Archives par étiquette : droit

Mgr Rey : “Notre vigilance éthique est nécessaire pour que la société fasse droit au plus fragile”

Alors que s’ouvrent les Etats généraux de la bioéthique, Mgr Rey, l’évêque de Fréjus-Toulon rappelle dans un long communiqué qu’il existe des interdits fondateurs :

11076830lpw-11076828-article-jpg_4685589« Il est toujours plus sympathique, lorsque l’on soutient une cause, d’essayer de la présenter de manière positive et d’en souligner les aspects les plus consensuels. Ainsi, il est convenu que sur les questions sensibles, comme celles qui touchent à la vie humaine, on doit s’abstenir de condamnations trop rapides et de jugements à l’emporte-pièce. A juste titre on s’efforce de distinguer personne et acte, de ne pas réduire ceux qui portent atteinte à la vie aux pratiques discutables qu’ils promeuvent parfois. Ainsi, alors que s’ouvrent les « Etats généraux de la bioéthique » le 18 janvier, nous sommes invités à participer à un « Débat public » organisé par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), préalable à la révision des lois de bioéthique.

Nous sommes priés de prendre part aux échanges sur ce thème, au double titre de citoyens et de croyants. Si l’on ne peut que souscrire au principe du dialogue et à son importance, on peut s’interroger sur ces modifications fréquentes des lois de bioéthique. Les évolutions des sciences et techniques qui touchent le vivant sont certes rapides, mais justifient-elles la remise en cause des principes qui semblaient acquis il y a à peine sept ans ? Sinon, pour « s’adapter à l’évolution des mentalités », selon l’expression consacrée, qui seraient désormais prêtes à accepter certaines pratiques, quand elles les

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“Sous mon gouvernement, nous défendrons toujours le tout premier droit de la Déclaration d’indépendance, et c’est le droit à la vie”

Extrait de l'allocution de Donald Trump hier à la March for Life à Washington :

Capture d’écran 2018-01-20 à 09.56.15"Sous mon gouvernement, nous défendrons toujours le tout premier droit de la Déclaration d’indépendance, et c’est le droit à la vie. Comme vous le savez, de Roe contre Wade est résulté l’une des lois d’avortement les plus permissives du monde. Nous sommes l’un des seulement sept pays qui permettent le choix d’avortements tardifs, avec la Chine ou la Corée du Nord. C’est mal, et ça doit changer.

Les Américains sont de plus en plus pro-vie, vous le voyez tout le temps. En fait, 12% seulement des Américains soutiennent l’avortement à la demande.

La Marche pour la vie est un mouvement né de l’amour, vous aimez vos familles, vous aimez vos voisins, vous aimez votre nation. Et vous aimez tous les enfants, nés ou à naître, parce que vous croyez que la vie est sacrée, que chaque enfant est un précieux don de Dieu.

Nous savons que la vie est le plus grand miracle de tous, nous le voyons dans les yeux de chaque nouvelle mère.

Je veux remercier chacune des personnes ici aujourd’hui qui travaillent avec un si grand cœur et un infatigable dévouement pour assurer que les parents aient le soin et soutien dont ils ont besoin pour choisir la vie.

Grâce à vous, des dizaines de milliers d’Américains sont nés et ont atteint le potentiel que Dieu leur a donné. Grâce à vous !"

Et l'intégralité en vidéo (traduction automatique en cliquant sur paramètres)

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L’avortement ne peut pas être un droit fondamental car il est une dérogation grave à l’article 16 du code civil

Header-logotypeNicolas Sévilla, délégué général de la marche pour la Vie, qui aura lieu le 21 janvier 2018, répond à Valeurs actuelles :

Vous organisez prochainement une « marche pour la Vie », comme chaque année… pour une actualité particulière ?

La Marche pour la Vie qui aura lieu le 21 janvier prochain n’est pas une manifestation au sens strict du terme. Elle ne défend pas d’intérêts catégoriels, ne porte pas de revendications économiques, ne combat aucune idéologie. Elle est une protestation populaire, pacifique, des milliers de drames qui se déroulent chaque année sous nos yeux et que les responsables politiques depuis 40 ans n’ont pas eu le courage de dénoncer. Tant et tant de caricatures ont été dressées pendant des décennies contre les marcheurs de la Vie qualifiés d’obscurantistes et d’entraveurs du progrès.

