Archives par étiquette : «Bioéthique

Le gouvernement compte profiter de l’été pour avancer sur la loi de bioéthique

Profitant des premiers départs en vacances et de la coupe du monde de football, le gouvernement avance ses pions sur la destruction de la famille, espérant que les défenseurs de l'enfant soient en léthargie, ce qui est loin d'être le cas.

Ainsi, ce matin François de Rugy a dit espérer que les députés de la majorité déposent en 2018 une proposition de loi sur la Procréation médicalement assistée :

« Je souhaite que le Parlement puisse prendre l’initiative, et notamment les députés de la majorité qui s’étaient engagés sur ce sujet avant les élections».

De son côté, le comité bioéthique de l’Elysée réfléchit à adapter le cadre juridique du don de gamètes. L’exécutif étudie le scénario d’un élargissement de l’autoconservation d’ovocytes. L’an dernier, le CCNE s’était prononcé contre la banalisation de cette technique de cryogénisation, qui existe depuis 2011 en France dans trois cas (fécondation in vitro, traitement médical ou dons d’ovocytes). Depuis 2015, seules les donneuses peuvent conserver leurs ovocytes congelés pour plus tard.

Face à LMPT, le gouvernement envisage de permettre à l’enfant né par ce biais de connaître l’identité du donneur. L’accès à l’identité du « tiers donneur » serait sans conséquence sur la filiation. Sic. Reste à placer le curseur dans l’identification du donneur : simples données générales et non identifiantes ; accès à l’identité si le donneur y consent ; accès à l’identité comme condition du don. L’avis du CCNE de septembre est attendu.

D’autres mesures sont sur la table, comme celle d’autoriser

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L’embryon humain : la victime silencieuse et innocente de la révision de la loi de bioéthique

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

Dhz6EpVWsAAdZ6F"Le rapport du Conseil d’Etat sur la révision de la loi de bioéthique est rendu public aujourd’hui. Ce rapport, émanant de la plus haute juridiction française, n’engage certes pas le politique mais il trace les contours « autorisés » de la future législation et fait état, notamment, de graves dérives en matière de recherche sur l’embryon. Ces dispositions seront au cœur de la loi mais elles seront moins commentées que la PMA. Elles auront pourtant pour conséquence de faire de l’embryon un « produit de laboratoire ».

Cet avis juridique du Conseil d’Etat ne tient, par ailleurs, aucun compte de l’avis profond des Français qui s’est exprimé lors des Etats-généraux de la bioéthique. A chaque révision, les limites de l’acceptable sont repoussées, la marchandisation du vivant et l’eugénisme toujours accrus. La technique prendra, une fois de plus, et de manière plus grave, le pas sur l’humain.

  • La création d’embryons transgéniques et leur transfert à des fins de gestation pourraient être autorisés. Cela entrainerait inévitablement une modification du génome de l’espèce humaine pourtant interdite par la Convention d’Oviedo ratifiée par la France. L’embryon serait encore davantage manipulé et ces modifications du génome seraient transmissibles.
  • Le Conseil d’Etat propose d’autoriser la culture des embryons in vitro au-delà de 7 jours et jusqu’à 13 jours après la fécondation. 92,3 % des citoyens se sont pourtant opposés à cette possibilité dans le cadre des Etats-généraux.
  • La destruction des embryons surnuméraires donnés à la recherche et n’ayant pas fait l’objet de recherche

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L’embryon humain sera-t-il la victime silencieuse de la révision de la loi de bioéthique ?

De la Fondation Jérôme Lejeune :

Site-634x300"Le Conseil d’Etat rend ce jour un rapport sur la révision de la loi de bioéthique de 2011. Il devait, à la demande du Premier Ministre, « se concentrer sur les possibilités de traduction, dans le droit français, des changements envisagés dans le futur projet de loi, prévu à l’automne ».

La Fondation Jérôme Lejeune prend acte de la possible ouverture à la PMA pour toutes tout en rappelant qu’elle y est opposée.

Elle s’étonne toutefois que la presse ne se fasse pas l’écho de dispositions sur l’embryon.

Si l’extension de la durée de culture des embryons in vitro est autorisée au-delà de 7 jours et jusqu’à 14 jours après la fécondation, si la création d’embryons transgéniques et leur transfert à des fins de gestation était autorisée ou si la destruction des embryons surnuméraires donnés à la recherche et n’ayant pas fait l’objet de recherche était proposée, la Fondation Jérôme Lejeune se mobiliserait et ferait part de ses réactions d’expertise sur ces sujets. Elle craint également l’extension du diagnostic pré-implantatoire (DPI) aux anomalies chromosomiques qui accentuerait encore l’eugénisme des personnes porteuses de trisomie 21.

