Archives par étiquette : Brexit

Sommet franco-britannique : il y a donc une vie après le Brexit…

Alors que les européistes avaient promis un isolement du Royaume-Uni avec le Brexit, il semblerait que le pragmatisme l'emporte. Emmanuel Macron est accusé par certains opposant de Thérésa May d'en profiter mais un accord bilatéral, en général, bénéficie aux deux pays signataires :

"Le 35e sommet franco-britannique s'est ouvert jeudi à l'Académie militaire royale de Sandhurst où la Première ministre britannique Theresa May et le président français Emmanuel Macron devaient s'entretenir de questions liées à l'immigration clandestine et à la défense (…) Pour ce premier sommet bilatéral depuis le vote du Brexit, Londres devrait chercher à renforcer les liens avec Paris

Downing Street a ainsi fait part de son intention d'augmenter de 44,5 millions de livres (50,5 millions d'euros) sa contribution financière au contrôle de la frontière à Calais, en réponse à une attente exprimée par la France.

"Cet argent doit être investi dans l'amélioration de la sécurité à la frontière", a déclaré un porte-parole de l'exécutif britannique. "Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les contrôles en France et en Belgique, pour s'assurer qu'ils soient aussi sécurisés que possible", a-t-il ajouté (…)" [Source]

Le sommet comportera également un large aspect défense. Le gouvernement britannique a annoncé mercredi l'envoi de trois hélicoptères de la Royal Air Force pour épauler les forces françaises dans la région du Sahel, ainsi qu'un renforcement de l'aide financière versée à la région.

Lire la suite de l'article

Le budget de l’UE après le Brexit nécessitera des « coupes impressionnantes »

De Marie de L'Isle dans Présent :

Images-5"Plus d’un an et demi après le vote sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, la Commission européenne a fait lundi 8 janvier une annonce fracassante : le budget de l’UE après le départ du Royaume-Uni nécessitera des « coupes impressionnantes » dans certains programmes. « Comme c’est bizarre, que c’est curieux, et quelle coïncidence ! » s’époumonent les personnages de La Cantatrice chauve, de Ionesco. On se permettra donc ici d’exprimer la même surprise tant on avait entendu la Commission répéter que si catastrophe économique il y avait, dans le cas d’une mise en œuvre du Brexit, elle toucherait ce Royaume-Uni de mauvais aloi qui avait l’outrecuidance de quitter le club que le monde nous envie.

« Il faudra certainement faire certains sacrifices. Il va falloir faire des coupes dans certains grands programmes, et des coupes impressionnantes », a averti le commissaire au Budget Günther Oettinger, lors d’une conférence de « haut niveau » organisée par un think tank à Bruxelles. Ce débat a donné le coup d’envoi des discussions sur le prochain « cadre financier pluriannuel » de l’Union, alors que le cadre actuel court jusqu’en 2020. Celui-ci fixe les grandes priorités politiques ainsi que les plafonds de dépenses à respecter chaque année.

L’enveloppe maximale a ainsi été fixée à un peu plus de 963 milliards d’euros pour la période 2014-2020. La fin de cette période approche, et l’UE est confrontée au départ prévu du Royaume-Uni d’ici un an. Et celui-ci était contributeur net au budget européen, ce qui représente une « perte de douze à treize milliards d’euros

Lire la suite de l'article

La France veut profiter du Brexit pour réformer le Parlement de l’UE

Capture d’écran 2017-08-30 à 20.50.50Dans une note datée d'aujourd'hui, 30 août 2017, intitulée "Position des autorités françaises sur la composition du Parlement européen dans la perspective des élections européennes de 2019 et des suivantes", on apprend que

"Du point de vue des autorités françaises, la révision de la composition du Parlement européen dans le contexte du retrait du Royaume‐Uni constitue une opportunité pour :

  • renforcer le caractère européen du scrutin en créant une circonscription européenne suffisamment représentative de la diversité politique européenne, d’une cinquantaine de sièges environ ;
  • assurer l’équité dans la représentation des citoyens des différents États membres en rétablissant le plein respect du principe de proportionnalité dégressive, inscrit à l’article 14 (2) TUE.

Sur le premier point, les autorités françaises expliquent :

"Le retrait du Royaume‐Uni, prévu en mars 2019, en amont des prochaines élections européennes, rendra disponible un contingent de 73 sièges, dans le respect du plafond de 750 sièges, plus le président, fixé par l’article 14 du Traité sur l’Union européenne (TUE). Il s’agit là d’une occasion unique pour introduire, en complément de l’élection de députés européens dans le cadre national, l’élection d’un premier contingent de députés élus sur la base de listes transnationales dans le cadre d’une circonscription européenne unique. […] Lors du vote, chaque citoyen disposerait de deux voix : l’une, pour l’élection des députés dans le cadre national, l’autre pour l’élection de députés dans le cadre de la circonscription européenne."

