Archives par étiquette : Doctrine

Le rôle de l’Etat selon la doctrine sociale de l’Eglise

« Le Catholique libertarien » est un blog collectif qui propose de discuter entre catholiques du rôle de l’Etat dans l’optique d’être le plus en conformité avec l’Evangile du Christ. On y trouve des réflexions intéressantes, qui sortent parfois de l'ordinaire. Exemple :

Cropped-le-catholique-libertarien1"Chers cathos de gauche, ce n’est pas le rôle de l’Etat de donner aux pauvres, c’est le vôtre! Traduction de « Dear Liberal Christians, It’s Not The Government’s Job To Give To The Poor. It’s Yours. » par Matt Walsh publié sur The Daily Wire en Décembre 2017

Il y a des raisons légitimes de critiquer le plan fiscal du GOP (note du traducteur: GOP veut dire Great Old Party, un autre nom du Parti Républicain américain). Ici, en revanche, il y a une raison très illégitime que j’ai entendu d’innombrables fois de la part des chrétiens progressistes: La Bible veut que nous payions des impôts plus élevés afin d’aider les pauvres. En recevant une réduction d’impôt, nous prenons de l’argent aux pauvres. En particulier en coupant les droits, ce qui est supposé être la prochaine étape pour les républicains au Congrès, nous nous dérobons à notre responsabilité chrétienne de prendre soin des plus petits d’entre nous. C’est l’argument «chrétien» du socialisme, et les socialistes chrétiens le font depuis des décennies.

[…] La seule chose que Jésus dit à propos des impôts, c’est que nous devrions les payer («donnez à César ce qui est à César»). Il ne se prononce jamais sur la hauteur ou la

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Cette façon de jouer avrc la foi et la doctrine, au plus haut niveau de l’Église, est un scandale

En marge d'un congrès qui se tiendra à Rome demain en mémoire du cardinal Caffara, et lors duquel interviendront plusieurs cardinaux, Riccardo Cascioli s'entretient avec le cardinal Burke. Extrait de la traduction de Benoît-et-moi :

Unknown-14"[…] Ce qui s'est passé avec la dernière interview donnée à Eugenio Scalfari pendant la Semaine Sainte et rendue publique le Jeudi Saint est allé au-delà du tolérable. Qu'un athée notoire prétende annoncer une révolution dans l'enseignement de l'Église catholique, considérant qu'il parle au nom du Pape, niant l'immortalité de l'âme humaine et l'existence de l'enfer, a été source de profond scandale non seulement pour beaucoup de catholiques mais aussi pour beaucoup de laïcs qui respectent l'Église catholique et ses enseignements, même s'ils ne les partagent pas. De plus, le Jeudi Saint est l'un des jours les plus saints de l'année, le jour où le Seigneur a institué le Saint Sacrement de l'Eucharistie et du sacerdoce, afin qu'il puisse nous offrir toujours le fruit de sa passion rédemptrice et de sa mort pour notre salut éternel. En outre, la réponse du Saint-Siège aux réactions scandalisées du monde entier a été très insuffisante. Au lieu d'annoncer à nouveau clairement la vérité sur l'immortalité de l'âme humaine et sur l'enfer, le démenti affirme seulement que certaines des paroles citées ne viennent pas du Pape. Il ne dit pas que les idées erronées, voire hérétiques, exprimées par ces paroles ne sont pas partagées par le Pape et que le Pape rejette ces idées comme étant

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La loi de 1905 est hérétique par la doctrine de l’Etat qu’elle suppose, un Etat qui se veut à la fois Dieu et César

Extrait d'un texte de l'abbé Viot sur la laïcité :

