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La question principale consiste à savoir si l’Europe pourra rester le continent des Européens

Traduction de quelques extraits du compte rendu officiel du discours de Viktor Orban en clôture de l’université d’été et camp d’étudiants de Tusnádfürdő, le 21 juillet.

Tn496c0"(…) Pour illustrer l'ampleur du changement au cours de la dernière année, il a noté que si le premier discours majeur du président américain Barack Obama à l’étranger avait été au Caire en 2009, le premier discours important de Donald Trump à l'étranger a été à Varsovie, où il a demandé que « tous se battent comme les Polonais – pour la famille, pour la liberté, pour le pays et pour Dieu ». L'émergence de Trump, a-t-il ajouté, a rendu visible la lutte entre l’élite supranationale ou « globale » – et les dirigeants nationaux patriotes. Dans cette lutte, a déclaré M. Orbán, la Hongrie est du bon côté: celui des patriotes. (…)

Il a souligné qu'un pays pour être fort ne peut pas être en déclin démographique, car seuls les pays qui sont biologiquement capables de se maintenir survivront. Pour que la Hongrie devienne un tel pays, le nombre moyen d'enfants par famille devrait être de 2,1. L’Etat ne peut y aboutir qu’en créant un environnement familial, a-t-il expliqué. L'argent que la Hongrie consacre au soutien à la famille est pris de sociétés multinationales sous la forme d'un certain nombre de taxes, a-t-il souligné. (…) « Nous prenons une partie de leurs gros bénéfices pour le donner à ceux qui travaillent et élèvent des enfants, assurant ainsi l'avenir de la nation », a-t-il expliqué. (…)

En

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La charité réelle consiste à s’opposer au Grand Remplacement

Extrait d'un communiqué de Jacques Bompard à propos de son opposition à l'immigration :

"(…) La charité imposerait d’accepter silencieusement cette invasion en la maquillant de bons sentiments. Disons-le tout net : les anathèmes visant ceux qui cherchent à protéger une Civilisation, un équilibre national et une identité sont abjects.

La politique n’est pas une science de la morale, qui concerne la libre conversion et le consentement prudent au don de chacun, mais bien une praxis inscrite dans la réalité. La politique n’est pas un assemblage d’images chocs cherchant à instrumentaliser l’émotion légitime devant les être fracassés par notre monde. La politique consiste en une reconsidération totale de la réaction à apporter à ces enjeux mondiaux.

On ne peut remettre en cause la marchandisation du monde sensible dans les attentats faits contre la Vie (GPA, avortement de masse, euthanasie) et utiliser la « moraline » des destructeurs de l’ordre naturel pour encourager directement ou indirectement le déracinement populations entières. J’adhère parfaitement au discours du pape François à Lampedusa : l’Europe et le monde doivent voir avec consternation et pitié les embarcations d’immigrés sombrant en Méditerranée. Je ne remets certainement pas en cause ceux qui font preuve de bonté à Calais, je ne veux cependant pas oublier celles qui sont violentées dans le même temps. Mais cette honte n’a de sens que si elle permet de reconsidérer les racines profondes de ce mal : guerres impérialistes en Syrie, en Libye, en Irak ou en Afrique, dictature du cosmopolitisme financier sur

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La contribution de l’Eglise à l’Europe consiste dans la restauration des fondements naturels de la vie humaine

Le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, s'exprimait à l'occasion de la journée de commémoration du 50e anniversaire de la proclamation de saint Benoît patron de l'Europe, qui s'est tenue le samedi 25 Octobre à Nurcie. Extraits de la traduction de Benoît-et-moi :

"Depuis qu'a commencé – initié par les grands Européens et catholiques Adenauer, De Gasperi et Schuman – le processus d'unification européenne, dans les conférences, les publications, et ainsi de suite, on évoque les racines chrétiennes de l'Europe, de cette Europe dont l'identité spirituelle et culturelle, qui s'est développée durant ces deux millénaires, remonte à un héritage garanti par les noms d'Athènes, Jérusalem et Rome. La Mecque et Médine, on n'en parlera pas dans ce contexte.

