Archives par étiquette : Emmanuel

Emmanuel Macron : le miroir de l’auto-complaisance se fissure

Guillaume Bernard et François Bert ont publié sur Atlantico un article sur les splendeurs et misères du macronisme. Extrait :

"[…] Peu habitué, semble-t-il, à la patience et à la frustration, [Emmanuel Macron] n’a manifestement pas les réflexes psychologiques propres à la sagesse. Il se rêve César mais prend déjà le timbre de voix d’un chef de chambrée : il ne discerne pas, il plastronne. Son manque d’épaisseur et d’endurcissement s’est révélé au grand jour. Celui qui est authentiquement chef n’a nul besoin de le dire : il l’est par l’exemple (le père de famille qui élève ses enfants, le capitaine d’industrie qui travaille avec ses collaborateurs, l’officier qui part au combat au-devant de ses hommes).

Plus inquiétant encore est son rapport à la réalité. Comme un petit garçon qui se campe un décor parfait, il semble que ses succès en cascade et l’absence d’autorité dans sa construction lui aient rendu le pire des services : le refus de toute contrariété dans le règne absolu de ses besoins et la sublimation de sa propre image. Snober Donald Trump au sommet de l’OTAN (avant de l’inviter pour le 14 juillet), faire la leçon à Vladimir Poutine en conférence de presse alors qu’il le reçoit à Versailles ou recadrer sèchement et de manière publique le général Pierre de Villiers, c’est s’amuser à un jeu vidéo dont vous êtes le héros mais, cette fois-ci, à haut risque car les acteurs sont réels : les conséquences en sont considérables et potentiellement dramatiques.

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Emmanuel Macron vs général de Villiers : la fameuse allocution du 12 juillet est en ligne

Après une lecture intégrale de ce long texte, on note que si les députés de la commission ont beaucoup insisté sur la question des fameux 850 millions d'euros, le chef d'état-major des armées est resté très prudent. Exemple : 

"Je ne peux guère vous en dire davantage sur les conséquences qu’aurait l’annulation de 850 millions d’euros de crédits, non pas parce que je cherche à éviter le sujet, mais parce que la décision n’a pas encore été officiellement prise par le président de la République. Attendons qu’elle le soit ; en attendant, j’ignore si nous appliquerons la batterie de mesures possibles, car cela dépendra, encore une fois, du niveau de report de charges et de crédits, de la manière dont cette annulation s’articulera avec d’autres annulations et gages dans le cadre de la gestion budgétaire globale et du niveau des opérations extérieures. Je dirai ceci : à l’évidence, le budget ne correspond pas à ce que j’avais demandé, et je pense que vous l’avez compris, ni à ce qu’a demandé la ministre des Armées. Cela étant dit, je ne peux guère vous apporter davantage de précisions tant que la décision n’est pas officiellement prise ; lorsqu’elle le sera, si elle devait l’être, votre président sera informé des mesures concrètes de décalage qui seront prises – puisqu’il faudrait procéder à des décalages, étant donné que je ne vois pas d’autre solution que de faire porter de telles demandes d’économies sur l’équipement des forces".

Y avait-il réellement un "motif de condamnation"?

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Emmanuel Macron est moins populaire que Trump

La cote de popularité d'Emmanuel Macron chute très lourdement, passant de 43% d'opinions à 36% en un mois. C'est moins que Donald Trump, qui oscille entre 36 et 40% d'opinions favorables.

Cet effondrement de 7 points conclu un mois de juillet riche en couacs pour le chef de l'État : baisse du budget de la Défense, départ du chef d'état-major des armées, baisse des APL, cacophonie à l'Assemblée, communication hasardeuse (la meuf is dead…)…

Les choses ne sont guère plus réjouissantes pour le Premier ministre Edouard Philippe, qui voit en effet sa cote baisser de 2% pour arriver à 37% d'opinions favorables, dépassant d'une courte tête celle du locataire de l'Elysée.

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Alexis Arette à Emmanuel Macron : “La gauche Française n’a jamais aimé nos soldats”

Lettre ouverte d’Alexis Arette, paysan, combattant volontaire, Chevalier de la Légion d’honneur, au président de l’actuelle République, chef des armées : Monsieur Emmanuel Macron :

"Monsieur le Président,

Je viens d’assister sur le petit écran, aux cérémonies commémoratives de notre fête nationale, et je vous ai quelque reconnaissance de la façon parfaite dont elles se sont déroulées, jusqu’au moment ou vous avez pris la parole pour clôturer les cérémonies.

En effet, vous avez cité comme date représentative de ce qu’a voulu le peuple Français, le 14 Juillet 1789. Or ce 14 Juillet 1789 fut un sanglant malentendu attisé par les fausses accusations portées par des révolutionnaires comme Camille Desmoulins, avec l’appui des bas-fonds, et, selon Marat, une bande d’émeutiers Allemands. Les défenseurs de la Bastille qui s’étaient rendus sur la promesse de la vie sauve furent égorgés ; 7 prisonniers furent libérés : Quatre faussaires qui attendaient leur jugement, deux qu’il fallut ré-interner, et un incestueux qui avait violé sa sœur. Je ne pense absolument pas Monsieur le Président que vous ayez voulu célébrer cette libération.

