Archives par étiquette : eugénisme

Eugénisme : des médecins condamnés pour n’avoir pas diagnostiqué la trisomie 21

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Images-8"Ne pas chercher à savoir constitue une faute

Une jeune femme de 26 ans donne naissance en 2000 à un enfant trisomique. La jeune femme était suivie par sa gynécologue qui, lors de la visite du 3e mois, a prescrit un test sanguin destiné notamment à déceler un risque de trisomie 21. Un laboratoire privé effectue le prélèvement et le transmet au laboratoire du centre hospitalier de Mamao. Celui-ci n'étant pas équipé du logiciel adéquat, l'adresse à un laboratoire à Paris. Les résultats du test mettent en évidence un risque accru de 1/110 de donner naissance à un enfant atteint de trisomie 21 ; pour autant, ces résultats ne sont transmis ni au médecin du laboratoire du centre hospitalier de Mamao, ni à la gynécologue, ni à la patiente. À compter de la 33e semaine de grossesse, la jeune femme est suivie par un gynécologue obstétricien, en vue de son accouchement.

Les parents, agissant en leur nom personnel et en qualité de représentants légaux de leur enfant, assignent les deux gynécologues en responsabilité et indemnisation, soutenant que l’absence de diagnostic de la trisomie 21 les avaient privés de la possibilité de demander une interruption médicale de grossesse. La cour d'appel de Papeete a rejeté leur demande pour deux raisons :

  • la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 (dite "loi anti-Perruche") est applicable dès lors que l'action au fond a été engagée après son entrée  en vigueur ;
  • le préjudice moral n'est pas réparable en l'absence de

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Eugénisme : ils n’ont pas pu éliminer leur enfant malformé, ils sont indemnisés

Unknown-29La cour administrative d’appel de Nantes a condamné le CH de Flers à verser 20 000 € aux parents d’un bébé parce qu'il est né handicapé. L’anomalie de la moelle épinière dont souffre le petit garçon, âgé aujourd’hui de 6 ans, n’avait en effet été détectée qu’à la dernière échographie. La mère avait alors été transférée en urgence au centre hospitalier universitaire de Caen, où elle avait accouché deux jours plus tard.

Elle et son compagnon avaient par la suite fait reconnaître la « faute » des médecins en juin 2016, mais le tribunal administratif de Caen ne leur avait pas accordé d’indemnisation pour autant. Eux demandaient 120 000 € de dédommagements pour l’ensemble de leurs préjudices « moral » et « professionnel ». Leur avocat explique :

« Ils n’ont pas été en mesure de bénéficier d’un diagnostic prénatal (…), qui leur aurait permis de faire le choix d’une interruption médicale de grossesse ».

« Leur enfant souffre d’une pathologie encore non opérée, qui justifie un suivi médical particulier. Ils vivent au quotidien dans la peur de l’apparition de symptômes liés à cette pathologie, qui pourraient être à l’origine de graves séquelles pour leur fils. »

L’arrêt de la cour administrative d’appel précise :

« 80 % des parents informés d’une telle malformation décident de recourir à une interruption médicale de grossesse »

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Fécondation in vitro et eugénisme

La PMA "pour toutes" est certes à rejeter. Comme toute procréation par fécondation in vitro. Deux actualités scientifiques viennent confirmer cela :

  • Une start-up australienne a développé une méthode de sélection des embryons humains préimplantatoire basée sur le deep-learning et l’intelligence artificielle. Leur but est de proposer une application cloud aux cliniques de fertilité pour trier les embryons issus de FIV avant l’implantation.
  • Une équipe britannique a modifié le génome de 58 embryons humains à l’aide de CRISPR-Cas9. Leurs expériences étaient menées dans le but d’ « étudier le développement humain précoce », ont-ils justifié. Ils ont précisément éliminé un gène dans des zygotes au stade une cellule pour « tester la capacité de la technique à déchiffrer les fonctions de gènes clefs » : « une façon de découvrir ce qu’un gène fait dans l’embryon en développement est de voir ce qui se passe quand il ne fonctionne pas », a expliqué Kathy Niakan, qui a dirigé la recherche à l’Institut britannique Francis Crick. Les chercheurs ont travaillé sur des embryons de souris, puis sur des cellules souches embryonnaires humaines et enfin sur des embryons humains. A sept jours, les embryons ont été détruits et « analysés ».

