Archives par étiquette : culturel

Avortement et combat politique ou culturel : quand La Croix s’emmêle

Cutting ribbon for web Le quotidien La Croix du 12 juin annonce l’ouverture dans le diocèse d’Edimbourg d’un centre « pro-life », en commentant que l’objectif du centre est de coordonner une campagne anti-avortement.

Un tour sur le site internet du diocèse montre que ce centre a pour but de développer une culture de vie. C'est l'archevêque qui, l'année dernière, a initié la création de ce Centre Pro-Vie dans le cadre d'une réforme globale de sa curie. Ce Centre permettra de coordonner au sein de l'Archidiocèse les questions pro-vie, diffusant des informations, des idées et des encouragements, notamment au sein des paroisses.

Nous sommes gourmands de lire la justification de Guillaume Goubert quant à l'attachement au combat culturel pro-vie du quotidien La Croix…

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Exposition exceptionnelle sur les peintres russes non conformistes au Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe

Couv VSAlors que l’on célèbre le centenaire de la révolution sanglante de 1917, l’exposition sur les peintre russes non-conformistes rend hommage à tous ces artistes héroïques qui résistèrent au nom de la liberté, avec leurs pinceaux et leur volonté : Chemiakine, Rabine, Neizvestnyi, Boulatov, Titov, Nemoukhine, Zverev…

Qu’on les appelle « non officiels » « deuxième avant-garde », « dissidents », «underground» ou encore «non conformistes», les peintres russes qui s’opposèrent, au péril de leur vie, à partir de la fin des années 1950 aux canons formels de l’art officiel soviétique – le tristement célèbre réalisme socialiste – ont profondément marqué l’histoire de la Russie.

Exposée pour la première fois en France, la collection privée de Victor Scherrer est consacrée aux peintres russes « non conformistes », pour certains contraints à l’exil après l’« Exposition des Bulldozers » de 1974 et pour d’autres pourchassés par le régime soviétique, entre 1959 et son effondrement, symbolisé par la chute du mur de Berlin en 1989. Cette collection unique témoigne de ces trente années de trou noir dans l’histoire culturelle russe. Peintres méprisés, bafoués ou persécutés, avec leurs oeuvres confisquées ou détruites, ces artistes sortent aujourd’hui de l’oubli et de l’ombre pour remplir ce vide laissé dans l’histoire de l’art russe. La saga non conformiste marque ainsi la naissance d’un mythe. Un mythe mobilisateur pour la peinture et les peintres du XXIe siècle.

CentreOrthodoxe-9Cette exposition exceptionnelle est organisée par Grégoire Boucher, directeur des éditions TerraMare, sous le patronage de Monseigneur Nestor, Évêque de

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Patrick Buisson : “La droite paie le mépris dans lequel elle a toujours tenu la bataille des idées et le combat culturel.”

Patrick Buisson a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extraits :

Unknown-2Pourquoi la droite et le Front national se montrent-ils aujourd’hui incapables de faire émerger une véritable opposition ?

Parce que l’un et l’autre se dérobent au bon diagnostic. L’élection de 2017 aura mis à bas leurs vieux schémas. La droite et le FN ont fait la démonstration, chacun à leur tour, de leur incapacité à reconquérir ou à conquérir le pouvoir sur la base de leurs seules forces. Faute d’avoir su opérer la nécessaire clarification idéologique, la droite ne peut plus se prévaloir du bénéfice automatique de l’alternance. Elle a perdu l’élection imperdable et à moins qu’elle ne sache se réinventer, on ne voit pas pourquoi elle ne perdrait pas les élections qui viennent. Le FN, de son côté, faute d’avoir su construire une offre politique crédible, est resté ce qu’il a toujours été : le meilleur allié du système, son assurance vie. Englués dans des logiques d’appareils, Les Républicains comme le FN sont aujourd’hui dans une triple impasse : idéologique, stratégique, sociologique. Mais, pour rien au monde, ils ne voudront l’admettre. Je crains que cela ne débouche sur des désillusions encore plus cruelles.

Les Républicains ont entamé un véritable chantier de refondation. Par quoi doivent-ils commencer ?