La Fondation Jérôme Lejeune finance la recherche sur les maladies génétiques de l’intelligence. Sa mission est au service des plus faibles.

Son président, Jean-Marie Le Méné souhaite rappeler que l’embryon ne peut pas être considéré comme un « rat de laboratoire ». Il demande au Gouvernement de se souvenir, au moment de l’élaboration de la loi que l’embryon est

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Bioéthique : le rapport du CCNE ou l’eugénisme généralisé

Un collectif dénommé CIEL (Collectif Interdisciplinaire Bioéthique et Libertés), à la constitution duquel ont contribué des spécialistes (Chantal Delsol, Elisabeth Montfort, Aude Mirkovic, Béatrix Paillot, Jacques Poirier, Rémi Sentis), a effectué une analyse du récent rapport du CCNE clôturant les Etats Généraux de la Bioéthique. Sans prétendre faire un commentaire exhaustif du rapport du CCNE, ce document entend montrer comment une stratégie de communication parfaitement élaborée permet de préparer l'opinion publique à des changements juridiques, législatifs et sociétaux sans précédents.

Extrait concernant l'eugénisme du projet bioéthique :

Images-10"Le rapport du CCNE, sur cette thématique, mentionne quelques éléments de bon sens concernant la médecine prédictive indiquant qu’elle est « majoritairement perçue comme étant socialement risquée : injustices sociales, surmédicalisation, conséquences psychologiques de connaître son profil génétique, coûts financiers ». Cependant, la présentation que fait le CCNE de cette thématique est confuse. La législation autorise certes l’interruption médicale de grossesse (IMG) d’un enfant à naître en cas « de forte probabilité d’une maladie grave et incurable en l’état actuel de la science », mais il convient de bien distinguer les examens génétiques en prénatal (et les questions éthiques qu’ils posent) et les autres examens génétiques postnatals (examens génétiques généralisés ou individuels en cas de suspicion de maladie génétique avec des enjeux éthiques différents). De plus, le CCNE évoque aussi le dépistage génétique pré-conceptionnel généralisé.

i) Une omission

A aucun moment la problématique ne présente les limites que nous apportent les connaissances actuelles tant sur le rôle de l’épigénétique (le mot n’étant mentionné qu’une

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Elle aurait vu des militants pro-famille psalmodier l’Evangile dans les débats sur la bioéthique

Geneviève Delaisi de Parseval, chroniqueuse pour le cahier littéraire du journal Libération, membre du laboratoire d'idées Terra Nova proche du Parti socialiste, sur la bioéthique, a fait publier dans Le Monde une tribune tout à fait ridicule que le journal du soir n'a pas du relire (ou alors c'est inquiétant pour leur santé mentale…). Il faut le lire pour le croire (et l'on se dit vivement la loi contre les fausses nouvelles !), Mme Delaisi a eu des hallucinations : elle a vu, lors des débats sur la bioéthique, des militants avec des bibles à la main, psalmodiant en guise d'argumentaire des passages de l'Evangile ! C'est grave docteur ? Sous le titre "Impartialité et bioéthique", elle estime en toute partialité que les débats étaient meilleurs au sein du Grand Orient… C'est vrai que s'écouter parler dans un entre-soi, c'est plus agréable que de se confronter aux arguments réalistes des défenseurs de la famille et de l'enfant.

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Mission d’information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique

Les députés Jean-Louis Touraine (LREM pro-PMA, pro-GPA, pro-euthanasie et franc-maçon) et Xavier Breton (LR pro-famille), aux positions divergentes, seront les copilotes d'une mission d'information sur la révision des lois de bioéthique. Député de l'Ain, membre de l'Entente parlementaire pour la Famille et président du groupe d'études sur les relations avec le Vatican, Xavier Breton sera le président de cette mission. Le député du Rhône (ex-PS) M. Touraine en sera le rapporteur.

La mission comptera au total 35 membres de tous bords et ses travaux devraient durer environ six mois. Deux commissions de l'Assemblée, celles des Affaires sociales et des Lois, ont déjà commencé mi-mai à travailler sur cette révision, en entamant un cycle d'auditions sur des sujets allant de la recherche génétique à la procréation.

