Archives par étiquette : colonel

Le colonel Beltrame n’est pas une victime. Il est un soldat mort en héros dans l’exécution de sa mission.

Une polémique enfle autour d'un projet de plaque de rue de Montfermeil où devait être inscrit : "Parvis Colonel-Arnaud-Beltrame, officier de gendarmerie, 1973-2018, mort en héros, victime du terrorisme islamiste". La polémique levée une fois de plus par des élus d'extrême-gauche porte sur le qualificatif 'islamiste". Un non-événement en soi : l'extrême gauche ne représente qu'elle-même, c'est-à-dire, pas grand chose et en plus, le vote a été emporté clôturant ainsi tout débat. Et pourtant la discussion et les réactions ne sont pas terminées pour autant, preuve ce bon article du jour.

Mais il faudrait un jour reposer la sémantique dans ce qu'elle a de vraiment important comme me l'écrit ce lecteur :

"un militaire offre sa vie, la sacrifie en la donnant d'emblée le jour où il prend les armes de son pays pour le défendre. Il ne peut donc pas être une "victime" lorsque, allant au bout de la parole donnée dans le respect de son engagement, il meurt, tué par l'ennemi qu'il combat.

La victime est cette personne présente sur les lieux d'un attentat ou d'un acte de guerre et touchée dans sa chair. Le terroriste choisissant le lieu de son crime, ses victimes, présentes malgré elles, n'ont pas d'autre choix que de subir cette folie meurtrière. C'est bien l'aspect involontaire de cette exposition à la mort qui font d'elles des victimes. Le militaire, lui, n'est pas présent par hasard sur un champ de bataille ou sur les lieux d'un attentat terroriste. Ayant donné sa vie, il a

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Génocide au Rwanda : Le Monde refuse un droit de réponse au colonel Hogard

Les 15, 16 et 17 mars dernier, à l’approche du 24ème anniversaire du génocide rwandais, Le Monde a publié six articles sur le sujet sous la plume d’un journaliste, David Servenay, connu depuis des années pour son parti pris en faveur de la thèse d’une culpabilité de la France dans le génocide rwandais. Cette campagne avait pour objectif d’accompagner le lancement d’un livre d’un ancien officier de l’opération Turquoise, Guillaume Ancel.

Dans L'Incorrect, le colonel Hogard, ancien commandant du Groupement Sud de l’Opération Turquoise, démonte cette thèse, qui veut que la France soit responsable du génocide de 1994 :

Images"Guillaume Ancel est un ancien officier, saint-cyrien de surcroît (Promotion Cadets de la France Libre, 1985-1988) et cela donne a priori à son « témoignage » davantage de crédit qu’un malheureux gendarme débauché sans succès quelques années auparavant. Certes, il n’était lors de l’opération Turquoise qu’un tout jeune officier subalterne inexpérimenté. Certes, il n’avait dans cette opération aucune responsabilité de commandement, étant détaché en tant que spécialiste OGT de son régiment, le 68ème régiment d’artillerie, auprès de la 1ère compagnie du 2ème REI désignée pour participer à Turquoise. Certes, il n’avait en tant que tel pas accès aux ordres émis ou reçus aux échelons supérieurs. Il n’était qu’un exécutant sans aucune vue d’ensemble mais la « grande presse », actionnée par les réseaux que je viens d’évoquer, en ont fait au mois de mars « le » seul témoin, le seul « expert » capable de donner un témoignage véridique et sincère !

Le

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Le dernier mot du colonel Beltrame fut « Assaut ! » Cet ordre s’adresse au pays tout entier

Le 18 avril 2018, Arnaud Beltrame aurait eu 45 ans. Frère Augustin-Marie Aubry, de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, tient à le remercier.

Mon Colonel,

76a6435_10155-qbb33y.3vy4kJe vous écris pour vous remercier : vous remercier d’avoir sauvé Julie, une mère de famille ; vous remercier d’être allé jusqu’au bout de votre mission, défendre et protéger ; vous remercier d’avoir rappelé, par votre action héroïque, que le service oblige et que la mort est parfois le prix de la fidélité.

Vous êtes mort en combattant, non en victime. Vous êtes mort en soldat et en officier, non en proie facile à rançonner. Vous avez estimé que face à un djihadiste, semant la mort et la désirant, il fallait, non une hôtesse de caisse, mais un homme sachant se battre. Un contre un, d’homme à homme, comme un tournoi du passé. Gendarme et chevalier tout à la fois, vous avez marché au feu, au danger, au combat. Il était armé, vous ne l’étiez pas. Pensiez-vous avoir une chance de le maîtriser ? Il fallait saisir l’occasion, vous avez tenté le tout pour le tout. À mains nues, contre un flingue et un poignard. Courage énorme ! Était-ce imprudence de votre part ? Non, car votre métier vous avait appris les situations hors normes, où le chef, tout bien considéré, prend ses responsabilités (sans penser que son acte est le seul ou le meilleur possible). Non, car la vraie prudence ne rend pas pusillanime, elle sait accueillir l’inspiration venue d’en haut, qui porte à des actes qui nous dépassent. Vous avez

