Archives par étiquette : Daech

Les derniers combattants de Daech lancent un raid meurtrier dans le sud de la Syrie

Analyse d'Antoine de Lacoste :

L’Etat islamique agonise dans le sang. Quelques centaines de ses combattants ont lancé une série de raids éclairs le 25 juillet dernier contre plusieurs villages du sud de la Syrie, dans la province de Soueïda, faisant plus de 250 morts.

Cette province avait été épargnée par les combats jusqu’à présent. Mais sa proximité avec le désert la met maintenant en danger car c’est là que se cachent les lambeaux de Daech ; d’autres résidus sont actifs plus à l’est, de part et d’autre de Deir ez-Zor.

La tactique utilisée a été classique : des kamikazes conduisant des camions (ou à pied parfois), se font sauter à proximité d’un barrage de soldats ou de villageois armés puis, profitant de la confusion, les autres islamistes entrent dans les maisons et assassinent leurs habitants ou mitraillent dans les rues, au hasard.

Ce sont les druzes qui ont payé le plus lourd tribut cette fois. De nombreux villages de cette région sont en effet  habités par cette communauté, très présente dans le sud de la Syrie, jusqu’au plateau du Golan et en territoire israélien.

Les druzes ont toujours été à part en Syrie, comme ailleurs. Très soucieux de leur identité et de leurs traditions, ils forment un clan soudé. La guerre en Syrie a pourtant été l’occasion de désaccords en son sein. Une grande partie est restée neutre ou fidèle à Bachar, mais d’autres ont participé aux premières manifestations anti Bachar à Deraa en 2011. Un groupe rebelle a même été

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Les projets secrets de Daech pour semer la terreur en France

Pendant que le ministère de l'Intérieur interpelle des pères de famille qui se préparent visiblement à se défendre, l'Etat islamique se prépare à envoyer des adolescents-soldats ayant grandi en Syrie commettre des attentats en France. Ces "Lionceaux du Califat" ont grandi en Syrie, ont été recrutés par l'Etat islamique et ils seraient au coeur d'un projet secret mené par l'organisation terroriste. Ce projet serait même entré en phase opérationnelle. Les détails font froid dans le dos :

  • Recruter des enfants ayant grandi en Syrie.
  • Attendre qu'ils grandissent pour qu'ils deviennent "méconnaissables", "pour pas qu'il y ait de reconnaissance faciale".
  • Une fois passée l'adolescence, les envoyer en France commettre des attentats.

L'Etat islamique envisagerait aussi de commettre des attaques dans les campagnes françaises.

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Les ultimes combats de Daech dans la banlieue de Damas

D'Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

1200px-Battle_of_Damascus_map.svg"Les médias européens en parlent peu, et pourtant…

Après les combats de la Ghouta contre Al-Nosra et Jaych al-Islam, ponctués par la provocation de l’attaque chimique qui a valu à la Syrie le grotesque bombardement du trio Trump-Macron-May, l’armée syrienne a achevé son dernier combat pour libérer Damas et sa banlieue.

Car au sud de la capitale, à dix kilomètres à peine, Daech tenait son dernier bastion urbain : le camp palestinien de Yarmouk et ses quartiers alentour, notamment la ville d’Hajar Asswad. Au moins 2.000 combattants et leurs familles, qui avaient progressivement reconquis cette zone au détriment des autres groupes islamistes, impitoyablement éliminés, administraient cette zone.

Les Palestiniens, présents dans ce camp depuis 1948 et leur expulsion de Palestine par les Israéliens, se sont divisés sur cette affaire : une partie a rejoint les islamistes, l’autre a combattu aux côtés de l’armée syrienne.

Celle-ci a lancé l’offensive il y a un mois, aidée de l’aviation russe. Le Hezbollah libanais et les Iraniens ont semblé absents des combats qui, au sol, se sont donc passés essentiellement entre Syriens. En effet, pour une fois, les combattants de Daech comptaient peu de volontaires étrangers. Les combats ont été meurtriers : plusieurs centaines de morts de chaque côté. Les hommes de Daech ont vendu chèrement leur peau et l’on sait bien que ce sont de redoutables combattants. Leurs snipers, en particulier, ont été très efficaces. Mais l’armée syrienne a pu mettre en ligne de nombreux soldats, libres maintenant de

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Un ex-chef de Daech se cachait parmi des immigrés

Capture d’écran 2018-04-29 à 16.58.11Le 27 avril, Kasir al-Haddawi, un proche du chef de l'Etat islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, a été arrêté à Izmir à l’ouest de Turquie, alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un bateau de migrants syriens en direction de la Grèce.

