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Prières pour une autre victime de l’attentat de Carcassonne

Capture d’écran 2018-03-29 à 09.22.22Un Portugais de 26 ans, sur qui le terroriste a tiré vendredi à Carcassonne, est resté conscient jusqu’à son arrivée aux urgences. Lundi, sa mère a appelé à prier pour lui. Il est atteint d’une balle dans la tête a été placé dans le coma artificiel vendredi. Que Renato ait survécu au tir du djihadiste tient déjà du miracle. Tout aussi incroyable, il était toujours conscient à son arrivée aux urgences.

Né à Coimbra, dans le centre du pays, Renato a suivi des études universitaires de designer. Ne trouvant pas d’emploi, il a décidé il y a environ deux ans de rejoindre ses parents installés dans l’Aude. Récemment, ce fils de maçon a suivi une formation de design, notamment pour la décoration intérieure d’un restaurant. Vendredi matin, c’était son dernier jour de stage. Renato a garé son Opel Corsa blanche près de l’aire des Aigles de la cité de Carcassonne au lieu-dit Pech-Mary. Jean Mazières, un viticulteur à la retraite de 61 ans, l’accompagnait. Vers 10 heures, le terroriste a ouvert le feu sur les deux hommes. Le retraité meurt. Touché à la tête, Renato n’a jamais perdu conscience. Alors que l’assassin partait au volant de sa voiture, le jeune Portugais a pris contact avec sa mère par texto.

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Un autre héros du Super U de Trèbes

C'est un ancien militaire, employé au Super U, qui a, lui-même, évacué une vingtaine de personnes du supermarché au début de l’attaque :

1803232238110098« Le terroriste m’a même tiré deux fois dessus. Il m’a raté. Je dois dire qu’il n’était pas ordonné, on aurait dit qu’il faisait ça un peu n’importe comment, qu’il était perdu… C’était bizarre, je sais pas comment le dire autrement. » « Je suis resté 22 ans dans l’armée, surtout en Afrique. Gérer mes nerfs, je sais faire. Alors, j’ai demandé à tous ces gens de me suivre pour évacuer. On est partis par la grosse porte de derrière, l’arrière-cour. Les secours n’étaient pas encore arrivés, donc c’était vraiment le début de l’attaque. Moi, j’avais déjà connu ce style de situation dans l’armée, je connais les armes à feu, je sais gérer la panique, mais je comprends qu’on puisse être effrayé ». « Pour moi, mettre ces gens à l’abri, c’était normal ». « Il criait, il tirait… » 

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Hélène Carrère d’Encausse : un autre regard sur la Russie de Poutine

Difficile de trouver en ce moment dans nos médias un commentaire, un mot, une tendance favorable ou au minimum objectif à propos de Poutine. Julien Rochedy ne s'y est pas trompé et illustre ce phénomène avec humour :

Heureusement, Vincent Trémolet de Vilers vient de publier pour le Figaro une longue et passionnante interview d'Hélène Carrère d'Encausse qui offre (enfin) une autre perspective. Voici quelques phrases importantes :

XVM5e489cc8-293b-11e8-9778-e43ec7d4ebb3"(…) L’immensité de l’espace russe (17 millions de kilomètres carrés) fait que la préoccupation première du pouvoir russe est de s’imposer à la totalité de cet espace et d’une population multiethnique et multiculturelle difficile à rassembler."

"Pour accomplir ces tâches immenses, puis pour reconstruire l’ensemble russe et l’État et les maintenir ensuite, il fallait un pouvoir fort, autoritaire."

"Il manifeste peu de sympathie pour Lénine dont il n’a même pas inauguré l’exposition lors du centenaire de la révolution. Il se réclame en revanche clairement et toujours du passé impérial."

"Vladimir Poutine entendait alors coopérer avec l’Union européenne et il a soutenu la création de quatre espaces de coopération – économie, recherche, justice et sécurité, sécurité extérieure – qui ouvraient de vastes perspectives au développement des relations Europe-Russie. De même, il a envisagé une participation de son pays à l’Otan et, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, il a spontanément

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Pour une autre Europe

Certaines personnalités de plusieurs nationalités, parmi lesquelles Cjantal Delsol et Rémi Brague, ont signé une Déclaration de Paris. En voici un extrait :

