Archives par étiquette : Confession

Australie : une loi contre le secret de la confession

La tyrannie laïque se met en place :

"Les trois partis représentés à l’assemblée législative du Territoire de la capitale australienne (ACT) ont apporté leur soutien à un projet de loi qui élargit l’obligation de signalement des cas d’abus sexuels sur mineurs faite aux Eglises, en la faisant notamment couvrir également les aveux entendus au confessional. La disposition qui vise spécifiquement le sacrement de la confession de l’Eglise catholique doit entrer en vigueur le 31 mars 2019. Si une possibilité de négociation est prévue avec la hiérarchie catholique dans ce territoire en Australie sur les modalités de sa mise en œuvre, la nouvelle loi a déjà tous les ingrédients de la tyrannie laïque, annonciatrice d’une possible persécution religieuse. Faut-il le rappeler, les prêtres sont obligés sous peine d’excommunication de respecter le secret de la confession, le sceau sacramentel étant ordonné au bien des âmes puisqu’il s’agit notamment de leur assurer l’accès au pardon en vue de leur vie éternelle, sans être arrêtés par la crainte de conséquences ici-bas.

Le vote australien est à ce titre une atteinte directe à la liberté religieuse de l’Eglise catholique et à sa mission vis-à-vis des hommes. Les prêtres de Canberra risquent fort de perdre leur droit d’exemption par rapport à l’obligation de dénoncer crimes et délits. Il s’est trouvé deux élus de gauche pour contester le texte. […]

Certains prêtres ont déjà à fait savoir qu’ils préféreront violer la loi plutôt que de briser le secret de la confession. Mgr Christopher Prowse, archevêque

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Le secret de la confession est absolu

Le dominicain Thomas Michelet, professeur à l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin à Rome, réagit à une interview de Laurent Lemoine publiée par La Vie, dans laquelle il estimait que “Le prêtre n'est pas tenu au secret de la confession s'il refuse l'absolution” » :

-prtA6g8_400x400"Or c’est faux. Il faut être clair : le secret de la confession est absolu, il porte sur l’ensemble de la confession, sans distinguer le pénitent absous de celui qui ne reçoit pas l’absolution. Voici le texte du Code de Droit canonique :

Canon 983, § 1. « Le secret sacramentel est inviolable; c'est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d'une autre manière, et pour quelque cause que ce soit. »
Canon 1388 § 1. « Le confesseur qui viole directement le secret sacramentel encourt l'excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique; celui qui le viole d'une manière seulement indirecte sera puni selon la gravité du délit. »

Le prêtre n’a donc pas le droit de se servir de quoi que ce soit qu’il entendrait dans une confession. En aucun cas, il n’a le droit de dénoncer le pénitent, lui-même ou par d’autres. Si l’État imposait de violer le secret de la confession, il faudrait lui résister, jusqu’au martyre.

Revenons sur les propos exacts du frère : « Le prêtre est ligoté et tenu au silence s’il y a eu sacrement avec absolution. Or, l’absolution peut être refusée. » La conclusion qui vient naturellement à l’esprit est que sans l’absolution, il n’y

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Autoriser les prêtres à se marier et mettre fin au secret de la confession

Capture d’écran 2017-12-15 à 11.26.57Ce sont deux des recommandations de la commission royale australienne sur les réponses institutionnelles aux abus sexuel sur enfants, publiées dans un rapport de 21 volumes contenant 400 recommandations au gouvernement et aux organisations.

Selon cette commission, le droit canonique n’est pas adapté et a contribué à l’échec de l’Eglise catholique à protéger les enfants et à signaler ou punir les auteurs au sein des institutions de l’Eglise. La commission a donc exhorté la conférence des évêques catholiques australiens à demander au Vatican de réformer le droit canon en supprimant les dispositions qui «empêchent, entravent ou découragent le respect des lois sur le signalement obligatoire par les évêques ou les supérieurs religieux».

“Nous recommandons que le droit canonique soit modifié afin que le” secret pontifical “ne s’applique à aucun aspect des allégations ou des procédures disciplinaires canoniques relatives à l’abus sexuel des enfants”.

Il a également déclaré que la conférence devrait exhorter le Vatican à repenser ses règles de célibat. La commission a constaté que si le célibat pour le clergé n’était pas une cause directe d’abus, il augmentait le risque quand le clergé masculin ou les figures religieuses obligatoirement célibataires avaient un accès privilégié aux enfants.

L’archevêque de Melbourne, Mgr Denis Hart, a répondu en disant que le sceau de la confession est “inviolable” et “ne peut être cassé”.

