Archives par étiquette : armées

Censure informatique au sein du Ministère des Armées

De Bernard Lugan :

Couverture"Des civils exerçant semble-t-il les fonctions de « commissaires politiques » au sein du Ministère des Armées (MINDEF), ont fermé l’accès à mon blog pour tous les ordinateurs mindef, et cela, tant dans les administrations que dans les Ecoles ou les Corps de troupe.

Cette censure intervient au moment où l’Afrique Réelle publie un numéro spécial consacré au Mali dans le contexte de la recrudescence des actions islamistes armées dans ce pays. Un numéro dans lequel sont longuement analysés les phénomènes ayant conduit à l’impasse actuelle et les solutions qui pourraient être apportées.

Cette censure est aussi ridicule que vaine. Le filtre censurant l’accès unique géré par le MINDEF me permet en effet de constater que les visites de mon blog explosent et cela, grâce aux multiples connexions privées dont les militaires disposent tout à loisir, chez eux, à l’abri des « fichards « du ministère.

Cette censure ne pénalise donc que celles de nos forces qui ont le plus besoin d’avoir une vision complète de la situation, celles qui sont projetées sur le terrain, au Sahel, et qui ne disposent que des ordinateurs de service. Voilà donc des hommes et des femmes qui risquent chaque jour leur vie et qui, par le sectarisme ou le simple caprice de certains lapins de coursive planqués dans un ministère malheureusement confié à des civils, sont privés d’un éclairage qui pourrait leur être utile.

L’Afrique Réelle qui fête son 100e numéro et qui entre dans sa dixième année,

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La laïcité française selon les Armées

Laicite_1_581_881Le ministère des Armées a rendu public, mercredi 14 mars, un livret sur la laïcité destiné aux attachés de défense en poste à l’étranger. Le guide, intitulé « Expliquer la laïcité française : une pédagogie par l’exemple de la "laïcité militaire" », est

« née d’un triple constat fait par plusieurs attachés de défense notant que leurs interlocuteurs locaux considèrent la laïcité comme une singularité française ; associent la laïcité "à la française" à une hostilité envers toute affirmation publique d’une identité religieuse ; notent que chaque Français interrogé sur la laïcité en donne une définition très personnelle ».

Pour la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS), le guide est une réponse à la « perception caricaturale » d’une France « hostile aux religions » de par sa conception propre de la laïcité et les polémiques régulières qui l'entoure, une image qui « génère souvent des sentiments négatifs envers notre pays ». Il est ainsi conçu comme un livret pratique expliquant ce qu’est la laïcité – et, surtout, ce qu’elle n’est pas – à travers « l’exemple de sa pratique » dans l’institution militaire. Eric Germain, chargé de mission fait religieux & laïcité à la DGRIS, explique :

« Dire que c'est bien au nom de la laïcité que la République salarie dans ses armées des prêtres, des rabbins, des pasteurs et maintenant des aumôniers musulmans ébranle bien des stéréotypes qui pèsent sur notre régime de laïcité, pas uniquement à l'étranger d'ailleurs ».

Et le

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La soumission du budget des Armées aux objectifs de l’OTAN

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Nouveau coup dur pour les Armées ?

ZLe projet de loi de programmation des finances publiques pourrait freiner la modernisation des équipements des armées. La discussion parlementaire a duré trois minutes trente à peine, et pourtant elle pourrait avoir des conséquences extrêmement lourdes sur la prochaine loi de programmation militaire 2019-2025.

L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 décembre, le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022. L’article 14 fixe les engagements budgétaires pris par l’État, qui ne sont pas encore payés et vont être imputés à des budgets futurs. Freiner cette pratique des restes à payer apparaît une mesure vertueuse, et les députés de la majorité l’ont votée comme une formalité. Tout comme ils ont voté un amendement du gouvernement refusant de faire une exception pour les dépenses du ministère des armées, ainsi que le Sénat l’avait décidé en première lecture.

Le président de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Bridey, a tenté de mettre en garde contre la décision du gouvernement mais il est apparu bien seul. Le rapporteur des crédits de la défense au sein de la commission des finances, François Cornut-Gentille, a pris le relais sur son compte Twitter pour dénoncer un « cinglant camouflet » adressé par Bercy au ministère des armées.

« La majorité LREM a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire ».

Au 31 décembre 2016, les engagements pris par l'Etat – les désormais fameux restes à

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Hausse du budget des armées : un leurre parce Bercy bloque selon Florence Parly

La politique des yeux doux et des mains traîtres :

"Concernant les 700 millions d'euros toujours gelés à l'approche de la fin de l'année, la ministre, qui était interrogée en commission élargie (Finances, Défense, Affaires étrangères) à l'Assemblée nationale, a concédé que les discussions avec Bercy n'avaient pas avancé.

"Évidemment, je demande le dégel de ces crédits, le plus rapidement possible (…) Pour l'instant, je n'ai pas eu de réponse", a déclaré Florence Parly, (…)

Si Bercy ne bloquait pas, j'aurais pu répondre à la question. On va tout faire pour que Bercy se débloque", a-t-elle assuré. Nombre de députés se sont également inquiétés du financement des opérations extérieures, dont une part croissante relève désormais du budget des Armées alors qu'il était jusqu'ici partagé entre tous les ministères au nom de l'effort national de défense".

