Archives par étiquette : discours

Tenir un discours de liberté sur le plan économique et un discours volontariste sur les questions de société

Robert Ménard a été interrogé dans l'Incorrect. Extrait :

Couv212"[…] Si je devais définir la droite dont je rêve, je la quali erais de libérale identitaire. Nous avons besoin de tenir un discours de liberté sur le plan économique et un discours volontariste sur les questions de société, comme il est convenu de dire.

Le combat contre Emmanuel Macron doit donc porter principalement sur les questions de civilisation et non sur ses réformes économiques et sociales ?

J’ai écouté Emmanuel Macron lors de son entretien sur TF1. Je vous le dis franchement: une partie de son discours ne me fait pas sursauter. Sur la SNCF, il a en grande partie raison. Sur la nécessaire modernisation économique, il a en grande partie raison. Sur la nécessité de donner plus de liberté aux entreprises, il a encore une fois en grande partie raison. Et puis, disons-le, il connaît ses dossiers.

En revanche, dès qu’il aborde la question fondamentale de l’identité dans toutes ses composantes – je le répète, l’immigration, l’islam ou la famille – il me paraît déconnecté du monde. Le problème pour nous – ce que j’appellerai, par commodité, la droite de la droite – c’est exactement l’inverse : nous sommes en phase avec la réalité du monde sur toutes les questions identitaires mais pour beaucoup déconnectés du réel pour tout ce qui est économique et social. Sur ces questions-là, j’entends nombre de mes amis tenir des propos dignes de la gauche la plus archaïque! Il est impératif de

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Tout le vocabulaire des années postconciliaires se retrouve dans le discours d’Emmanuel Macron

Extrait de l'analyse du discours d'Emmanuel Macron aux Bernardins, par Thibaud Collin dans L'Homme Nouveau :

Une-1662"[…] Le Président Emmanuel Macron aux Bernardins présente ainsi un miroir aux catholiques français mais ce miroir est subtilement déformant. Ce discours peut être vu comme une tentation dans laquelle il s’agit de « ne pas entrer ». À notre sens la tentation est d’autant plus grande que Macron a raisonné, en tant que Président de la République, dans une matrice qu’une partie de l’intelligentsia catholique partage depuis plusieurs décennies. L’empathie dont il a fait preuve envers son auditoire tient à ce qu’il a nommé « des raisons à la fois biographiques, personnelles et intellectuelles ». On sait qu’il a demandé le baptême à l’âge de 12 ans, qu’il a été élève dans une école jésuite et qu’il a été influencé par le courant d’Esprit dont Ricœur, à la suite de Mounier, a déterminé une bonne partie de la forma mentis de la deuxième gauche (Rocard, Delors, etc.). Bref, le bon élève Macron a resservi à l’Église de France ce qu’il en avait reçu. Tout le vocabulaire des années postconciliaires se retrouve dans son discours : « sens », « repères », « dialogue », « accompagnement », « démarche questionnante », « tension entre l’idéal à viser et le concret des situations », etc. […]"

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Derrière le discours aux Bernardins, préparer un islam de France

Laurent Bouvet, professeur de science politique à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, décrypte sur le Figarovox le discours d'Emmanuel Macron lundi soir devant les évêques de France.

6a00d83451619c69e201bb0a026adb970d"Ce discours est très important, et il peut, doit même, malgré le désaccord qu'on peut avoir sur le fond avec celui-ci, être lu, compris et critiqué à l'aune du haut niveau de réflexion politique auquel le président a voulu d'emblée se situer. C'est d'ailleurs pourquoi il ne peut pas être uniquement lu, par exemple, ni comme la révélation soudaine de la culture chrétienne du président de la République, ni comme une simple opération de «câlinothérapie» politique à destination d'un électorat catholique qui serait choqué par le durcissement de la politique de l'immigration.

Ce discours doit plutôt être replacé dans le cadre d'une réflexion plus large qu'a annoncée le président de la République sur deux grands sujets au moins.

