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Raphaël Enthoven fait son mea culpa : “Tout procès d’intention condamne, à l’avance, l’accusateur lui-même”

Mardi, Raphaël Enthoven affirmait que la nouvelle traudction du "Notre Père" était islamophobe, car le mot "soumettre" était enlevé.

Aujourd'hui il a fait son "mea culpa" : "Tout procès d’intention condamne, à l’avance, l’accusateur lui-même". Il a précisé que son accusation gratuite était invérifiable. Le débat sur cette formule date tout de même de plusieurs dizaines d'années.

En 1969, l’abbé Jean Carmignac publia sa thèse « Recherches sur le Notre Père », qui reste une référence majeure. Lors qu’il tente de s’opposer à certains points de la traduction du nouveau lectionnaire français, son analyse de la sixième demande du Pater sera la première à faire suspecter un caractère blasphématoire dans la traduction œcuménique de 1966. Les évêques français, plutôt que de céder à l’idée de l’abbé Carmignac, car cette idée a été reprise par le mouvement traditionaliste, se sont appuyés sur le travail de l’exégète Jean Delorme, qui cherchait un consensus, pour réconcilier tout le monde. « Ne nous laisse pas entrer en tentation. » n’est ni impératif (« ne nous introduis pas ») ni permissif («ne permets pas… »). Et cette formule laisse entière la possibilité de l’interprétation traditionnelle : « ne nous laissez pas succomber à la tentation. ».

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PMA : les candides feront-ils leur mea culpa ?

De Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire :

“[…] Pas de quoi tomber à la renverse, demander ses sels, s’éventer, pousser des « oh » et des « ah », car comme le rappelle Marlène Schiappa, c’était « un engagement de campagne d’Emmanuel Macron ». Ceux qui ont voté pour lui ne peuvent s’estimer trahis, on ne leur avait rien caché.

Il n’y avait que quelques candides patentés pour s’illusionner, pour prendre leurs désirs pour des réalités : « Après la fracture sur ce sujet provoquée par le quinquennat de François Hollande, les catholiques espèrent qu’Emmanuel Macron, qui a fait de la “bienveillance” et de “l’apaisement” des engagements de campagne, tiendra désormais sa promesse d’une France réconciliée », écrivait d’une plume angélique un journaliste de La Croix le 13 août dernier. Un sociologue des religions, Philippe Portier, croyait même pouvoir affirmer dans le même journal que le nouveau Président serait « très prudent » sur ces sujets de société qu’« il [toucherait] d’une main tremblante ». On voit. Au bout de six mois, la fleur au fusil, c’est parti pour la PMA ! Ce sociologue est vraiment visionnaire. Rappelez-moi de lui faire signe quand on n’aura besoin de rien.

Quant à la droite, on se demande comment elle va affronter la chose :

“En théorie, en rangs serrés sur le pavé, la droite tient là l’occasion de se reconstituer. Par opposition négative, faute d’y réussir par adhésion positive. Les clivages sont autant de points d’ancrage, et l’homme

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