Par tordre le cou aux incantations rituelles autour du “rassemblement”, mot-valise qui la leste comme un impedimentum. Le rassemblement appartient à l’ordre des moyens, ce n’est pas une fin en soi. Or, voici des lustres que, pour la droite,

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Sébastien Chenu (FN) reconnait l’héritage culturel de l’Eglise en France

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Nicolas Dhuicq : “le combat est essentiellement culturel”

Nicolas Dhuicq a été battu dans l’Aube aux élections législatives dans la seule triangulaire de France. Bruno Subtil (FN) s'était maintenu alors que Nicolas Dhuicq n’avait pas appelé à battre Marine le Pen au 2nd tour de la présidentielle. Il répond à Minute :

Unknown"J’ai toujours respecté les électeurs du Front national, et aussi ce candidat. C’est aussi par respect des électeurs que je n’avais pas donné de consigne de vote à la présidentielle – il faut arrêter de prendre les électeurs pour des enfants. C’est à moi de penser, en tant que politique, pourquoi les gens votent pour Marine le Pen. Surtout, l’ennemi absolu était le programme d’Emmanuel Macron : un programme extrêmement dangereux pour la France qui, après avoir détruit le langage pendant la campagne présidentielle, est en train de détruire le politique. La stratégie intelligente de la part du candidat du FN aurait été d’appeler à voter pour le candidat qui s’est battu depuis des années avec quelques poignées de députés pour défendre une certaine idée de la France sur des sujets majeurs.

Pensez-vous que le programme du Front national était un programme de droite ?

Non, et c’est toute la contradiction interne de ce parti. Marine Le Pen a proposé au niveau macro-économique le programme commun de la gauche de 1981, dont chacun sait qu’il était intenable – il était plutôt d’inspiration crypto-marxiste ! Elle ne proposait pas, comme je le faisais, la suppression de la Commission européenne ou sa transformation en organe de conseil du

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Le combat contre la loi Taubira est civilisationnel et culturel

De Fabien Bouglé, Conseiller municipal de Versailles – Groupe d’opposition Versailles Familles Avenir, sur Boulevard Voltaire :

LMPT-1200x660"Cela fait maintenant presque deux ans que nous n’avions pas manifesté pour rappeler au gouvernement qu’on ne lâche rien pour l’abrogation de la loi Taubira et la défense de la famille ! 

LMPT a donc proposé d’organiser cette manifestation le 16 octobre et nous nous félicitons de ce regain d’actions populaires à la veille des scrutins importants que constituent les élections présidentielles et législatives. 

Il est absolument nécessaire de rappeler à la gauche et à la droite que nous ne lâchons rien sur ces questions. Notre mollesse, notre manque de détermination conduiraient nos élus à une lâcheté programmatique en la matière.

Lors de la promulgation de cette loi, Mme Taubira, alors garde des Sceaux, avait parlé de « changement de civilisation ». C’étaient, là, des mots forts qui entérinaient une vision déviante du mariage et annonçaient l’inéluctable marchandisation des mères, des enfants et des familles. 

En réalité, la loi Taubira constitue la clef de voûte d’une politique agressive et néfaste contre les familles vues comme socle d’une société civilisée. Elle n’est pas simplement une loi visant à prendre acte de l’amour homosexuel : c’est une loi de haine contre le modèle de société ancestrale d’union d’un homme et d’une femme pour la perpétuation des générations. 

C’est d’ailleurs cela qui, pendant deux ans, a soulevé en masse les manifestants qui n’ont pas compté leurs week-ends pour maintenir allumée la flamme de la résistance face à cette entreprise de

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JF Poisson : “L’enjeu politique majeur de notre pays est d’ordre culturel”

Dans Valeurs Actuelles, Jean-Frédéric Poisson revient sur les propos de Manuel Valls qui a fait le constat de la progression du salafisme en France. Extrait :

"On ne peut que saluer la lucidité soudaine de Manuel Valls sur la présence du salafisme et sa propagation à une vitesse vertigineuse partout en France. Et pourtant… Comment ne pas s’étonner de ces déclarations du Premier ministre sur une situation dont il est co-responsable avec tous ceux qui nous gouvernement depuis quarante ans ?