Capture d’écran 2018-02-07 à 18.03.09"27. Reconnaissant le caractère particulier des nations européennes, et leur marque chrétienne, nous ne devons pas être mis en difficulté par les fausses affirmations des multiculturalistes. Une immigration sans assimilation est une colonisation, et celle-ci doit être rejetée. Nous attendons justement de ceux qui migrent vers nos terres qu’ils s’incorporent à nos nations en adoptant nos mœurs. Cette attente doit être soutenue par des politiques consistantes. Le langage du multiculturalisme a été importé d’Amérique. Cependant, la grande période d’immigration vers les Etats-Unis s’arrêta au début du XXème siècle, en une période de croissance économique rapide et remarquable, dans un pays n’ayant virtuellement pas d’Etat-providence, doté d’un sens très prononcé de l’identité nationale à laquelle les immigrés étaient tenus de s’assimiler. Après avoir laissé entrer un nombre considérable d’immigrants, l’Amérique ferma presque complètement ses portes durant près de deux générations. L’Europe devrait apprendre de l’expérience américaine plutôt que d’adopter des idéologies étatsuniennes contemporaines. Cette expérience souligne le fait que le travail est un puissant moteur d’assimilation, qu’une politique sociale généreuse peut empêcher l’assimilation, et qu’une politique prudente peut obliger à réduire l’immigration, parfois drastiquement. Nous ne devons pas permettre à l’idéologie multiculturaliste de déformer nos jugements politiques sur la meilleure manière de servir le bien commun ; lequel exige pour commencer une communauté nationale assez unitaire et solidaire pour voir son bien comme commun !"

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Eglise en Chine : « ne pas créer un autre cas Mindszenty »

Le cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, évêque émérite de Hong Kong, a rencontré le Pape François le 12 janvier, à qui il a fait part de ses graves inquiétudes concernant les démarches récemment effectués en Chine par les représentants du Vatican. Ces démarches ont consisté à demander à deux évêques « souterrains » et reconnus par le Saint-Siège, ceux de Shantou et de Mindong, de laisser leur place à deux évêques nommés par le gouvernement, tous deux illégitimes, le premier étant même publiquement excommunié. Extrait du récit du cardinal :

B_1_q_0_p_0"Ce soir-là, la conversation a duré environ une demi-heure. J’étais assez désordonné dans la façon de m’exprimer mais je pense avoir atteint l’objectif de faire part au Saint-Père des préoccupations de ses enfants fidèles en Chine.

La question la plus importante que j’ai posée au Saint-Père (qui figurait également dans la lettre) était de savoir s’il avait eu le temps « d’étudier la question » (comme il l’avait promis à Mgr Savion Hon). Au risque d’être accusé de briser la confidentialité, j’ai décidé de vous dire ce que Sa Sainteté m’a dit : « Oui, je leur ai dit [à ses collaborateurs du Saint-Siège] de ne pas créer un autre cas Mindszenty » !  J’étais là en présence du Saint-Père, en tant que représentant de mes frères chinois dans la souffrance.  Ses mots devraient être bien compris comme une consolation et un encouragement pour eux plus que pour moi.

Cette référence historique au card. József Mindszenty, l’un des héros de notre foi, a été très significatif et approprié de

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L’islamisme radical est une agression directe sur notre civilisation. Cependant, il y a aussi un autre adversaire

Mardi 14 novembre se déroule à Paris un colloque intitulé « L’esprit de défense en Île-de-France », organisé à l’initiative du groupe Front national au conseil régional d’Île-de-France. Le philosophe et écrivain Thibaud Collin intervient à ce colloque. Il répond aux questions de Boulevard Voltaire.

DOnZfuHXcAU6rn-"L’islamisme radical est une agression directe sur notre civilisation. Cependant, il y a aussi un autre adversaire. C’est un adversaire peut-être plus diffus, mais non moins important parce qu’il est plus intérieur. Marcel Gauchet parle de « l’individu total ». Il y a eu le totalitarisme de l’État total : le communisme et le nazisme. Aujourd’hui, nous faisons face à une forme plus sournoise du totalitarisme, peut-être moins violente au premier abord, et aux caractéristiques bien différentes. Il s’agit de cet « individu total » auquel tout devrait être dû, et qui refuse de recevoir comme un don tout ce qui a été accumulé et travaillé par les générations précédentes. D’ailleurs, bien souvent, il refuse d’assumer cette fonction de transmission et d’enrichissement de ce patrimoine. Ce patrimoine ne se réduit pas simplement à des monuments.

Cet individualisme est une forme de nihilisme et d’hédonisme. Il empêche de mobiliser en nous l’esprit de défense. Cet esprit de défense implique de se défendre contre cet adversaire qui nous traverse chacun. L’hédoniste, ce n’est pas simplement mon voisin, c’est moi sous un certain rapport qui peut, à un moment, se dire « à quoi bon ? », « pourquoi pas ? » Toutes ces questions me mettent sur la pente d’une forme de nihilisme où je n’ai plus rien à transmettre. J’aime

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Fabien Bouglé : “Une chose est d’être un bon conférencier, une autre est d’être un homme politique de convictions”

Fabien Bouglé, président de Versailles Famille Avenir, explique à Jeanne Smits pourquoi il soutient François Billot de Lochner plutôt que François-Xavier Bellamy à Versailles :

François-Xavier-Bellamy-Fabien-Bouglé-élection-Versailles-opposer-entretien-e1496784313144"[…] il faut aussi avoir à l’esprit que l’élection de dimanche prochain conditionne le financement des partis pour les prochaines années. Je ne souhaite en aucun cas pour ma part contribuer au financement du parti des Républicains dont on voit toutes les contradictions mises à jour avec l’élection de Macron. Ce parti, par son manque d’unité et son absence totale de vraies convictions, a fait perdre la France depuis des années par la mollesse de son action.

