mardi 10 avril, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), troisième assemblée de la République, s'est prononcé explicitement en faveur de la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté en adoptant un rapport en ce sens par 107 voix pour, 18 voix contre et 44 abstentions.

Alors que la question de la fin de vie est fortement débattue à l'occasion des États généraux de la bioéthique, et que la loi Claeys-Léonetti de 2016 n'est pas encore pleinement appliquée, l'adoption de ce rapport favorisant une " sédation profonde explicitement létale " est lourde de sens.

Les AFC saluent l'opiniâtreté des trop rares votes contre, dont – et contrairement à ce qui a été publié par le CESE – celui d'Antoine Renard, ancien Président de la Confédération Nationale des AFC et membre désigné du CESE au titre de la cohésion sociale et territoriale et vie associative. Ceux qui ont voté contre ont aussi obtenu qu'un avis divergent soit mentionné et publié, avis que les médias ont largement préféré taire.

Dans les derniers moments de l'existence se vivent un condensé des relations de toute une vie : derniers messages, pardons donnés, recommandations, ultimes mots d'amour. Ce n'est possible que si on accepte de prendre le temps de l'accompagnement sans être dans une logique d'urgence pour " en finir ". La fin de vie pose de façon aiguë la question de la solidarité à la société tout entière. Nous ne pouvons croire que la solution technique envisagée

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Euthanasie, PMA, avortement : il faut rappeler que la loi peut être illégitime

Verite-et-politiquev2Dans Vérité et politique, Guillaume de Thieulloy livre une réflexion sur les dérives totalitaires d'une démocratie déconnectée de toute notion de vérité. Il défend l'idée d'une loi naturelle supérieure aux lois positives et s'oppose à une vision du parlement capable de dire le vrai et le faux, le bien et le mal. Alors même que la plupart des parlementaires, y compris ceux y défendant de bonnes idées, considèrent que le Parlement est à la source de tout droit… Il rappelle opportunément que cette dérive est inscrite dans la déclaration des droits de l'homme :

"Il suffit de lire sérieusement la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, du 26 août 1789, pour s'en apercevoir. Lisons, en particulier, l'article 6 : "La loi est l'expression de la volonté générale." Tout le monde, ou presque, en est aujourd'hui persuadé. Pourtant, voilà qui ne va vraiment pas de soi ! La volonté générale peut parfaitement décider d'opprimer une minorité, contre les droits humains les plus élémentaires. Dira-t-on que cette violation du droit est le droit lui-même ? Pour ma part, je préfère suivre saint Thomas d'Aquin déclarant, à la suite de saint Augustin, qu'une loi inique n'est pas une loi : elle peut, bien sûr, être promulguée comme une loi ; elle peut avoir apparemment la force d'une loi. Mais elle ne peut pas obliger en conscience. Nous n'avons nullement le devoir d'y obéir. Nous pouvons même avoir, au contraire, le devoir d'y résister. Prenons un exemple concret et

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La sédation profonde est utilisée comme une euthanasie

La sédation profonde et continue n’est pas une euthanasie, selon la Haute autorité de santé. Odile Guinnepain, infirmière en soins palliatifs et directrice de la plateforme « Nos mains ne tueront pas », commente dans Présent :

Unknown-36"Que pensez-vous de ces recommandations données par la Haute autorité de santé ?

Elles sont intéressantes, car l’HAS s’est reposée sur des recommandations faites, en 2012, par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (la SFAP) pour la sédation des personnes en souffrance, qui donnent des indications techniques précises pour s’adapter au patient, qu’il soit personne âgée, enfant ou adulte. Ces recommandations de la SFAP sont très bien faites en termes de dosage des produits et de l’évaluation de leur bénéfice sur les symptômes du patient. Le bémol que je mettrai cependant c’est que l’HAS reprend le terme de sédation profonde et continue, qui provoque l’inconscience jusqu’au décès. Je n’adhère pas du tout à cette notion-là : il n’y a pas forcément besoin d’endormir un patient et de le plonger dans l’inconscience pour faire disparaître des symptômes d’inconfort. Recourir à la sédation profonde l’empêche de vivre ses devoirs moraux et spirituels à l’approche de la mort. Or, la définition que donne la SFAP de la sédation n’est pas la même que celle de la loi : « La sédation est la recherche, par des moyens médicamenteux, d’une diminution de la vigilance pouvant aller jusqu’à la perte de conscience. » L’HAS détourne le terme de sédation au profit de la loi, ce qui change tout. Par ailleurs, l’HAS souligne que, si

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Euthanasie : Geoffroy Didier se dit « personnellement favorable à ce qu’on aille plus loin”.

