Archives par étiquette : état

Lina Murr Nehmé : Y aura-t-il un nouvel Etat Islamique en Syrie ?

Al-Nosra est la fille de Daech et ambitionne de remplacer Daech. Mais est-ce possible ? En 2016, Lina Murr Nehme faisait à ce sujet à Michel Kik des réponses qui demeurent actuelles et qui poussent à réfléchir.

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La PMA fabrique des individus maintenus dans le silence par des adultes et un État qui parlent et décident à leur place

Témoignage d'une femme née sous X :

Unknown-11"[…] je ne connais ni ma mère, ni mon père biologique, je ne sais pas d'où je viens ni l'histoire de mes ancêtres. Mes enfants sont de ce fait coupés de leur filiation maternelle. Je passe sur les antécédents génétiques, biologiques: Cancer? Arthrose? Diabète? Je ne sais pas. Et si je veux savoir? On me renvoie au CNAOP (Conseil national pour l'accès aux origines personnelles), une sorte de service comptable qui enregistre les demandes et rapproche des dossiers quand ils existent. S'adresser au CNAOP revient à demander les cartes d'identité de Marie et Joseph au Vatican. Cet organisme a été créé pour éviter la condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Être né quelque part, c'est un lien d'appartenance ancré dans un temps et un territoire. Qu'on l'accepte ou qu'on le rejette. Beaucoup de gens me rétorquent qu'ils auraient préféré ne pas avoir de famille tellement leur enfance fut un calvaire. Mais au moins ils connaissent ces racines, ce point d'origine à partir duquel une histoire humaine, sociale, se construit. Pour ma part, je ne me sens aucune appartenance, aucun attachement – en dehors de mes enfants – et mes devoirs se limitent à ceux de la justice et de la morale. Je suis une île à la dérive au milieu de l'océan.

Alors je pense à ces enfants nés par PMA. La connaissance de l'origine de leur conception sera confiée au bon vouloir d'une femme qui

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La loi de 1905 est hérétique par la doctrine de l’Etat qu’elle suppose, un Etat qui se veut à la fois Dieu et César

Extrait d'un texte de l'abbé Viot sur la laïcité :

Viot-b"[…] Citons à ce sujet deux extraits du magistral discours de Combes à Auxerre le 4 septembre 1904, parce que résumant admirablement l’état d’esprit de la rupture de 1905, ainsi que sa signification, état d’esprit toujours à l’œuvre au sein de la majorité de nos politiques, tous partis confondus – il n’y a que des français catholiques pour ne pas le voir ! : « En séparant la convention diplomatique des articles organiques qui avaient déterminé les Chambres françaises à l’accepter, le Pape de l’époque [Pie VII qui avait refusé effectivement les articles organiques de 1802, accolés au Concordat de 1801], et après lui ses successeurs lui ont ôté son efficacité [mensonge manifeste car tout avait finalement bien fonctionné de 1801 à 1902], par cela même qu’il a annulé les règlements de police destinés à l’appliquer ». Combes avait ainsi beau jeu d’accuser Rome de violer un concordat qu’elle n’avait jamais accepté, taisant à dessein que, jusqu’à lui (non inclus), on avait toujours su faire preuve de pragmatisme de chaque côté. Combes voulait en finir : « Il est évident que la seule voie restée libre aux deux pouvoirs en conflit, c’est la voie ouverte aux époux mal assortis, le divorce, et de préférence, le divorce par consentement mutuel. Je n’ajoute pas remarquez le bien par incompatibilité d’humeur. Car il ne saurait être question dans l’espèce d’accès d’irritation et de mauvaise humeur. Il s’agit d’une chose bien autrement sérieuse et grave. Il

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Allemagne : la Conférence épiscopale en état de déliquescence

DLa Cour constitutionnelle allemande exige que le Parlement légalise un troisième sexe sur les registres des naissances, à côté de « masculin » ou « féminin ».