Que cette posture d’un jour ne fasse pas oublier ce que les socialistes ont nié de notre culture, l’estompant jusqu’à l’effacement de notre identité. Ne perdons pas la mémoire de ce qu’ils ont fait pour que les Français aient honte de leur histoire, de leur patrimoine, de leur orthographe même. Ne minimisons pas ce qu’ils ont rendu ringard puis impossible dans la transmission, fragilisant la pérennité de notre civilisation. Comment ne pas frémir face un tel aveu alors que les dirigeants socialistes assènent que le cadre national est dépassé, que la fusion des peuples est un progrès, que l’identité est nécessairement un asservissement et que la vocation de la France serait de devenir un pays multiculturel ? […]

Ce sont ces mêmes qui prétextent d’un impérieux combat contre les radicalisations les plus dures de l’islam pour s’engouffrer dans un laïcisme laminant l’existence du fait religieux. Plutôt que de nier le besoin de transcendance, nous devrions essayer de mieux comprendre la manière dont on peut aider l'Islam à engager les

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Charlie Hebdo appartiendrait donc au patrimoine culturel français ?

La question doit être posée puisque le ministère de la Culture twitte ce qui suit, un appel à acheter le numéro spécial de Torchon Hebdo tiré à 1 million d'exemplaires le 6 janvier.

Le ministère de la Culture a tout de même oublié que Noël appartient aussi au patrimoine culturel français, à défaut de mieux, et n'a pourtant pas jugé bon de souhaiter un Joyeux Noël à ceux qui le financent. Joyeux Charlie Hebdo, Fleur Pellerin.

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La théorie du Genre est un projet préparé pour saper l’Occident sur le plan moral et culturel

Jeanne Smits a longuement interrogé le Dr Anca-Maria Cernea, le médecin roumain qui a suivi l'ensemble du synode sur la famille en tant qu'observatrice, pour L'Homme nouveau. Elle explique notamment comment elle avait le sentiment d'être en présence d'une « minorité léniniste » qui voulait faire avancer son ordre du jour révolutionnaire au sein même de l'Eglise. Jeanne Smits avait déjà traduit son intervention au synode. Extrait de l'entretien donné à L'Homme Nouveau :

Une-1601"[…] La théorie du Genre n’est pas une politique américaine par définition. Je crois qu’il est important de la voir dans le contexte de l’École critique – un autre nom de l’École de Francfort. Judith Butler, la fondatrice de la théorie du Genre, s’inscrit officiellement dans cette École critique qui provient de l’École de Francfort. Et celle-ci a ses origines dans la période des années 1920. C’est un projet du Komintern, explicitement préparé pour saper l’Occident sur le plan moral et culturel. Il s’agissait de détruire la résistance morale des pays occidentaux, en vue de la Révolution : c’étaient les Russes qui préparaient la conquête du monde entier pour instaurer la société communiste.

Il y a eu des personnages très importants pour les débuts de cette tendance : Georg Lukács, un grand intellectuel hongrois malheureusement communiste, un personnage très subtil, qui a conçu ce projet. Puis cela a été la tâche de Willi Münzenberg, le chef du parti communiste allemand, qui s’est occupé de poser les fondations de l’École de Francfort. En même

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La théorie du Genre est un projet préparé pour saper l’Occident sur le plan moral et culturel

Jeanne Smits a longuement interrogé le Dr Anca-Maria Cernea, le médecin roumain qui a suivi l'ensemble du synode sur la famille en tant qu'observatrice, pour L'Homme nouveau. Elle explique notamment comment elle avait le sentiment d'être en présence d'une « minorité léniniste » qui voulait faire avancer son ordre du jour révolutionnaire au sein même de l'Eglise. Jeanne Smits avait déjà traduit son intervention au synode. Extrait de l'entretien donné à L'Homme Nouveau :

Une-1601"[…] La théorie du Genre n’est pas une politique américaine par définition. Je crois qu’il est important de la voir dans le contexte de l’École critique – un autre nom de l’École de Francfort. Judith Butler, la fondatrice de la théorie du Genre, s’inscrit officiellement dans cette École critique qui provient de l’École de Francfort. Et celle-ci a ses origines dans la période des années 1920. C’est un projet du Komintern, explicitement préparé pour saper l’Occident sur le plan moral et culturel. Il s’agissait de détruire la résistance morale des pays occidentaux, en vue de la Révolution : c’étaient les Russes qui préparaient la conquête du monde entier pour instaurer la société communiste.

Il y a eu des personnages très importants pour les débuts de cette tendance : Georg Lukács, un grand intellectuel hongrois malheureusement communiste, un personnage très subtil, qui a conçu ce projet. Puis cela a été la tâche de Willi Münzenberg, le chef du parti communiste allemand, qui s’est occupé de poser les fondations de l’École de Francfort. En même

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