Député au Parlement européen, vice-président de la région Ile-de-France, mais aussi secrétaire général délégué des Républicains, Geoffroy Didier était invité de l'émission "Face aux chrétiens" :

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Euthanasie : Le ministre de la Santé n’est pas favorable à une nouvelle loi

Agnès Buzyn, auditionnée par la commission des Affaires sociales du Sénat, considère que la loi actuelle en la matière, la loi Claeys-Léonetti (qui permet la sédation profonde et prolongée…) « suffit » :

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Euthanasie : collusion entre les franc-maçons, la Libre pensée et l’ADMD

Il ne s'agit pas d'une théorie, mais d'une collusion publique, au travers d'un communiqué commun. Tout y est :  le rapprochement avec l'avortement, la PMA et la recherche sur l'embryon, la loi belge érigée comme modèles (malgré tous les abus), une demande de dépénalisation du meurtre (pas seulement un "droit" mais une "aide active")

"Les Associations soussignées : Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP), Conseil national des Associations Familiales (CNAFAL), Laïcité-LibertéAssociation pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), Grande Loge Mixte de France (GLMF), Ligue du Droit International des Femmes(L.D.I.F),

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Entendent donner leur point de vue dans le débat qui va s’ouvrir préalablement à la révision de la loi de bioéthique à propos de la revendication du droit de mourir dans la dignité.

La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 [mais pas de la séparation de la Franc-maçonnerie et de l'Etat, NDMJ] garantit la liberté de conscience à tous les citoyens et constitue la clé de voûte de l’ensemble des libertés individuelles conquises durant le dernier quart du dix-neuvième siècle pour achever le processus d’émancipation politique engagé pendant la Révolution française qui a notamment dépénalisé le suicide. Elle assure à chacun la faculté de croire ou de ne pas croire dans un cadre juridique où l’Etat est étranger à toute influence cléricale. Dans ces conditions, dans tous les domaines de la vie civile, la loi devrait permettre à chacun d’exercer pleinement cette liberté de conscience, notamment

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Le lien est fait entre euthanasie et prélèvement d’organes

Unknown-22Le député Jean-Louis Touraine milite pour l'euthanasie et il est par ailleurs chargé d'une mission sur le don d'organes

En Belgique, depuis 2005, « les organes d’une quarantaine de personnes euthanasiées ont été prélevés ». Pour le professeur Jean-Bernard Otte, médecin chirurgien spécialiste des greffes de foie, il s’agit d’ « une source potentielle d’organes de plus en plus importante ».

A l’occasion d’une conférence qu’il donnait à l’Académie royale de Médecine de Belgique le 20 février 2018, il

« a exposé l'interrogation du comité d’éthique de Saint-Luc quant à la possibilité, pour les médecins, d’évoquer eux-mêmes, à leurs patients la possibilité de donner leurs organes, dès lors que ces patients auraient vu leur demande d'euthanasie validée, et pour autant bien sûr que l’affection justifiant leur euthanasie soit compatible avec le don d’organes ».

Dans l’assemblée, un médecin anesthésiste a évoqué, pour garantir la qualité des organes, qu’il soit envisagé de pouvoir « extraire les organes du patient à euthanasier avant sa mort, sous anesthésie générale »

Commentaires (3)

Touraine, encore lui !
Bien l'impression qu'il aspire à se faire le Binet de la loi euthanasique à venir.
Je sens qu'il faut faire quelque chose, là. Mais quoi ?

Rédigé par : Ferney | 2 mar 2018 15:16:22
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Touraine ? Faut lui écrire. Commençons par là. Qui s'y colle ? J'ai deux adresses :
jl.touraine@laposte.net ainsi que www.jeanlouistouraine.fr

Rédigé par : Nihilobstat | 2 mar 2018 15:19:10
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Combien de personnes euthanasiées en Belgique?
Des centaines apparemment…
On parlerait de 40 patients donneurs

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Euthanasie : Jean-Louis Touraine propose déjà de violer l’encadrement envisagé

Comme à chaque loi transgressive, les partisans de la culture de mort promettent un encadrements strict, afin d'éviter les abus, avant de revenir progressivement dessus (avortement, recherche sur l'embryon, dénaturation du mariage, etc.). L'euthanasie ne déroge pas à cette règle réthorique. Le député franc-maçon Jean-Louis Touraine, par ailleurs chargé de trouver comment ponctionner des organes, ne cache pas que les règles d'encadrement de sa loi sur l'euthanasie sont destinées à être revues :

"Vous proposez de légiférer sur cette question au cours de l'année 2018. Comment envisagez-vous d'encadrer ce droit ?

Après être revenus sur le calendrier avec le président, cela sera plutôt début 2019. L'encadrement de l'aide active à mourir se fait d'abord par un collège médical, qui doit recueillir plusieurs fois la demande de la personne de mettre fin à ses jours ; et analyser la situation : la personne ne doit pas être dépressive, être consciente de ses actes, et être atteinte d'une maladie incurable arrivée à son terme. Ensuite, un encadrement doit aussi être mis en place par les pouvoirs publics. Toutes les fins de vie doivent faire l'objet d'un rapport sur leurs conditions, pour permettre des études, des statistiques, et garantir qu'il n'y ait aucune fin de vie forcée.