Or nous constatons dans chacune de nos familles que la banalisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse nous a conduits dans une impasse. 220.000 avortements par an depuis 40 ans placent la France dans une situation d’échec collectif et ce malgré les terribles conséquences de cet acte dont témoignent de plus en plus ouvertement les femmes. Cette actualité est plus brulante que toutes les autres, car elle consume le corps social et broie nos consciences. Les grands de ce monde s’inquiètent à cause du réchauffement climatique mais ils n’ont pas vu ou compris que les menaces n’avaient jamais été aussi grandes au début et à la fin de la Vie de l’homme.

Ces manifestations concernent des sujets

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Les évêques polonais appellent les élus à abroger le droit à l’avortement eugénique

D'Olivier Bault dans Présent :

Unknown-11"L’initiative citoyenne Zatrzymaj aborcje (« Arrêtez l’avortement ») qui a recueilli environ 830 000 signatures de citoyens contre les avortements eugéniques – les interruptions médicales de grossesse (IMG) dites « thérapeutiques » en novlangue – est depuis la fin du mois de novembre entre les mains des députés polonais. Le parlement polonais a trois mois à compter du dépôt des signatures pour examiner un tel projet de loi citoyen. Le maréchal (président) de la Diète, la chambre basse du parlement, a porté la première lecture du projet de loi contre les avortements eugéniques au 10 janvier. Les députés décideront alors s’ils souhaitent renvoyer en commission le texte soumis par le comité organisateur de l’initiative citoyenne ou le rejeter. […]

Les chances de voir cet amendement adopté sont réelles. Le parti social-conservateur Droit et Justice (PiS), qui dispose d’une petite majorité absolue des sièges au parlement, se revendique chrétien-démocrate, et la plupart de ses députés sont des catholiques pratiquants. On trouve aussi des catholiques pratiquants dans les autres partis, notamment au sein de l’alliance de conservateurs et de nationalistes Kukiz’15 et du parti agraire PSL (qui gouvernait avec la Plateforme civique – PO – quand Donald Tusk était Premier ministre). La PO, malgré sa dérive vers la gauche libertaire (il s’agissait avant d’un parti libéral-conservateur qui se revendiquait aussi chrétien-démocrate), a encore dans ses rangs quelques députés catholiques hostiles aux avortements eugéniques, de même que l’autre parti libéral-libertaire Nowoczesna.

Au cas où certains de ces députés catholiques hésiteraient, les évêques de

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Le pape François défend le droit à la vie et la famille

Aujourd'hui, le pape François a prononcé devant les ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, son traditionnel discours de vœux au Corps diplomatique. extraits :

"(…) Il est regrettable de relever comment de nombreux droits fondamentaux sont aujourd’hui encore violés. Le premier d’entre tous ces droits est celui à la vie, à la liberté et à l’inviolabilité de chaque personne humaine. Ce ne sont pas seulement la guerre ou la violence qui les compromettent. En notre temps, il y a des formes plus subtiles : je pense d’abord aux enfants innocents, rejetés avant même de naître ; non voulus parfois uniquement parce qu’ils sont malades ou malformés, ou à cause de l’égoïsme des adultes.

Je pense aux personnes âgées, elles aussi bien des fois rejetées, surtout si elles sont malades, car considérées comme un poids. Je pense aux femmes, qui souvent subissent des violences et des abus y compris au sein de leurs propres familles. Je pense, ensuite, à ceux qui sont victimes de la traite des personnes qui viole la prohibition de toute forme d’esclavage. Que de personnes, surtout fuyant la pauvreté et la guerre, sont objet de ce commerce illicite perpétré par des sujets sans scrupule ? (…)

Je voudrais précisément dédier à la famille une pensée spéciale. Le droit de former une famille, en tant qu’« élément naturel et fondamental de la société [qui] a le droit à la protection de la société et de l’État », est en effet reconnu par la Déclaration de 1948 elle-même. Malheureusement,

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Sondage orienté de La Croix : le droit de l’adulte ou la défense de l’enfant

Dans Valeurs Actuelles, Mickaël Fonton critique le sondage de La Croix favorable à la PMA et à la GPA :

6a00d83451619c69e201b8d2cc37b6970c-250wi"Les 60% de la première question (PMA pour les couples de lesbiennes) étaient 64% dans un même sondage trois mois plus tôt. Les 57% (PMA pour les femmes seules) étaient 65% trois mois plus tôt et 57% voilà cinq ans, en février 2013. Il s’agirait donc plutôt d’une stabilité, voire d’un recul, en tout cas récemment, que d’un bouleversement radical. Quant à la GPA, il n’y a en réalité que 18% de personnes qui se disent favorables « dans tous les cas » à cette pratique hautement controversée, et 46% qui souhaitent l’autoriser « pour des raisons médicales seulement », des raisons qui ne sont pas précisées. Comme l’observe Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif pour tous, « l’argument est instructif : c’est derrière cette notion de raison médicale que les partisans de la GPA vont désormais mener leur combat. »

