Archives par étiquette : bioéthique

Lancement du site d’information sur les états généraux de la bioéthique : bioethique2018.fr

On me communique :

Capture d’écran 2018-02-12 à 19.27.12« Quel monde voulons-nous pour demain ? » ; c’est la question difficile et fondamentale posée par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) dans le cadre des états généraux de la bioéthique 2018, lesquels préparent la révision de la loi de bioéthique prévue en 2019.

Alors que les réunions de débat ont commencé depuis plusieurs semaines, le site internet officiel des états généraux de la bioéthique n’est toujours pas fonctionnel, ce qui complique l’accès aux informations, et donc le suivi des débats.

Le site www.bioethique2018.fr, en ligne depuis le début du mois de février 2018, répond donc aux besoins des citoyens français qui sont tous appelés par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à participer à ces états généraux.

Lancé par un médecin, le site bioethique2018.fr indique les thèmes, dates, lieux et modalités d’inscription aux débats-citoyens.

Ce site est manifestement fiable et conçu pour une participation maximale. Vous pourrez trouver sur cette page l'agenda de toutes les réunions des Etats généraux.

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Beaucoup de personnes présentes aux débats sur la bioéthique partagent nos convictions

Une lectrice m'envoie ce compte-rendu sur le débat bioéthique d'Angers, qui a eu lieu la semaine dernière :

 "6a00d83451619c69e201b8d2d76f58970c-200wiUne semaine après le débat citoyen sur la PMA pour femmes seules ou couples de femmes qui s’est déroulé à Angers, nous avons entendu beaucoup de critiques légitimes sur l’impréparation des animateurs, les questions très fermées afin d’éluder un vrai débat philosophique et anthropologique, des interventions individuelles privilégiant la sensibilité, l’incapacité de l’animateur à classer nos interventions selon leur nature, l’absence de pédopsychiatres ou de philosophes parmi les animateurs, l’inutilité d’un tel débat, les dés étant déjà jetés sur le projet de réforme de la loi par le Chef de l’Etat. Toutes ces raisons auraient pour effet de nous faire baisser les bras en nous disant « à quoi bon ? ».

Plutôt que de voir le verre à moitié vide, regardons-le à moitié plein parce que l’un des premiers débats de ce type dans l’hexagone, avec ses imperfections certes, nous laisse espérer.

Nous nous sommes mobilisés et avons découvert, un peu avec surprise, d’une part que beaucoup de personnes présentes partageaient nos convictions tout en respectant nos contradicteurs et d’autre part que les pro-PMA sans père étaient en partie absents et que ceux qui étaient là, n’étaient ni préparés ni capables d’exprimer une argumentation étayée et audible pour défendre les leurs sans nous attaquer. « C’est moi qui choisis pour moi et ça ne regarde que moi ! Non, nous formons une société  et nous sommes tous concernés ! » 

Beaucoup de jeunes, déjà professionnels ou étudiants,

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A son tour, LMPT dénonce la fumisterie des débats de bioéthique

Dans La Croix, une tribune signée de Bruno Dary, conseiller, Albéric Dumont, vice-président, et Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, plaide en faveur de débats bioéthiques équilibrés et transparents :

Images"[…] Depuis le début des préparatifs, nous avons constaté de grandes difficultés à trouver les informations, qu’il s’agisse des questionnaires que certains espaces éthiques régionaux ont mis en place, ou des réunions de « débats citoyens » : savoir sur quel thème, en quel lieu et quel jour ces réunions ont lieu nécessite encore, en ce début de mois de février, une véritable enquête, et ce d’autant plus que le site Internet officiel des états généraux de la bioéthique n’est toujours pas fonctionnel à ce jour.

D’autres difficultés rencontrées sont liées, très concrètement, aux modalités de participation. Un premier retour d’expérience sur les événements organisés depuis le début de l’année montre que les salles sont bien souvent trop petites comme ce fut le cas à Lyon où une réunion a été organisée dans une salle de 80 places. Aussitôt annoncées, certaines réunions sont déclarées fermées aux inscriptions. Et quand la réunion de « débats citoyens » est en accès libre, il est déjà arrivé à plusieurs reprises qu’il n’y ait plus de places et que les portes soient fermées.

