Archives par étiquette : Emmanuel

Emmanuel Macron sur l’Union européenne : tout sauf crédible

Analyse d'Hubert Cordat sur Réinformation :

Unknown-7"Mardi, à la Sorbonne, Emmanuel Macron était venu parler d’Europe, pour essayer de relancer un processus qui n’en finit plus de mourir – et d’abord dans l’esprit de ses habitants. Et son discours n’aura sans doute guère plus d’avenir, pour un certain nombre de raisons – et d’abord parce que c’était un discours faux. Le président de la République aura, au cours d’un discours-fleuve, proposé un certain nombre d’idées dont la réalisation pratique, dans son esprit, est en mesure de redonner du tonus à une Europe en panne. Le constat n’est plus un secret pour personne, et Emmanuel Macron veut prendre le taureau par les cornes pour se donner la stature d’un homme d’Etat. Alors, il multiplie, de fait, les propositions : force commune d’intervention européenne, fonds européen de défense, académie européenne du renseignement, force commune de protection civile, budget commun, taxe sur les transactions financières, convergence sociale et fiscale, élargissement du programme Erasmus pour que chaque jeune européen passe au moins six mois dans un autre pays, création d’universités européennes, renforcement du Parlement européen par des listes transnationales, nomination d’un ministre des finances de la zone euro, etc.

Cette rapide énumération mériterait sans doute d’être approfondie, chacun des dossiers ainsi évoqués dans le discours présidentiel méritant d’être précisé par des personnalités compétentes plutôt qu’asséné au service d’une idéologie, dont Emmanuel Macron se veut une espèce de prophète.

Le discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne

Pour autant, il y a au moins trois raisons pour

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Sénatoriales : Emmanuel Macron voulait-il reconduire Gérard Larcher ?

Unknown-2Jean Rouxel analyse dans Les 4 Vérités les élections sénatoriales. Extrait :

"[…] Il faut noter, en premier lieu, que le scrutin entérinait notamment les bons scores de la droite aux municipales de 2014 et n’a donc que peu de rapports avec une éventuelle bonne campagne en 2017.

Il faut noter aussi qu’Emmanuel Macron a sabordé, cet été, toute possibilité pour son parti de l’emporter en attaquant brutalement les communes – et donc les grands électeurs. Tout se passe comme s’il avait choisi de reconduire Gérard Larcher au « plateau ». Les avantages sont, en effet, nombreux pour lui. Cela donne une impression de pluralisme, qui gomme l’image de coup d’État du printemps. Et cela lui coûte peu, puisque les différences idéologiques entre lui et la droite sénatoriale en général, et Gérard Larcher en particulier, sont faibles. Au point que la réforme constitutionnelle reste possible dans le cadre d’une coalition LR-LREM!"

Commentaires (1)

C'est tout-à-fait pertinent. Notre Président fait tout pour constituer autour de lui un cercle "d'opposants" bien comme il faut.

Rédigé par : oxygène | 27 sep 2017 08:42:03
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Emmanuel Macron va-t-il se mettre les médias à dos ?

Actuellement à l'ONU, le président français a donné un entretien à CNN. Lors d'une conférence de presse, une journaliste lui a demandé pourquoi il avait choisi de s'exprimer d'abord sur la chaîne américaine CNN plutôt que sur un média français. Réponse cinglante :

"Je vous remercie pour cette question de fond". "Peut-être parce que les médias français s'intéressent trop à la communication et pas assez au contenu". "Je m'exprimerai devant les médias français, mais quand je vois le temps passé, depuis quatre mois, à ne commenter que mes silences et mes dires, je me dis que c'est un système totalement narcissique". "Je suis aux Nations unies et une journaliste a proposé de faire une interview sur ma politique diplomatique, je l'ai faite". "J'ai donné plusieurs interviews à des médias français. Mais compte tenu de la gravité des sujets, parlons des défis de la planète et arrêtons de parler de manière circulaire de la communication".

"Les médias français s'intéressent trop à la communication et pas assez au contenu"… C'est un peu à cause de cela qu'il a été élu…

Commentaires (2)

Cependant je trouve intéressant, pour ne pas dire rigolo, que notre Manu jupiter énonce cette vérité première et pertinente !

Trop de comm', pas assez d'infos (vérifiées)… Tout est dit…

Rédigé par : Irishman | 20 sep 2017 09:32:34
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ça me rapelle un certain livre de Suétone

Rédigé par : bebert | 20 sep 2017 09:34:08
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Emmanuel Macron : “Construire des murs ne protège pas du terrorisme”

Le 11 juillet, Emmanuel Macron défendait le projet de Paris en vue des Jeux Olympiques de 2024. Et le président de la République avait taclé son homologue américain Donald Trump

La construction du mur de verre autour de la tour Eiffel démarre ce lundi. Pour un coût de 20 millions d'euros, deux parois de verre anti-balle de trois mètres de haut vont être érigées à l'avant et l'arrière de la tour pour que celle-ci soit séparée à chaque fois de la route. Sur les côtés, au milieu de jardins et non loin des habitations, des grilles seront installées et donneront sur les allées cavalières. Elles feront 3,24 mètres de haut en écho aux 324 mètres que mesure la grande dame de fer.