Sur le second point, la France souligne les "variations démographiques intervenues entre les

Lire la suite de l'article

Brexit : après l’apocalypse annoncé, voici la famine

Yves Daoudal relève la dernière stupidité des européistes :

Les européistes sont capables de tout. Voici un titre d’Euractiv :

1157941507

Tenez-vous bien, la conclusion de l’article est que… c’est déjà le cas !

Doit-on craindre un retour de la faim, outre-Manche? À la vérité, celle-ci y est déjà bien présente. En 2009, le Trussel Trust gérait 30 banques alimentaires qu’utilisaient 60 000 personnes environ. En sept ans, le Trust a ouvert plus de 400 établissements et pourvoit aux besoins alimentaires vitaux de près de 1,2 million de malheureux. Pour ne pas revivre la grande famine irlandaise de 1847, les rapporteurs appellent le gouvernement May à mettre en œuvre une politique de sécurisation des approvisionnements alimentaires, compatible avec l’accord de Paris sur le climat. Une politique qui garantisse aussi la qualité sanitaire des produits et le revenu des agriculteurs.

On appréciera la logique du journaliste : « Pour ne pas revivre la grande famine irlandaise » en Grande-Bretagne…

On appréciera aussi la légende de la photo illustrant l’article :

En faisant augmenter le prix des aliments, importés ou non, et en annulant les règles sur la qualité des aliments, le Brexit exposera les Britanniques à une alimentation moins saine.

On se demande comment les Norvégiens ne sont pas tous morts de faim et de maladie…"

Lire la suite de l'article

Le Brexit… c’est horrible pour ceux qui restent

Unknown-4Le budget européen va connaître un manque de 13% quand le Royaume-Uni aura définitivement quitté l'UE. Mercredi, le commissaire européen au Budget, Gunther Oettinger, a estimé que Bruxelles devrait trouver 20 milliards d'euros pour combler le manque à gagner lié au Brexit, sur un budget total de 157,9 milliards.

L'Union européenne va donc lancer une réflexion sur l'avenir de ses ressources. Plusieurs pistes sont pour l'heure à l'étude.

La première consisterait à réduire les dépenses, mais ce n'est pas dans le sens de l'histoire matérialiste…

Une autre consisterait à multiplier les taxes européennes, TVA, impôt sur les entreprises, taxe sur les transactions financières, versées directement au budget de l'Union. Mais dans deux ans, il y aura les élections européennes. Avec le risque de voir l'élection de nombreux députés eurosceptiques…

Lire la suite de l'article

Le Brexit : une chance pour l’écologie ?

Extrait d'un article de Paul Kingsworth, dans la revue L'Ecologiste :

"Dans les années 1970, la paysannerie en France et en Europe a connu une vraie hémorragie. Ce n'était pas le fruit du hasard mais une extinction planifiée. […]  Les eurocrates n'ont pas utilisé, pour justifier leur politique, le terme d' "élimination" mais celui de "modernisation". […] Non-élue, créée de façon confidentielle, obéissant aux intérêts des multinationales, la CEE avait un but clair : diminuer, si ce n'est abolir, la souveraineté démocratique des nations européennes et […] créer une zone de libre-échange géante sans frontières. […] Sa culture du Progrès était celle de l'homogénéisation, de la centralisation, du contrôle et du profit (…)

L'UE en son principe viole chaque principe écologique. C'est l'exact opposé du local, elle détruit le monde naturel, efface les particularités, elle est anti-démocratique et place les intérêts des banques et des multinationales avant ceux des travailleurs. Pourquoi, quand, comment le parti écologiste britannique a-t-il abandonné son engagement dans le localisme, la démocratie, et s'est-il uni à un tel monstre ?  […]  La classe sociale a toujours été la ligne de fracture dans le mouvement écologiste. À l'occasion du Brexit, elle est apparue au grand jour.  […] Les classes laborieuses et les classes moyennes, au contraire des élites culturelles ou politiques, ont exprimé une sorte de jacquerie moderne… Les Verts auraient pu se trouver de leur côté, faire valoir des arguments en faveur de la relocalisation du pouvoir, de la démocratie,

Lire la suite de l'article

Pour mieux négocier le Brexit, Theresa May dissout le Parlement britannique

D'Olivier Bault dans Présent :

