Archives par étiquette : budget

Nouvelle hausse du budget de l’Aide médicale d’Etat

Unknown-4Pour l'année prochaine, le montant programmé pour l'aide médicale d'Etat, instaurée en 2000 pour les étrangers sans papiers résidant en France depuis plus de trois mois qui en font la demande, est de 882 millions d'euros contre 815 millions en 2017.

Le nombre de bénéficiaires de l’AME a connu un léger infléchissement en 2016, avec 311 310 personnes en fin d'année, et semble se confirmer en 2017. Julien Aubert (LR) a dénoncé cette "générosité", pour des immigrés ayant assez d'argent pour "s'acheter un portable", "incompréhensible pour les Français qui économisent quelques euros".

Emmanuelle Ménard ajoute que l'AME, "en roue libre" et "payée par ceux qui travaillent pour ceux qui non seulement ne travaillent pas mais sont en situation irrégulière", doit aussi être fortement réduite.

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Hausse du budget des armées : un leurre parce Bercy bloque selon Florence Parly

La politique des yeux doux et des mains traîtres :

"Concernant les 700 millions d'euros toujours gelés à l'approche de la fin de l'année, la ministre, qui était interrogée en commission élargie (Finances, Défense, Affaires étrangères) à l'Assemblée nationale, a concédé que les discussions avec Bercy n'avaient pas avancé.

"Évidemment, je demande le dégel de ces crédits, le plus rapidement possible (…) Pour l'instant, je n'ai pas eu de réponse", a déclaré Florence Parly, (…)

Si Bercy ne bloquait pas, j'aurais pu répondre à la question. On va tout faire pour que Bercy se débloque", a-t-elle assuré. Nombre de députés se sont également inquiétés du financement des opérations extérieures, dont une part croissante relève désormais du budget des Armées alors qu'il était jusqu'ici partagé entre tous les ministères au nom de l'effort national de défense".

Le rapporteur spécial des crédits de la défense, vice-président du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques confirme l'inquiétude :

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Ile de France : Le budget régional consacré à la rénovation du patrimoine doit passer de 5 à 9 millions

Trinite_2-r270Amélioration en vue pour les églises de la région Ile de France. Lundi, la présidente LR de la région Valérie Pécresse a présenté une série de mesures en faveur du petit patrimoine francilien. Près de 4000 monuments protégés, dont quelques grands châteaux ou abbayes, existent en Île-de-France. En 2018, le budget global consacré au patrimoine passera de 5 à 9 millions d'euros. Les dispositifs d'aide à la restauration de monuments vont être simplifiés, deux aides prenant le pas sur les sept préexistantes. Une aide spécifique sera par ailleurs accessible pour le mobilier. Un nouveau «label patrimoine d'intérêt régional», octroyé par la région permettra aux bénéficiaires de toucher ces aides.

Mais neuf millions d'euros sont une goutte d'eau pour les besoins. La région va s'appuyer sur la Fondation du patrimoine, un organisme privé indépendant avec lequel elle a signé une convention. Afin d'encourager le mécénat des particuliers et des entreprises, chaque euro collecté par la Fondation pour du patrimoine francilien sera abondé d'un euro par la région, dans la limite de quinze mille euros par projet.

Pour voir l'état des églises parisiennes, c'est par ici.

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Désastre à Saint-Martin et Saint-Barthélemy : un exemple criant des conséquences des reports de budget dans l’Armée

Lu sur Mer et Marine :

_faa1817"Face au désastre qui a frappé Saint-Martin et Saint-Barthélemy, on ne peut s’empêcher d’évoquer le départ de Martinique, il y a à peine plus de deux mois, du navire qui aurait été probablement le plus utile aujourd’hui. Il s’agit du bâtiment de transport léger (Batral) Dumont d’Urville, qui a fait ses adieux à la base navale de Fort-de-France le 19 juin dernier et est arrivé à Brest le 24 juillet en vue d’y être désarmé.

Mis en service en 1983, le vénérable bateau était spécialement conçu pour la projection de troupes et de matériel dans les territoires ultramarins, avec une coque lui permettant de s’échouer sur une plage afin d’y débarquer hommes et véhicules. Long de 80 mètres, équipé d’une grue pour la manutention de lourdes charges, de petits chalands de débarquement et d’une plateforme hélicoptère, le bâtiment était capable d’embarquer une cargaison de plusieurs centaines de tonnes, dont une douzaine de véhicules. De plus, il effectuait régulièrement des exercices, appelés Cyclonex, dédiés précisément aux interventions en cas de cyclone, avec par conséquent une expertise qui disparait. 