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Eugénisme social et sexuel

Le gouvernement d'Evo Morales en Bolivie veut légaliser l’avortement « au cours des huit premières semaines de la grossesse et pour une seule fois » lorsque la femme se trouve

« à la rue ou dans une situation de pauvreté extrême, ou qu’elle n’a pas de ressources suffisantes pour son propre entretien ou celui de sa famille, ou qu’elle est mère de trois enfants ou plus et n’a pas suffisamment de ressources pour leur entretien, ou si elle est étudiante ».

Le projet relève clairement de l’eugénisme social : en imaginant l’avortement pour cause de pauvreté, Morales signe une véritable démission par rapport à une détresse à laquelle il faudrait venir en aide plutôt que d’enfoncer ses victimes dans une détresse encore plus extrême en les poussant à tuer leurs propres enfants.

Une « experte » du comité d’éthique de l’association des médecins du Royaume-Uni, la British Medical Association (BMA), estime qu'avorter une fille parce que c'est une fille est une pratique acceptable. Cet argument ahurissant est au fond le même que celui mis en avant pour tenter de justifier tout avortement :  des femmes enceintes qui ne veulent pas d’un enfant, pour X raison, y compris donc le sexe, peuvent avorter pour éviter de causer des dommages au bébé ou à la santé mentale de la mère…

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Elle dénonce leur eugénisme, ils la traitent de raciste

Inversion accusatoire typique des gauchistes : dans l’émission Le Club 28′ diffusée le 3 mars sur Arte, la porte-parole du réseau politique l’Avant-Garde, Julie Graziani, a suscité une vive controverse lors d’un débat sur l’avortement, en comparant les personnes atteintes de trisomie et les noirs. Sur Aleteia, elle entend préciser son propos et poursuivre la réflexion sur l’eugénisme :

"Le 3 mars, sur un plateau télé, j’ai dénoncé l’horreur du racisme chromosomique en demandant s’il semblerait normal à quiconque « d’avorter un enfant parce qu’il est noir » tandis qu’on avorte tous les jours, dans l’indifférence générale, des enfants trisomiques à des stades avancés de la grossesse.

Par un de ces raccourcis baroques dont la pensée unique a le secret, certains ont eu l’idée de prétendre que j’avais « comparé les noirs avec les trisomiques », dans une intention dépréciative pour les premiers, comme s’il pouvait venir sérieusement à l’idée de quelqu’un d’assimiler la pigmentation de la peau à un handicap…

Il ne s’agissait évidemment pas de comparer deux personnes, mais deux époques et deux persécutions. Qu’est-ce que le racisme d’ailleurs, sinon une construction intellectuelle qui utilise des différences perçues pour exclure et discriminer ? Car il n’y a pas de races dans l’espèce humaine qui est une et indivisible.

De nos jours, le racisme fondé sur la couleur de la peau répugne ; il est acquis pour la majorité que de telles pratiques sont abominables. Pourtant, pendant quelques siècles, la bonne morale bien-pensante considérait tout à fait normal de réduire nos prochains en esclavage,

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Eugénisme : l’assurance maladie décide de ne plus rembourser des soins destinés aux enfants handicapés

Comment l'Etat incite à l'extermination des handicapés : vous avez voulu les avoir, vous assumerez seuls les dépenses afférentes ! Extrait d'un article du JDD :

"C'est une "maman courage" à la colère domptée, aussi souriante que résolue. Anne*, Parisienne de 35 ans qui élève seule son garçon de 3 ans, vient de saisir le défenseur des droits pour attirer son attention sur les difficultés de remboursement des frais de suivi de son fils. "Je me demande si on n'est pas en train de faire un plan d'économies sur le dos des enfants handicapés", soupire-t-elle.

