Archives par étiquette : Confusion

Cardinal Burke : “la confusion et l’erreur qui ont conduit la culture humaine sur le chemin de la mort et de la destruction sont également entrées dans l’Eglise”

Le cardinal Raymond Burke a donné le 22 juillet une conférence au 32e Forum annuel « Church Teaches » (« L’Eglise enseigne »), à Louisville dans le Kentucky. Voici des extraits de la traduction du texte intégral de cette conférence, disponible ici dans sa version originale, par Jeaanne Smits (cette traduction n’a pas été officiellement validée par le cardinal Burke) :

[…] Nous vivons les temps les plus troublés qu’aient connus aussi bien le monde que l’Eglise. La sécularisation a ravagé la culture de nombreuses nations, spécialement en Occident, éloignant la culture de sa vraie source qui est Dieu, et de son plan pour nous et pour notre monde. Des attaques quotidiennes et généralisées visent la vie humaine innocente et sans défense, accompagnées d’une violence sans précédent qui en résulte au sein de la vie familiale et de la société en général. L’idéologie du genre toujours plus virulente répand une confusion totale à propos de notre identité en tant qu’homme ou femme, et conduit au malheur profond et même à la destruction de soi de nombreux membres de la société. On assiste également à la négation de la liberté de religion qui tente d’empêcher, sinon d’éteindre totalement, tout discours public à propos de Dieu et de notre nécessaire relation avec Lui. La négation de la liberté de religion s’accompagne de la tentative d’obliger les personnes qui craignent Dieu à agir contre leur conscience bien formée, c’est-à-dire contre la loi de Dieu inscrite dans le cœur de l’homme. Dans les pays supposés libres,

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Ordination des femmes : une revue proche du pape sème la confusion

D'habitude, ce genre de confusion est diffusée par la presse moderniste voire non chrétienne. Mais là, il s'agit de la revue La Civilta Cattolica, dirigée par le jésuite Antonio Spadaro, proche du pape François. Normalement, les articles publiés dans cette revue sont systématiquement relus par la Secrétairerie d'Etat. La confusion est donc immense. Le pape François a déclaré, lors de son retour de Suède et des célébrations du cinq-centenaire de la révolte de Luther :

« Pour ce qui est de l’ordination des femmes dans l’Eglise catholique, saint Jean-Paul II a eu le dernier mot, et il reste d’actualité ».

Point final ? Dans la dernière livraison de La Civilta Cattolica, le rédacteur en chef délégué, le P. Giancarlo Pani conteste cette parole définitive, comme le suggère déjà le titre de son article : « On ne peut pas simplement se référer au passé ». Le P. Pani est très proche du père Spadaro. Voici son raisonnement.

Dans Ordinatio Sacerdotalis, rappelle le P. Pani, Jean-Paul II affirmait de manière « définitive » que l’Eglise n’a aucune autorité « pour conférer l’ordination sacerdotale aux femmes ». La Congrégation pour la doctrine de la foi, interpellée peu après, confirmait que cela appartient au dépôt de la foi, vérité infaillible à laquelle tous les fidèles sont tenus d’adhérer.

L’article du P. Pani évoque ensuite les « difficultés » liées à cette réponse à travers les « tensions dans les relations entre le magistère et la théologie à propos des problèmes liés » :

Unknown-22« Ceux-ci sont relatifs à la théologie fondamentale de l’infaillibilité. C’est la première fois dans l’histoire

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Sécurité et défense : continuum, ou confusion ?

Le Général d'armée (2S) Faugère, ancien inspecteur général des armées, a donné le 11 octobre dernier une conférence dont Politique Magazine donne une intéressante recension.

La notion de continuum sécurité-défense largement mise en avant dans les discours,  entretient la confusion chez nos concitoyens entre militaires (des armées) et forces de l’ordre, et l’on pense que le travail des uns peut devenir le travail des autres. Or, le fait de faire intervenir l’armée devrait marquer une rupture. Il y a une confusion des responsabilités.  (…)

Que l’armée reste le dernier recours, et non un moyen pour combler les défaillances numériques des forces de l’ordre. Tout cela n’est pas très sain. Dans la perspective d’événements encore plus graves, les armées, sur le territoire national, ne peuvent pas être mises à disposition des préfets par voie de réquisition ou de demandes de concours, mais doivent être employées de façon centralisée par le commandement militaire sous l’autorité d’emploi du Premier ministre. On ne peut plus laisser les préfets donner des missions floues ou indéfinies.

