Archives par étiquette : Avortement

Avortement : les femmes sont-elles vraiment libres ?

Le « droit à l’IVG » est devenu aujourd’hui si « fondamental » qu’il est difficile d’évoquer les risques de l’avortement pour la santé physique ou psychologique des femmes, compliqué de contester ce qui est devenu une "valeur de la République", sous peine de poursuites. Marie Philippe, fondatrice du site IVG.net, a accueilli plus de 10 000 femmes avant ou après l’avortement. Son expertise l’a conduite à faire une investigation poussée pour dévoiler ici une autre face de l’avortement, de ses causes et de ses conséquences. 

La « liberté » de la femme est-elle bien respectée ? Quelles sont les pressions de l’entourage pour l’inciter à l’avortement ? La frontière entre enfant « désiré » ou « non désiré » est-elle si tranchée ? L'ouvrage livre les terribles témoignages de jeunes filles obligées par leurs parents à avorter, les menaces affectives de ces hommes qui menacent de partir si leur conjointe n'avorte pas, ces médecins qui poussent à l'avortement, ces infirmières et autres chirurgiens qui oeuvrent dans cette industrie abominable…

Ivg"[C]e qui est le plus frappant, dans ce "combat intérieur" que mènent ces femmes contre elles-mêmes, c'est de voir l'importance qu'exerce sur elles la pression psychologique de l'entourage. C'est cette pression qui transforme le coeur des femmes et qui amoindrit leur liberté. Cette pression semble de plus en plus forte dans la société actuelle qui est de plus en plus normative."

"Aujourd'hui en France, aucun dispositif légal ne protège les femmes victimes de pressions psychologiques qui pourraient les pousser à

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Euthanasie, PMA, avortement : il faut rappeler que la loi peut être illégitime

Verite-et-politiquev2Dans Vérité et politique, Guillaume de Thieulloy livre une réflexion sur les dérives totalitaires d'une démocratie déconnectée de toute notion de vérité. Il défend l'idée d'une loi naturelle supérieure aux lois positives et s'oppose à une vision du parlement capable de dire le vrai et le faux, le bien et le mal. Alors même que la plupart des parlementaires, y compris ceux y défendant de bonnes idées, considèrent que le Parlement est à la source de tout droit… Il rappelle opportunément que cette dérive est inscrite dans la déclaration des droits de l'homme :

"Il suffit de lire sérieusement la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, du 26 août 1789, pour s'en apercevoir. Lisons, en particulier, l'article 6 : "La loi est l'expression de la volonté générale." Tout le monde, ou presque, en est aujourd'hui persuadé. Pourtant, voilà qui ne va vraiment pas de soi ! La volonté générale peut parfaitement décider d'opprimer une minorité, contre les droits humains les plus élémentaires. Dira-t-on que cette violation du droit est le droit lui-même ? Pour ma part, je préfère suivre saint Thomas d'Aquin déclarant, à la suite de saint Augustin, qu'une loi inique n'est pas une loi : elle peut, bien sûr, être promulguée comme une loi ; elle peut avoir apparemment la force d'une loi. Mais elle ne peut pas obliger en conscience. Nous n'avons nullement le devoir d'y obéir. Nous pouvons même avoir, au contraire, le devoir d'y résister. Prenons un exemple concret et

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Avortement : le président argentin se prend pour Ponce Pilate

Presidente_Macri_en_el_Sillon_de_Rivadavia_(cropped)Alors que la bataille pour la défense de l’enfant à naître fait rage en Argentine, le président de la République Mauricio Macri a déclaré qu’il ne s’opposerait pas à un vote du Congrès légalisant l’avortement dans le pays.

Au pays du pape François, l’avortement est légal dans les seuls cas de viol, de difformité du fœtus ou lorsque la vie de la mère est en danger : c’est le juge qui décide au cas par cas. Mais le 20 mars, le Congrès – équivalent de l’Assemblée nationale – va peut-être changer ces dispositions et proposer d’élargir l’avortement à toute femme qui le désire, dans les 14 premières semaines de la grossesse.

