Archives par étiquette : élections

Finalement, après toutes ces élections : A quoi sert la politique ?

Arton601-06b6eLettre de Jean-Pierre Maugendre aux lecteurs du Salon Beige :

Chers amis

Notre Université d’été de 2016 au Puy du Fou sur le thème : A quoi sert la culture ? a été un grand succès populaire rassemblant prés de 500 participants.

En 2017 nous avons choisi un sujet important mais moins attrayant : A quoi sert la politique ? Nous n’atteignons pas à ce jour les 200 inscrits. Cela est bien décevant. Si tout effort de réflexion doit être soutenu par une journée de détente au Grand Parc et à la cinéscénie du Puy du Fou l’avenir risque d’être bien douloureux. Pour ceux qui ont toujours l’intention de venir l’année prochaine mais il y a le mariage du cousin Pons ou de la cousine Bette, sans compter une journée de congés à poser, il sera bientôt trop tard. Notre Université d’été n’est qu’un outil au service de notre œuvre de réforme intellectuelle et morale. Sa pérennité dépend cependant de l’accueil qui lui est fait et du service qu’il rend.

Michel De Jaeghere a, cette année encore, conçu un programme exceptionnel avec la participation de Philippe de Villiers (Puy du Fou), Jean-Yves Le Gallou (Polemia), François-Xavier Bellamy (philosophe), Laurent Dandrieu (Valeurs Actuelles), Jean-Marie Le Méné (Fondation Lejeune), Anne Coffinier (Fondation pour l’école), Jean-François Chemain (écrivain), Guillaume Bernard (universitaire), etc. Nous sommes en contact avec plusieurs députés qui devraient venir nous parler de leur plus ou moins longue et riche expérience parlementaire : Jean-Frédéric Poisson, Emmanuelle Ménard, Jacques Bompard, etc.

Le début de nos vacances

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Elections partielles aux Etats-Unis : Trump met l’opposition K.O.

Et il s'en vante :

Le parti de Trump vient de remporter 4 élections partielles (Géorgie, Montana, Kansas, Caroline du Sud).

Les Démocrates, soutenus par les vedettes d’Hollywood, avaient voulu faire de ce scrutin du 20 juin dans la 6e circonscription de l’Etat de Géorgie un enjeu national. Le siège avait été laissé vacant à la Chambre des Représentants par le Républicain Tom Price, nommé par le président Donald Trump secrétaire à la Santé et aux Services sociaux des Etats-Unis. Conformément à la loi de Géorgie, l’élection s’est déroulée en deux tours et le deuxième tour qui a eu lieu le mardi 20 juin opposait les deux vainqueurs du premier tour. Malgré les sommes d’argent monstrueuses dont a bénéficié le candidat démocrate et les appels désespérés de plusieurs célébrités, c’est la Républicaine Karen Handel qui a remporté le siège avec 51,9 % des voix contre 48,1 % pour le Démocrate Jon Ossoff. Certes, cette circonscription est républicaine de longue date, mais Donald Trump n’y avait gagné la présidentielle qu’avec de 1,5 % de voix de plus que Hillary Clinton.

Les électeurs du Montana devaient voter, le 25 mai, pour choisir entre le républicain Gianforte et son rival démocrate, Rob Quist. Greg Gianforte remporte cette élection qui était considérée comme un test de popularité pour

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Consulter les résultats des élections législative dans votre circonscription

Les résultats du 2e tour sont désormais en ligne sur le site législatives.lesalonbeige.fr

N'hésitez pas à les consulter. Mais, surtout, ajoutez le maximum d'informations sur les nouveaux députés. Du fait du raz-de-marée En Marche et du non-cumul des mandats, une grande partie des députés sont nouveaux à l'Assemblée. Or, il est décisif pour l'avenir de savoir avec qui nous pourrons travailler et qui sera résolument anti-famille ou pour la culture de mort. Et ces informations ne sont, pour le moment, accessibles que localement.

Merci de votre aide.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du SB

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Jamais un président n’avait obtenu aussi peu de voix lors des élections législatives

De Gabrielle Cluzel :

"Même en ne comptant que les inscrits, avec une abstention historique de 51,29 %, En Marche ! n’engrange que 13,43 %. Moins de la moitié des électeurs participent : il est des assemblées, dans la vie civile, où l’on jugerait ce quorum trop faible pour prendre des décisions. C’est pourtant bien ce qui va se passer dans « l’Assemblée suprême ». Et, mode de scrutin oblige, Emmanuel Macron va, in fine, très probablement rafler 75 % des sièges… avec moins de 14 % des voix. Tout est normal. La France est un exemple démocratique.

En même temps – comme on dit maintenant -, les abstentionnistes sont majeurs et vaccinés, ils n’avaient qu’à se bouger.

S’ils se retrouvent pendant cinq ans en marche forcée sous le joug souriant d’un Emmanuel Macron auquel on aura laissé la bride sur le cou, ils n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes et à leur passivité indolente (il faisait si beau, hier). Non plus la servitude volontaire, mais la servitude velléitaire.