La Conférence épiscopale allemande a qualifié cette décision de « compréhensible ». Son porte-parole Matthias Kopp a déclaré :

« Si une personne ne peut pas être clairement classée dans la classification binaire en tant que femme ou homme, elle ne doit pas être contrainte par des règles légales ou sociales, à s’associer, contrairement à ses propres sentiments, à un genre qui ne lui convient pas. »

De son côté, le cardinal Raymond Leo Burke a été interrogé par Edward Pentin du National Catholic Register. Extrait :

"Un an après la publication des « dubia » sur Amoris laetitia, qui n’ont reçu aucune réponse du Saint-Père, nous observons une confusion grandissante concernant les différentes façons d’interpréter l’exhortation apostolique. Notre préoccupation pour la situation de l’Eglise et pour sa mission dans le monde n’en est donc que plus urgente que jamais. Personnellement, je reste bien sûr en contact régulier avec le cardinal Walter Bandmüller sur ces problèmes de la plus haute importance. Nous demeurons tous deux en profonde union avec les deux cardinaux décédés récemment, Joachim Meisner et Carlo Caffarra, qui nous ont quittés ces derniers mois. Je déplore donc à nouveau la gravité de la situation qui ne fait qu’empirer.

On a dit beaucoup de choses sur les dangers de la nature ambigüe du chapitre 8 d’Amoris laetitia en insistant sur le fait qu’il

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Christine Boutin : “je pense que Macron nous conduit vers un Etat totalitaire”

Unknown-11Dans Famille chrétienne, Christine Boutin revient sur son appel à voter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle :

"M. Macron représente tout ce que j’ai combattu pendant quarante ans : le libéralisme libertaire. Donner à ce candidat un pourcentage très fort me semblait très dangereux parce que je pense qu’il nous conduit vers un État totalitaire, dans lequel les pauvres et les exclus ont peu de place. Puisque le vote blanc n’est pas comptabilisé, la seule façon de diminuer le pourcentage de M. Macron était de prendre le deuxième bulletin. Il était évident que Mme Le Pen ne pouvait pas gagner, et cela s’est démontré. D’autre part, proposer de prendre le bulletin de Mme Le Pen ne signifiait pas adhérer à ses idées. Beaucoup de gens ont voté Macron au second tour sans adhérer à ses idées non plus. En 1980, pour tuer [politiquement, Ndlr] Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac avait lui-même appelé à voter François Mitterrand."

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Le CHU de Reims prendra-t-il contact avec le médecin qui a sorti un patient d’un “état végétatif” après 15 ans ?

Le CHU de Reims a averti dans un courrier daté du 22 septembre la famille de Vincent Lambert de l'engagement prochain d'une quatrième procédure collégiale pouvant mener, ou non, à un arrêt de son traitement. Cette procédure sera enclenchée « à la demande de François Lambert », le neveu de Vincent Lambert, favorable à la mort de son oncle.

Me Jean Paillot, l'avocat des parents, engagés dans une bataille juridique pour obtenir le transfert de leur fils vers un établissement spécialisé, a indiqué :

« Quoi qu'il arrive, nous souhaitons être entendus par le Dr Sanchez »

Il estime que l'état de santé de Vincent Lambert, 41 ans, « a évolué depuis 2014 ».

Dans le même temps, nous apprenons qu'un médecin a sorti un patient d'un état végétatif après 15 ans. Il raconte cette "victoire scientifique".

"J'étais chargé, avec mon collègue Pierre Bourdillon, de poser une électrode au contact du nerf vague du patient, sous anesthésie générale, accessible grâce à une petite incision au niveau de son cou. Ce gros nerf crânien, qui influence le rythme cardiaque, la dilatation des bronches, les sécrétions de l'estomac, est le plus facilement accessible et remonte directement dans le cerveau. On a ensuite relié l'électrode, sorte de petit ressort, à un boîtier à pile installé en dessous de la clavicule. Il envoie au cerveau des stimulations électriques douces et programmées toutes les cinq minutes. […] Au bout de quelques mois, on a repéré quelques indices satisfaisants. Il pouvait sourire en entendant la voix de quelqu'un qu'il aimait, tourner la tête à gauche ou

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Marie-Claire Danen (PCD) : “Je voterai personnellement et sans état d’état d’âme, sans engager le PCD, pour Marine Le Pen”

Marie-Claire Danen, ancienne conseillère municipale de Toulouse pendant quinze ans aux côtés de Dominique Baudis puis de Jean-Luc Moudenc et ancienne candidate aux législatives de 2007 et 2012, est la représentante du PCD en Midi-Pyrénées. Elle répond pour France Bleu sur le second tour :

Marie-Claire-DANEN-3e-circoPour qui allez-vous voter le 7 mai ?

