Archives par étiquette : combat

Même loin du parlement, Jacques Bompard continue son combat pour la vie

L'ancien parlementaire, maire d'Orange et médecin a répondu à l'invitation de l'association Choisir la Vie dans le cadre d'une journée de formation du personnel soignant confronté à la question de l'euthanasie et de la sédation terminale.

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Vincent Lambert et Asia Bibi, même combat

Selon Guillaume d'Alançon :

"« Tu ne tueras pas l'innocent ». Cette sentence du livre de l'Exode (23, 8), tombe comme un couperet. Tuer la vie innocente c’est se donner la mort à soi-même, spirituellement. C'est sombrer dans le bruit et les cris des démons qui ne supportent pas la paix des profondeurs du cœur humain où Dieu réside.

Le silence de Vincent Lambert est un mystère. Comme le silence du Christ qui choisit de ne pas répondre au doigt accusateur de Pilate. Comme le silence de la prière qui révèle les regards amoureux que s’échangent l’homme et Dieu.

Il a l’air absent, mais il est là, si près.

La nuit de Vincent éclaire notre conscience comme dix mille soleils.

Et nous, connaissons-nous cet homme ? Nos mains tremperont-t-elles pas dans le sang invisible qui signe le retour sinistre de la veuve injuste ?

Non, la Terreur n’est pas loin. La guillotine est installée sur la place de la ville.

Et nous, rejoindrons-nous le cortège des badauds qui n’entendent plus, ne voient plus, ne reconnaissent plus l’homme derrière… l’homme ?

Serons-nous du côté de l’évêque qui condamna Jeanne, de ceux qui laissèrent faire et dire ?

Dans son mutisme, Vincent parle. Il crie même. « J’ai soif ! » Sitio. Comme le Crucifié.

Le pas de Dieu martèle le pavé. « Adam où es-tu ? » Vincent est bien là, lui.

Serons-nous du côté des bien-pensants, qui osaient dire devant Monsieur Vincent, magnifiquement interprété par Pierre Fresnay, « Dieu ne peut pas l’aimer »… ? Ils s’entendirent répondre sur le ton de

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Patrick Buisson : “La droite paie le mépris dans lequel elle a toujours tenu la bataille des idées et le combat culturel.”

Patrick Buisson a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extraits :

Unknown-2Pourquoi la droite et le Front national se montrent-ils aujourd’hui incapables de faire émerger une véritable opposition ?

Parce que l’un et l’autre se dérobent au bon diagnostic. L’élection de 2017 aura mis à bas leurs vieux schémas. La droite et le FN ont fait la démonstration, chacun à leur tour, de leur incapacité à reconquérir ou à conquérir le pouvoir sur la base de leurs seules forces. Faute d’avoir su opérer la nécessaire clarification idéologique, la droite ne peut plus se prévaloir du bénéfice automatique de l’alternance. Elle a perdu l’élection imperdable et à moins qu’elle ne sache se réinventer, on ne voit pas pourquoi elle ne perdrait pas les élections qui viennent. Le FN, de son côté, faute d’avoir su construire une offre politique crédible, est resté ce qu’il a toujours été : le meilleur allié du système, son assurance vie. Englués dans des logiques d’appareils, Les Républicains comme le FN sont aujourd’hui dans une triple impasse : idéologique, stratégique, sociologique. Mais, pour rien au monde, ils ne voudront l’admettre. Je crains que cela ne débouche sur des désillusions encore plus cruelles.

Les Républicains ont entamé un véritable chantier de refondation. Par quoi doivent-ils commencer ?

Par tordre le cou aux incantations rituelles autour du “rassemblement”, mot-valise qui la leste comme un impedimentum. Le rassemblement appartient à l’ordre des moyens, ce n’est pas une fin en soi. Or, voici des lustres que, pour la droite,

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Il est temps que toute l’Église se sente concernée par le combat pour la vie

Adélaïde Pouchol a rencontré Eric, coordinateur des veillées pour la vie en France. Il a accepté de répondre à ses questions pour le blog de L'Homme Nouveau. Extraits :

V"En 1995, St Jean-Paul II, déjà, avait appelé de ses vœux une prière pour la vie aux quatre coins du monde dans l’encyclique Evangelium Vitae au n°100, mais c'est, en effet, Benoît XVI qui, en 2010, a formulé explicitement cette demande et c'est ainsi qu'ont eu lieu, il y a sept ans, les premières veillées pour la vie… Initiative bénie et encouragée, depuis, par le Pape François. […] 

Vous parliez de plus de 500 veillées de prières en 2010, qu'en est-il aujourd'hui ?