Pourtant connu pour être hostile à l'avortement, le président de la République, Mauricio Macri, a annoncé qu’il ne s’opposerait pas au vote des députés.

Si le projet de loi devrait être adopté par le Congrès, sans grande surprise, il n’en sera peut-être pas de même au Sénat, plus conservateur, auquel le texte devra être ensuite soumis. Le chef de cabinet des ministres d'Argentine, Marcos Peña, a déclaré pour sa part que le gouvernement étudiait l’idée d’un référendum sur l’avortement, en cas de blocage.

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Avortement : un documentaire à charge qui dérive dans le complotisme

Capture d’écran 2018-03-05 à 19.11.19Arte diffuse demain un documentaire intitulé "Avortement, les croisés contre-attaquent", produit par l'agence CAPA, déjà connue pour ses méthodes douteuses, ce film d'Alexandra Jousset et de Andrea Rawlins-Gaston a été réalisé avec le soutien de la Région Île-de-France. Ce documentaire est disponible dès mardi 05 mars sur Libé (en exclusivité).

Note sur le titre : en français, "Avortement, les croisés contre-attaquent". En allemand, "Pro life Abtreibungsgegner auf dem Vormarsch" qui signifie quelque chose comme : "Les opposants à l'avortement de plus en plus nombreux". On remarque le vocabulaire particulièrement neutre en français… 

Le documentaire veut faire la lumière sur les "anti-avortement" et leur "croisade" aujourd'hui. Et prétend, qui plus est, disposer de révélations "sulfureuses" sur le financement de ces affreux jojos. Le ton est d'ores et déjà quelque peu mélodramatique, avec des propos insinuant une menace rampante et une musique adaptée et anxiogène

Capture d’écran 2018-03-05 à 19.11.44Le documentaire s'ouvre sur une séquence qui se passe en Italie, et sur un drame. Une femme attendait deux enfants, et va décéder suite à des complications. Le documentaire donne la parole à la mère de la pauvre femme, et une partie du témoignage se finira en sanglots (ce qui est aisé à comprendre). Suite à quoi la voix off annonce "Mourir, faute de pouvoir avorter, cela rappelle des heures sombres". Réutilisation classique d'une expression bien connue, "les heures sombres". Il s'agit, sur la base d'un fait bien malheureux, d'attiser la sympathie de ceux qui regardent et de leur insinuer qu'il y a quelqu'un, en face, qui

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Donald Trump veut un Planning familial sans avortement

De Jeanne Smits sur RITV :

Unknown-16"Le département de la santé de l’administration Trump vient d’annoncer la mise en place d’une nouvelle ligne budgétaire de 260 millions de dollars pour financer les organismes de planning familial qui ne fournissent pas d’avortement – mais qui proposent entre autres des moyens de contraception « artificielle ». Les modalités de cette subvention excluent de facto la fédération américaine du Planned Parenthood, principal pourvoyeur d’avortements aux Etats-Unis.

En cela c’est une bonne nouvelle, signe de la volonté effective de Donald Trump de ne plus participer au financement public de l’avortement. Le plan prévoit notamment de faciliter l’accès à ces subventions de la part d’organismes éligibles en limitant le nombre de dossiers à déposer même en cas de fourniture de services dans plusieurs zones géographiques des Etats-Unis.

Les organismes concernés sont ceux qui fournissent un « éventail large » d’informations, de formations et de conseils relatifs à la planification familiale, l’aide aux couples infertiles et la formation à la régulation naturelle des naissances. […]

Reste la question fondamentale, cependant : la contribution de l’Etat à la fourniture de la contraception en tant que telle, qui empêche activement la conception d’un nouvel être humain, n’est en réalité pas plus « éthique » que le remboursement de l’avortement – qui détruit une vie humaine au lieu de l’empêcher délibérément d’exister, deux grands maux. […]"

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Avortement : le CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) défend le MRJC et “le droit fondamental à l’avortement”