Vous êtes conseiller municipal de Versailles, chef de file de l’opposition à François de Mazières. Vous ne soutenez donc pas François-Xavier Bellamy. N’est-il donc pas un jeune homme talentueux ?

Effectivement, M. Bellamy a le parcours brillant du normalien. Il a un véritable talent de conférencier. Tout dernièrement, je l’ai écouté lors d’un débat à Versailles organisé par les AFC, et j’ai été sensible aux belles paroles qu’il a pu développer dans son exposé. Le livre qu’il a écrit a été un véritable succès de librairie, ce qui est justifié car je lui reconnais une belle plume. Il est incontestablement doué pour la transmission des savoirs et je crois qu’il a là un véritable rôle à jouer en tant qu’enseignant, qui est une très belle vocation.

Pour autant vous n’appelez pas à voter pour lui. N’est-ce pas contradictoire avec vos propos ?

Une chose est d’être un bon conférencier, une autre est d’être

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Médias : “Pas la moindre allusion au fait que les quartiers populaires sont ceux d’autres peuples et surtout d’une autre religion”

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Titre du Huffington Post :

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Après Sevran et La Chapelle-Pajol, les femmes n’ont-elles plus droit de cité dans nos quartiers populaires?

On lit ensuite :

Les femmes sont devenues les premières victimes de la montée du sexisme, de l'insécurité et du harcèlement de rue. À Paris le phénomène a pris une ampleur inédite.

Tout l’article est de la même veine. On y parle d’une « situation d’un autre âge », de la façon dont on pourrait lutter contre cette « gangrène sexiste », contre les « tenants du machisme archaïque »…

Mais il n’y a pas un mot sur le processus qui a conduit à cette situation. Pas la moindre allusion au fait que les quartiers « populaires » sont ceux d’autres peuples, et surtout d’une autre religion. D'une religion qui fait sa loi, qui s'appelle charia. Le mot « islam » est devenu tabou. Le « sexisme » est une calamité sans origine. Qu’en France des rues soient interdites aux femmes est une sorte de catastrophe naturelle du XXIe siècle.

Si l’on s’astreint à écrire des articles entiers sur ce phénomène sans employer le mot islam (celui-là n’est pas le seul, loin de là, mais il a le titre le plus violemment mensonger), c’est qu’on est mûr pour la dhimmitude.

Et pour enfoncer le clou, on nous prévient :

Paris : harcèlement de rue, attention aux amalgames !

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« Quand on décide de vivre dans un autre pays, on s’adapte ! »

Charlotte d'Ornellas interroge Oskar Freysinger suite à la décision de la CEDH, qui a donné raison, mardi, aux autorités suisses qui avaient refusé d’exempter deux écolières musulmanes de cours de natation mixtes obligatoires:

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Délit d’entrave : de nombreux électeurs de droite attendent autre chose de leurs élus

Le conseiller régional du Parti chrétien démocrate en Ile-de-France, Nicolas Tardy-Joubert, dénonce dans Valeurs Actuelles :

"Nous avons observé ces derniers jours des retournements assez inattendus sur le délit d’entrave numérique pour l’avortement. A l’Assemblée Nationale, le 1er décembre, seuls 16 députés « Les Républicains » et 3 « non-inscrits » se sont opposés courageusement à ce texte liberticide. 183 députés LR étaient absents lors du vote. Au Sénat le 7 décembre, avec une majorité de droite, et malgré une mobilisation beaucoup plus forte des parlementaires, le texte proposé par la gauche a été adopté (173 voix pour et 126 contre). La raison ?  Trop d'absents, d'abstentions, de trahisons, et une alliance défectueuse avec l’UDI.

Quelles leçons faut-il en tirer ? La droite humaniste et conservatrice fait-elle le lit de la gauche libérale et libertaire ? Chacun qualifie l’avortement de drame, et Simone Veil elle-même, disait qu’il fallait tout faire pour l’éviter. L’information gouvernementale est déséquilibrée et nie beaucoup d’évidences. Le « délit d’entrave numérique » ne vise qu’à museler les opposants au tout IVG. La France, pourtant, ne peut se satisfaire d’enregistrer sans sourciller un nombre deux fois plus élevé d’avortements, que ses voisins italiens et allemands.

Pourquoi alors nos politiques ne font-ils pas face comme ils le devraient? Il devient essentiel de mettre en place un grand plan de santé publique pour apporter l’éclairage nécessaire aux futurs parents (père et mère), et ne pas s’engouffrer dans le tout avortement. L’information sur la contraception doit aussi inclure le respect de la personne humaine ainsi qu’une réelle éducation affective

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