Les anciens Batral de la Marine nationale, dont le Dumont d’Urville était le dernier exemplaire encore opérationnel, offraient une capacité très précieuse dans le cadre d’opérations de débarquement et de soutien logistique outre-mer. Mais elle a aussi, à de multiples reprises, été utilisée pour des missions humanitaires, y compris là où les infrastructures portuaires étaient inutilisables. Après avoir passé le gros de sa carrière en Polynésie, le

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Budget des Armées : Emmanuel Macron ne tient pas ses promesses

Dans son entretien au Point, malgré ses formules alambiquées, Emmanuel Macron ne trompe pas les spécialistes de la question militaire :

"[…] Lors de la course à l’Élysée, le président Macron avait promis de porter le budget des Armées à 2% du PIB en 2025, soit, en tenant compte des « hypothèses actuelles de croissance du PIB dans les prochaines années », une enveloppe de « 50 milliards d’euros par an, hors pensions et hors surcoûts opex » en 2025 contre 32 en 2017″. Et il avait ajouté que, à ces yeux, cet effort était « indispensable » et « urgent ».

Dans son entretien donné au Point, et sans attendre le résultat de la revue stratégique qu’il a demandée, M. Macron a assuré que l’armée française « demeurera » la « première d’Europe » et la « seconde du monde libre », ce qui signifie que les capacités militaires de la France dépasseront celles du Royaume-Uni (dont le budget de la Défense est déjà équivalent à 2% du PIB). Comme il ne peut y avoir de stratégie sans objectif à atteindre, l’on pourrait penser que le chef de l’État donnera les moyens d’atteindre cette ambition.

Seulement, sur le plan financier, on sera loin du compte puisqu’il a annoncé une hausse du budget des Armées de « 1,6 milliards par an en plus chaque année, avec comme objectif 2% du PIB à l’horizon 2025 ». Pour lui, c’est un « investissement inédit mais nécessaire pour nos armées ». Nécessaire? Certainement. Suffisant? Non, car on sera bien loin des 50 milliards d’euros (hors pensions et hors opex)

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“Le budget de la défense ne saurait subir des rabots” : le ministre va-t-il démissionner ?

Lors de son audition à la commission Défense du Sénat le 3 juillet, le ministre des Armées Florence Parly mettait déjà en garde, avant l'annonce des coupes budgétaires, contre le projet gouvernemental :

Unknown-6«Comment négocier avec Bercy ? Je connais une seule méthode : ne rien lâcher ! Ce n'est pas facile, mais le budget de la défense n'est pas comme les autres, il ne saurait passer sous la toise et subir des rabots dans la situation particulière où nous sommes. La base budgétaire ne se limite pas aux moyens de fonctionnement des armées. Doivent être pris en compte non seulement les surcoûts des Opex, mais aussi les décisions des conseils de défense. S'il y a consensus national, gouvernemental autour d'une politique de défense, il faut ensuite s'en donner les moyens.

Sur la fausse monnaie, je veillerai au grain !». 

«La plupart des véhicules de combat datent des années 1970, et ont été mis à rude épreuve au cours des dernières décennies. La marine nationale et l'armée de l'air connaissent les mêmes tensions, caractérisées par un besoin fort de recrutement et de renouvellement du matériel. Aussi aurai-je à cœur, comme mes prédécesseurs, de poursuivre une politique ambitieuse soutenant nos personnels et améliorant nos équipements».

Pour le ministre, de ces «fortes contraintes budgétaires» résulte «une forme d'usure des hommes et des femmes, et de dégradation du matériel, qui dégrade [les] conditions d'intervention».

«Ma priorité à la tête du Ministère sera d'abord de dégager les moyens financiers nécessaires à l'accomplissement de

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Et pendant ce temps, mise en place d’un «budget sensible au genre»

La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a annoncé vouloir généraliser la pratique du «gender budgeting» («budgétisation sensible au genre»), déjà appliquée à l'échelle des collectivités territoriales, au budget général de l'État. Un projet pilote devrait ainsi être expérimenté au sein du ministère de l'Agriculture, avant une possible généralisation à l'ensemble des ministères d'État.

Le «gender budgeting» figure au coeur des politiques d'égalité hommes-femmes depuis maintenant vingt ans. Vous êtes heureux de l'apprendre… Le Conseil de l'Europe, dans une note parue en 2005, définissait le «gender budgeting» comme

«une application de l'approche intégrée de l'égalité entre les femmes et les hommes dans le processus budgétaire». «Cela implique une évaluation des budgets existants avec une perspective de genre à tous les niveaux du processus budgétaire, ainsi qu'une restructuration des revenus et des dépenses dans le but de promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes».

