Archives par étiquette : droits

Un livre inédit du Pape Benoît : Sans Dieu, les droits de l’homme s’effondrent

Le livre préfacé par le pape François sera en vente à partir du 10 mai. Settimo Cielo vous propose de découvrir un texte de Joseph Ratzinger daté du 29 septembre 2014 et qui n’a encore jamais été publié, sur la question du fondement des droits humains. Il s’agit d’un texte rédigé un an et demi après sa renonciation, pour commenter un livre – par la suite publié en 2015 sous le titre définitif « Diritti umani e cristianesimo. La Chiesa alla prova delle modernità » – de son ami Marcello Pera, philosophe de l’école libérale et ancien président du sénat italien.

Dans son commentaire, le pape émérite analyse l’immixtion des droits de l’homme dans la pensée laïque et chrétienne de la deuxième moitié du vingtième siècle en tant qu’alternative aux dictatures totalitaires en tout genre, athées au islamiques. Et il explique pourquoi « dans ma prédication et dans mes écrits, j’ai toujours affirmé la centralité de la question de Dieu ».

Voici le texte inédit qui ouvre ce volume de la collection. Le sous-titre est l’original de Ratzinger en personne.

9788868795221-648x1000"Sans Dieu, les droits de l’homme s’effondrent - Éléments pour une discussion sur le livre de Marcello Pera « La Chiesa, i diritti umani e il distacco da Dio ».de Joseph Ratzinger

Ce livre représente sans aucune doute un défi majeur pour la pensée contemporaine et aussi, particulièrement, pour l’Eglise et la théologie. Le hiatus entre les affirmations des papes du XIXè siècle et la nouvelle vision qui commence avec « Pacem in terris » est

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PMA-GPA : 119 sénateurs défendent les droits fondamentaux de l’enfant

119 sénateurs signent une tribune dans le Figaro pour défendre le besoin de tout enfant d'avoir un père et une mère :

Unknown-15"Les questions relatives à l'éthique du vivant, en particulier celles qui concernent le don de la vie, sont difficiles à trancher parce qu'il s'agit en réalité de régir les mœurs. Or, les mœurs sont rarement filles de la loi. Pourtant, il faut bien que la loi pose quelques règles car les technologies médicales, couplées à de nouvelles pratiques sociétales, ouvrent la possibilité de satisfaire le désir d'enfant par des moyens qui ne relèvent plus seulement de la vie privée mais aussi de la collectivité. Ces innovations interpellent la société tout entière, qui doit décider de ce qui ne dépend que d'elle, c'est-à-dire d'apporter ou non son assistance à la procréation et de sanctionner les pratiques qui lui paraîtraient contrevenir gravement aux droits fondamentaux.

Depuis toujours, la satisfaction du désir d'enfant relevait exclusivement de la sphère privée, des circonstances de la vie, de la liberté individuelle. Elle comportait aussi des obstacles, parfois insurmontables. On devait alors se résigner à ne pas avoir d'enfant, sauf à imaginer des arrangements dont l'histoire et la littérature ne sont pas avares d'exemples. Aujourd'hui, l'infertilité n'est plus sans remède médical et de nombreuses personnes seules ou formant un couple de même sexe pourraient, de ce fait, accéder aussi à une «parentalité pour tous». Face aux interdits qui les empêchent encore de devenir parents, elles expriment de plus en plus fortement le sentiment d'être victimes

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« Les droits de l’homme sont devenus une religion d’État avec ses clercs, ses inquisiteurs et ses grenouilles de bénitier. »

Samedi 7 avril à la Maison de la Chimie à Paris, plus d’un millier de personnes ont participé au Ve colloque annuel de l’Institut Iliade, une réunion culturelle et politique, complètement occultée par les médias, sur le thème  « Fiers d’être Européens ! ». Une quinzaine d’interventions ont ponctué cette journée, avec Philippe Conrad, Bernard Lugan, François Bousquet, Olivier Dard, Gérard Dussouy, Rémi Soulié, Javier Portella, Paul-Marie Couteaux, Thibault Mercier, Jean-François Gautier, Ferenc Almssy et Jean-Yves Le Gallou. Voici quelques verbatims :