 

 

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Orlando, homophobie, islamisme : la grande confusion intellectuelle

Damien Le Guay, philosophe, déplore dans le FigaroVox que les commentaires de la majeure partie des médias sur la tuerie d'Orlando aient mis au second plan l'islamisme et aient insisté sur l'homosexualité des victimes, comme si elles étaient homosexuelles avant d'être américaines. Une bonne analyse :

"Quel ne fut pas mon étonnement, lundi 13 juin au matin, d'entendre, sur une radio du service public (France Culture), tout un débat non pas pour dénoncer un acte terroriste et compatir au sort de victimes particulières, mais pour défendre l'idéologie LGBT et incriminer toutes «les postures religieuses patriarcales», dont la chrétienne, qui seraient le terreau de l'homophobie. Caroline Fourest nous a expliqué qu'aux Etats-Unis «le magistère d'homophobie était exercé par les chrétiens intégristes» (alors que le terroriste se réclamait de l'Etat Islamique) tandis que Serge Hefez, doctement, indiquait que la «haine des homophobes» était provoquée par les remises en cause, par l'homosexualité, «des questions de genre et de l'ordre patriarcal». Pour la première, ce que fit d'Omar Mateen avait une différence de degrés et non de nature avec les convictions religieuses chrétiennes. Dans cette lignée Jean-Sebastien Herpin, secrétaire régional EELV, s'est cru autorité à tweeter lundi 13 juin: «la différence entre la manif pour tous et Orlando? Le passage à l'acte».[…]

Le problème avec ce genre d'interventions est qu'elles font de ces cinquante victimes des membres de «la communauté LGBT» avant que d'être des personnes et des citoyens américains. D'où, un peu partout, sur la tour Eiffel ou en Australie, des marques

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Comme au temps de la crise arienne la confusion est arrivée à son comble

Extrait d'un long commentaire de Mgr Athanasius Schneider à "Amoris laetitia" :

"[…] Depuis déjà un certain temps on constate dans la vie de l´Église dans quelques endroits et lieux le fait de l´abus tacite de l´admission des divorcés-remariés à la Sainte Communion sans leur demander de vivre en continence parfaite. Les affirmations peu claires dans le chapitre VIII de l´AL ont donnés un nouveau dynamisme aux propagateurs déclarés de l´admission des divorcés-remariés à la Sainte Communion en cas singulier. 

On constate maintenant le phénomène que l´abus commence à se répandre davantage dans la pratique en se sentant en quelque sorte légitimé. En outre on constate la confusion en respect de l´interprétation spécialement des affirmations concernées du chapitre VIII de l´AL. La confusion est arrivée à son comble en ce que tout le monde, tant les partisans de l´admission des divorcés-remariés à la Sainte Communion que leurs opposants déclarent : «La doctrine de l´Église en cette matière n´a pas été changée«. 

Tenant dûment compte de différences historiques et doctrinales, notre situation montre quelques semblances et analogies avec la situation de la confusion générale de la crise arienne dans le 4-ième siècle. À l´époque la foi apostolique et traditionnelle dans la vraie divinité du Fils de Dieu a été garantie en moyen de l´expression « consubstantiel« (« homoousios«), dogmatiquement proclamée par le Magistère universel du Concile de Nicée I. La profonde crise de la foi avec la confusion presque universelle a été provoquée principalement par le refus ou l´esquive d´user

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Synode : 3 cardinaux attendent du pape une parole claire suite à la confusion

3 cardinaux disent ouvertement attendre du pape François, au sujet des thèmes discutés au synode, une parole claire et en pleine continuité avec le magistère précédent de l'Église. Extraits des traductions de Benoît-et-moi :

Cardinal Sarah :

"Le Synode a voulu aider et accompagner ces baptisés qui se trouvent dans une situation de vie contraire aux paroles de Jésus. Et il a annoncé que la porte est toujours ouverte pour eux, puisque Dieu ne cesse d'appeler à la conversion et d'agir dans leur cœur pour régénérer leur désir vers la vie pleine que Dieu nous a annoncée.