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Confession d’un PPP (papa patriarche pudibond) repenti

Un jeune père de famille réagit avec mordant dans La Libre Belgique au fascicule distribué par Sensoa (l'organisme d'éducation sexuelle flamand) à des enfants de 10 ans, et qui les incitait à consulter un site "d'éducation" pornographique. Un ton ironique très efficace, qui s'en prend au ministre flamand, pour qui les parents indignés ne seraient rien de plus que "des nouveaux pudibonds" qui "se voilent la face". Une mise à nu des contradictions de nos grands libéraux :

Unknown-48"C’est un papa repenti qui vous écrit. Oui, je dois vous l’avouer, j’ai été tout d’abord indigné et révulsé par le site explicite conseillé par Sensoa à des écoliers. J’ai passé une bonne heure à en discuter avec mon épouse et des amis inquiets dont l’enfant de 10 ans avait reçu le fascicule en question. Nous nous croyions capables de choisir nous-mêmes l’éducation à donner à nos enfants. Nous nous croyions autorisés à mieux savoir que Sensoa comment leur transmettre notre vision de la vie affective. Arrogants que nous étions ! Sensoa et le ministre Sven Gatz me l’ont bien expliqué, et je dois vous faire cette confidence : j’étais en fait tellement pudibond !

Pudibond parce que…

Pudibond, parce que je me suis permis si allègrement de faire l’impasse sur la distinction sibylline entre site "érotique" et "pornographique". Longtemps j’ai cherché l’once de subtilité qui pourrait faire mériter à cet étalage de sexe cru et explicite le qualificatif "érotique". N’avais-je donc pas compris que seule l’intention compte ?

Pudibond parce

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Sarah Halimi, de confession juive, tuée aux cris d’“Allah akbar” : le scandale d’une dissimulation médiatique durant la campagne

Les faits se sont déroulés le 4 avril, en pleine campagne présidentielle. Sarah Halimi, Française de confession juive, âgée de 65 ans, mère de trois enfants et retraitée, a été torturée à son domicile aux cris d'“Allah akbar” puis défenestrée.

Selon les 17 signataires d'une tribune publiée dans Le Figaro jeudi 1er juin, le suspect de cet assassinat, Kobili Traoré, un homme de 27 ans d'origine malienne,

“a le profil de beaucoup d'islamistes radicaux violents : un passé de délinquant, un casier judiciaire très lourd avec des condamnations multiples dans des affaires de drogues, plusieurs séjours en prison”.

Dans cette tribune, les signataires, parmi lesquels figurent Alain Finkielkraut, Michel Onfray et Éric Ciotti, veulent dénoncer une “politique de l'autruche” des autorités et des médias qui sont accusés d'avoir fait l'impasse sur le caractère “antisémite” du meurtre de cette juive orthodoxe. Ils souhaitent “que toute la vérité soit dite sur la profondeur des fractures françaises”. Le procureur de Paris, François Molins “considéré qu'il fallait attendre le résultat de l'enquête avant de se prononcer sur la nature du crime”.

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Un Français de confession musulmane tente d’égorger un prêtre au Mexique

Malgré un communiqué de la Commission nationale de sécurité mexicaine confirmant la nationalité française de l'agresseur, un doute subsiste car ce dernier s'est muré dans le silence :

"Les autorités mexicaines tentaient lundi soir de déterminer la nationalité d'un homme qui a poignardé un prêtre en pleine messe dans la cathédrale de Mexico et s'est présenté d'abord comme Français, puis comme "artiste nord-américain", selon différentes sources.

L'agresseur est de "nationalité française" a indiqué la Commission nationale de sécurité mexicaine dans un communiqué diffusé dans la soirée (…)

L'homme a poignardé le prêtre Miguel Angel Machorro vers 19H00 locale dans cette cathédrale située dans le centre historique de la mégapole. "L'agresseur a attrapé par le cou le prêtre et a tenté de l'égorger. Grâce à Dieu, le père Miguel Angel Machorro a pu se dégager, mais il a été blessé près du poumon avec un objet tranchant", a informé de son côté l'Eglise catholique dans un communiqué."

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La Confession : une adaptation libre et non un « remake »…

Mercredi sort le film La Confession. Critique de Bruno de Seguins Pazzis pour les lecteurs du Salon Beige :