En clair, il s'agit d'examiner systématiquement les dépenses publiques afin d'objectifier les différences de traitement entre les femmes et les hommes et de rééquilibrer la répartition des crédits budgétaires entre les sexes. L'exemple récurrent est celui du sport : évaluer le montant des subventions allouées aux clubs sportis par tête, en fonction du genre. La secrétaire d'État a dénoncé :

«Les subventions municipales servent la plupart du temps à financer des clubs de foot, des clubs de boxe, des terrains de basket sur des parcs qui seront occupés et utilisés exclusivement par des hommes». «L'idée est donc d'essayer

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Budget des Armées : les petits mensonges d’Emmanuel Macron

Lettre ouverte d'un officier en retraite :

Unknown-8"Objet : la franchise du Général, Chef d’État-major des Armées.

Suite à la déclaration du Général Chef d’État-major des Armées devant la Commission de la Défense Nationale le 12 juillet 2017, vous avez fait savoir qu'il était indigne qu'un militaire fasse pression sur le Président de la République pour influer ses décisions. Vous avez ensuite ajouté que l'attitude du Général de Villiers était injustifiée puisque dès 2018 le budget des armées serait augmenté de 1,6 milliards d'euros.

Je commencerai par ce second point, car c'est un leurre. Sur ces 1,6 milliards, huit cents millions serviront à éponger les arriérés de 2017.  C'est le montant dont vous avez amputé ce budget. Les huit cents millions restant seront utilisés à financer le Service National Universel dont vous avez décidé la création pour des raisons étrangères à la défense opérationnelle de notre pays. Il y a huit cents mille Françaises et Français par tranche d'âge. En prévoyant mille euros par individu, pour un seul mois, pour les loger, les habiller, les équiper, les instruire, les administrer et les solder, je suis, à coup sûr, en dessous des vrais chiffres.

Le budget des forces pour 2018, au mieux, sera égal à ce qu'il aurait dû être en 2017 si vous ne vous en étiez pas occupé. Même des militaires peuvent comprendre cela.

Le premier point concerne « l'indécence » dont vous accusez le Général CEMA. Est-ce de l'indécence que de rendre compte à son chef et à la

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Budget de défense : l’Armée doit-elle combattre avec les mains ?

I3323-11Emmanuel Macron a sorti cette phrase incroyable à l'encontre du général Pierre de Villiers :

"Moi j’ai des soldats sur des théâtres d’opérations, des gens qui attendent beaucoup, je les respecte, je leur dois, la protection : l’intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels".

En effet, ce sont les industriels qui vont pâtir des 850M€ en moins dans le budget des Armées, dans la mesure où il semble impossible de ne plus verser les soldes aux militaires ni d’arrêter les opérations en cours, comme Barkhane, Chammal ou Sentinelle. Le plus simple est donc de reporter des commandes, soit en matière d’acquisitions, soit pour le maintien en condition opérationnelle. Le potentiel des armées va donc en souffrir.

Or, cela fait des décennies que les armées souffrent du report de commandes de matériel. Prenons le cas de l'Armée de Terre. C’est en 1976 que le 1er Régiment d’Infanterie accueillait le premier VAB, fruit d’un programme lancé en 1970 par Robert Galley, alors ministre de la Défense. Le ministère de la Défense en commanda 4000 exemplaires. Plus de 40 ans plus tard, les VAB sont encore en service au sein de l’armée de TerreEn mai 2016, de retour du Sahel, NKM avait constaté la vétusté des matériels français :

"Il y a effectivement un problème de matériel. C’est d’abord un problème de quantité. Il n’y a, par exemple, pas assez d’hélicoptères. Lors de mon passage à Madama, dans l’extrême nord du Niger, il n’y en

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Pendant qu’il rabote le budget des Armées, Macron en donne à sa femme

Dotée d'un véritable statut, son épouse Brigitte devrait avoir un budget officiel, contrairement à toutes celles qui l'ont précédée. Son importance reste toutefois difficile à évaluer, même si Capital s'est risqué à l'exercice.

"[…] Actuellement, la femme du président peut compter sur une équipe de trois collaborateurs pour l’aider à gérer ses dossiers et de deux personnes pour assurer sa sécurité dès sa sortie de l’Elysée. Quelle est l’enveloppe allouée pour rémunérer tout ce beau monde ? Mystère à ce stade. A titre de comparaison, Valérie Trierweiler s’était entourée de cinq collaborateurs qui avaient coûté 396.900 euros brut sur l’année 2013 aux contribuables, selon un rapport de la Cour des comptes. De plus, quatre officiers assuraient sa sécurité. […] Pour les dépenses liées à son rôle, Brigitte Macron, comme celles ses prédécesseures , pourra faire appel à “un service rattaché au cabinet du président”, rappelle Pierre-Olivier Costa. Déplacements, cadeaux, réceptions… Toutes ces dépenses seront prélevées sur le budget de l’Elysée. Et c’est là où son directeur de cabinet promet de la transparence et d’”expliquer le plus clairement possible aux Français ce qu’elle fait, comment et pourquoi”. […]"

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