Mais ce n'est pas de cela que nous allons traiter aujourd'hui. Nos yeux se tournent plutôt vers l'avenir, et nous nous demandons : quelle contribution peut donner l'Eglise catholique – qui nous a transmis cet héritage et continue de nous le transmettre encore aujourd'hui – pour façonner l'Europe de demain, afin qu'elle devienne digne de l'homme, humaine, et corresponde donc ainsi à la volonté du Créateur?

N'oublions pas non plus que l'Eglise est non seulement annonciatrice de l'Évangile de Jésus-Christ, mais elle s'est toujours également considérée comme la gardienne du patrimoine spirituel naturel, du vrai, du beau et du bon. La grâce présuppose la nature. C'est pourquoi avant même l'annonce de l'Évangile de Jésus-Christ, la contribution de l'Eglise à l'avenir de l'Europe consiste dans la restauration –

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L’adoption consiste à rendre un père et une mère à l’adopté

Communiqué de presse du Collectif les Adoptés pour l’Enfance :

"Le collectif Les Adoptés pour l’Enfance apprend par la voix de l’association AEC qu’en date du 29 avril le Tribunal de Grande Instance de Versailles a rendu le premier jugement en France refusant l’adoption de l’enfant du conjoint pour une couple des femmes au motif que cet enfant « a été conçu par le biais d’un protocole de procréation médicalement assistée en Belgique ».

Nous nous réjouissons de cette décision qui rappelle que l’institution de l’adoption est au service de l’enfant et consiste à rendre un père et une mère à l’adopté qui en a été privé par un aléa de la vie. De façon constante, le Collectif s’élève contre le détournement de l’institution de l’adoption opéré par l’adoption de l’enfant du conjoint par les couples de lesbiennes. En effet, ces enfants sont adoptables parce que fabriqués pour cela et en fraude à la loi. Il n’est pas acceptable de fabriquer un enfant en le privant délibérément de son père. Le collectif les Adoptés pour l'Enfance qui défend sans cesse l’intérêt supérieur de l’enfant a rappelé cela à Madame Laurence Rossignol, ministre de la famille, lors de sa rencontre le 24 avril 2014 et se félicite qu’une décision de justice vienne appuyer et éclairer ses propos."

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L’euthanasie ne consiste pas à abréger les souffrances, mais à donner la mort

Le philosophe Bertrand Vergely écrit sur Cyrano :

"L’euthanasie signifie la douce mort. Cette douce mort désigne le fait, pour un médecin, d’abréger les souffrances d’un malade incurable en lui donnant la mort. Beaucoup de personnes voient dans l’euthanasie un moyen de soulager la souffrance de certaines fins de vie. Avant de leur donner raison, il importe de voir ce qu’il y a derrière et ce qui risque d’advenir après si celle-ci est légalisée.

I. LA VIOLENCE

En premier lieu, il importe de rappeler que l’euthanasie ne consiste pas dans le fait simple d’abréger les souffrances d’un malade, mais dans le fait complexe de donner la mort pour abréger les souffrances d’un malade. La nuance est importante. Dans un cas, on a affaire à un geste humanitaire. Dans un autre cas, on est en face d’une violence inouïe. Tant il est vrai qu’il est désastreux de devoir tuer quelqu’un pour abréger ses souffrances.

Le passé témoigne de ce désastre. C’est sur les champs de bataille, quand on ne pouvait pas faire autrement, que l’on achevait les blessés. Par ailleurs, c’est le nazisme qui a formulé le projet d’euthanasier les vieux et les déficients mentaux, ceux-ci étant jugés inutiles et trop coûteux pour la société. La débâcle des champs de bataille. Le nazisme. La mémoire de l’euthanasie est chargée. Si  la mémoire est lourde, le présent l’est tout autant. Le meurtre est interdit par la loi. La peine de mort a été abolie. Qu’on le veuille ou non, avec l’euthanasie,

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