1945, dans une petite ville française sous l’occupation allemande. L’arrivée d’un nouveau prêtre suscite l’intérêt de toutes les femmes dont les maris sont à la guerre ou morts à la guerre… Barny, jeune femme communiste, athée et dont le mari est prisonnier, ne saurait cependant être plus indifférente. Poussée par la curiosité, la jeune sceptique se rend à l’église dans le but de défier cet abbé : Léon Morin. Habituellement si sûre d’elle, Barny va pourtant être déstabilisée par ce jeune prêtre, aussi séduisant qu’intelligent. Intriguée, elle se prend au jeu de leurs échanges, au point de remettre en question ses certitudes les plus profondes. Barny ne succomberait-elle pas au charme du jeune prêtre ? Avec : Romain Duris (L’abbé Léon Morin), Marine Vacht (Barny), Anne Le Ny (Christine Sangredin), Solène Rigot (Marion Lamiral), Amandine Dewasmes (Daniele Fouchet), Lucie Debay (Sabine), Charlie Lefebvre (France), Lucas Tavernier (capitaine Lommel), Marie-Jeanne Maldague (Barny vieille). Scénario : Nicolas Boukhrief, d'après le roman de Béatrix Beck. Directeur de la photographie : Manuel Dacosse. Musique : Nicolas Errèra.

Récompense : Prix d’interprétation féminine pour Marine Vacht au Festival de Sarlat (2016)

Sans titre

En 1952, Beatrix Beck, dernière secrétaire d’André Gide obtient le prix Goncourt pour son roman « Léon Morin, prêtre ». En 1961, Jean-Pierre Melville adapte le roman au cinéma avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle de l’abbé Léon Morin et Emmanuelle Riva dans celui de Barny, la jeune veuve communiste. Pour être exhaustif, il convient aussi de mentionner le téléfilm réalisé par Pierre Boutron en 1991. Il

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Terres de mission : le carême et la confession

Eglise universelle

En ce premier dimanche de carême monsieur l’abbé Garnier, de la Fraternité Saint Pierre, vice-chapelain de la chapelle de l’Immaculée Conception à Versailles nous invite à faire un bon carême. Il nous rappelle les origines bibliques de cette pratique de quarante jours de jeûne ainsi que sa signification spirituelle. Il met en évidence les trois facettes de cet appel à la pénitence : prière, jeûne, aumône. 

Eglise en France

Il y a quarante années, le 27 février 1977, l’église Saint-Nicolas du Chardonnet, dans le Vème arrondissement de Paris, entrait dans l’histoire. En effet, ce jour là, l’antique lieu de culte était occupé par des fidèles conduits par Mgr Ducaud-Bourget qui rendait ainsi à la Tradition catholique un lieu de culte voué à la célébration de la liturgie romaine traditionnelle alors que cette forme liturgique était, alors, partout, dans l’Eglise, interdite et pourchassée. Monsieur l’abbé de La Rocque, prêtre de la Fraternité Saint Pie X et actuel “curé” de l’église Saint Nicolas revient sur cette histoire mouvementée et nous décrit l’activité de ce qui est certainement une des paroisses les plus dynamiques de Paris.

Eglise en Marche

Jeune mère de famille, Ingrid d’Ussel a composé un précieux ouvrage au titre très explicite : S’il-te-plaît, Maman, emmène-moi me confesser. Préfacé par le cardinal Sarah ce travail constituera une aide précieuse pour les mamans qui souhaitent accompagner leurs enfants à la rencontre du pardon de Dieu.

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La confession des enfants, antidote à la culture de mort

S-il-te-plait-maman-emmene-moi-me-confesserIngrid d’Ussel, mère de 5 enfants, vient de publier un livre sur la confession des enfants, préfacé par le cardinal Sarah, « S’il te plaît Maman, emmène -moi me confesser ». Ce livre donnera chair, couleurs et mots aux parents pour les aider à faire grandir la FOI de leurs enfants car celle-ci serait limitée dans son développement si il lui manquait le déploiement de la Miséricorde Divine en leur cœur. Ce livre appelle les parents à transmettre à leurs enfants la bonté miséricordieuse de Dieu pour tous les pécheurs mais il veut aussi leur faire réaliser à quel point le sacrement de Réconciliation permet d’y recevoir la Grâce de résister aux tentations futures. 

Dans sa préface, le cardinal écrit :

"Notre époque a un besoin urgent, vital, de faire l'expérience de la Miséricorde de Dieu pour échapper à la nouvelle barbarie qui la menace, celle du transhumanisme et de ses succédanés, c'est-à-dire ce rêve prométhéen, délirant, et donc proprement diabolique, qui consiste à s'ériger en démiurge d'une pseudo-humanité de surcroît, qui nous affranchirait de notre condition de créature pécheresse, vouée à la finitude, c'est-à-dire concrètement à la mort corporelle et spirituelle. Comment en est-on arrivé là, comment est-on parvenu à ce seuil d'un cauchemar qui, très légitimement, saisit d'effroi les parents chrétiens quand ils veillent sur le sommeil de leurs nouveau-né, qui vagissent dans leur berceau, ou leurs petits enfants blottis entre leurs bras avant de s'endormir après la prière du soir ? A sa manière, Ingrid d'Ussel répond à

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