Sauf que l’image d’Épinal du pêcheur à la ligne – qui n’a pu résister à l’irrésistible envie d’aller se mettre au vert, attendu que le lundi au soleil étant une chose que l’on ne verra jamais, on en profite le dimanche ! – est un peu réductrice.

À cette abstention, il y a une raison évidente : si l’électeur ne vote pas, c’est qu’il juge cet acte inutile.

Confusément, inconsciemment, à tort ou à raison, qu’il soit de gauche ou de droite, il pense que « le système » est si fort,

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L’autre intérêt des élections législatives : le financement des partis pour 5 ans

Unknown-7Pourquoi autant de candidats par circonscription ? Car la manne financière est loin d'être négligeable.

Chaque voix rapporte 1,42 euro et chaque député procure une prime de 37.000 euros à son parti. Par an.

Pour les socialistes l'année dernière, cette rente s'est élevée à 25 millions d'euros, soit presque la moitié du budget annuel du parti. Mais à cette époque-là, le PS approchait les 300 députés. Un nombre qui devrait être divisé par dix. Dans cette perspective, le PS devra faire des réductions de dépenses. Au siège, les 130 salariés permanents craignent le plan social.

La situation financière n'est pas meilleure chez Les Républicains. L'organisation de la primaire a rapporté beaucoup plus d'argent que prévu, mais la dette des Républicains, est toujours supérieure à 50 millions d'euros. Alors le parti espère limiter la casse à l'Assemblée. Mais Daniel Fasquelle, le trésorier des Républicains, a déjà pris rendez-vous avec les banques au lendemain du deuxième tour pour renégocier les échéances.

Sachez le : quand vous voterez, vous financerez aussi un parti.

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N’y a-t-il pas une part d’enfantillage à croire que le salut pourrait venir de « bonnes élections » ?

Extrait de l'analyse de Jean-Pierre Maugendre suite au second tour :

Capture d’écran 2017-05-15 à 07.11.34"[…] La candidate du Front national n’est pas parvenue à séduire les classes moyennes qui avaient été le fer de lance des gigantesques manifestations d’opposition à la dénaturation du mariage. Or chacun sait qu’Emmanuel Macron, en légitime fils spirituel de François Hollande, poursuivra l’œuvre entreprise par son prédécesseur de marchandisation du corps humain (promotion de la PMA, de la GPA, etc.) et de destruction de la famille au nom d’un individualisme libertaire dont l’omnipotence du lobby LGBT est la manifestation la plus évidente.

Pardon de rappeler ce truisme, mais on ne rassemble les gens qu’autour de ce qu’ils ont en commun. Or l’essentiel de ce que les classes populaires et les classes moyennes ont en commun n’est pas l’économie. Elles ont en partage une langue, une histoire, un mode de vie, un imaginaire, des mythes fondateurs, les restes sécularisés d’une religion plus que millénaire… Elles sont confrontées aux mêmes inquiétudes sur l’insécurité, la perpétuation de ce qui constitue leur identité, l’islamisation de la France, le « grand remplacement » qui n’est pas un phantasme mais une réalité quotidienne.

Le Front national a fait le choix d’axer sa campagne présidentielle, puis le débat télévisé avec Emmanuel Macron, sur les questions économiques, proposant comme mesure phare la sortie de l’Euro. Or, il est manifeste que quasiment personne ne maîtrise ce sujet, fortement anxiogène, à commencer par sa principale promotrice. En outre, de nombreuses mesures économiques sont apparues comme démagogiques aux classes moyennes.

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Elections : Lettre à mes filles sur la boite noire de l’économie 4/5

BN 4:5(Suite de Partie 1/5 : Marché, concurrence et morale, ici en lien), de la Partie 2/5 : Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel, ici en lien, et de Partie 3/5 L’eugénisme marchand concentrent les folies humaines, ici en lien)

Partie 4/5 L’amnésie du réel et le «compromat» méthodologique

L’amnésie économique face au réel est profondément ancrée dans des fondements institutionnels dogmatiques, des habitudes et des positions acquises : une bonne quarantaine d’économistes médiatisés assurent chaque cinq ans, l’impossibilité de faire autrement l’économie. Les media les présentent comme des forces de loi, alors que ces spécialistes n’ont ni argument, ni penchant pour s’intéresser à l’activité économique réelle d’un pays.

Et même, par esprit de contradiction malvenu, s'ils voulaient s’intéresser au réel, ce ne serait pour eux, pas "porteur" professionnellement… L’activité économique réelle appartient à un étage de l’économie qui n’intéresse que quelques personnes… un espace de «has beens». C’est du moins ce que les media et leur sphère tentent de nous faire croire. 