Autrement dit – et c’est une très bonne nouvelle ! –, les états généraux de la bioéthique 2018 intéressent beaucoup nos concitoyens ! L’envers de la médaille, c’est qu’ils ne peuvent pas tous participer comme ils le souhaiteraient, loin s’en

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De l’utilité de participer aux états-généraux de la bioéthique

ImagesUn lecteur du Salon beige m'a demandé ce que je pensais de la mobilisation de nombreux catholiques sympathisants de LMPT pour les états généraux de la bioéthique, ajoutant qu'il estimait que les jeux étaient faits, que la loi était déjà prête et que, par conséquent, ces "débats" ne servaient à rien.

C'est aussi mon avis. Je doute fort que les états généraux soient l'occasion d'écouter la sagesse populaire. D'ailleurs, le nom lui-même est éloquent pour tous ceux qui ont lu Augustin Cochin et François Furet, puisqu'il renvoie évidemment à la première assemblée de 1789. Or, à cette époque, sans qu'il y ait eu le moindre besoin de bourrer les urnes ou de truquer les élections (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y eut aucune fraude!), la révolution était faite dès le mois de mai 1789. Le système même de désignation des élus donnait une sur-représentation  aux plus asociaux du royaume (et aux plus anti-catholiques qui étaient souvent les mêmes): avocats sans cause, prêtres sans vocation ou écrivaillons ratés qui trouvèrent dans le théâtre des événements à venir une occasion inespérée de briller – mais au prix de la tranquillité et souvent de la vie de leurs concitoyens. Et, de toute évidence, ils étaient à des années-lumière de représenter le pays, viscéralement catholique et royaliste (se souvient-on qu'il fallut cacher le roi et souvent rouler de nuit sur le chemin de retour de Varenne car les Français acclamaient encore leur roi, prétendument traître à la patrie?).

En un mot comme

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Débat sur la bioéthique à Angers : tous les participants contre la réforme, sauf les intervenants

Compte-rendu d'un "débat" organisé dans le cadre des états généraux de la bioéthique, mardi soir, à Angers, sur le thème : « L’Assistance Médicale à la Procréation pour tou•te•s ? »

DU1GKRfWsAAQrTu"Comprendre : « pour toutes et tous »… on ne philosophera pas sur l’utilisation de l’écriture inclusive 🇫🇷

J’avoue m’être rendu à ce débat avec un peu d’appréhension et avec deux objectifs :

  • prendre part au débat et donner mon avis sur ce sujet : pour une fois que l’État nous donne la parole dans un débat ouvert, on ne va se priver.
  • écouter les arguments des défenseurs de la procréation médicalement assistée (des pro-PMA et / ou pro-GPA, comme on les appelle).

Il faut reconnaitre qu’on ne savait pas trop à quoi s’attendre puisque ce genre de débat n’a lieu que tous les 5 ans. L’ambiance d’avant-débat était d’ailleurs intéressante : tout le monde s’observe, se toise, sans savoir qui pense quoi, qui va dire quoi.

18h30, début de la soirée.

“Va-t-on vraiment débattre de ça ?”

Après une courte introduction du journaliste-médiateur (Thierry Lardeux) de la soirée, le Dr. Miguel Jean, directeur de l’Espace de Réflexion Éthique (ERE) des Pays de la Loire, nous précise une chose : “Mon souhait ce soir, c’est que vous ayez la parole, que vous parliez et donniez votre avis. Ce soir, c’est votre soirée !”