Unknown-5"Le Premier ministre britannique, Theresa May, a créé la surprise mardi en annonçant la convocation d’élections anticipées pour le 8 juin prochain, et donc avec trois ans d’avance sur le calendrier électoral. Selon une loi votée en 2011, la date des élections est en effet désormais fixe et ne dépend plus du bon vouloir du Premier ministre, sauf si celui-ci obtient le soutien d’au moins les deux tiers des députés à la Chambre des communes. C’était chose faite mercredi avec une motion adoptée à 522 voix contre 13. Pourquoi avoir avancé la date des élections et lancé une campagne électorale qui durera sept semaines ? Selon le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKiP), la vraie motivation de Theresa May, qui dispose actuellement d’une majorité de seulement 12 voix à la Chambre des communes, ce sont des enquêtes de police pour des allégations de dépassement du plafond des dépenses par 20 députés Tories lors des élections de 2015. Si ces allégations venaient à être confirmées, il faudrait convoquer des élections partielles dans ces circonscriptions.

Mais Theresa May avait aussi une autre raison de convoquer des élections anticipées : les sondages lui permettent d’espérer accroître fortement sa majorité face aux Travaillistes, aux Libéraux-démocrates et aux indépendantistes écossais. Dotée d’une confortable majorité, le Premier ministre n’aurait plus à craindre les pressions des différentes tendances de son parti concernant les conditions de la sortie de l’Union européenne et elle sera en meilleure position pour négocier avec l’UE. […]

Lire la suite de l'article

Brexit : on ne sait pas ce que Valérie Pécresse a bien pu voir

Interrogée ce matin au micro de RMC, la présidente LR de la région Ile de France a déclaré :

Capture d’écran 2017-02-20 à 09.41.44

Nous ignorions que la Grande-Bretagne était dans l'euro…

Cela étant dit, sur l'apocalyptique Brexit, il faut rappeler que

  • Facebook va construire un nouveau siège à Londres : « Le Royaume-Uni est l'un des meilleurs endroits pour une entreprise technologique et est une partie importante de l'histoire de Facebook. Nous sommes venus à Londres en 2007 avec une poignée de collaborateurs et d'ici la fin de l'année prochaine nous ouvrirons un nouveau siège et prévoyons d'employer 1.500 personnes au total. »
  • Google a annoncé la construction d’un vaste bâtiment où travailleront quelque 3.000 salariés, un investissement d’un milliard de livres.
  • En septembre, Apple avait annoncé la création de son nouveau QG londonien, avec 1.400 employés.
  • Ces annonces des trois géants du numérique consacrent Londres comme capitale technologique, alors que le European Digital Forum constate dans une enquête qu'il s'agit de la meilleure ville d'Europe pour les start-up du numérique, soulignant que « malgré les craintes liées au Brexit, la ville attire encore de grands talents en provenance du monde entier ».

Lire la suite de l'article

Cazeneuve sur le Brexit en donneur de leçons

Ses paroles ne tombent pas dans l'oreille d"un sourd, elles sauront rejaillir au moment du Frexit : 

"Il faut une méthode claire. Il a été souhaité la sortie de l'Union européenne. Il faut d'abord négocier les termes de cette sortie. Ensuite, une fois que ces termes auront été clairement discutés et négociés, on peut parler de la nouvelle relation", a déclaré M. Cazeneuve".

Mais en attendant, il n'a pas de leçons  de ce genre à donne rà un pays étranger…

Lire la suite de l'article

Filteris, qui avait analysé la victoire du Brexit et de Trump, prévoit un duel Le Pen-Fillon

La méthode qui avait permis de prévoir la victoire du Brexit ou celle de Donald Trump, ou encore l'élimination de Nicolas Sarkozy dès le premier tour des Primaires, est encore peu utilisée en France, où les sondages "traditionnels" continuent à fleurir malgré leurs résultats de plus en plus souvent démentis par les urnes.

La spécificité de la méthodologie exploitée par Filteris Euro / Mediations réside dans le fait de ne pas constituer d'échantillons, de ne pas poser de questions qui orientent les réponses, de ne pas opérer de redressements hasardeux auxquels les sondeurs doivent inévitablement se plier. Au contraire, la méthodologie de Filteris Euromediations permet de capter et d'analyser les opinions publiques sur les réseaux sociaux et d'en dégager des tendances certaines à court, moyen et long termes.

Les outils (moteur de recherche et algorithmes d'analyse) permettent de prendre une mesure du Buzz, sur le Web et les réseaux sociaux, à laquelle s’ajoute une analyse qualitative de « sentimentalité » rendant compte des valeurs positives et négatives associées à chacun des candidats.  L'algorithme final synthétise le potentiel de victoire des candidats.

Voici l'analyse des perceptions de Filteris hier (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

C4z4ljiWcAIXQLL.jpg-large

Cela va être amusant de voir tous les gauchistes se rallier à François Fillon, après la terrible campagne qu'ils lui ont fait subir…

Lire la suite de l'article