Archives par étiquette : économiques

Chaque nation a le droit de faire la distinction entre les réfugiés authentiques et les migrants économiques

20160517T1146-3439-CNS-CATHOLIC-PRAYER-BREAKFAST-800x500S'exprimant lors de la conférence Europa Christi en Pologne dimanche, le cardinal Sarah a noté que le pays refuse d'accepter la "logique" de la redistribution des migrants que "certaines personnes veulent imposer". Chaque nation a le droit de faire la distinction entre les réfugiés authentiques et les migrants économiques qui ne partagent pas la culture de cette nation, a déclaré le cardinal Robert Sarah.

Le cardinal Sarah a ajouté que si chaque migrant est un être humain qui doit être respecté, la situation devient plus complexe s'ils sont d'une autre culture ou d'une autre religion et mettent en péril le bien commun de la nation. Les dirigeants du monde ne peuvent pas remettre en question le «droit de chaque nation à distinguer entre un réfugié politique ou religieux» qui est obligé de fuir son pays et «le migrant économique qui veut changer de lieu de résidence» sans s'adapter à la nouvelle culture dans laquelle il habite.

"L'idéologie de l'individualisme libéral favorise un mélange conçu pour éroder les frontières naturelles des patries et des cultures, et conduit à un monde post-national et unidimensionnel où les seules choses qui comptent sont la consommation et la production".

Faisant écho au pape François, le cardinal a déclaré que les nations européennes doivent assumer une partie de la responsabilité si elles ont déstabilisé les pays d'où viennent les migrants, mais cela ne signifie pas pour autant se transformer par l'immigration de masse.

Le cardinal Sarah a également déploré la laïcisation de l'Europe, affirmant que le

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Marc-Étienne Lansade : les orientations économiques du FN incompatibles avec des alliances au sein des droites

Marc-Étienne Lansade, maire de Cogolin (Var) et conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, explique à Boulevard Voltaire pourquoi il a décidé de quitter le Front national :

Unknown-3"Je reprends ma liberté, car la stratégie et le programme soutenus actuellement par le Front national ne me correspondent plus. Ce n’est en aucun cas un divorce haineux ou quoi que ce soit de la sorte. Je reprends simplement ma liberté, car je ne me retrouve pas dans le Front national actuel. Ses orientations économiques et sociales, pour ne pas dire plus, ne sont plus compatibles avec mes attentes. Je ne renie pas du tout les valeurs patriotiques, identitaires et sécuritaires défendues par le Front national. Simplement, tout le reste me semble incompatible avec des alliances possibles au sein des droites et, donc, avec l’accession au pouvoir. Or, pour défendre ces valeurs, ce doit être la priorité d’un parti politique. C’est la raison pour laquelle je reprends ma liberté. Je le fais sans haine ni violence.

Vous vous déclariez très proche de Marion Maréchal-Le Pen, en tout cas de la ligne qu’elle incarnait au Front national. Est-ce que son départ de la vie politique a contribué à votre éloignement ?

Oui, très probablement.

Qu’est-ce que vous retrouviez chez Marion, que vous ne retrouvez pas dans la ligne actuelle ?

Je retrouvais une ligne historique du Front national sans ses outrances et sans ses excès. Elle était représentée pas une personne dans laquelle je retrouvais la plupart, si ce n’est l’intégralité des convictions que je porte, avec un talent qui n’est

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Ils préfèrent conserver leur patrimoine et leurs intérêts économiques plutôt que de défendre la France

Le philosophe Thibaud Collin répond à l’éditorial d’Alexis Brézet, patron du Figaro :

Lefigaro-cover-24-04-17"Comment comprendre que quelqu’un qui a tenu une ligne si courageuse sur les questions dites « sociétales » notamment au moment de la loi Taubira, appelle à voter Macron, chantre de la PMA pour toutes et mol adversaire de la GPA, comme l’a rappelé l’autre jour Sylviane Agazinski dans ce même journal ? Comment peut-il refuser de voir que ce deuxième tour pose une question de civilisation et non pas d’abord de simple politique économique ? Ai-je mal lu ?

Les noces du Figaro

Je relis : « Bien sûr, entre la grippe et le choléra, entre la poursuite du déclin hollandais et la catastrophe immédiate – politique, sociale et financière – que serait une sortie unilatérale de l’euro, le choix va de soi. Le projet économique de Marine Le Pen est suffisamment insensé pour dissuader de voter pour elle quiconque serait tenté de le faire pour d’autres raisons.» Alexis Brézet étant certainement un homme d’honneur, doué d’honnêteté intellectuelle, il ne peut être déterminé par des intérêts de carrière. Alors, comment comprendre ce qui m’apparaît être une grave incohérence intellectuelle et morale ? Je continue à chercher. Est-il attaché à ce point à François Fillon qu’il veuille suivre à tout prix sa consigne de vote ?