Les 4 intervenants ont été présentés :

  • Dr. Pascale May-Panloup, Responsable de l’Unité Fonctionnelle de Biologie de la Reproduction du CHU d’Angers ;
  • Magali Bouteille-Brigant, Maitre de conférences en droit privé ;
  • Caroline Delavoux, du collectif BAMP ;

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L’imposture des Etats Généraux de la bioéthique

Anne Lorne, conseillère régionale LR à la région Rhône-Alpes, participait ce soir à une réunion des Etats-Généraux de la bioéthique. Sur Twitter, elle dénonce :

JNWHNAFG_400x400"A quoi sert ce cirque? C’est une stratégie pour le Gouvernement de dire : on a débattu et on fait passer la loi. Sauf que ici ce soir : aucun débat, questions biaisées, postulat de la loi déjà engagé, animateur débordé, salle largement opposée et donc brimée… Mais c’est une blague! L’animateur martèle que le législateur n’a pas d’avis, qu’il attend NOTRE avis. Mais dans la salle, 80% des gens ne sont pas contents de la tournure des débats et la majorité sont contre la PMA et ne peuvent s’exprimer! L'animateur ne cesse de parler une novlangue insupportable, « démocratie participative en éthique »??? Et d’assurer que rien n’est décidé! quand je parle de l’avis du CCNE il répond « peut-être mais rien n’est tranché ». On se moque littéralement de nous."

Ce témoignage n'est pas isolé. A Angers, Barbara Mazières constate également que les débats sont verrouillés. Alors que, dans la plupart des cas, l'ensemble des personnes qui assiste aux réunion est hostile à la révision des lois de bioéthiques.

QZyZ-2PT_400x400"L'opposition forte de la salle est claire et nette. Oui nous sommes très majoritairement contre. Mais quand les questions sont cadrées, orientées, j'appelle ce genre de débat une fumisterie! Ne vous laissez pas abuser."

Si vous avez d'autres témoignages, n'hésitez pas à me les faire parvenir.

Sur Boulevard Voltaire, Rémy Mahoudeaux s'étonne que le

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Participer aux “débats” sur la bioéthique

Capture d’écran 2018-01-29 à 19.48.41La participation de tous ceux qui veulent protéger les droits de l’enfant et la dignité humaine aux « débats-citoyens » des états généraux de la bioéthique est fondamentale pour les générations à venir.

Les dates, lieux et modalités de participation étant difficiles à connaître et multiples, La Manif Pour Tous rassemble pour vous toutes ces informations sur cette page.

Le mouvement vous invite à consulter régulièrement cet espace dédié, les espaces éthiques régionaux, organisateurs des « débats-citoyens », rajoutant régulièrement des réunions ici ou là.

Si vous souhaitez entrer en contact avec l’équipe LMPT de votre région pour préparer votre participation aux états généraux de la bioéthique, merci d'envoyer un mail à l’adresse reseau.national@lamanifpourtous.fr

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Bioéthique : est-ce qu’une loi n’est pas faite pour sortir de la loi du plus fort et défendre le plus faible ?

De Jean-Pier Delaume-Myard dans L'Incorrect :

Unknown-2"[…] Mais au fait, est-ce qu’une loi n’est pas faite pour sortir de la loi du plus fort et défendre le plus faible ? mettre fin à une discrimination ? favoriser l’égalité ?

Une loi pour défendre les plus faible : Qui est le plus faible ? L’enfant ou l’adulte ?

Mettre fin à une discrimination : Que dirait-on si demain on faisait une loi afin que les roux, et uniquement les roux, obtiennent tel ou tel droit et pas les blonds ni les bruns ?

En tant qu’homosexuel, si une loi permettait à un couple de femmes d’avoir un enfant et pas aux couples d’hommes, je serais discriminé. Je ne suis pas en train de dire que je suis pour la GPA, je dis seulement que si une loi permet à un homme et une femme d’avoir un enfant (naturel, adoption, PMA), si une loi permet à un couple d’hommes et à un couple de femmes d’avoir un enfant (adoption), si une nouvelle loi permet à un couple de femmes ou à une femme seule d’avoir un enfant (adoption, PMA) … pourquoi moi, en tant qu’homosexuel homme, je n’aurais pas les mêmes droits ? Si je me suis engagé contre le « Mariage pour tous » c’est justement pour ne pas en arriver à cela et pour dire haut et faut que si on accepte la PMA demain, on acceptera évidemment la GPA après-demain et ce, au nom du principe de non-discrimination. Dois-je le redire : un enfant a besoin d’un père et d’une mère !