Thumb.phpJavier Portella : « Contrairement à tous les morts-vivants, affirmons haut et fort la vie ! Remplissons le grand néant dans lequel nous sommes à présent engouffrés de choses belles, grandes, vraies, nobles. »

Jean-François Gautier : « Nous autres Européens sommes encore et toujours des êtres en devenir de nous-même, nous devons nous montrer dignes de ce que nos prédécesseurs nous ont laissé et, alors, nous pourrons en être fiers. »

« Machiavel prônait l’entretien avec les auteurs anciens, les grands antiques, qu’il interrogeait et qui lui répondaient avec bonté, au nombre desquels Tite-Live : c’est l’histoire antique qui lui permettait de comprendre son présent. »

Olivier Dard : « En 1992, Daniel Rivet pensait que le débat sur la colonisation était suffisamment lointain pour l’aborder historiquement, sans arrogance ni repentance. Vingt-cinq ans plus tard, il n’en est rien. »

Gérard Dussouy : « L’identité s’éprouve comme conscience et s’affirme comme volonté. Ce sont les hommes eux-mêmes, qui conscients de ce qu’ils sont, forgent leurs identités à travers les épreuves du temps, et en fonction de leur naissance et de leurs

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La violation des droits des enfants issus d’Assistance Médicale à la Procréation

Capture d’écran 2018-03-30 à 07.40.13L'ECLJ (European Centre for Law and Justice) a publié un rapport sur "La violation des droits des enfants issus d'AMP" (Priscille Kulczyk et Nicolas Bauer, sous la direction de Grégor Puppinck). Il est disponible en ligne. En voici un résumé.

Quarante ans après la naissance du premier bébé-éprouvette (1978), les progrès de la science et de la médecine combinés aux évolutions juridiques permettent toujours plus d’évolutions en matière d’assistance médicale à la procréation (AMP). Mais sont-elles conformes aux droits et intérêts des enfants naissant à l’aide de ces techniques ? La réponse est clairement négative comme le montrent la médecine, la psychologie, le droit naturel, le droit positif mais aussi le simple bon sens.

L’AMP est contraire au bien de l’enfant qui en est issu.

Ses conséquences négatives pour celui-ci en sont la preuve. Si aucune AMP n’est sans risque pour la santé physique et psychique de l’enfant (prématurité, faible poids à la naissance, syndrome du survivant, secrets de famille etc), l’emploi de gamètes de tiers donneurs (AMP hétérologue) pose des problèmes supplémentaires de nature psychologique dérivant du fait que l’enfant est intentionnellement empêché d’être élevé par ses parents biologiques. Ces difficultés sont exacerbées lorsqu’un principe d’anonymat s’applique à un tel don, l’enfant étant alors empêché de connaître ses parents biologiques, c’est-à-dire ses origines. Si la potentialité d’effets psychologiques dévastateurs est évidente, une telle situation induit aussi des dangers sanitaires liés à l’absence d’accès à l’histoire médicale familiale, de même qu’une augmentation du risque d’inceste involontaire. En outre, lorsqu’une femme

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La protection des droits des chrétiens en France est plus qu’aléatoire

Jeanne Smits, vice-présidente de l’AGRIF, communique : 

Unknown-22"La Cour de cassation a rejeté, le mardi 23 janvier, le pourvoi formé par l’AGRIF contre la décision de relaxe des Femen par la Cour d’appel de Paris dans l’affaire de la manifestation contre le « mariage pour tous » à Paris le 18 novembre 2012. L’AGRIF les poursuivait pour obtenir réparation des injures qu’un groupe de ces féministes au poitrail dénudé avaient proféré de diverses manières à l’égard des catholiques en faisant violemment irruption dans le cortège.

La Cour de cassation a rendu un arrêt qui doit inciter à se demander si les lois « antiracistes » ne sont pas bonnes à mettre au rebut.