Interrogé hier à Rome en conférence de presse, Emmanuel Macron a répondu avec son art du «en même temps» sur les questions de bioéthique. Il s’est montré attentif aux convictions de l’Église, notamment sur le «principe de vie» et la «filiation», tout en soulignant la nécessité, selon lui, de composer avec celles-ci, pour faire droit notamment à la «liberté de la femme» ou encore au «projet parental». «Sur ces sujets, on doit accepter que la société évolue», a-t-il déclaré. L'enfumeur a frappé en invoquant l'idéologie éculée du progrès.

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Si les résultats des Etats Généraux de la bioéthique avaient été inverses, aurait-on dit qu’ils n’étaient pas représentatifs ?

Xavier Breton, député LR et vice-président du groupe d'études parlementaires sur la fin de vie, répond au Point sur la révision des lois de bioéthique :

Unknown-20Comment allez-vous tenir compte des contributions des États généraux ? Certains considèrent qu'elles ne sont pas représentatives de la population…

Je pose une question : si les résultats avaient été inverses, aurait-on dit qu'ils n'étaient pas représentatifs ? Je trouve, en tout cas, qu'ils donnent un éclairage sur ceux qui se mobilisent aujourd'hui. Ce sont des citoyens qui ont une vision de l'homme, une vision – je vais dire un gros mot – anthropologique. Ils sont pour le respect de chaque personne, mais défendent une certaine permanence de la nature humaine. Et on ne peut utiliser les résultats d'une consultation que s'ils servent ! Si on regarde les sondages, les gens sont pour l'euthanasie, pour la PMA, pour la peine de mort aussi ! Si on attend d'avoir des sondages pour avoir une conception de l'homme, c'est assez grave… Après, on doit écouter les attentes sociétales qui s'expriment et qui sont nouvelles. Mais ne pas changer de conception de la personne humaine au gré des modes. C'est là où il y aurait un relativisme dangereux. Emmanuel Macron, dans son discours au collège des Bernardins, parlait du relativisme et du nihilisme : je crois qu'il faut les refuser très clairement ! […]

Ce sont des sujets qui bougent beaucoup, au niveau scientifique mais aussi sociologique. La question des diagnostics, la recherche sur l'embryon, la congélation d'ovocytes des femmes salariées financée par les

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La fin de certaines vies ne sera pas au programme de la prochaine loi de bioéthique

Images-3La fin de vie des personnes âgées, démentes et autres… ne sera pas dans le projet de loi, mais il sera bien question de la fin de vie de certains embryons humains, surnuméraires issus de la PMA et sacrifiés sur l'autel de la recherche…

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a déclaré a l'Assemblée nationale le 12 juin :

« Le rapport [des États généraux de la bioéthique] nous a été remis la semaine dernière. Il sera suivi d'un avis officiel du CCNE début septembre qui portera sur les thèmes prévus : la procréation, la génétique, les big datas, l'intelligence artificielle, les greffes et les neurosciences ».

Le 7 juin, Alain Milon, président (LR) de la commission des Affaires sociales du Sénat et médecin favorable à l'euthanasie, estimait que la fin de vie n'avait pas sa place dans cette loi. Le projet de loi, qui révise la loi de 2011, devrait être présenté à l'automne.

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«Bioéthique, l’impossible consensus»

Unknown-4Parmi les principaux points de désaccords, la PMA à propos de laquelle les médias n'ont pourtant cessé de nous expliquer, sondages à l'appui, que quasiment tout le monde était pour… 

Le Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité national consultatif d'éthique (CCNE), reconnait qu'il n'y a pas de «consensus» sur ce sujet sensible. «Des différences profondes s'expriment dans la société civile», note le rapport du CCNE. Un constat qui s'est imposé à la suite des débats organisés en région par les espaces éthiques où les opposants à la «PMA sans père» ont afflué. Sur le site Internet des États généraux, ces derniers étaient très largement majoritaires, avec des votes contre la PMA pour toutes qui se sont envolés à plus de 80 %.

La Manif Pour Tous prend acte des conclusions des états généraux de la bioéthique :

"Après 4 mois de débats, d’échanges, d’auditions associant experts, représentants de la société civile et des dizaines de milliers de citoyens, on ne peut que constater que la société est aujourd’hui divisée sur les questions sociétales, en particulier sur les enjeux posés par l’évolution de la PMA et par la GPA. Les conclusions des débats citoyens, des auditions et de la consultation sont convergentes et cohérentes.

Si le Président de la République s’était prononcé pendant la campagne présidentielle à titre personnel sur l’évolution de la PMA, il avait eu la sagesse et la prudence de la conditionner à l’existence d’un « large consensus » au sein de la société. Ce n’est pas le cas selon les résultats des états généraux présentés ce mardi 5 juin 2018 par le

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