Kasir al-Haddawi serait responsable du massacre de 700 civils à Deir ez-Zor, en août 2014. Les autorités turques pensent que cette arrestation aurait empêché une attaque potentielle au cœur de l'Europe…

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Poursuivre Marine Le Pen pour les photos de Daech est liberticide

Une fois n'est pas coutume, c'est sur le site de Médiapart que René Monzat condamne fermement  la mise en examen scandaleuse de Marine le Pen :

Napalm"La nouvelle de l’inculpation de Marine Le Pen pour "diffusion d’images violentes" m’a fait bondir.

D’abord car je ne connaissais pas l’article 227-24 du code pénal qui depuis la loi de 2014 ( LOI n°2014-1353 du 13 novembre 2014 – art. 7 ) amalgame l’incitation au terrorisme et quatre autres motifs distincts d’incrimination : « Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur. »

Le caractère aussi absurde que liberticide de cette loi est patent s’il elle est appliquée au-delà de son objet de protection des mineurs (…) Mais revenons à Marine le Pen : elle ne soutient ni ne promeut Daech. Si elle avait utilisé les images révulsantes d’exécutions et supplices perpétrés par Daech pour appuyer des thématiques xénophobes ou islamophobes, dont son parti en est familier, il faudrait répondre, voire attaquer en justice sur le terrain de l’appel à discrimination.

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La justice dit bienvenue à Daech en France

Unknown-25Curieux message que la justice française envoie aux terroristes islamistes : alors que 4 ans de prison avaient été requis contre lui, Jawad Bendaoud, poursuivi pour «recel de malfaiteurs terroristes», a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris.

Le parquet a aussitôt fait appel de cette décision. 

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Un Britannique qui a combattu Daech poursuivi pour terrorisme

Lu ici :

"L’ancien soldat britannique James Matthew comparaît ce mercredi devant un tribunal à Londres, en vertu de la loi sur le terrorisme. A 43 ans, il a passé plusieurs années en Syrie mais il s’est battu aux côtés des forces kurdes des YPG (Unités de protection du peuple) qui affrontent Daech.

Selon le Telegraph, Scotland Yard a précisé qu’il était poursuivi pour « avoir fréquenté un ou plusieurs endroits en Irak et en Syrie où l’instruction ou la formation ont été dispensées pour préparer à des attaques terroristes ».

Ce n’est pas la première fois que des Britanniques ayant combattu contre Daech reviennent chez eux et sont interrogés, mais les charges retenues contre James Matthew sont une première. Alors que la Turquie estime que les YPG, extension syrienne du PKK, considérés comme terroristes par Ankara et interdits au Royaume-Uni, les autorités britanniques jugent que ceux qui ont combattu peuvent être « encore vulnérables à la radicalisation et représenter un risque potentiel pour la sécurité » (…)

Des Français combattent également auprès des Kurdes contre Daech. Certains d’entre eux, potentiellement considérés comme des mercenaires, pourraient aussi avoir à s’expliquer devant la justice lors de leur retour en France."

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La coalition occidentale a protégé la fuite des islamistes de Daech

Capture d’écran 2017-11-15 à 20.57.09Dans une enquête publiée lundi, la BBC dévoile les détails d’un accord secret, qui a permis à des centaines de combattants de l’État islamique et leurs familles de fuir la ville syrienne de Raqqa, sous les yeux de la coalition occidentale et des forces kurdes, qui contrôlent l’ex-bastion du groupe terroriste. Le convoi comprenait des cadres de Daech et des dizaines de djihadistes étrangers.

Depuis, la coalition américano-britannique, alliée aux Forces démocratiques syriennes (rebelles anti-Assad), a tout fait cacher au monde son accord secret. Les camions du convoi de six à sept kilomètres de long ont transporté environ 4 000 personnes, dont des femmes et des enfants, mais aussi des tonnes de munitions.
 

À la lumière des révélations de la BBC, la coalition a depuis reconnu son rôle dans l’accord. Plusieurs témoins ont entendu des avions de chasse, parfois des drones, suivre la colonne de véhicules. La coalition a reconnu avoir supervisé depuis les airs le convoi, qui a achevé son parcours en territoire djihadiste, dans un village entre Markada et Al-Souwar.

Parmi les fuyards, il y avait plusieurs citoyens français. Abou Basir al-Faransy explique :

“Certains de nos frères français ont quitté le groupe pour la France pour y mener des attaques dans ce qu’on pourrait appeler le ‘Jour du Jugement’”.