Le premier tient à la relation de l'État avec les cultes: il s'agit du projet d'intégration du culte musulman dans le cadre républicain. En d'autres termes, il souhaite la mise en place d'un islam de France qui marche, si j'ose dire, contrairement aux tentatives précédentes qui ont échoué, notamment celle du CFCM (conseil français du culte musulman). Or pour réussir un tel projet, le chef de l'État a besoin de modifier l'ensemble de l'équilibre laïque, notamment en matière de financement du culte musulman, celui-ci étant aujourd'hui très dépendant de l'étranger. Ce qui induit un accord voire une association avec l'ensemble des cultes compte tenu des

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Les partisans de l’allahicité s’indignent du discours de Macron aux Bernardins

Exemple avec Benoît Hamon :

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Puis le Grand Orient de France, muet lorsque le president souhaite un bon iftar ou un bon ramadan :

Philippe Foussier, Grand Maître du GODF, dénonce l’appel d’Emmanuel Macron aux catholiques :

“Comment le président de la République peut il enjoindre les catholiques à s’engager politiquement ? La leçon de 2012-2013 avec la montée en tension du débat sur le mariage pour tous n’a t il donc pas servi d’exemple ? La société française est assez fragmentée pour ne pas en rajouter en termes d’affrontements, notamment de la part de ceux qui affirment tant de positions péremptoires et dogmatiques sur de nombreux sujets.”

En revanche Marine Le Pen semble avoir compris le rapport entre le discours d’hier soir et l’islam “de France” :

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Selon le discours de Macron, la France serait-elle donc occupée ?

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Deux discours puissants à l’ONU contre l’eugénisme des personnes trisomiques

A l’occasion de la 37ème session du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU et de la Journée mondiale de la trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune organisait le 15 mars une conférence à l’ONU pour dénoncer la discrimination envers les personnes trisomiques. Durant la conférence, deux personnes porteuses de trisomique 21 ont développé un discours puissant devant l’ONU sur la condition de leurs semblables et pour promouvoir leur inclusion dans la société.

Frank Stephens est un acteur et un athlète Américain porteur de trisomie, Frank a fait un buzz mondial lorsqu’il a pris la parole devant le Congrès des États-Unis pour dénoncer la politique. Son intervention a été vue plus d’un million de fois sur les réseaux sociaux et a été reprise par des grands médias français.

Charlotte Fien a fait le buzz l’année dernière, lorsqu’elle a interpellé l’ONU sur l’eugénisme des personnes trisomiques. Sa vidéo a été vue des millions de fois. Elle a également répondu à M. Ben Achour, expert au Comité des droits de l'homme de l'ONU, qui avait dit que les personnes trisomiques ne méritent pas de vivre.

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La crise actuelle de l’Église catholique s’explique par la disparition du discours sur les « fins dernières »

Suite de l'entretien avec l'abbé Debris, auteur de De choses et d’autres. Le surnaturel dans la vie de Zita (lire le début ici).

D'où viennent les anecdotes de ce manuscrit ?

DebrisJ’ai souhaité ajouter au titre De choses et d’autres, donné par Zita elle-même (Allerlei und Anderes), un sous-titre plus clair du contenu de ce manuscrit : Le surnaturel dans la vie de l’impératrice Zita. Ce livre inédit contient 139 récits rapportant 155 histoires surnaturelles que l’Impératrice vécut elle-même, ou qui lui furent rapportés par son entourage proche (grands-parents, parents, frères et sœurs, enfants, amis). Leur datation, loin d’être toujours indiquée, remonte pour le cœur de la phase rédactionnelle à la période mai 1955-avril 1957 et plus largement, entre août 1950 et novembre 1973.

Zita était une femme à la foi profonde et véritablement catholique. Elle savait pertinemment que le monde visible dans lequel nous vivons (l’ici-bas) ne recouvre qu’une petite partie de la réalité, à côté de l’au-delà. Ce monde invisible recouvre trois sphères correspondant à trois possibilités : le Paradis, son antichambre, le Purgatoire (ultime temps de purification) et l’Enfer.

L’Église catholique, par l’étude des ‘signes’ et des miracles pour les causes de béatification et canonisation, reconnaît clairement que des phénomènes surnaturels font partie de la vie des saints : qu’il s’agisse de l’apparition des stigmates du Christ sur certains, de dons de prophétie, de bilocation, de guérisons. Même quelquefois, des défunts qu’on suppose saints (admis au Paradis, purifiés), interviennent pour éviter à leur famille des accidents

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