Permettre une égalité :

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Débat bioéthique à Montpellier : une assemblée hostile à la réforme

Lu sur Lengadoc.info :

"Mercredi 24 janvier, la faculté de médecine de Montpellier accueillait un débat public sur le thème : « GPA, ubérisation de la filiation : une évolution sociétale inéluctable ? ». Cette soirée était animée par « l’Espace régional de réflexion éthique », un collectif de professeurs et de médecins qui organise, en accord avec l’Université, des événements ouverts aux étudiants et au grand public. […] Le débat a été introduit par Pascaline Rocher (responsable de l’association organisatrice) qui a donné la parole à deux gynécologues de renom, Israël Nisand et René Frydman, qui ont débattu sur le sujet de la gestation pour autrui (GPA).

Nisand s’est montré favorable à la GPA au nom de la souffrance des couples stériles dont certains connaissent des situations dramatiques. Il estime qu’une interdiction totale en France favorise le marché international des mères porteuses. Tout en dénonçant le libéralisme extrême de certains pays qui ont banalisé le marché de la GPA, il a plaidé pour un traitement « au cas par cas » via un comité d’experts. Rappelant l’épisode biblique de Sarah, Abraham et Agar M. Nisand a plaidé clairement pour une ouverture de la GPA en France.

Frydman a contredit son collègue et une certaine « vision bisounours » de la GPA. Il a souligné les nombreux problèmes induits pour les mères porteuses dont certaines ressortent traumatisées. M. Frydman a déploré l’absence d’étude sérieuse sur l’impact psychologique et physiologique de la GPA qui fait courir un risque important à des femmes, déjà fragiles économiquement. Il y a selon lui

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États généraux de la bioéthique : faire entendre nos voix pour protéger les enfants

L'opération des Etats-généraux semble rondement menée : aussitôt que les informations nécessaires sont disponibles, il semblerait que les places soient déjà toutes prises… Dans ces conditions difficile d'avoir des contradicteurs pour le gouvernement…  Nous vous invitons à vous inscrire, quand c’est nécessaire et possible, dès maintenant. Des réunions ont été déclarées complètes à peine mises en ligne ! Quand l’entrée est libre, et donc dans la limite des places disponibles, prévoyez d’arriver en avance. Certaines réunions concernent un public précis : merci de transmettre l’information aux personnes concernées.

JANVIER 

  • A Strasbourg du 30 janvier au 4 février: « Produire ou se reproduire – Quel humain pour demain ? » Forum européen de bioéthique

Programme et infos pratiques : https://www.forumeuropeendebioethique.eu/

Parmi les intervenants : Pr Jean-François Delfraissy, Président du CCNE 

  • A Angers le 30 janvier : "L'Assistance médicale à la procréation pour tou·te·s ?"

Salle Daviers – 5, Boulevard Daviers – de 18h30 à 20h30

Débat citoyen gratuit et ouvert à tous dans la limite des places disponibles (arriver en avance !) Plus d’infos

FEVRIER

  • A Saint Jean- Cap Ferrat le 3 février : « La Procréation Médicale Assistée pour tous & Préservation de la fertilité »

Hôtel Royal Riviera – 3 Avenue Jean Monnet – 06230 Saint-Jean-Cap-Ferrat, de 9h-12h30

Collège de Gynécologie Médicale du Sud-Est

Téléphone : 04 92 07 35 76 E-mail : contact@impact-events.fr

  • A Paris le 7 février  : « Guérir, réparer, augmenter : aux frontières de la médecine »

Les Rencontres bioéthique des étudiants en médecine

Mairie du 4ème arrondissement –  2 Place Baudoyer, 75004 Paris, de 18h30-20h30 Inscription 

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