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Ne plus être esclave de cette atmosphère relativiste

Viktor Ober, directeur de l’université d’été Academia Christiana, est interrogé dans Présent. Extrait :

 

2c1a94_4986de6a0bca494aac9f955af9bedc81mv2_d_1310_1904_s_2[…] Il faut tirer les leçons des échecs du passé et chercher des solutions adaptées à notre époque. La seule chose que nous sommes sûrs de pouvoir reconquérir, c’est nous-mêmes, et je crois qu’il faut commencer par là : apprendre à ne plus être esclave de cette atmosphère relativiste, reconquérir notre volonté paralysée par l’embourgeoisement. Le principal défaut de la résistance catholique depuis des années, c’est bien le manque de courage et de générosité de ses protagonistes car « tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens » disait saint Pie X. Cette reconquête personnelle passe évidemment par l’engagement dans une reconquête plus large, celle de la cité, dont nous faisons la promotion à Academia Christiana.

De Guillaume Bernard à Laurent Dandrieu, de Martial Bild à Anne Coffinier, le panel est cette année encore de qualité : avec quoi doivent repartir vos « élèves » après une semaine de conférence ?

Ces universités d’été sont conçues comme une grande réunion de famille annuelle dans laquelle se retrouvent tous ceux qui désirent combattre pour le bien commun, qu’ils soient catholiques ou non. Le but de l’événement est bien évidemment la formation, chaque « académicien » doit acquérir des principes clairs pour guider ses choix et ses actions dans l’année. Mais cela ne suffit pas car nous voulons aussi que nos participants reçoivent la soif de l’engagement et nous quittent avec des résolutions. Nous insistons beaucoup sur l’importance des liens

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En raison d’un programme inadapté et d’une stratégie à contrepied, le FN a manqué cette opportunité historique

Bruno Mégret déclare au Point :

"Toutes les conditions étaient réunies pour un grand renouvellement politique. Le PS dans sa version traditionnelle se trouvait dans une impasse idéologique. Il ne pouvait plus rester crédible en continuant à proposer toujours plus de prestations pour toujours moins de travail. Or, c'est ce qu'a fait son candidat (Benoît Hamon, NDLR) avec sa proposition de revenu universel. Résultat : le PS s'est marginalisé et a été laminé. De l'autre côté, le parti Les Républicains était à bout de souffle. S'étant aligné, au fil des années, sur le politiquement correct à la remorque de la gauche, il a perdu son identité propre. Il se retrouve de surcroît divisé entre une composante de centre gauche majoritaire chez les cadres et une sensibilité droitière dominante chez les militants. Face à cet effondrement des partis politiques traditionnels, le FN était le mieux placé, numériquement et idéologiquement, pour assurer le renouveau. Mais, en raison d'un programme inadapté et d'une stratégie à contrepied, le FN a manqué cette opportunité historique.

C'est-à-dire ?

Au lieu de mettre l'accent sur l'identité, l'immigration et la mondialisation, les dirigeants du FN se sont focalisés sur la sortie de l'Union européenne et de l'euro, ce qui a inquiété une partie de leurs électeurs potentiels. Au lieu de donner la priorité aux valeurs, à la famille et à l'éducation, ils se sont positionnés sur l'axe « ni droite ni gauche », délaissant au second tour les électeurs de droite au profit de ceux de Mélenchon. Au lieu de préconiser

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Bruno Mégret : Cette situation nouvelle libère un espace important pour l’organisation d’une nouvelle force de droite

Désormais retiré de la vie politique, l'ancien patron du MNR (Mouvement national républicain) et numéro 2 du FN Bruno Mégret répond au Figaro :

"Si vous aviez pu participer au bureau politique du FN ce mardi, quelles remarques auriez-vous formulé au sortir de cette séquence électorale?

Il faut d'abord prendre la mesure du changement: l'élection d'Emmanuel Macron est une opération de sauvetage d'un système discrédité par les partis traditionnels. Mais si ceux-ci ont été laminés, la gauche n'a pas disparu. Car, avec la République en marche, c'est celle-ci qui est aujourd'hui au pouvoir et c'est la ligne Hollande-Valls qui l'a emporté! Ce succès simplifie le champ politique car la majorité actuelle rassemble tous les partisans de la gauche de gouvernement, y compris ceux qui adhéraient à LR. Cette situation nouvelle libère un espace important pour l'organisation d'une nouvelle force de droite. Et si le FN était à la hauteur des enjeux, il prendrait l'initiative d'une recomposition en proposant la création d'un grand pôle de droite regroupant ses propres troupes et celles de la partie droitière des Républicains.