Certainement, proposer des voies qui ne conduisent pas à cette vie pleine n'est pas "ouvrir les portes". La porte que Dieu ouvre nous conduit toujours à lui, à la demeure où nous pouvons vivre sa vie. Le péché ferme la porte de la vie. Admettre une personne à la communion eucharistique lorsqu'elle vit en contradiction manifeste avec les paroles du Christ signifie ouvrir une porte qui ne conduit pas au Christ, à savoir fermer la vraie porte de la vie. Rappelons-nous: la porte c'est Jésus, l'Église ne peut ouvrir que cette porte; le pasteur qui ne peut pas entrer par cette porte n'est pas un vrai pasteur. Car "celui qui n'entre point par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte

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Confusion générale aux PS et LR

Côté LR, Jean-Pierre Raffarin conteste la consigne de Nicolas Sarkozy et part dans un délire :

«Nous devons reconstruire la République (…) La République est en train de s'effondrer, c'est pour ça qu'il faut des messages clairs. Quand on est troisième on se retire». «Il faut apporter de la chaleur au pays, il ne faut pas prôner la haine (…) Il y a des producteurs de haine et des producteurs de paix. Il faut être du côté des producteurs de paix. Il y a trop de haine aujourd'hui. (…) Quand on peut empêcher le FN, il faut l'empêcher. On ne peut pas laisser le FN s'enraciner en France».

Côté PS, malgré l'injonction de Jean-Christophe Cambadélis, le candidat socialiste en Champagne-Ardenne-Alsace-Lorraine maintient sa position. Jean-Pierre Masseret a refusé de se retirer au second tour.

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Synode : une exhortation apostolique pour sortir de la confusion

C'est le souhait de Thibaud Collin :

P"[…] Loin d’être une troisième voie, ce texte peut donc être vu comme la réponse du synode à la question du pape François, réponse sous forme de « retour à l’envoyeur »; comme si le synode avait refusé de conseiller le pape en se déterminant dans un sens ou dans un autre. D’où la grande confusion actuelle due aux  interprétations contradictoires de ces passages du texte. On pourrait objecter que le texte constitue bien une troisième voie, la solution du for interne et du cas par cas, discerné lors d’un accompagnement pastoral. Mais à lire de près le texte, on constate qu’il n’en est rien. Par exemple, un prêtre pourrait-il légitimement, dans certains cas, donner l’absolution à un fidèle qui demeurerait dans une situation maritale objectivement contradictoire avec le sacrement de mariage? Si tel est le cas, on a du mal à voir en quoi cela ne présupposerait pas une remise en cause de facto de la doctrine de l’indissolubilité et de Familiaris consortio (n°84… lu dans son intégralité).

On dit souvent que le pape François a mis l’Eglise en Exercices spirituels, notamment avec ces deux synodes. Le père Bergoglio avait développé dans un article paru en 1990 une méditation très riche sur « l’unité dans la diversité » et le sens du conflit à partir des Exercices spirituels et des Constitutions de la Compagnie de Jésus. Je cite: « Dans le « mouvement »  de l’esprit, il y a des tensions diverses… mais, et je veux affirmer ici

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La créativité pastorale ne serait rien d’autre que de la confusion généralisée

Nouveau billet du père Ade, secrétaire général de l’Université Catholique d’Afrique Occidentale, sur le synode :

A"Le jour où le Pape Jean-Paul II devait annoncer la création du Conseil Pontifical de la Famille et de l’Institut Pontifical Jean-Paul II, il tombait sous les balles, place Saint Pierre, a récemment rappelé un Prélat africain dans « L’Afrique, la Nouvelle Patrie du Christ ». Ce n’est peut-être pas un hasard quand on voit toute la pression que le monde postmoderne exerce aujourd’hui sur la famille chrétienne pour la détruire, du dehors et de l’intérieur même de l’Eglise. Bien plus que d’autres thèmes pastoraux, celui de la famille constitue un enjeu spirituel majeur. Lorsque le Pape François invitait l’Eglise à entreprendre une marche synodale en deux étapes autour de la question de la famille, il ne l’invitait certainement pas à une promenade de santé, mais sur un champ de combat spirituel.

Tous ceux qui se sont mis en prière depuis lors savent bien qu’il s’agit de combat spirituel ; oui, de combat, mais pas entre deux camps qui s’affronteraient au-dehors (de l’Eglise ou dans l’Eglise), mais à l’intérieur de chaque fidèle du Christ, qu’il soit Pasteur ou simple fidèle laïc. C’est au-dedans de nous que la vérité de l’Evangile nous requiert, nous attire et en même temps nous est présenté comme un poids impossible à porter. C’est au-dedans de nous que nous sentons la miséricorde de Dieu nous solliciter à toujours aller plus loin et en même temps sentons la complicité avec une part peccamineuse

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Nouvelle étape vers la confusion entre le Pacs et le mariage

Le projet de loi de Christiane Taubira "pour une justice du XXIe siècle" prévoit, entre autres, que les Pactes civils de solidarité (Pacs) ne seront plus enregistrés dans les greffes des tribunaux et chez les notaires, mais dans les mairies. L'intention officielle – désengorger les tribunaux – paraît louable, mais l'on notera que cela retirera du travail aux greffiers et non aux juges. Louable, l'aspect financier l'est moins : il s'agit de transférer 2 millions d'euros par an de charges vers les communes, sans que l'on sache s'il y aura compensation.