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Homélie des funérailles du colonel Arnaud Beltrame

Homélie prononcée ce matin par le père Jean-Baptiste, chanoine régulier de la Mère de Dieu, en la cathédrale de Carcassonne :

Unknown-2"En cette cathédrale, en présence de tant de personnalités civiles et militaires, après un hommage national rendu à un héros qui fait l'admiration de tous, et en présence de sa dépouille, il aurait sans doute convenu qu’un évêque prêchât. Mais en ce jour où fierté et douleur habitent nos cœurs, où Espérance et deuil cherchent un chemin de conciliation, tout semble bouleversé. Vous savez ma présence aux côtés du colonel avec sa fiancée et déjà civilement son épouse, il y a cinq jours, à l'hôpital. Nous étions réunis tous les trois comme pour leur mariage que je devais bénir bientôt, et c'est l’ultime onction du sacrement des malades que nous avons célébrée à la place. J'aurais dû prêcher dans deux mois la joie du mariage du colonel Arnaud Beltrame avec Marielle et me voici contraint de dire la gravité de ses funérailles.

Un fils, un frère, un mari, un officier, un Français, un enfant de Dieu, un héros est mort. Son corps est séparé de son âme depuis l'aube du samedi 24 mars. Il fut blessé affreusement par un terroriste vendredi, à l'heure où le Christ offrait sa vie pour nous sur la Croix. Ce corps, chère Marielle, que vous avez aimé et qui vous a chéri, ce corps qui est aujourd'hui honoré du drapeau tricolore ne pourra plus vous prendre dans ses bras. Arnaud ne pourra pas vous

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Le sacrifice du colonel Beltrame a déjà suscité de nombreuses vocations

Lu ici :

Fotolia_8757507_S-200x300"le centre d'appel chargé d'informer les personnes intéressées par le fait d'intégrer la réserve dans la gendarmerie est submergé depuis la mort d'Arnaud Beltrame. 

Habituellement, ce sont en moyenne 2 à 4 appels par jour qui sont pris en charge. Depuis les attentats de l'Aude, ces gendarmes doivent répondre à 20 à 30 communications téléphoniques quotidiennes. 

Des vocations décuplées ? L'intérêt pour la réserve de la gendarmerie semble en tout cas progresser. Cette réserve se compose  de civils reconnus aptes, et d’anciens militaires volontaires, peut-on lire sur le site devenir-gendarme.fr. La réserve, elle, compte aussi des militaires en fin de carrière qui n’ont pas signé d’Engagement à servir dans la réserve (ESR), mais qui doivent être disponibles pendant 5 ans après leur service."

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Témoignage du père Jean-Baptiste à la messe pour le repos de l’âme du colonel Arnaud Beltrame

Voici le texte du père Jean-Baptise, chanoine de l'abbaye de Lagrasse, envoyé à l'évêque aux armées, lu à Saint Sulpice à Paris lors de la messe pour le colonel Beltrame à 20h30. Le père Jean-Baptiste prêchera à la messe de funérailles, qui se déroulera jeudi à 11h en la cathédrale de Carcassonne.

Cher Monseigneur, chers frères et sœurs,

Filigrane.phpAprès l'hommage national de ce matin, j’aurais aimé être à vos côtés pour évoquer la figure du colonel Arnaud Beltrame, que je préparais au mariage depuis deux ans et dont j'étais proche en ces dernières années. Mais il me faut prêcher à ses funérailles demain matin à Carcassonne. Ma prière rejoint donc la vôtre ce soir.

Vous savez tous la joie que j'ai eue d'être aux côtés du colonel Arnaud Beltrame avec Marielle, sa fiancée et déjà civilement son épouse, il y a cinq jours, à l'hôpital. Nous étions réunis tous les trois comme pour leur mariage que je devais bénir bientôt, et c'est l’ultime onction du sacrement des malades que nous avons célébrée à la place, pour un héros qui fait l'admiration de tous.

Louons le Seigneur pour la force qu'il a mise en ce cœur d'homme et d'officier. Son excellente forme physique impressionnait ses hommes. Il venait souvent me voir en tenue de randonneur. Vous savez sa belle carrière militaire. Mais, plus important que tout, il ne cachait à personne la joie que Dieu lui avait offerte en redécouvrant la foi catholique vers ses 33 ans, entraînant sa première

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Le sacrifice du Colonel Arnaud Beltrame, acte fondateur de la renaissance de notre pays

De Guillaume d'Alançon  :

Capture d’écran 2018-03-28 à 13.58.39"Le sacrifice du Colonel Arnaud Beltrame est un acte fondateur de la renaissance de notre pays. Il exprime de la plus belle manière la splendeur de la vérité de la religion catholique qui est à la source de l’âme française.