La première année, effectivement, il y a eu un bel élan de prière et l'année d'après c'est seulement en France que les choses ont vraiment continué. Il y a eu quelques veillées ici et là à l'international mais, sur ce coup là, on peut vraiment dire que la France aura joué un rôle particulier et tenu les promesses de son baptême. En 2015, il y a eu 200 veillées… Un beau signe d’espérance pour notre société ! Et pour cette année, à la grâce de Dieu ! L'essentiel des laïcs, paroisses ou communautés qui organisent une veillée pour la vie nous en informent en novembre, c'est une période bien chargée pour nous, mais il y a toujours des veillées qui se décident au dernier moment ! Pour ceux qui hésitent encore à le faire dans leur ville,

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Depuis janvier, l’armée de terre au combat a perdu 3 tués, 79 blessés et une vingtaine de véhicules

Et la menace est de plus en plus forte

"Lors de son audition par les députés de la commission de la Défense, dans le cadre des discussions budgétaires en cours, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, a rappelé une évidence (qui ne l’est peut-être pas pour tout le monde) : il n’existe, pour les soldats qu’il commande, « aucune mission calme, ni à l’extérieur, ni sur le territoire national » (…)

Au total, d’après le dernier bilan qu’il a donné pour 2017, 79 soldats français ont été blessés en opération et « plus d’une vingtaine de véhicules » ont été détruits. Ce genre de communication, de la part d’un haut responsable militaire, est plutôt rare. Il fut une époque (notamment pour l’Afghanistan) où il était compliqué d’obtenir de tels chiffres (…)

Au durcissement des modes d’action de l’adversaire, il faut ajouter la « diversification des conflictualités ». Selon chef d’état-major, l’armée de Terre « confrontée à des menaces couvrant tout le spectre des relations de puissance qui, fait important, peuvent se combiner. »

Habituellement, on distingue deux dialectiques : celle du fort au fort (c’est à dire entre puissances, avec tout ce que cela suppose en termes de moyens, d’influence et de stratégie), et celle du fort au faible (avec, a expliqué le CEMAT, des adversaires dissymétriques de second ordre mais capables de se regrouper rapidement, d’utiliser ponctuellement des technologies militaires de pointe et de mener des actions plus conventionnelles).

Le général Bosser en a défini une troisième : celle du « fort

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L’immigration extra-européenne aura été le principal fait générateur de l’apparition d’un islam de combat

Lu dans L'Incorrect, à propos du procès du clan Merah :

DLZBAJdXkAAyJgp"[…] On aura beau gloser, s’agiter et chercher à masquer la réalité, le discriminant commun des terroristes islamistes est qu’ils sont ultra majoritairement issus de familles de culture musulmane, qu’ils soient de nationalité française, binationaux ou étrangers en situation irrégulière. L’immigration extra-européenne aura donc été le principal fait générateur de l’apparition d’un islam de combat sur notre sol. Et que faisons-nous collectivement, en France et sur le continent européen, pour réduire le phénomène ? Nul n’a prétendu qu’il serait aisé de répondre à ces défis majeurs. Toutefois, peut-être devrions nous commencer par prendre quelques mesures de bon sens, de celles qui auraient pu permettre d’éviter le double assassinat de deux jeunes filles dans la gare Saint-Charles de Marseille par exemple.

Ahmed H. ? Bachir H. ? Salahdine H. ? Yanis H. ? Autant d’identités derrière lesquelles s’abritait ce délinquant d’habitude (arrêté en situation irrégulière en 2005 en possession de stupéfiants, appréhendé pour port d’arme prohibé en 2014…), qui a égorgé Laura et Mauranne au nom d’Allah. Le vendredi 29 septembre, soit deux jours avant la commission de ses meurtres, ce « vagabond » était une nouvelle fois interpellé à Lyon pour des faits de vol à l’étalage, avant d’être placé en garde à vue puis relâché dans la nature comme il se doit. Par la suite, celui qui s’était présenté comme un ancien « amateur de drogues dures » n’aura pas été placé en Centre de rétention administrative

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Le combat actuel sur le sens de la sexualité humaine et sur l’indissolubilité du mariage a une dimension apocalyptique

Thibaud Collin, qui a connu le cardinal Caffarra, retrace sur le blog de L'Homme Nouveau l'itinéraire d'une vie au service de Dieu, l'Église et la famille. Extraits :

Photo_3323_20822599"[…] Avec le cardinal Caffarra s’éteint l’un des plus proches collaborateurs de saint Jean-Paul II ; un de ceux qui a le mieux compris sa philosophie de la personne et l’approfondissement théologique que le saint pape a apporté à la doctrine chrétienne sur la sexualité, le mariage et la famille (Voir son Etica generale della sessualità, Arès, Milano, 1992. Ce livre est lisible ainsi que la plupart de ses articles, conférences et homélies sur le site www.caffarra.it) Développement providentiel et prophétique au vu des bourrasques que notre monde affronte, celles-ci représentant autant de défis que l’Eglise doit relever : l’altération du sens du mariage, la fragmentation des familles, les procréations artificielles et, de là, le transhumanisme, la revendication homosexuelle etc. Proche de Don Giussani, le fondateur de Communion et libération, il partageait son souci d’aller au cœur des débats traversant la culture et la société civile de son temps. Il puisait dans sa grande connaissance de saint Thomas d’Aquin, les outils métaphysiques et moraux pour exercer son discernement sur des questions souvent concrètes et pastorales. Il a ainsi écrit des textes décisifs sur le lien entre conscience et vérité, sur la place du Magistère dans la formation de la conscience morale ou encore sur la juste acception du concept de gradualité dans l’accompagnement pastoral. Lecteur assidu du cardinal Newman mais aussi de