Le communiqué m'avait échappé : il est daté du 30 janvier. Sur son site très officiel (l'url est même un nom de domaine de la Conférence des évêques de France -cef), le MRC soutient sans équivoque le MRJC sous le titre "Pour que le débat s’ouvre au sein de l’Église" et s'en prend même aux autorités ecclésiales qui ont repris le MRJC. Ce communiqué montre qu'il y a bien un problème de fond avec ces mouvements reconnus par l'épiscopat et que le communiqué initial du MRJC ne constitue par une maladresse ni une erreur de jeunesse :

Capture d’écran 2018-02-07 à 17.12.23"Nous CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) avons bien pris connaissance du message du MRJC, à l’occasion de « La Marche pour la vie », et nous désapprouvons fortement les réactions violentes qu’il a suscitées, ainsi que la condamnation globale de la part de certains responsables d’Eglise. Le MRJC est très à l’écoute de la vie réelle et concrète des jeunes de sa génération et particulièrement des jeunes femmes confrontées à la difficile question de l’accueil de la vie.

En lien avec ce mouvement d’Action Catholique, le CMR partage le souci de l’importance du dialogue dans l’Eglise sur toutes questions sociétales particulièrement celles qui sont confisquées par un courant catholique qui veut ‘dogmatiser’ ses seules réponses. La réalité complexe des situations vécues ne cesse de nous interroger et nous ne pouvons nous contenter d’y opposer des réponses fermées ou perçues comme telles qui excluent des personnes en situation de fragilité. Comme le dit le pape François ‘entre

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Un bébé laissé pour mort suite à un avortement rencontre sa mère 36 ans plus tard

Terrible

Nate-540-640x359"Melissa Ohden a maintenant 40 ans. Elle n’avait que 14 ans quand elle a découvert qu’elle avait survécu à un avortement raté. Sa mère biologique avait reçu une solution saline pour mettre fin à sa grossesse et le bébé, présumé mort, avait été jeté dans une poubelle médicale. Heureusement pour Melissa, une infirmière a entendu ses faibles cris et ses halètements et l’emmena aux soins intensifs. Melissa ne pesait alors qu’environ 1 kg. Sa mère biologique avait déjà quitté l’hôpital et ignorait que son bébé avait survécu.

« Je n’ai jamais rencontré la femme qui m’a emmenée à la salle des nouveau-nés mais elle est un ange, je lui dois la vie », a dit Melissa dans une interview exclusive à Mail Online.

Elle a été adoptée par Linda et Ron Ohden, qui avaient une autre enfant adoptée nommée Tammy. Melissa et sa sœur Tammy savaient qu’elles avaient été adoptées dès leur plus jeune âge.

« Tammy et moi nous disputions parfois comme toutes les sœurs le font habituellement », dit-elle. « C’est au cours d’une de ces disputes explosives, quand j’avais 14 ans, qu’elle m’a dit : ‘Au moins, mes parents me voulaient moi !’ J’ai couru voir mes parents adoptifs qui m’ont finalement dit la vérité dévastatrice – que j’avais survécu à un avortement raté. » « Il semble que mon monde a cessé de tourner cette nuit-là. Je me sentais en colère, effrayée, honteuse et même coupable d’être en vie », confie Melissa. « Je buvais

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Etats-Unis : vers la protection des enfants survivants à un avortement

Istock_57547974_small_1Lu sur Gènéthique :

"Aux Etats-Unis, un projet de loi prévoit que tout médecin qui ne fournit pas des soins appropriés à un nourrisson né vivant suite à un avortement pourra être condamné à une peine de cinq ans de prison.

« L’idée de cette loi est simplement qu’un bébé né après un avortement raté a le droit aux mêmes soins médicaux que n’importe quel autre bébé », explique Kevin McCarthy, chef de la majorité républicaine de la Chambre des Représentants.

Le « Born Alive Infants Protection Act » de 2002 prévoyait déjà des traitements d’urgence pour ces nourrissons, mais n’avait pas mis en place de peines.

La Chambre des Représentants devrait voter cette loi le 19 janvier, rendez-vous annuel de la marche pour la vie organisée à Washington DC."

En France, ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques. 10 % des enfants avortés ou nés prématurément à partir de la 20e semaine naissent vivants.

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