Mais le véritable enjeu n'est pas là. Au fil des années, le régime fiscal du Pacs a été progressivement rapproché de celui du mariage civil, accordant à ce "sous-mariage" les avantages du mariage, sans l'engagement. Et voilà à présent qu'une forte différence symbolique va s'effondrer : tous les deux seront contractés à la mairie. Prochaine étape : une cérémonie de célébration du Pacs, menée par un officier d'état civil ? Cela se fait déjà, à la demande, dans certaines mairies. Nul doute qu'avec l'enregistrement des Pacs sur place, ces cérémonies vont se multiplier. Avant d'être officialisées et généralisées, via un nouveau projet de loi ?

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Confusion sur l’avortement au Québec

Violemment critiqué par le Planning familial à propos de son projet de restriction de l'avortement, le ministre de la Santé Gaétan Barrette s'est emmêlé les pinceaux pour faire marche arrière :

« le projet de loi 20 n’aura pas d’impact sur l’accès aux avortements »; « les cliniques de planning familial pourront continuer d’exister et d’opérer tel quel ». « Je comprends votre point et j’accepte la critique ».

« Je clarifie une chose pour laquelle je n’ai pas été clair ce matin […] les activités de planning familial sont incluses. [dans les des activités médicales prioritaires]» « Ben ce matin, non ce n’est pas écrit, oui c’est écrit, mais ce n’est pas écrit dans ce détail-là dans le document. Vous avez un point, vous avez raison, il y a des éléments qui mériteraient [d’être clarifiés], et on va le sortir [le règlement] le plus rapidement possible ».

« Il n’y aura pas, au Québec, de limitation d’accès à l’avortement de quelque manière que ce soit, ce n’est pas dans nos intentions et le projet de loi 20 ne fait pas ça. »

Le premier ministre Philippe Couillard est intervenu :

« Le gouvernement n’a aucune intention, directement ou indirectement, de restreindre l’accès libre et gratuit des femmes à l’interruption de grossesse. »

Commentaires (2)

On s'abstiendra de se réjouir lourdement du nom du premier ministre, qui donne pleinement du sens à ses propos.

Rédigé par : GE | 26 mar 2015 14:30:37
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Apparemment plus aucun politicard ne remettra en cause le droit à tuer un

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“Même à l’intérieur de l’Église catholique se manifeste une certaine confusion”

Le cardinal Sarah a terminé sa tournée en France par une audience privée lundi matin avec le Pape François. Il répond à Radio Vatican :

"Ce qui me réjouit, c’est vraiment de voir que la fille aînée de l’Église, quelles que soient les difficultés qu’elle traverse, veut demeurer la fille aînée de l’Église, témoigner de sa foi dans un contexte difficile. Je vois cette volonté à travers les jeunes que j’ai vus, à travers les paroisses que j’ai visitées. J’ai trouvé une Église qui donne de l’espérance et en tout cas pour ma part, j’ai pu dire que l’Église de France est vivante et belle malgré le contexte difficile dans lequel les chrétiens vivent.

Quelles sont les préoccupations exprimées par les catholiques français ? Qu’avez-vous perçu ?

Je crois que nous pouvons sincèrement, humblement, reconnaître qu’il se développe aujourd’hui, notamment en Occident, en France, un relativisme moral et religieux, une grave perte des valeurs, une désorientation des esprits, provoqués, peut-être, par un libéralisme sans limites. Même à l’intérieur de l’Église catholique se manifeste une certaine confusion sur des questions doctrinales, morales ou disciplinaires fondamentales. Je pense que les chrétiens veulent vraiment entendre une parole forte, qui réconforte leurs convictions, leur foi. Benoît XVI avait dit, un mois je crois avant son élection, que la crise que traverse aujourd’hui l’Occident ne s’est jamais vérifiée au cours de l’histoire de l’humanité, le fait d'exclure Dieu. Je crois que la grande difficulté aujourd’hui, c’est de retrouver Dieu, ramener les hommes à Dieu parce que Dieu

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