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Budget des Armées : Emmanuel Macron ne tient pas ses promesses

Dans son entretien au Point, malgré ses formules alambiquées, Emmanuel Macron ne trompe pas les spécialistes de la question militaire :

"[…] Lors de la course à l’Élysée, le président Macron avait promis de porter le budget des Armées à 2% du PIB en 2025, soit, en tenant compte des « hypothèses actuelles de croissance du PIB dans les prochaines années », une enveloppe de « 50 milliards d’euros par an, hors pensions et hors surcoûts opex » en 2025 contre 32 en 2017″. Et il avait ajouté que, à ces yeux, cet effort était « indispensable » et « urgent ».

Dans son entretien donné au Point, et sans attendre le résultat de la revue stratégique qu’il a demandée, M. Macron a assuré que l’armée française « demeurera » la « première d’Europe » et la « seconde du monde libre », ce qui signifie que les capacités militaires de la France dépasseront celles du Royaume-Uni (dont le budget de la Défense est déjà équivalent à 2% du PIB). Comme il ne peut y avoir de stratégie sans objectif à atteindre, l’on pourrait penser que le chef de l’État donnera les moyens d’atteindre cette ambition.

Seulement, sur le plan financier, on sera loin du compte puisqu’il a annoncé une hausse du budget des Armées de « 1,6 milliards par an en plus chaque année, avec comme objectif 2% du PIB à l’horizon 2025 ». Pour lui, c’est un « investissement inédit mais nécessaire pour nos armées ». Nécessaire? Certainement. Suffisant? Non, car on sera bien loin des 50 milliards d’euros (hors pensions et hors opex)

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Mépris envers l’Armée : Emmanuel Macron enfonce le clou

Images-2Longuement interrogé dans Le Point, le Chef de l'Etat est interpellé sur l'inquiétude au sein des Armées, après la démission historique du Chef d'Etat-Major des armées. Il répond :

"Non, il y a eu une tempête dans un verre d'eau car les gens ont perdu le sens de ce qu'est la Ve République et de son fonctionnement."

Et sur la réduction du budget de 850M€ :

"Aucune opération n'a été bloquée pour cela. Aucun de nos soldats n'a eu à en pâtir. On a simplement reporté des commandes de matériel»

Simplement : il y a simplement des soldats qui sont envoyés en opération avec des matériels vieux de 40 ans et plus et qui font simplement la guerre avec, en se demandant quand ils pourront avoir des équipements fonctionnels, adaptés aux missions d'aujourd'hui…

Commentaires (10)

Il n'y aurait pas comme une jalousie vis à vis des militaires…
Tout notre soutien aux militaires et à leurs familles.

Rédigé par : aneto2015 | 31 août 2017 08:12:15
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Au chapitre des économies, on pourrait peut-être "simplement reporter les commandes" de produits de maquillage et de gilets pare-balle pour le président?

Rédigé par : C.B. | 31 août 2017 08:21:48
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Il fallait bien degager des fonds pour des actions de première importance comme créer un poste budgétaire pour la prétendue "première dame", d'ailleurs avec un tel titre existe t'il une seconde?

Rédigé par : Stephe | 31 août 2017 08:28:39
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Ayant fait mon service militaire à la fin des

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La Manif Pour Tous appelle Emmanuel Macron à revenir sur la nomination de Bruno Roger-Petit

Le mouvement explique :

1"[…] Cette nomination ne participe pas à l’idée d’une Présidence au-dessus des opinions et surtout des extrémismes, condition pourtant nécessaire pour inspirer la confiance. Car le respect porté au titulaire de la fonction dépend aussi du respect que porte le représentant de la fonction à l’ensemble des citoyens.

Emmanuel Macron devrait avoir la sagesse de revenir sur cette nomination.

A défaut, La Manif Pour Tous demande que Bruno Roger-Petit n’intervienne pas à l’avenir sur les sujets à propos desquels il a agressé et blessé de nombreux citoyens et qu’il soit tenu de respecter les règles et usages de la liberté de la presse et d’une société civilisée.

C’est l’une des conditions pour qu’advienne l’unité des Français que le Président de la République appelle de ses vœux."

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Emmanuel Macron insulte la Pologne

Emmanuel Macron a effectué une « mini-tournée » en Europe de l’Est pour tenter de rallier les gouvernements de ces pays à son projet de réforme de la directive européenne sur les « travailleurs détachés ». En Bulgarie, lors de sa conférence de presse conjointe avec le Premier ministre bulgare, il s’est permis, en parfait goujat, une critique virulente du gouvernement polonais… Le fait que la Pologne ne veuille pas modifier la directive c’est une « nouvelle erreur » de ce gouvernement qui « foule aux pieds les valeurs européennes », « la Pologne se met en marge et décide d'aller à l'encontre des intérêts européens sur de nombreux sujets. Le peuple polonais mérite mieux que cela et la première ministre aura beaucoup de mal à expliquer qu'il est bon de mal payer les Polonais », « la Pologne n'est en rien ce qui définit le cap de l'Europe », « l'Europe s'est construite sur des libertés publiques qu'enfreint aujourd'hui la Pologne », « cet Etat a décidé de s’isoler », etc.