Quid des mineurs ? Seraient-ils, eux aussi, concernés par ce droit ?

Non, ni les mineurs ni les personnes non aptes à exprimer leur point de vue. Même si j'estime qu'il faudra aborder ces questions. De même que celles des grands prématurés dont on est sûrs

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Euthanasie : Jean-Louis Touraine publie sa tribune déjà dénoncée par Le Salon beige

Le 10 janvier, Le Salon beige évoquait la publication prochaine d'une tribune pro-euthanasie, qui serait signée par un certain nombre de députés. J'écrivais que cette tribune serait publiée "la semaine prochaine". Mea culpa, elle n'est publiée qu'aujourd'hui dans Le Monde. Est-ce parce que son initiateur Jean-Louis Touraine a du convaincre un à un les 156 députés qui ont signé ce texte ou parce que Le Salon beige ayant lâché le morceau, il fallait attendre un peu ? Je ne sais. Mais en attendant, revoici le décryptage de ce texte, qui n'a pas perdu une ride :

334768Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône et Vice-président de la commission des affaires sociales, fait actuellement tourner une tribune en faveur de l'euthanasie, intitulée "Pour une liberté républicaine : le choix de sa fin de vie", afin de la faire signer par un certain nombre de parlementaires, pour la publier la semaine prochaine, en vue d'influencer le débat sur la loi bioéthique. Nous nous la sommes procurée. Il y écrit :

"« On ne meurt pas bien en France ». Aujourd’hui, l’offre de soins palliatifs ne satisfait pas à la multiplicité des situations individuelles et des souffrances des personnes en fin de vie. Des souffrances accentuées par l’impossibilité pour chacun de « choisir sa fin de vie »."

Ce que ne précise pas la tribune : seulement 50des personnes nécessitant des soins palliatifs à l’hôpital en bénéficient intégralement. Les soins palliatifs mériteraient donc d'être développés. Or,

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Euthanasie : le médecin ne veut pas devenir un monument aux morts

La Croix a publié, lundi 19 février, la tribune d'un médecin contre l'euthanasie, Claire Fourcade, Médecin au pôle de soins palliatifs à la polyclinique Le Languedoc, à Narbonne :

Capture d’écran 2018-02-20 à 08.25.30"Comme une vague qui inlassablement revient sur le rivage, trois nouveaux projets de loi sur l’euthanasie viennent de s’échouer sur les bureaux de l’Assemblée nationale. L’encre des précédentes discussions sur ce sujet n’est pas sèche. Elles ont duré quatre longues années pour aboutir à une loi dont les recommandations d’application n’ont même pas encore été publiées et déjà l’on nous convoque pour réfléchir à la suivante.

Vendredi matin, un interviewer pugnace, d’aucuns diraient agressif, relançait le sujet:

« Vous accompagnez les patients et, s’ils vous demandent d’aller jusqu’au bout, vous n’allez pas les laisser tomber. C’est votre travail de médecin, je ne vois pas où est le problème! »

Il l’a répété plusieurs fois, il ne voyait vraiment pas. Ce monsieur a-t-il déjà essayé de chloroformer ses chatons?

Car moi, je vois bien déjà une partie du problème. Pour chacun de mes patients, parler de sa souffrance, de son angoisse, de sa mort, c’est difficile. Très difficile. La parole vient lentement, durement. Elle se noie de larmes et s’étouffe de sanglots. Alors j’écoute. Avec les oreilles bien sûr, mais aussi avec les yeux pour mieux entendre ce qui ne peut pas se dire, avec les mains pour toucher du doigt la douleur et le mal, avec ma voix pour relancer d’une question les mots qui s’étranglent, avec mon corps tendu

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Prélèvement d’organe, euthanasie, trafic d’organes…

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

T"Le 29 novembre, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a chargé Jean-Louis Touraine d’une mission sur le prélèvement d’organes. Il devra « comprendre pourquoi le taux de refus varie selon les régions » et identifier les « circonstances dans lesquelles se produisent ces refus ». Les refus sont de 43 % en Ile-de-France contre 22 % dans les Pays de la Loire. Depuis le 1er janvier 2017 la possibilité pour la famille d’un défunt de s’opposer à un prélèvement d’organes a été considérablement réduite. Or 60% des refus venaient de la famille. On croyait donc avoir réglé la question. Mais ça n’a rien changé. Il y a toujours autant de refus… Alors on va s’attaquer aux disparités régionales, et les « corriger »…

Jean-Louis Touraine (franc-maçon militant de la culture de mort, il vient de déposer une nouvelle proposition de loi d’euthanasie), est professeur de médecine au département de transplantation de l'université Claude-Bernard de Lyon, et président de l’association France Transplant…"

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