Comment expliquer le coup d'arrêt à la dynamique frontiste

Si l'on regarde de près les résultats des derniers scrutins, ce n'est pas la stratégie prêtée à Florian Philippot, orientée sur le souverainisme et le social, qui a fait progresser le parti, mais l'importance que les Français accordent aux préoccupations qui sont traditionnellement celles du FN: le rejet du système, la crise migratoire, la menace terroriste, les questions identitaires. Aussi, les Français exaspérés

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Cette débâcle a une cause : la ligne Marine/Philippot.

Alors même que Marine le Pen pourrait être dimanche prochain le seul député FN, Jean-Yves Le Gallou analyse et pointe du doigt sa responsabilité dans le désastre que vient de vivre le FN, auquel il associe tout naturellement Florian Philippot :

"Avec 13,20% des suffrages, le FN ne retrouve pas son résultat législatif de 1997 (15%) et dépasse à peine celui de 1993 (12,4%). C’est dire l’ampleur de la régression. Une régression considérable aussi par rapport aux dernières élections régionales de 2015 (28%). Certes, les élections législatives amplifient souvent les résultats de l’élection présidentielle au bénéfice de son vainqueur. Mais le recul du FN – moins 8 points par rapport à l’élection présidentielle – est là aussi sans précédent à l’exception de 2002, chant du cygne de Jean-Marie Le Pen. Cette débâcle a une cause : la ligne Marine/Philippot.

1-Une campagne présidentielle désaxée

Alors que le ressort électoral premier du vote FN est la question identitaire et la lutte contre l’immigration, c’est la souveraineté abstraite et désincarnée qui a été placée au cœur de la campagne. Pire : les propositions sur l’immigration ont été « pasteurisées »  dans l’espoir, comblé d’ailleurs, de les faire échapper aux radars médiatiques. Marine Le Pen a même commis de graves dénis de réalité en condamnant l’expression « Grand Remplacement » et en prétendant que « l’islam était compatible avec la République » (sic). Résultat : le FN n’a pas été « accroché » par les critiques sur l’immigration mais sur les « affaires » et l’économie, ce qui était beaucoup moins

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Législatives – Ouanessa Boudra (SIEL) : “cette « droite » parlementaire démontre l’existence en son sein de courants de pensée incompatibles avec la notion de conservatisme”

Ouanessa Boudra, candidate SIEL dans la 2ème circonscription de Saône-et-Loire, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 2e circonscription de Saône et Loire sous les couleurs du SIEL. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Ouanessa BoudraJ'ai adhéré au FN en 2010 et le quitte en 2016 pour rejoindre le SIEL déplorant que les problématiques identitaires et la défense de la famille soient évacués progressivement du programme tout comme la gestion autoritaire du parti. J'ai participé à « Oz ta Droite », le rendez-vous de Béziers les 27, 28 et 29 mai 2016 organisé par Robert Ménard où la nécessité du rassemblement de toutes les droites patriotes est apparue comme une évidence pour espérer un jour prendre les rennes de la France et connaître un véritable Printemps français. C'est à cette occasion que j'ai appris l'existence de ce jeune parti encore trop méconnu, le SIEL, en échangeant avec un de ses représentants, Monsieur Rousseau, responsable en Bretagne. J'ai donc rejoins ce mouvement, et son président Karim Ouchikh, qui m'ont séduite par leurs discours de vérité et leur courage à dénoncer la triste réalité du pays en proie à l'immigration massive, initiant un changement de population ou Grand Remplacement selon notre brillant écrivain Renaud Camus ; l'islamisation de la France, religion doublée d'une culture ou d'un modèle de société incompatible avec notre civilisation ; au diktat de l'Union Européenne malmenant la souveraineté nationale, orchestré par des technocrates apatrides non élus qui enferme la

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Législatives – Geneviève Marion (PCD) : “Cette droite aux minables calculs qui justifient d’appeler à voter celui-là même que nous combattions un instant auparavant”

Geneviève Marion est candidate du PCD pour la 6ème circonscription (Suisse-Liechtenstein) des Français de l'étranger. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 6e circonscription des Français de l'étranger. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Image-2Aux côtés de mon époux et à la suite de Jean-Frédéric Poisson, j’ai décidé de m’engager en politique pour les législatives. Ce n’est pas par passion pour les débats, ni pour l’envie d’être exposée et encore moins pour le temps qui ne sera pas consacré à ma famille que j’ai décidé de me « lancer », mais par nécessité !