Réaction immédiate de Beata Szydło :

« Peut-être, ses déclarations arrogantes sont-elles dues à son manque d'expérience et de pratique politique, ce que j'observe avec compréhension, mais j'attends qu'il rattrape rapidement ces lacunes et qu'il soit à l'avenir plus réservé. Je conseille au président de se concentrer sur les affaires de son pays; il réussira alors peut être à avoir les mêmes résultats économiques et le même degré de sécurité pour les citoyens que ceux qui sont garantis en Pologne. »

Non sans rappeler que la Pologne est membre de l’UE « au même titre que

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Emmanuel Macron : le miroir de l’auto-complaisance se fissure

Guillaume Bernard et François Bert ont publié sur Atlantico un article sur les splendeurs et misères du macronisme. Extrait :

"[…] Peu habitué, semble-t-il, à la patience et à la frustration, [Emmanuel Macron] n’a manifestement pas les réflexes psychologiques propres à la sagesse. Il se rêve César mais prend déjà le timbre de voix d’un chef de chambrée : il ne discerne pas, il plastronne. Son manque d’épaisseur et d’endurcissement s’est révélé au grand jour. Celui qui est authentiquement chef n’a nul besoin de le dire : il l’est par l’exemple (le père de famille qui élève ses enfants, le capitaine d’industrie qui travaille avec ses collaborateurs, l’officier qui part au combat au-devant de ses hommes).

Plus inquiétant encore est son rapport à la réalité. Comme un petit garçon qui se campe un décor parfait, il semble que ses succès en cascade et l’absence d’autorité dans sa construction lui aient rendu le pire des services : le refus de toute contrariété dans le règne absolu de ses besoins et la sublimation de sa propre image. Snober Donald Trump au sommet de l’OTAN (avant de l’inviter pour le 14 juillet), faire la leçon à Vladimir Poutine en conférence de presse alors qu’il le reçoit à Versailles ou recadrer sèchement et de manière publique le général Pierre de Villiers, c’est s’amuser à un jeu vidéo dont vous êtes le héros mais, cette fois-ci, à haut risque car les acteurs sont réels : les conséquences en sont considérables et potentiellement dramatiques.

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Emmanuel Macron vs général de Villiers : la fameuse allocution du 12 juillet est en ligne

Après une lecture intégrale de ce long texte, on note que si les députés de la commission ont beaucoup insisté sur la question des fameux 850 millions d'euros, le chef d'état-major des armées est resté très prudent. Exemple : 

"Je ne peux guère vous en dire davantage sur les conséquences qu’aurait l’annulation de 850 millions d’euros de crédits, non pas parce que je cherche à éviter le sujet, mais parce que la décision n’a pas encore été officiellement prise par le président de la République. Attendons qu’elle le soit ; en attendant, j’ignore si nous appliquerons la batterie de mesures possibles, car cela dépendra, encore une fois, du niveau de report de charges et de crédits, de la manière dont cette annulation s’articulera avec d’autres annulations et gages dans le cadre de la gestion budgétaire globale et du niveau des opérations extérieures. Je dirai ceci : à l’évidence, le budget ne correspond pas à ce que j’avais demandé, et je pense que vous l’avez compris, ni à ce qu’a demandé la ministre des Armées. Cela étant dit, je ne peux guère vous apporter davantage de précisions tant que la décision n’est pas officiellement prise ; lorsqu’elle le sera, si elle devait l’être, votre président sera informé des mesures concrètes de décalage qui seront prises – puisqu’il faudrait procéder à des décalages, étant donné que je ne vois pas d’autre solution que de faire porter de telles demandes d’économies sur l’équipement des forces".

Y avait-il réellement un "motif de condamnation"?

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Emmanuel Macron est moins populaire que Trump

La cote de popularité d'Emmanuel Macron chute très lourdement, passant de 43% d'opinions à 36% en un mois. C'est moins que Donald Trump, qui oscille entre 36 et 40% d'opinions favorables.

Cet effondrement de 7 points conclu un mois de juillet riche en couacs pour le chef de l'État : baisse du budget de la Défense, départ du chef d'état-major des armées, baisse des APL, cacophonie à l'Assemblée, communication hasardeuse (la meuf is dead…)…

Les choses ne sont guère plus réjouissantes pour le Premier ministre Edouard Philippe, qui voit en effet sa cote baisser de 2% pour arriver à 37% d'opinions favorables, dépassant d'une courte tête celle du locataire de l'Elysée.

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