Eloïse Bouton, Fanny Fraslin, Sarah Heulin, Valérie Rousell et Inna Schevchenko ont obtenu une décision qui les reconnaît comme auteurs d’injures, s’étant affublées de coiffes de religieuses pour mieux tourner ces dernières en ridicule, mais aussi de slogans et de gestes « pour partie obscènes ». Mais la Cour justifie cela au motif de « deux libertés d’expression » en « conflit » le jour de la manifestation, « dans des formes qui demeurent tolérables dans une société démocratique ».

Oui, elles arboraient les mots « Fuck Church » sur leurs torses, mais le « plus violent » de leurs slogans « s’adressait à une institution et non à une ou plusieurs personnes déterminées », et si les propos des Femen ont pu « choquer les personnes présentes dans leurs convictions religieuses, ils ne revêtaient toutefois pas un caractère injurieux à l’égard de celles-ci en raison de leur appartenance à cette religion », assurent les magistrats.

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Jean-Louis Harouel : “Les Droits de l’Homme contre le peuple”

Conférence de Jean-Louis Harouel, professeur d'histoire du droit et des institutions, sur son livre "Les Droits de l'Homme contre le peuple", à la fête du livre organisée par Renaissance Catholique, à Villepreux le dimanche 10 décembre :

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Le Sénat des Etats Unis a adopté un projet de réforme fiscale qui « donne des droits aux ‘enfants in-utéro’ »

Lu sur Gènéthique :

"Samedi 2 décembre, le Sénat des Etats Unis a adopté « à 51 voix contre 49 » un projet de réforme fiscale qui « donne des droits aux ‘enfants in-utéro’ ».

Dans la section 1202 de la réforme fiscale sont évoqués les « Plans 529 », un programme existant depuis 1996 « qui permet aux familles américaines d'épargner pour offrir des études à leurs enfants, tout en bénéficiant d'avantages fiscaux ». Ont été ajoutés aux membres de la famille, les « enfants in utero », avec une définition de l’embryon compris comme « un membre de l'espèce des homo-sapiens, quel que soit son stade de développement, porté dans le ventre [d'une femme] ». Cet ajout, qui implique que la personnalité juridique « s’acquiert à la conception », pourrait remettre l’avortement en question.

Pour entrer en vigueur, cette nouvelle loi doit être « harmonisée avec le texte déjà adopté par la Chambre des Représentants », possiblement avant Noël selon les vœux des Républicains."

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Si je clame avoir été violé par le Défenseur des droits, il se défend comment Jacques Toubon ?

Le défenseur des droits a publié un tweet hallucinant renversant la charge de la preuve en cas d'agression sexuelle :

C'est le retour de la loi ses suspects du 17 septembre 1793 :

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Des juristes s’opposent à la révision de l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques

De nombreux juristes signent une tribune sur Causeur :

Images-7"René Cassin, un Français, est à l’origine de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. D’une valeur juridique non contraignante mais d’une portée exceptionnelle après la fin de la barbarie nazie, cette Déclaration a été convertie en un instrument juridiquement contraignant : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté à New York en 1966 et ratifié par 168 États.

Ce Pacte a une valeur éminente pour trois raisons : les États qui l’ont ratifié doivent justifier périodiquement de son application ; les victimes de violation du Pacte peuvent s’en prévaloir et voir leur cas examiné par les instances des Nations Unies ; les tribunaux français peuvent examiner directement les griefs de violation du Pacte.

Pour vérifier la bonne application de ce Pacte, un Comité des droits de l’homme, composé de juristes indépendants de haut niveau, siège à Genève. Ce Comité, à intervalle régulier, élabore des « observations générales » sur chaque article du Pacte afin de fournir une grille d’application des droits de l’homme, par une interprétation stable et reconnue par les États. Cette méthode est utile, pour autant que cette interprétation du Pacte demeure universelle, consensuelle, sûre et rigoureuse, et ne se transforme pas en interprétation minoritaire, militante et hasardeuse. Ceci est d’autant plus essentiel que ce Comité ne voit pas ses prises de position validées par l’Assemblée générale de l’ONU, seul concert légitime des États et des Peuples.

Ces principes rappelés, l’opinion publique doit savoir qu’en 2015, le

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Les Sentinelles veillent sur les droits de l’enfant

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