Après ces tristes évènements, la sagesse sembla prévaloir, et le 14 Juillet 1790, la fête de la Fédération, parut ouvrir une ère nouvelle, celle d’une monarchie Constitutionnelle. C’est cette date qui fut retenue en 1880, comme notre fête Nationale. Le Symbole fut cependant trahi, et la République ne fut jamais fédérale.

Il est vrai que le fête de la Fédération ne put contrer le travail des sectes, et ce fut, avec les guerres de religion, l’épisode le

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Les LGBT ne sont pas contents, Emmanuel Macron obéit

L'absence du président de la République, dimanche à Paris lors de l'ouverture d'une conférence internationale sur le sida, a été vertement critiquée par le lobby LGBT : Coalition Plus, Act-Up Paris et Aides. Pendant la séance d'ouverture de la conférence, quelques activistes ont manifesté au moment où la ministre de la Santé Agnès Buzyn allait prendre la parole, brandissant des pancartes et criant "Shame on Macron!" (Honte à Macron).

Devant la montée des critiques, une rencontre a été décidée in extremis. Elle a été annoncée dimanche par l'Elysée qui a publié un agenda rectifié du président de la République. Il s'entretiendra ce lundi avec Florence Thune, directrice générale de Sidaction, Linda-Gail Bekker, co-présidente de la conférence de Paris et présidente de l'International Aids Society, François Dabis, directeur de l'ANRS, et Yves Levy, directeur de l'Inserm.

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Emmanuel Macron confond Napoléon 1er et Napoléon III

On sait déjà que pour Macron Villeurbanne est dans la banlieue de Lille et que la Guyane est une île…

Donald Trump racontant sa visite des Invalides, devant le tombeau de Napoléon :

« Napoléon a plutôt mal fini. Alors j'ai demandé au président, qu'en est-il de Napoléon ? Il a dit: "Non, non, non. Ce qu'il a fait était incroyable. Il a redessiné Paris. Le quadrillage des rues, la manière dont elles sont agencées, vous voyez, en rayons. Il a fait tant de choses et bien plus encore. »

Evidemment pour nos médias, c'est Trump l'ignare.

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Emmanuel Macron versus Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) : recadrage ? Non, une affaire d’Etat !

Selon Jacques Myard :

Images-3"On connaît le scénario : le général de Villiers, CEMA, apprenant que le budget des armées sera amputé de 850 Millions d’euros, déclare en Commission de la défense devant l’Assemblée nationale que cette nouvelle baisse de crédits met en péril l’outil militaire : « le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces  et les moyens alloués n’est plus tenable. »

Le CEMA est parfaitement dans son rôle en alertant la Représentation nationale sur les conséquences d’une telle diminution, en sa qualité de «  responsable de l’emploi opérationnel des forces » et du « commandement des opérations militaires » conformément au code de la Défense ( R 3121-1). Aurait-il gardé le silence qu’il aurait trahi sa mission, celle pour laquelle il a été nommé, et telle que le Président  et le Gouvernement de la République lui assignent.

A la réception du ministère de la défense, le 13 juillet dernier, de manière ostentatoire et publique, le Président de la République, chef des armées, fait part à l’ensemble des militaires de sa colère sur les propos du général de Villiers  et déclare notamment : «  je suis votre chef ».

Ce recadrage a étonné l’ensemble des observateurs avertis de la sensibilité de l’institution militaire et des conséquences qu’une telle manifestation d’autoritarisme introduit dans les relations entre le pouvoir politique et l’institution militaire.

Mais s’agit-il d’un simple recadrage ? C’est en réalité une affaire d’Etat, qui concerne au premier chef le Président de la République lui-même.

A l’évidence, on ne demande pas au Président de la

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Emmanuel Macron, ou l’effacement des frontières

Nouveau billet de la branche Métallurgie de la CFTC :

Cftc_logo"Il ne s’agit pas ici de faire déjà le procès d’un homme ou d’un quinquennat qui commence à peine. Il s’agit de donner quelques éléments de compréhension, une grille de lecture sur l’une des grandes composantes du programme présidentiel : l’effacement.

Dans son processus d’accès au pouvoir présidentiel, il a effacé les frontières Droite-Gauche en associant au libéralisme économique le libertarisme sociétal, homme-femme en donnant immédiatement des gages au mouvement LGBTQI en matière de reproduction/filiation  et en donnant des gages aux chercheurs sur la possibilité de travailler sur l’embryon humain, sur la perspective du transhumanisme : abolition de la frontière entre l’Homme et le reste des êtres, vivants ou morts ou objets purs (principe de la ressource consommable), entre le vivant et l’inerte. Il va dans le sens de l’effacement des frontières nationales, politiques, en renouvelant l’assemblée et en dé-spécialisant les personnes politiques par la limitation des mandats. Il cherche à fusionner les instances DP, CE et CHSCT en une DUP à tout faire. Il y avait certes une correction à apporter : qui s’en plaindrait ? Pourtant, ces mélanges créent de la confusion parce qu’ils brouillent les repères, anéantissent la confiance (qui aurait vraiment confiance dans une assemblée de débutants ? moins de 40% des français, à en croire le taux de participation).

Le numérique n’a pas de frontière. L’Homme numérisé est standardisé : Homo Connecticus, consommateur et pourvoyeur de données (malgré lui ou de façon consentante). Indifférencié, donc sans contours ; virtualisé, donc sans

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