Depuis plus d'un an, son fils est pris en charge par un centre d'action médico-sociale précoce (CAMSP). Pour la jeune femme, ce sigle barbare, qui désigne des structures le plus souvent associatives créées à partir de 1976 pour aider les enfants de 0 à 6 ans handicapés ou à risque de handicap, sonne comme un mot magique. "Mon fils, qui souffre notamment d'hypotonie musculaire, se traînait péniblement, allongé sur le sol de la crèche, sans même savoir se tenir assis. Aujourd'hui, grâce à un kiné formidable, il marche malgré un léger déséquilibre. C'est un miracle.

Pour préparer l'entrée du petit garçon à la maternelle en septembre, le médecin du CAMSP a prescrit 50 séances d'orthophonie. À cause de son manque de tonus musculaire, l'enfant bave sans arrêt et baragouine un français que seules ses oreilles de mère arrivent à décrypter. Or depuis quelques semaines, un nouveau petit miracle se produit : "Mon fils sent sa salive couler et

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Eugénisme : la Fondation Lejeune pose un recours devant le Conseil d’État

Lu sur Famille chrétienne :

Unknown-7"La Fondation Jérôme Lejeune a déposé un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler le décret et l’arrêté qui organisent, par un fichier national, le diagnostic prénatal (DPN). Celui-ci permet de détecter les anomalies morphologiques ou une maladie chromosomique chez le fœtus, et en particulier la trisomie 21. Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation, qualifie ce fichage d’« eugénisme d’État ».

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Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

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Le lien entre eugénisme et transhumanisme

Jean François Mattei, membre de l’Institut et de l’Académie nationale de médecine, explique :

« De tout temps l’homme s’est efforcé d’améliorer la qualité de l’espèce humaine. Soit en recourant à une procréation dirigée, soit en supprimant les sujets porteurs de handicaps ou maladies ».

Jean François Mattei estime ainsi qu’il n’y a qu’un pas  entre « le contrôle de natalité » et « l’élimination des personnes considérées comme indésirables ».

«La question revient en force sous la forme d’un eugénisme médical à visage compassionnel avec un diagnostic prénatal qui prend le chemin d’une sélection à grande échelle des enfants à naître ».

« L’idéologie transhumaniste qui, sous de nouveaux habits, se substitue à l’eugénisme classique de mauvaise réputation ».

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Eugénisme en Suisse

Par 61,9% des voix, la Suisse a autorisé le diagnostic pré-implantatoire permettant de sélectionner un embryon avant son implantation dans l'utérus. Six cantons alémaniques ont marqué leur désaccord. En tête de liste, les Obwaldiens ont dit «non» à 55,8%. Tous les cantons romands ont largement soutenu la levée de l'interdiction du diagnostic préimplantatoire. 

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Trois ADN pour un bébé à la carte : eugénisme

Le parlement britannique a approuvé mardi le projet de «fécondation in vitro avec remplacement mitochondrial», soit la fécondation in vitro «à trois parents». La journaliste Anne-Laure Debaecker y voit un procédé de manipulation de l'ADN comme dans le film "Bienvenue à Gattaca", qui met en scène un monde futuriste où les enfants sont fabriqués systématiquement in vitro, après sélection de l'ADN, afin de donner des individus les plus performants possibles. Du fait des manipulations projetées, l'embryon

[…] "va posséder un ADN hybride qu'il transmettra aux générations suivantes. Ce procédé va à l'encontre de l'article 13 de la Convention sur les Droits de l'Homme et la biomédecine du Conseil de l'Europe qui stipule que «toute intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si elle n'a pas pour but d'introduire une modification dans le génome de la descendance.»

Cette «avancée médicale» soulève de nombreux problèmes éthiques: usage et statut du don d'ovules, droits à accorder à la donneuse dont une partie -certes infime- du patrimoine génétique sera transmise à l'enfant à naître, manque de recul quant aux conséquences psychologique et physiologique sur l'enfant, mais aussi risque de dérive eugénique.

Cette technique n'est, en effet, pas utilisée à des fins thérapeutiques mais préventives: il s'agit de créer un être humain auquel on aura neutralisé et remplacé un gène malade précis, grâce à un bricolage à partir de trois donneurs. Le résultat de ce ménage à trois est

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