Autre omission : la question des enfants, et notamment de leur droit à connaître leur père et leur mère biologiques, n’est pas évoquée, le questionnaire restant centré sur le point de vue des adultes, dans une formulation qui n’est pas sans rappeler celle utilisée par l’Association des familles homoparentales (ADFH) qui réclame de longue date la PMA « pour toutes » et la GPA. Dans un sondage réalisé par Opinion Way pour La Manif pour tous en juin 2017, plus de trois quarts des Français

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Le photomontage du Salon beige a les honneurs de Légipresse, la 1ère revue de droit de la presse

Sous le thème de la diffamation :

"Photomontage comparant les mesures discriminatoires prises contre les partisans de la « Manif pour tous » à celles de la police de Vichy : absence de diffamation"

Les-heures-les-plus-sombres

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Le Conseil de l’Europe veut imposer le “droit” à l’avortement

CLe Conseil de l’Europe publie un rapport, accompagné d’une série de recommandations aux 47 Etats membres. Le document épingle pêle-mêle l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment « des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement ». Il rappelle aussi qu’en Pologne « une loi a réintroduit l’obligation d’obtenir une prescription médicale pour accéder à un moyen de contraception d’urgence ».

Outre la Pologne, le rapport pointe également des juridictions en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin pour leur législation « hautement restrictive » en matière d’accès à l’avortement, qui n’est souvent autorisée qu’en cas de risque pour la vie ou de viol. En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience. En Turquie, une femme mariée doit obtenir le consentement de son époux pour mettre un terme à sa grossesse. Il est de

« la responsabilité de l’Etat de s’assurer qu’un autre moyen d’accès à l’avortement est possible ». « L’avortement doit être légal à la demande d’une femme en début de grossesse et jusqu’à son terme si cela peut protéger sa vie ou si elle risque d’être maltraitée ».

"Si cela peut protéger sa vie"… Et celui de l'enfant à naître ?

Le Commissaire énonce 54 recommandations :

  • de renouveler l’engagement politique en faveur des droits des femmes et de se prémunir contre les mesures rétrogrades qui

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La Commission européenne viole le droit de l’UE

Le député polonais au Parlement européen Marek Jurek, ancien maréchal (président) de la Diète, membre du groupe Conservateurs et réformistes européens, est interrogé par Olivier Bault dans Présent sur le vote, mercredi matin, par le Parlement européen d'une résolution condamnant le gouvernement de Beata Szydło. Extrait :

Unknown-10"Plus encore que les autres fois, ce débat était contre la société polonaise. En effet, les actions comme l’initiative citoyenne visant à interdire les avortements eugéniques ou la Marche de l’indépendance viennent de la société civile. Et l’on a parlé au Parlement européen de violation du « droit des femmes à disposer de leur corps » et de fascisme en Pologne. […]

Officiellement, le principal objet de cette résolution, c’était la réforme de la justice en Pologne, alors que cette réforme est encore en débat au Parlement polonais.

Le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans a déclaré publiquement que la Commission analysait même les projets de loi polonais, ce qui veut dire qu’elle s’arroge des droits qu’elle n’a pas vis-à-vis des États membres. Bien entendu, cette attitude ne concerne que la Pologne et la Hongrie parce que leur politique déplaît à la Commission et au Parlement.

Dans une lettre à Timmermans publiée sur le site Visegrád Post, vous lui reprochez de violer le droit européen. Que peut faire la Pologne s’il a la majorité du PE et des États membres derrière lui ?

Si une majorité de gouvernements nationaux choisissent, au sein du Conseil, de fermer les yeux sur les abus de la Commission, c’est que

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Les petits pas de l’Ohio pour abroger le droit à l’avortement

OLa Chambre des représentants de l’Ohio a approuvé le 1er novembre un projet de loi interdisant les avortements basés sur le diagnostic prénatal de trisomie 21. Le texte prévoit des sanctions à l’encontre des médecins qui réaliseraient des avortements dans ces circonstances. Ce texte contre l'eugénisme doit encore être approuvé par le Sénat.

Un second projet de loi est à l’étude dans cet Etat, qui vise à interdire les avortements à partir du premier battement cardiaque fœtal détectable. Il est de nouveau à l’ordre du jour de la Chambre des représentants, malgré l’opposition du gouverneur. Les défenseurs du texte ont pour ambition de remettre en cause l’arrêt de la Cour Suprême Roe v. Wade, qui a légalisé l’avortement aux Etats-Unis.

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