Archives par étiquette : combat

Quelques règles pour le combat politique

Quelques conseils donnés par Ligne droite :

Capture d’écran 2018-06-20 à 21.57.46"La politique est un domaine très spécifique qui répond à ses propres impératifs. On ne pratique pas en effet la politique comme on exerce une activité dans une entreprise ou dans une administration. La politique obéit à des règles propres, différentes de celles des autres secteurs de la vie sociale. Ligne droite estime donc important que, pour être efficaces, les militants de la droite nouvelle les connaissent et les appliquent. Voici les principales de ces règles.

Ne pas craindre le conflit

La spécificité du politique vient de son caractère éminemment conflictuel. C’est par excellence le domaine des relations amis ennemis, l’art de trancher les conflits et de choisir entre des positions antagonistes. Les rapports de force y jouent donc un rôle déterminant et structurant. Aussi, en politique, avoir des ennemis, être impliqué dans un conflit et subir des attaques n’a rien d’anormal. Les militants de la droite nouvelle qui refuseraient de trancher, de se déclarer clairement et qui fuiraient les antagonismes, doivent se chercher une autre voie que l’action politique.

Mobiliser ses partisans

Compte tenu de cette dimension conflictuelle, il est essentiel dans le combat politique, et notamment dans une campagne électorale, de mobiliser ses partisans pour se placer en position de force. Avant de conquérir de nouveaux appuis, la droite nouvelle doit donc s’assurer de tous ses soutiens. Ne pas observer cette règle simple constitue une erreur politique très grave. Une erreur qui a pourtant été commise par de nombreux dirigeants de

Lire la suite de l'article

Avortement et combat politique ou culturel : quand La Croix s’emmêle

Cutting ribbon for web Le quotidien La Croix du 12 juin annonce l’ouverture dans le diocèse d’Edimbourg d’un centre « pro-life », en commentant que l’objectif du centre est de coordonner une campagne anti-avortement.

Un tour sur le site internet du diocèse montre que ce centre a pour but de développer une culture de vie. C'est l'archevêque qui, l'année dernière, a initié la création de ce Centre Pro-Vie dans le cadre d'une réforme globale de sa curie. Ce Centre permettra de coordonner au sein de l'Archidiocèse les questions pro-vie, diffusant des informations, des idées et des encouragements, notamment au sein des paroisses.

Nous sommes gourmands de lire la justification de Guillaume Goubert quant à l'attachement au combat culturel pro-vie du quotidien La Croix…

Lire la suite de l'article

Plus on tue au nom d’Allah, plus on combat l’islamophobie et plus on parle de l’islam en bien

Extrait d'un entretien d'Alexandre Del Valle, dans Valeurs Actuelles :

UnknownQue vous inspire l’attentat islamiste de Trèbes ?

L’attentat du 23 mars m’inspire deux réflexions. Tout d’abord, comme je l’explique dans mon livre, la chute de Dae’ch ne veut pas dire que la menace islamo-terroriste va s’estomper. L’ex-porte-parole de l’État islamique, Abou Mohamed al-Adnani, l’a lui-même parfaitement expliqué : « Ceux qui croient que la perte de territoires en Syrie ou en Irak signifie notre défaite n’ont pas compris que tant que la charia et le Coran progressent dans les coeurs des musulmans, nous serons vainqueurs. » Plus Dae’ch suscite des attentats, plus l’adhésion à l’idéologie islamiste progresse. La seconde observation est que nous avons assisté, avec l’attentat de Trèbes et le sacrifice de l’héroïque Arnaud Beltrame, à un “choc des martyrs” : ceux qui perdent leur vie pour la mort face à ceux qui meurent pour sauver des vies. Il s’agit là d’un échec imprévu pour Dae’ch, qui veut faire croire que seuls les cavaliers d’Allah sont capables d’offrir leur vie…

Vous évoquez la paranoïa : quelles sont les déclinaisons de la stratégie d’intimidation islamique qui fait l’objet de votre ouvrage ?

Pour mettre en oeuvre un plan d’islamisation mondiale de type suprématiste et irrédentiste, la première méthode, très efficace, est l’intimidation physique : par des assassinats ciblés, des actes terroristes, des attroupements ou des menaces de mort. La plus grande erreur de l’Occident consiste à croire que l’islamisme est un nihilisme : tuer au nom de l’islam

Lire la suite de l'article

Même loin du parlement, Jacques Bompard continue son combat pour la vie

L'ancien parlementaire, maire d'Orange et médecin a répondu à l'invitation de l'association Choisir la Vie dans le cadre d'une journée de formation du personnel soignant confronté à la question de l'euthanasie et de la sédation terminale.

Lire la suite de l'article

Vincent Lambert et Asia Bibi, même combat

Selon Guillaume d'Alançon :

"« Tu ne tueras pas l'innocent ». Cette sentence du livre de l'Exode (23, 8), tombe comme un couperet. Tuer la vie innocente c’est se donner la mort à soi-même, spirituellement. C'est sombrer dans le bruit et les cris des démons qui ne supportent pas la paix des profondeurs du cœur humain où Dieu réside.

Le silence de Vincent Lambert est un mystère. Comme le silence du Christ qui choisit de ne pas répondre au doigt accusateur de Pilate. Comme le silence de la prière qui révèle les regards amoureux que s’échangent l’homme et Dieu.

Il a l’air absent, mais il est là, si près.

La nuit de Vincent éclaire notre conscience comme dix mille soleils.

Et nous, connaissons-nous cet homme ? Nos mains tremperont-t-elles pas dans le sang invisible qui signe le retour sinistre de la veuve injuste ?

Non, la Terreur n’est pas loin. La guillotine est installée sur la place de la ville.