Après avoir usé sans succès depuis quelques années de moyens d’action citoyens (manifestations, pétitions…), le constat terrible d’une surdité volontaire de ceux qui sont pourtant nos représentants est sans appel ! Cette grande marche du « progrès » qui met la société à genoux et bafoue les valeurs morales ne sera pas mis en danger par nos mobilisations internet, il est grand temps de rentrer dans l’arène pour tenter de rectifier le tir et ajuster la direction.

Je ne prétends pas être une grande oratrice aux « punchlines » agressives et en ce sens je risque fort de décevoir les fanatiques de la politique-spectacle à l’américaine. Je veux simplement que mes idées soient intégralement présentes dans l’hémicycle. Je veux qu’aux prochaines élections ceux qui les partagent puissent voter sans calcul et sans compromis. Ainsi, réaffirmer la valeur de toute vie, aussi fragile soit elle, retrouver la souveraineté de la France ou encore redire la

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Moulins : Cette année, le musée de la Visitation fait dans la dentelle

Capture d’écran 2017-05-23 à 19.53.24Et pas n’importe laquelle : la dentelle de luxe et d’apparat qui fut portée pour les plus grands du Royaume puis de l’Empire. L’exposition montre aussi comment les visitandines ont reconverti ces dentelles d’apparat. Conscientes de l’orgueil et de la vanité de celles et ceux (car les hommes aussi portait des dentelles sous l’Ancien Régime) qui les portaient, elles sont fières de les offrir à Dieu en les affectant à l’embellissement de la liturgie catholique.

Qu’elle soit réalisée à l’aiguille ou aux fuseaux, une dentelle est une création qui nécessite de la dextérité, de l’abnégation et surtout un temps de travail prodigieux. Le prix de vente de ce produit de luxe était exorbitant.

Les dentelles sont des accessoires dont les usages, les dessins et les techniques changent avec la mode. Leur finesse et leur qualité et même leur longueur qui est codifiée traduisent la richesse et le rang social de ceux qui les portent.

Modes et dentelles à la Visitation permet de découvrir ces techniques mais surtout d’admirer l’extravagante précision des dentellières au travers de 150 œuvres. Ces pièces d’exception ont été dentelées par les plus grands ateliers de l’Europe entière ou parfois par des religieuses particulièrement douées, depuis la fin du 16ème siècle jusque dans les années 1960.

On pourrait s’étonner de trouver de tels trésors dans des couvents féminins. Pourtant, bien que cloitrées, les visitandines sont en lien avec la société civile dont elles sont issues. Quand elles reçoivent en cadeau des volants de robes ou de précieux

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Législatives – Matthieu Danen (FN) : “cette droite a depuis longtemps abandonné le terrain des convictions”

Matthieu Danen est candidat FN pour la 1ère circonscription de l'Aveyron. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 1ère circonscription de l'Aveyron. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Fullsizeoutput_90bC'est effectivement la première fois que je me présente à une élection législative mais mon engagement politique remonte à mes 16 ans. J'ai toujours pensé qu'un chrétien se devait d'avoir une action concrète dans la société, qu'il ne pouvait rester passif devant le cours des choses, quelle que soit la forme que son engagement pouvait prendre. Aujourd'hui nous constatons combien malheureusement les catholiques ont abandonné le terrain politique ou à défaut n'ont plus ou ont perdu toute notion de sens politique. Les chiffres du vote catholique pour E.Macron en sont la preuve la plus criante… Plusieurs raisons peuvent être invoquées mais je crois que nous vivons surtout une époque de désorientation profonde tant sur le plan des valeurs que sur le courage qui a fui comme Soljenitsyne l'avait déjà démontré en 1978 dans son discours d'Harvard. Il y a peut être aussi une sorte de résignation devant les combats perdus depuis les années 70 sur la famille et la vie et nous ne savons plus comment porter un message politique sans se heurter à des compromissions qui troublent notre conscience. Malgré la tentation de l'abandon, il faut continuer à résister et à témoigner "à temps et à contre temps".

J'ai donc commencé à militer dans le sillage de mes parents pour me

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