Viot-b"[…] Citons à ce sujet deux extraits du magistral discours de Combes à Auxerre le 4 septembre 1904, parce que résumant admirablement l’état d’esprit de la rupture de 1905, ainsi que sa signification, état d’esprit toujours à l’œuvre au sein de la majorité de nos politiques, tous partis confondus – il n’y a que des français catholiques pour ne pas le voir ! : « En séparant la convention diplomatique des articles organiques qui avaient déterminé les Chambres françaises à l’accepter, le Pape de l’époque [Pie VII qui avait refusé effectivement les articles organiques de 1802, accolés au Concordat de 1801], et après lui ses successeurs lui ont ôté son efficacité [mensonge manifeste car tout avait finalement bien fonctionné de 1801 à 1902], par cela même qu’il a annulé les règlements de police destinés à l’appliquer ». Combes avait ainsi beau jeu d’accuser Rome de violer un concordat qu’elle n’avait jamais accepté, taisant à dessein que, jusqu’à lui (non inclus), on avait toujours su faire preuve de pragmatisme de chaque côté. Combes voulait en finir : « Il est évident que la seule voie restée libre aux deux pouvoirs en conflit, c’est la voie ouverte aux époux mal assortis, le divorce, et de préférence, le divorce par consentement mutuel. Je n’ajoute pas remarquez le bien par incompatibilité d’humeur. Car il ne saurait être question dans l’espèce d’accès d’irritation et de mauvaise humeur. Il s’agit d’une chose bien autrement sérieuse et grave. Il

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Congrégation pour la doctrine de la Foi : le cardinal Müller remplacé par Mgr Ferrer

LadariaNuevoPrefectoDoctrina1juklDanielIbanezACIPrensaFrançois a remplacé le cardinal Gerhard Müller au terme de son mandat de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Et il a nommé à ce poste Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, un jésuite (espagnol) qui était jusqu’ici le secrétaire de la Congrégation (nommé par Benoît XVI en 2008).

Le site de la revue des jésuites des Etats-Unis, America Magazine, avance que ses déclarations favorables à une interprétation d'Amoris laetitia selon la doctrine traditionnelle de l'Eglise sont la cause du non-renouvellement de sa charge de préfet. Le cardinal Müller, dans un entretien avec Raymond Arroyo diffusé le 12 mai dernier sur la chaîne catholique américaine EWTN, avait répété que Amoris laetitia n'ouvre pas la porte à la réception de la communion par les catholiques divorcés et « remariés », peu après que les conférences épiscopales d'Allemagne, d'Argentine et de Malte eurent publié des directives autorisant cette réception dans certaines situations. Le cardinal Müller a soutenu le droit des quatre cardinaux – Brandmüller, Burke, Caffarra, Meisner – d'exposer leurs Dubia au pape mais en affirmant qu'il n'était pas favorable au fait d'avoir rendu la démarche publique.

Mgr Ladaria Ferrer se disait en 2008 adepte d’une « voie moyenne » entre les traditionalistes et les progressistes. François l’a nommé à la tête de la commission d’étude sur le diaconat féminin. Il avait participé aux discussions doctrinales avec la Fraternité Saint Pie X.

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La doctrine sociale de l’Église n’est pas facultative

Dans L'Homme Nouveau, Philippe Maxence passe à la critique un dossier du quotidien La Croix :

Une-1637"Élection oblige, notre confrère La Croix s’est récemment souvenu qu’il existe une doctrine sociale de l’Église. Dans son numéro du 10 avril dernier, ce quotidien a voulu en rappeler les principes concernant la famille, l’Europe, l’immigration, l’emploi, la sécurité et le développement durable. Il n'est pas inintéressant de revenir sur quelques aspects évoqués dans ce numéro.

Une affaire d'opinion ?

À quoi sert cette doctrine sociale ? À lire le Père Henri Madelin, dans ce numéro de La Croix, la doctrine sociale de l’Église n’est là que pour aider à se construire une opinion. L’Église, qui a reçu du Christ la mission d’enseigner, est ainsi réduite à n’être qu’un organe de pression idéologique dans le grand débat démocratique. Une sorte de lobby, habillé seulement d'une antériorité et d'une expérience historique Il n’est nullement question ici de guider l’agir social et politique des catholiques pour qu’il régénère la société et la soumette au Christ-Roi.