Le rapporteur spécial des crédits de la défense, vice-président du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques confirme l'inquiétude :

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Monseigneur Eric Aumonier érige la chapellenie Notre-Dame des Armées en paroisse personnelle

Unknown-8L'Abbé Renaud de La Motte, chapelain de Notre-Dame des Armées à Versailles l'annonce dans son bulletin du mois d'octobre :

"Cette année, un évènement majeur va illuminer la vie de notre communauté : en effet, notre Evêque, Monseigneur Eric Aumonier, a décidé d’ériger la chapellenie Notre-Dame des Armées en paroisse personnelle pour la forme extraordinaire du rite romain. Monsieur l’abbé Jacquemin, que nous connaissons, donnera une conférence pour expliquer ce qu’est une paroisse personnelle. Actuellement chapellenie, Notre-Dame des Armées sera érigée en paroisse officiellement le 1er décembre. Je vais être nommé ensuite premier curé de la paroisse et la cérémonie de mon installation par Monseigneur aura lieu le dimanche 10 décembre à 10h30, avec la messe d’action de grâces. Vous êtes tous conviés et nous comptons bien sur votre présence !"

L’abbé Renaud de la Motte, né en 1968, ordonné le 29 juin 1995 au sein de la Fraternité de Saint Pie X, a été accueilli dans le diocèse de Versailles en juin 2015.

Après Toulon (St-François de Paule), Bordeaux (St Eloi), Strasbourg (la Croix-Glorieuse) et Blois (Saints-Apôtres), c'est la 5e paroisse personnelle dévolue à la forme extraordinaire du rite romain en France.

La communauté de Notre-Dame des Armées fut d’abord, de 1870 à 1945, le Foyer du soldat, centre de vie et de formation spirituelle, encadré par les Pères Eudistes, dans la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie. A partir de 1973 elle est devenu le lieu à Versailles où était célébrée la messe selon la forme

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Budget des Armées : Emmanuel Macron ne tient pas ses promesses

Dans son entretien au Point, malgré ses formules alambiquées, Emmanuel Macron ne trompe pas les spécialistes de la question militaire :

"[…] Lors de la course à l’Élysée, le président Macron avait promis de porter le budget des Armées à 2% du PIB en 2025, soit, en tenant compte des « hypothèses actuelles de croissance du PIB dans les prochaines années », une enveloppe de « 50 milliards d’euros par an, hors pensions et hors surcoûts opex » en 2025 contre 32 en 2017″. Et il avait ajouté que, à ces yeux, cet effort était « indispensable » et « urgent ».

Dans son entretien donné au Point, et sans attendre le résultat de la revue stratégique qu’il a demandée, M. Macron a assuré que l’armée française « demeurera » la « première d’Europe » et la « seconde du monde libre », ce qui signifie que les capacités militaires de la France dépasseront celles du Royaume-Uni (dont le budget de la Défense est déjà équivalent à 2% du PIB). Comme il ne peut y avoir de stratégie sans objectif à atteindre, l’on pourrait penser que le chef de l’État donnera les moyens d’atteindre cette ambition.

Seulement, sur le plan financier, on sera loin du compte puisqu’il a annoncé une hausse du budget des Armées de « 1,6 milliards par an en plus chaque année, avec comme objectif 2% du PIB à l’horizon 2025 ». Pour lui, c’est un « investissement inédit mais nécessaire pour nos armées ». Nécessaire? Certainement. Suffisant? Non, car on sera bien loin des 50 milliards d’euros (hors pensions et hors opex)

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Attaque des militaires de Sentinelle : mais où était le chef des armées qui a réagi… 9h après ?

Plus prompt à utiliser les médias aux ordres pour faire sa crise d'autoritarisme et orchestrer l’éviction d'un général que de soutenir les militaires blessés :

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Sur le tour de France, Macron réduit le chef d’état-major des armées à un simple petit exécutant

Dans cette affaire qui restera sa première faute politique majeure, Macron a déjà perdu le contact avec les armées. Aujourd'hui, il démontre encore son autoritarisme : 


Emmanuel Macron sur la demission de Pierre de Villiers

Les militaires savent faire la différence entre autorité et autoritarisme, professionnalisme et amateurisme. Comme beaucoup de Français, ils ont désormais choisi leur camp :

Les 5 lettres de ce tweet officiel en disent long :

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Le chef d’état-major des Armées démissionne

Le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers a annoncé mercredi avoir présenté sa démission au président Emmanuel Macron "qui l'a acceptée". Le général de Villiers écrit dans ce communiqué :

"J’assume les responsabilités de chef d’état-major des armées depuis trois ans et demi. Je suis pleinement conscient de l’honneur qui m’est fait, de la confiance qui m’a été accordée et des devoirs qui sont attachés à cette fonction.

J’ai toujours veillé, depuis ma nomination, à maintenir un modèle d’armée qui garantisse la cohérence entre les menaces qui pèsent sur la France et sur l’Europe, les missions de nos armées qui ne cessent d’augmenter et les moyens capacitaires et budgétaires nécessaires pour les remplir.

Dans le plus strict respect de la loyauté, qui n’a jamais cessé d’être le fondement de ma relation avec l’autorité politique et la représentation nationale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de leur faire part de mes réserves, à plusieurs reprises, à huis clos, en toute transparence et vérité.

Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j’ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l’a acceptée.

J’éprouve une vraie reconnaissance envers nos soldats, nos marins et nos aviateurs avec lesquels j’ai partagé ma vie, pendant quarante-trois années, au service de la nation,

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