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La coalition occidentale a protégé la fuite des islamistes de Daech

Capture d’écran 2017-11-15 à 20.57.09Dans une enquête publiée lundi, la BBC dévoile les détails d’un accord secret, qui a permis à des centaines de combattants de l’État islamique et leurs familles de fuir la ville syrienne de Raqqa, sous les yeux de la coalition occidentale et des forces kurdes, qui contrôlent l’ex-bastion du groupe terroriste. Le convoi comprenait des cadres de Daech et des dizaines de djihadistes étrangers.

Depuis, la coalition américano-britannique, alliée aux Forces démocratiques syriennes (rebelles anti-Assad), a tout fait cacher au monde son accord secret. Les camions du convoi de six à sept kilomètres de long ont transporté environ 4 000 personnes, dont des femmes et des enfants, mais aussi des tonnes de munitions.
 

À la lumière des révélations de la BBC, la coalition a depuis reconnu son rôle dans l’accord. Plusieurs témoins ont entendu des avions de chasse, parfois des drones, suivre la colonne de véhicules. La coalition a reconnu avoir supervisé depuis les airs le convoi, qui a achevé son parcours en territoire djihadiste, dans un village entre Markada et Al-Souwar.

Parmi les fuyards, il y avait plusieurs citoyens français. Abou Basir al-Faransy explique :

“Certains de nos frères français ont quitté le groupe pour la France pour y mener des attaques dans ce qu’on pourrait appeler le ‘Jour du Jugement’”.

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Des antifas anti-Trump entretiendraient des liens directs avec Daech et Al-Qaïda

Selon un rapport du FBI :

197893_5 Il y a des preuves accablantes qui montrent clairement qu’il existe des liens croissants entre les « antifas » américains anti-Trump et l’Etat islamique, ainsi que plusieurs groupes islamistes », selon le rapport du FBI, qui a été remis au directeur intérimaire Andrew McCabe le 11 juillet. 2017, et qui est publié pour la première fois dans un livre All Out War: The Plot to Destroy Trump écrit par Edward Klein, ancien journaliste à Newsweek et à New York Times Magazine. Ce rapport du FBI montrerait les efforts des terroristes islamistes pour recruter des activistes radicaux américains anti-Trump.

« C’est le plus grand défi pour les forces de l’ordre depuis le Weather Underground et le Black Panther Party », dirait le rapport du FBI. L’été dernier, le FBI a dépêché un groupe de travail en Europe pour surveiller les manifestations massives organisées par des groupes radicaux, comme le contingent allemand Antifaschistische Aktion, pour protester contre la présence du président Trump à la réunion du G20 en Allemagne. « Le groupe de travail a couvert la réunion du G20 à Hambourg, a étudié les informations fournies par les autorités locales et en a déduit que des groupes anarchistes d’extrême-gauche s’étaient rendus en Allemagne et avaient pris part aux violences ». « Il y a aussi des preuves de rencontres entre ces individus et des associés de l’Etat islamique. Il y a un besoin urgent de surveiller de près ces individus identifiés. »

Les agents envoyés par le FBI ont

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Adoption de la Résolution « Poursuivre et punir les crimes contre l’humanité voire l’éventuel génocide commis par Daech ».

L’ECLJ se réjouit du débat qui a eu lieu ce jeudi 12 octobre à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à Strasbourg et de l’adoption de la Résolution « Poursuivre et punir les crimes contre l'humanité voire l'éventuel génocide commis par Daech ». Ce vote marque une nouvelle étape dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Cette Résolution recommande aux États européens d’entamer des poursuites judiciaires devant les juridictions nationales et internationales à l’encontre des personnes ayant participé aux crimes commis par « Daech » sur les minorités religieuses en Syrie et en Irak.

Précédemment, cette même Assemblée ainsi que le Parlement européen avaient reconnu que les crimes commis contre les minorités religieuses, notamment chrétiennes, en Syrie et en Irak, constituaient un génocide. L’ECLJ avait œuvré en ce sens. L’ECLJ a ainsi adressé le 10 juillet 2017 une lettre d’alerte au Conseiller spécial aux Nations unies pour la prévention du génocide, M. Adama Dieng, concernant la situation en Syrie et en Irak. L’ECLJ encourageait la mise en œuvre de mesures juridiques rapides pour faire cesser les crimes commis par « Daech » dans ces pays.  Dès le 12 septembre 2017, M. Dieng répondait à cette lettre et déclarait :

« Je partage avec [l’ECLJ] la conviction que, étant établi que les actes commis par [« l’État islamique »] sont constitutifs de crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ils devraient être examinés et poursuivis par les Cours et tribunaux compétents et indépendants.»

Face à l'absence actuelle de mécanisme judiciaire international qui soit en mesure de poursuivre

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