"Je voterai personnellement et sans état d'état d'âme et sans engager le PCD pour Marine Le Pen. C'est assez évident, on n'a pas le choix, on a des obligations politiques. Voter blanc n'apporterait rien du tout. Nous sommes dans une transition politique dramatique. Et je me sens plus proche de la France vue par Marine Le Pen que de celle vue par Emmanuel Macron. Je n’adhère pas aux idées du FN, ni à tout le programme de Marine Le Pen mais je me dis qu'il faut apporter une contribution et voter contre Emmanuel Macron, si on ne veut pas que ce soit une bombe à retardement dans les mois à venir.

L'électorat de droite catholique conservatrice va t-il voter pour Marine le Pen, selon vous ?

Oui, on aura des surprises car les gens sont dans un désarroi total. Ils ne savent pas où voir cette ligne d'horizon que nous propose Emmanuel Macron. Si on veut avoir un poids dans l'élection, il faut avoir un vote significatif et signifiant.

Vous avez voté François Fillon au premier tour, êtes-vous déçue qu'il ait aussitôt appelé à voter pour Emmanuel Macron ?

C'est évident.

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La mort rapide de résidents d’EHPAD, lorsque leur état de santé s’aggrave

Extrait du témoignage d'une infirmière :

"Depuis 18 mois, j'anime des sessions de formation sur la douleur et les soins palliatifs, à des personnels de santé de certaines EHPAD de mon département. Ces personnels sont des infirmier(e)s, des aides-soignant(e)s, des AMP et des ASH (agents de services hospitaliers).

Ces temps de formation sont l'occasion de réfléchir sur les pratiques de soins et d'acquérir de nouvelles connaissances. Elles sont aussi le lieu de longues discussions où de nombreuses questions sont soulevées.

L'une, abordée fréquemment, est celle de la rapidité avec laquelle meure un certain nombre de résidents de ces EHPAD dès que leur état de santé s'aggrave.

En effet, lorsque nous étudions la problématique de la douleur, de l'angoisse, de certaines agitations, des troubles du transit, de l'élimination, de l'alimentation ou encore de l'hydratation chez les patients en fin de vie, je questionne toujours les soignants sur la façon dont ils observent, évaluent, traitent et soulagent ces inconforts. Nous prenons le temps de l'écoute pour mieux comprendre les situations concrètes.

Afin de permettre aux personnels de bien comprendre l'objet de ces questions, je donne toujours des exemples concrets de personnes accompagnées sur mes lieux de travail.

Ainsi, j'explique que, pour chaque patient en fin de vie chez qui nous observons un inconfort, nous l'évaluons, nous nous efforçons de le comprendre et d'en trouver la source. A partir de cela, nous appliquons les traitements adaptés ou faisons des démarches afin de tenter de répondre au problème.

Ensuite, je précise que nous évaluons

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Délit d’entrave : les principes démocratiques sont réduits à la pensée unique d’un Etat totalitaire

Le député italien Gian Luigi Gigli s’interroge dans une tribune sur les conséquences de la proposition de loi sur le délit d’entrave à l'avortement. Selon le député, la transposition de cette proposition de loi au paysage italien « aide à comprendre la portée de cette loi liberticide qui met en cause les fondements mêmes de l'État libéral, et en particulier la liberté d’expression ». Il explique :

« Si une loi semblable passait en Italie, nous devrions fermer ‘SOS Vie’, la structure ouverte 24 sur 24, 365 jours par an, qui écoute les femmes en difficulté à travers un numéro vert et sur Internet ». Mais surtout, ajoute-t-il, « les 12 000 bébés nés grâce aux options proposées par le ‘Mouvement pour la Vie‘ ne seraient jamais nés ». Par ailleurs, « nous devrions aussi fermer les 350 autres ‘Centres d’Aide à la Vie’ qui travaillent sur le territoire national, puisque les encouragements incitant à garder le bébé pourraient être qualifiés de pression psychologique et morale ».

Le député italien constate ainsi qu’en France, « la voix de quiconque » ayant « une vision différente de celle de l’Etat » est « réduite au silence », ainsi que « celle de quiconque proposerait une alternative à l’avortement aux femmes enceintes en difficulté ». Il assure que cette proposition de loi crée « un précédent dangereux, et pour la liberté d’internet, et pour la liberté de conscience » :

« Il est clair que les principes démocratiques sont réduits à la pensée unique d'un Etat totalitaire ».

Enfin, Gian Luigi Gigli dénonce :

« En

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