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L’Apocalypse comme Fatima évoquent en même temps un combat âpre et terrible, subi par l’Église militante désignée comme le reste de sa descendance

Homélie du père abbé de Notre-Dame de Triors, Fr Hervé Courau, en la Solennité de l'Assomption :

Mes bien chers Frères, mes très chers Fils, Deux femmes conversent dans cette page d’évangile, mais en arrière-plan deux enfants à naître sont aussi eux-mêmes en conversation. Marie entre chez Élisabeth : une femme sous un toit, c’est, je crois, l’idéogramme qui, chez les chinois, indique la paix. Marie entre donc dans la paisible intimité de sa cousine, mais sa cousine perçoit en retour l’intimité pacifiante du mystère qui a pris place chez Marie depuis la récente visite de l’ange Gabriel. Et ce va-et-vient entre les deux femmes est accompagné du langage muet entre les deux enfants, à travers le tressaillement dans le Saint-Esprit : le nouvel Adam s’y entretient avec le fils du vieil Adam qui attend avec véhémence le salut : le ciel et la terre ne sont plus séparés, puisque le lien rompu aux origines se noue à nouveau.

Mais en ce jour d’Assomption, nous fêtons Marie entrant dans l’intimité divine avec toute son humanité, en corps et en âme. Un verset de S. Jean me semble souligner l’analogie de la situation avec celle de la Visitation : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure (Jn. 14,23). La liturgie nous fait découvrir ce grand mystère qui nous dépasse tellement, éblouissant surtout les anges. Sur terre, derrière le voile, nous le devinons suffisamment pour y

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Nicolas Dhuicq : “le combat est essentiellement culturel”

Nicolas Dhuicq a été battu dans l’Aube aux élections législatives dans la seule triangulaire de France. Bruno Subtil (FN) s'était maintenu alors que Nicolas Dhuicq n’avait pas appelé à battre Marine le Pen au 2nd tour de la présidentielle. Il répond à Minute :

Unknown"J’ai toujours respecté les électeurs du Front national, et aussi ce candidat. C’est aussi par respect des électeurs que je n’avais pas donné de consigne de vote à la présidentielle – il faut arrêter de prendre les électeurs pour des enfants. C’est à moi de penser, en tant que politique, pourquoi les gens votent pour Marine le Pen. Surtout, l’ennemi absolu était le programme d’Emmanuel Macron : un programme extrêmement dangereux pour la France qui, après avoir détruit le langage pendant la campagne présidentielle, est en train de détruire le politique. La stratégie intelligente de la part du candidat du FN aurait été d’appeler à voter pour le candidat qui s’est battu depuis des années avec quelques poignées de députés pour défendre une certaine idée de la France sur des sujets majeurs.

Pensez-vous que le programme du Front national était un programme de droite ?

Non, et c’est toute la contradiction interne de ce parti. Marine Le Pen a proposé au niveau macro-économique le programme commun de la gauche de 1981, dont chacun sait qu’il était intenable – il était plutôt d’inspiration crypto-marxiste ! Elle ne proposait pas, comme je le faisais, la suppression de la Commission européenne ou sa transformation en organe de conseil du

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Sortir de l’économisme et porter le combat sur le terrain civilisationnel, spécificité de la (vraie) droite

Capture d’écran 2017-05-23 à 20.28.45Pour Minute, les législatives sont déjà gagnées pour Emmanuel Macron :

"[…] Face à la nouvelle donne politique qui découle de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, il y a, du moins il y aura, après les législatives, deux façons de s’opposer : l’une consiste à dénoncer à corps et à cris le triomphe de l’ultra-libéralisme et de la mondialisation sauvage ; l’autre consiste à porter le combat sur le terrain civilisationnel, qui est la spécificité de la droite, ce qui fait sa raison d’être, et passe nécessairement par une vision européenne de l’avenir des pays liés par un destin commun.

Etudier, de près, les évolutions gagnantes des partis conservateurs – et libéraux ! – des autres pays d’Europe, plutôt que de se contenter de les regarder avec une lecture hexagonale bloquée sur les « valeurs de la République » et les « ordonnances de 1945 », serait un premier pas pour appréhender la réalité. Il n’y aurait rien de plus mortifère que de rester figé sur les scléroses françaises."

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