Alexis Brézet tance pourtant sans ménagement le candidat défait qui s’est révélé, somme toute, un vrai chiraquien en appelant à voter pour son adversaire encore hier honni: « Ne nous y trompons pas : un homme a perdu, victime de ses

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Bruno Gollnisch : “Le protectionnisme, ce n’est pas fermer les frontières aux échanges économiques”

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Libérer les énergies économiques est bel et bien une nécessité

Dans La Nef, Christophe Geffroy revient sur l'élection de François Fillon et écrit :

Images-7"[…] il faudrait quand même un jour délaisser les réflexes pavloviens qui font de toute volonté de réformer la bureaucratie française tentaculaire une dérive « ultralibérale » à proscrire absolument. Notre pays a atteint un tel niveau de complexité administrative et de prélèvements obligatoires, qu’il n’est pas illégitime de vouloir s’attaquer à ces forteresses. Libérer les énergies économiques est bel et bien une nécessité, F. Fillon a là-dessus raison, le problème est qu’il l’envisage à sens unique (c’est en cela qu’il est libéral) sans prendre suffisamment en compte le besoin de sécurité et de protection qui est celui du peuple dans une conjoncture aussi exposée que la nôtre.

Le FN l’attaque en priorité sur ce terrain tout en étant persuadé que le positionnement « libéral-conservateur » de F. Fillon est une baudruche qui se dégonflera très vite. Je ne m’aventurerai pas à supputer les convictions profondes de l’homme qui a été cinq ans le premier ministre du président Sarkozy avec les résultats que l’on connaît. Mais je pense en revanche avec Marcel Gauchet que le très large succès qu’il a remporté à la primaire n’est pas le fait du hasard et correspond à un mouvement de fond.

En effet, Marcel Gauchet explique qu’il existe trois grandes familles idéologiques qui correspondent aux besoins fondamentaux de toute communauté politique moderne : la famille conservatrice, la libérale et la socialiste. Notre système politique a ramené ces trois familles dans une opposition binaire droite/gauche,

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Dans les déterminants du vote, les questions économiques n’arrivent que loin derrière

Extraits d'un entretien donné par Bruno Larebière à Atlantico :

Images-15"[…] Mercredi soir sur France 2, invitée du 20 heures, Marine Le Pen a poursuivi dans cette stratégie d’évitement, manifestant clairement qu’elle n’entend nullement rompre avec la ligne qu’elle s’est fixée, celle de l’« apaisement ». Elle a refusé, tel le cheval devant l’obstacle, de répondre à toutes les questions qui l’auraient amenée sur un terrain autre que celui du « peuple contre les élites ». A Julian Bugier qui évoquait une « victoire identitaire », celle des « Américains blancs, déclassés », Marine Le Pen a répondu qu’il s’agissait d’« une erreur d’analyse » et que « racialiser » les résultats de l’élection américaine était « n’avoir rien compris à ce qui s’est passé », qui n’est rien d’autre que « la volonté de rompre avec la mondialisation sauvage » et « la volonté de retrouver la nation ».

Or c’est à tout le moins un peu court. Le New York Times a clairement montré que l’électeur type de Donald Trump est un homme blanc marié et chrétien de plus de 45 ans, habitant ce que peut appeler, en allusion aux travaux de Christophe Guilluy, « l’Amérique périphérique », pour qui la question la plus importante (« Most important issue ») est l’immigration. Dans les déterminants du vote, les questions économiques n’arrivent que loin derrière : si les électeurs de Trump considèrent que leur situation économique personnelle est moins bonne que celle de leurs parents, et que celle de leurs enfants sera pire encore, cela n’est pas exprimé comme l’élément qui a motivé leur vote.

Images-16Marine Le Pen reprend, une fois de plus mais plus visiblement

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Pourquoi autant de catholiques sont-ils des anti-libéraux économiques primaires ?

Franck Abed répond à Enquête et Débat sur le libéralisme. Extraits choisis :

"L’Eglise condamne le libéralisme, pourquoi le fait-elle, de quand cette condamnation date-t-elle, et s’agit-il du libéralisme économique cher à Tocqueville ou encore Chateaubriand, qui étaient catholiques ?

ALe libéralisme est un terme aujourd’hui un peu fourre tout, à l’instar du mot de droite. Beaucoup utilisent ces deux notions sans être des libéraux ou de droite, d’où les énormes confusions qui en ressortent. Dans les discussions que je peux avoir avec des amis, des collègues, des gens qui me croisent dans la rue, il apparaît que Sarkozy, un exemple parmi d’autres, passe pour être un ultralibéral, lui qui n’a cessé d’intervenir dans l’économie souvent de manière catastrophique et de nationaliser… Autant dire que le travail de formation intellectuelle qui nous attend est énorme.

Dans notre époque moderne, le terme liberté signifie souvent licence et permissivité. Ce n’est pas du tout cela dont il s’agit quand j’évoque le terme liberté. Je renvoie à l’encyclique Libertas praestantissimum écrite par Léon XIII le 20 juin 1888. Celui-ci nous explique plusieurs idées essentielles que je résume bien sommairement. Tout d’abord la liberté, bien comprise, repose sur des valeurs morales, le bien et la vérité. Les modernes et les gens de gauche pensent que la liberté repose sur la volonté propre des individus, indépendamment de toutes contraintes. Ensuite, la liberté d’une action, d’une idée doit impérativement tendre vers le bien, mais non pas vers le bien d’un homme, cela signifierait qu’il

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