A un moment de l’histoire économique, ces activités réelles de l’économie pouvaient être identifiées, à ce qu’on a appelé la «meso-économie», sorte d’entre-deux entre la micro-économie et la macro-économie. Ces dernières, considérées comme les plus nobles de la discipline ont eu la docilité, assez paradoxale, de se laisser rassembler pour former un corpus complet. Dans cette construction théorique de la convergence, -nommée approche standard de l’économie-, automatiquement «l’économie du milieu» a été oubliée, comme écrasée dans l’insignifiance…

Le réel

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Elections : Lettre à mes filles sur la boite noire de l’économie 3/5

BN 3:5(Suite de Partie 1/5 : Marché, concurrence et morale, ici en lien et de la Partie 2/5 : Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel ici le lien)

Partie 3/5 : L’eugénisme marchand concentrent les folies humaines

C’est à partir de l’avènement du dogme de la fin de l’histoire que l’économie et les économistes ont été réduits à l’impuissance, et à l’erreur… La discipline s’est figée dans une idéologie inertielle, un système clos, développé à partir d’un modèle dit «d’équilibre général»… Un modèle qui pense avant tout l’inertie. En même temps, la discipline s’est pliée à une religion de l’argent roi omnipotente. Rien de nouveau finalement, l’éternel veau d’or qui revient quand les esprits faiblissent et que Satan s’y glisse.

Avec la symbolique de la fin, l’équilibre en point final devait rendre compte de la victoire d’un modèle économique sur un autre et cela universellement et jusqu’à la fin des temps. Ce fut une prétention hors de la science et du réel avec ses incertitudes. Elle a laissé hors de son champ d’analyse les effets dynamiques des mécanismes économiques. Il suffisait de rêver et de se laisser porter… et ce fut ainsi car l’âme est faible!

Il en résulta un beau «pot de glu» pour la profession des économistes, un immobilisme paisible pour ceux qui aiment reposer ainsi. L’économie est devenu «hors-sol», assignée à n’être qu’un dogme fixe, servi à toutes les sauces, de façon identique, dans chaque région et pays du monde avec détermination et

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Elections : Lettre à mes filles sur la boîte noire de l’économie 2/5

BN 2:5
(Suite de la partie 1/5 : Marché, concurrence et morale, ici en lien)

Partie 2/5 : Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel

Il fut pourtant un temps où l’économie marchande et des stratégies d’aménagement (planification?) cohabitaient pour construire et reconstruire des pays… Notre pays en particulier. Des mots peuvent devenir progressivement ou brutalement de gros mots, comme nous l'avons vu avec «populisme», gros mot du présent ; «planification» en son temps a été aussi déconstruit de son sens. Il faut pourtant des plans et des projets globaux pour faire de l’aménagement du territoire. Se satisfaire de projets émiettés, privés de cohérence et de structure, faute d’infrastructures réfléchies, c’est accroître le coût des activités de tous les acteurs économiques, et en premier lieu, mettre en péril leur sécurité. Ce constat peut être fait dans bien des domaines et sur bien des territoires…  On apprend actuellement à se souvenir combien la sécurité est précieuse mais aussi bien fragile! L’économie d’un pays n’a jamais été un «bidon ville» de projets plus ou moins aboutis…  Elle ne trouve son sens que dans un panorama cohérent de réseaux d’échanges entre acteurs qui se respectent au sein d’infrastructures pensées. Cette cohérence ne résulte pas de la main invisible du marché (au-delà du symbole) qui l’instaurerait avec une baguette magique, elle se construit.

Notre cohérence des espaces de vie en France, est le fruit de tâtonnement millénaire, de chocs, de destructions et de reconstructions, d’apprentissages. Et parfois pour

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Elections : Lettre à mes filles sur la boîte noire de l’économie 1/5

Boite noire

Que les questions de sociétés sont très liées voire très imbriquées avec les questions économiques, telle est bien le message que je souhaite faire passer à mes filles alors qu’elles s’apprêtent à voter aux élections présidentielle pour la première fois.

Voici en 5 moments les réflexions économiques qui éclairent et démystifient la boite noire de l'économique.

Partie 1/5 : Marché, concurrence et morale

La rhétorique du marché a toujours une grande popularité auprès d’une bonne partie des candidats à la présidence, certainement un héritage des enseignements d’économie au sein de la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration (ENA). Fruit des enseignements économiques depuis plus de 30 ans, cette rhétorique mérite ainsi une attention toute particulière dans le contexte présent. Il y est décrit des marchés tout-puissants qui assurent la liberté des transactions en gage d’efficacité…

La dureté de la crise économique réelle provoquée par des désastres financiers n’a en rien altéré ce récit. Il fut décidé que la politique économique et la finance devaient être exonérées et que ce sont les êtres humains, en tant qu’acteurs économiques, qui doivent s’adapter et souffrir… Paradoxalement cette décision fut prise au nom de la modernité, du progrès et de la concurrence nécessaire au sein du monde globalisé. Ce faisant, à ce principe de globalisation a été attribué la légitimité de trier les gagnants des perdants, sans compromis. Les droits de l’homme sont ainsi posés en termes bien particuliers aussi dans la sphère économique : encore un paradoxe.

Les marchés financiers dans l’ensemble des pays,

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