De l’enseignement de Quas Primas et de la royauté sociale du Christ, rappelé dans le Catéchisme de l’Église catholique, il n’en est d’ailleurs nullement question. De la condamna­tion des grandes erreurs modernes (libéralisme, socialisme, etc.), quasiment pas davantage. Certains grands principes de cette doctrine de l’Église sont bien cités. C’est le cas notamment du « principe de subsidiarité », à propos de l’Europe. Alors que ce dossier de La Croix nous répète à l’envi que l’Église ne prend

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Jean-Frédéric Poisson : “Je fonde ma pensée et mon action sur la doctrine sociale de l’Église”

Jean-frederic_poisson_brt1_01_01Le site le Rouge et le Noir a interrogé Jean-Frédéric Poisson :

Quel changement incarneriez-vous ?

Je ne suis pas un politicien professionnel. J’ai d’abord été chef d’entreprise, bien ancré dans le réel et je pense que c’est absolument nécessaire pour ne pas promettre l’impossible.
Ensuite, je n’ai jamais été membre d’aucun des gouvernements successifs qui ont mené ce pays au bord du gouffre. Ce n’est certes pas suffisant pour devenir un chef, mais je crois que ce peut être perçu comme nécessaire par beaucoup.

Si je suis différent, c’est en raison de la cohérence de mon projet. Je refuse d’énumérer des mesures en fonction des sondages qui sortent chaque jour. C’est ce qu’il y a de plus simple pour séduire de manière éphémère, mais c’est continuer à prendre les Français pour des imbéciles. Notre pays a besoin de réformes fondamentales sur tous les sujets, notamment en ce qui concerne la famille, l’Europe, l’éducation, la liberté des corps intermédiaires, et les autres candidats ne proposent pas ces réformes de fond.

Enfin, je fonde ma pensée et mon action sur la doctrine sociale de l’Église qui replace l’homme au cœur du projet politique. Et je pense que je suis le seul !

On distingue souvent les mesures sociales et économiques des mesures sociétales. Pourquoi ne le faites-vous pas ?

Précisément parce que la politique est une manière de concevoir la vie en société et le bien commun. On ne peut séparer les aspects de la vie des Français, cela n’a aucun

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Le bilan de François Fillon face à la Doctrine sociale de l’Eglise

Unknown-37François Fillon n'est pas un perdreau de l'année. Son premier mandat de député date de 1981. Il a été ministre dans les gouvernements d'Edouard Balladur, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, et, bien sûr, Premier ministre de Nicolas Sarkozy durant 5 années. C'est lui qui a d'ailleurs insisté pour que la LGBTiste Roselyne Bachelot intègre son gouvernement.

Pourtant, selon certains, il serait moins irréprochable que les gouvernements qu'il a servi toutes ces années. Comme d'habitude, nous appelons nos lecteurs à ne pas se contenter des beaux discours et des belles promesses de campagne des candidats. Leurs actes parlent pour eux. Leurs votes aussi.

Sur les principes non-négociables, son bilan comme chef du gouvernement est catastrophique :

1. Respect de la vie

  • Remboursement à 65% de la nouvelle pilule abortive EllaOne, dite du surlendemain ainsi que la pilule abortive dite "de troisième génération".
  • Le ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a soutenu publiquement l'avortement comme un bien (une priorité !) et l'installation de salles de shoot.
  • "Revalorisation" du forfait IVG.
  • Le projet de loi bioéthique a non seulement l'inconvénient de ne pas revenir sur la recherche embryonnaire, mais il aggrave la situation en matière d'eugénisme (recherche de l'enfant parfait par le DPI, extermination des trisomiques avant la naissance).
  • signature d'un arrêté concernant le dépistage de la trisomie 21, contraignant les médecins et les sages-femmes à proposer le dépistage à toutes les femmes enceintes
  • Roselyne Bachelot a demandé à la direction des hôpitaux de Paris (AP-HP) d'"

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