Et nous, rejoindrons-nous le cortège des badauds qui n’entendent plus, ne voient plus, ne reconnaissent plus l’homme derrière… l’homme ?

Serons-nous du côté de l’évêque qui condamna Jeanne, de ceux qui laissèrent faire et dire ?

Dans son mutisme, Vincent parle. Il crie même. « J’ai soif ! » Sitio. Comme le Crucifié.

Le pas de Dieu martèle le pavé. « Adam où es-tu ? » Vincent est bien là, lui.

Serons-nous du côté des bien-pensants, qui osaient dire devant Monsieur Vincent, magnifiquement interprété par Pierre Fresnay, « Dieu ne peut pas l’aimer »… ? Ils s’entendirent répondre sur le ton de

Lire la suite de l'article

Patrick Buisson : “La droite paie le mépris dans lequel elle a toujours tenu la bataille des idées et le combat culturel.”

Patrick Buisson a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extraits :

Unknown-2Pourquoi la droite et le Front national se montrent-ils aujourd’hui incapables de faire émerger une véritable opposition ?

Parce que l’un et l’autre se dérobent au bon diagnostic. L’élection de 2017 aura mis à bas leurs vieux schémas. La droite et le FN ont fait la démonstration, chacun à leur tour, de leur incapacité à reconquérir ou à conquérir le pouvoir sur la base de leurs seules forces. Faute d’avoir su opérer la nécessaire clarification idéologique, la droite ne peut plus se prévaloir du bénéfice automatique de l’alternance. Elle a perdu l’élection imperdable et à moins qu’elle ne sache se réinventer, on ne voit pas pourquoi elle ne perdrait pas les élections qui viennent. Le FN, de son côté, faute d’avoir su construire une offre politique crédible, est resté ce qu’il a toujours été : le meilleur allié du système, son assurance vie. Englués dans des logiques d’appareils, Les Républicains comme le FN sont aujourd’hui dans une triple impasse : idéologique, stratégique, sociologique. Mais, pour rien au monde, ils ne voudront l’admettre. Je crains que cela ne débouche sur des désillusions encore plus cruelles.

Les Républicains ont entamé un véritable chantier de refondation. Par quoi doivent-ils commencer ?

Par tordre le cou aux incantations rituelles autour du “rassemblement”, mot-valise qui la leste comme un impedimentum. Le rassemblement appartient à l’ordre des moyens, ce n’est pas une fin en soi. Or, voici des lustres que, pour la droite,

Lire la suite de l'article

Il est temps que toute l’Église se sente concernée par le combat pour la vie

Adélaïde Pouchol a rencontré Eric, coordinateur des veillées pour la vie en France. Il a accepté de répondre à ses questions pour le blog de L'Homme Nouveau. Extraits :

V"En 1995, St Jean-Paul II, déjà, avait appelé de ses vœux une prière pour la vie aux quatre coins du monde dans l’encyclique Evangelium Vitae au n°100, mais c'est, en effet, Benoît XVI qui, en 2010, a formulé explicitement cette demande et c'est ainsi qu'ont eu lieu, il y a sept ans, les premières veillées pour la vie… Initiative bénie et encouragée, depuis, par le Pape François. […] 

Vous parliez de plus de 500 veillées de prières en 2010, qu'en est-il aujourd'hui ?

La première année, effectivement, il y a eu un bel élan de prière et l'année d'après c'est seulement en France que les choses ont vraiment continué. Il y a eu quelques veillées ici et là à l'international mais, sur ce coup là, on peut vraiment dire que la France aura joué un rôle particulier et tenu les promesses de son baptême. En 2015, il y a eu 200 veillées… Un beau signe d’espérance pour notre société ! Et pour cette année, à la grâce de Dieu ! L'essentiel des laïcs, paroisses ou communautés qui organisent une veillée pour la vie nous en informent en novembre, c'est une période bien chargée pour nous, mais il y a toujours des veillées qui se décident au dernier moment ! Pour ceux qui hésitent encore à le faire dans leur ville,

Lire la suite de l'article

Depuis janvier, l’armée de terre au combat a perdu 3 tués, 79 blessés et une vingtaine de véhicules

Et la menace est de plus en plus forte

"Lors de son audition par les députés de la commission de la Défense, dans le cadre des discussions budgétaires en cours, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, a rappelé une évidence (qui ne l’est peut-être pas pour tout le monde) : il n’existe, pour les soldats qu’il commande, « aucune mission calme, ni à l’extérieur, ni sur le territoire national » (…)

Au total, d’après le dernier bilan qu’il a donné pour 2017, 79 soldats français ont été blessés en opération et « plus d’une vingtaine de véhicules » ont été détruits. Ce genre de communication, de la part d’un haut responsable militaire, est plutôt rare. Il fut une époque (notamment pour l’Afghanistan) où il était compliqué d’obtenir de tels chiffres (…)

Au durcissement des modes d’action de l’adversaire, il faut ajouter la « diversification des conflictualités ». Selon chef d’état-major, l’armée de Terre « confrontée à des menaces couvrant tout le spectre des relations de puissance qui, fait important, peuvent se combiner. »

Habituellement, on distingue deux dialectiques : celle du fort au fort (c’est à dire entre puissances, avec tout ce que cela suppose en termes de moyens, d’influence et de stratégie), et celle du fort au faible (avec, a expliqué le CEMAT, des adversaires dissymétriques de second ordre mais capables de se regrouper rapidement, d’utiliser ponctuellement des technologies militaires de pointe et de mener des actions plus conventionnelles).

Le général Bosser en a défini une troisième : celle du « fort

Lire la suite de l'article