Les tentatives de récupération diverses l’illustrent finalement très bien. Comme la plupart d’entre nous, le Colonel Beltrame a connu des hésitations dans son chemin intérieur. Les doutes ont parfois fait vaciller sa foi. Et pourtant, c’est en se préparant au mariage qu’il a pu goûter en profondeur la saveur ultime de l’Evangile : il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Il a pris conscience à quel point le don de soi dans le mariage, dans la différence et la complémentarité des sexes, est le point de départ de toute fécondité réelle.

Il a pu faire sienne cette vérité inscrite à l’origine dans le cœur de tout être humain : la valeur absolue de la vie humaine. C’est au nom de ce principe qu’il a fait don de la sienne. En acceptant de rencontrer la fragilité du statut d’otage, il a implicitement rendu leur dignité aux hommes, aux femmes, aux enfants dont la vie peut être mise danger sous couvert d’idéologie ou d’un prétendu droit, qu’il soit islamique ou laïc. Avec le Père Jacques Hamel qui s’écriait au moment où il allait succomber « va-t-en Satan », le Colonel Beltrame condamne par son geste héroïque tout système de pensée qui fait

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Colonel Jacques Hogard : “A un moment, il faudra faire donner l’armée”

Le colonel Jacques Hogard est ancien officier de la Légion étrangère et commandant des forces spéciales au Kosovo en 1999. Sa décision de porter secours aux communautés monastiques en danger et de protéger les monastères orthodoxes victimes des pires exactions de la part des Albanais de l’UCK, lui a valu la plus haute distinction de l’Eglise serbe orthodoxe. Le militaire respecté et écouté est un des meilleurs spécialistes des Balkans. C’est à ce titre qu’il revient sur la condamnation décriée du général Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie. Pour TV Libertés, le colonel Hogard revient sur la révision de l’opération Sentinelle et sur l’action et la personnalité de l’ancien chef d’Etat major, le général de Villiers. Un entretien sans concession et avec un aveu de taille :”A un moment donné, il faudra, hélas, faire donner l’armée face au radicalisme sur le sol français".

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Réédition du livre du colonel Jacques Hogard sur le Rwanda

Jacques hogardCette réédition, complétée et augmentée, tombe à pic, au moment où l'enquête sur les origines du conflit et des massacres est relancée, mettant de nouveau en cause la France. Paris-Match en fait une recension. Voici un extrait de la présentation qui en est faite par le site de l'institut de veille et d'étude des relations internationales et stratégiques.

Les larmes de l’honneur n’est pas un livre de justification sur le bien-fondé de l’opération Turquoise et la réhabilitation de l’armée française dans l’affaire rwandaise. C’est l’ouvrage d’un homme révolté contre la propagande médiatique, la désinformation et les contre-vérités, en cela aussi l’essai est d’actualité. Il dénonce les groupes de pressions anglo-saxons, belges et français qui accusent la France d’avoir des responsabilités dans le génocide et les exhorte à se poser les bonnes questions.  Quelles sont les raisons qui ont poussé l’ONU de se dépouiller de tous ses effectifs quinze jours après le début des massacres ? « Il faudra bien qu’un jour toute la vérité soit faite sur cette période charnière dramatique. »

En revanche, sur la genèse du génocide, Jacques Hogard ne s’interroge pas : « Malgré l’évidence, malgré les témoignages de certains de ses compagnons d’armes, l’actuel Président rwandais Paul Kagamé, niera jusqu’à nos jours avoir été l’instigateur de cet assassinat déclencheur du génocide du siècle. On sait aujourd’hui que c’est une équipe de quatre hommes du FPR (parti de Paul Kagamé), le "network commando" agissant sur les instructions directes du colonel James Kabarebe, un des adjoints de

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Ministre écolo de Valls, il intègre la réserve citoyenne des forces spéciales comme colonel

Décidément tout fout le camp! Est-ce la fin des écolos antimilitaristes dont on disait qu'ils étaient verts dehors et rouges à l'intérieur à l'heure où le plus vert d'entre eux cherche à porter le béret rouge des parachutistes des forces spéciales? La course à l'ambition personnelle pourrait être une des premières réponses les plus crédibles quand on apprend que Jean-Vincent Placé cherche à intégrer le 13ème régiment de dragons parachutistes.

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Colonel Pierson : Si notre pays est un pays de mécréants, qu’il aille prier ailleurs !

MaxresdefaultLe colonel Xavier Pierson a été directeur du mémorial de Verdun de 2005 à 2015 après avoir été Délégué Militaire Départemental de la Meuse et commandant d’armes de la place de Verdun (2003-2005). Il répond à Boulevard Voltaire sur l’invitation de Black M pour la cérémonie de clôture du centenaire :

 

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