Archives par étiquette : armées

Hausse du budget des armées : un leurre parce Bercy bloque selon Florence Parly

La politique des yeux doux et des mains traîtres :

"Concernant les 700 millions d'euros toujours gelés à l'approche de la fin de l'année, la ministre, qui était interrogée en commission élargie (Finances, Défense, Affaires étrangères) à l'Assemblée nationale, a concédé que les discussions avec Bercy n'avaient pas avancé.

"Évidemment, je demande le dégel de ces crédits, le plus rapidement possible (…) Pour l'instant, je n'ai pas eu de réponse", a déclaré Florence Parly, (…)

Si Bercy ne bloquait pas, j'aurais pu répondre à la question. On va tout faire pour que Bercy se débloque", a-t-elle assuré. Nombre de députés se sont également inquiétés du financement des opérations extérieures, dont une part croissante relève désormais du budget des Armées alors qu'il était jusqu'ici partagé entre tous les ministères au nom de l'effort national de défense".

Le rapporteur spécial des crédits de la défense, vice-président du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques confirme l'inquiétude :

Lire la suite de l'article

Monseigneur Eric Aumonier érige la chapellenie Notre-Dame des Armées en paroisse personnelle

Unknown-8L'Abbé Renaud de La Motte, chapelain de Notre-Dame des Armées à Versailles l'annonce dans son bulletin du mois d'octobre :

"Cette année, un évènement majeur va illuminer la vie de notre communauté : en effet, notre Evêque, Monseigneur Eric Aumonier, a décidé d’ériger la chapellenie Notre-Dame des Armées en paroisse personnelle pour la forme extraordinaire du rite romain. Monsieur l’abbé Jacquemin, que nous connaissons, donnera une conférence pour expliquer ce qu’est une paroisse personnelle. Actuellement chapellenie, Notre-Dame des Armées sera érigée en paroisse officiellement le 1er décembre. Je vais être nommé ensuite premier curé de la paroisse et la cérémonie de mon installation par Monseigneur aura lieu le dimanche 10 décembre à 10h30, avec la messe d’action de grâces. Vous êtes tous conviés et nous comptons bien sur votre présence !"

L’abbé Renaud de la Motte, né en 1968, ordonné le 29 juin 1995 au sein de la Fraternité de Saint Pie X, a été accueilli dans le diocèse de Versailles en juin 2015.

Après Toulon (St-François de Paule), Bordeaux (St Eloi), Strasbourg (la Croix-Glorieuse) et Blois (Saints-Apôtres), c'est la 5e paroisse personnelle dévolue à la forme extraordinaire du rite romain en France.

La communauté de Notre-Dame des Armées fut d’abord, de 1870 à 1945, le Foyer du soldat, centre de vie et de formation spirituelle, encadré par les Pères Eudistes, dans la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie. A partir de 1973 elle est devenu le lieu à Versailles où était célébrée la messe selon la forme

Lire la suite de l'article

Budget des Armées : Emmanuel Macron ne tient pas ses promesses

Dans son entretien au Point, malgré ses formules alambiquées, Emmanuel Macron ne trompe pas les spécialistes de la question militaire :

"[…] Lors de la course à l’Élysée, le président Macron avait promis de porter le budget des Armées à 2% du PIB en 2025, soit, en tenant compte des « hypothèses actuelles de croissance du PIB dans les prochaines années », une enveloppe de « 50 milliards d’euros par an, hors pensions et hors surcoûts opex » en 2025 contre 32 en 2017″. Et il avait ajouté que, à ces yeux, cet effort était « indispensable » et « urgent ».

Dans son entretien donné au Point, et sans attendre le résultat de la revue stratégique qu’il a demandée, M. Macron a assuré que l’armée française « demeurera » la « première d’Europe » et la « seconde du monde libre », ce qui signifie que les capacités militaires de la France dépasseront celles du Royaume-Uni (dont le budget de la Défense est déjà équivalent à 2% du PIB). Comme il ne peut y avoir de stratégie sans objectif à atteindre, l’on pourrait penser que le chef de l’État donnera les moyens d’atteindre cette ambition.

Seulement, sur le plan financier, on sera loin du compte puisqu’il a annoncé une hausse du budget des Armées de « 1,6 milliards par an en plus chaque année, avec comme objectif 2% du PIB à l’horizon 2025 ». Pour lui, c’est un « investissement inédit mais nécessaire pour nos armées ». Nécessaire? Certainement. Suffisant? Non, car on sera bien loin des 50 milliards d’euros (hors pensions et hors opex)

Lire la suite de l'article

Attaque des militaires de Sentinelle : mais où était le chef des armées qui a réagi… 9h après ?

Plus prompt à utiliser les médias aux ordres pour faire sa crise d'autoritarisme et orchestrer l’éviction d'un général que de soutenir les militaires blessés :

Lire la suite de l'article

Sur le tour de France, Macron réduit le chef d’état-major des armées à un simple petit exécutant

Dans cette affaire qui restera sa première faute politique majeure, Macron a déjà perdu le contact avec les armées. Aujourd'hui, il démontre encore son autoritarisme : 


Emmanuel Macron sur la demission de Pierre de Villiers

Les militaires savent faire la différence entre autorité et autoritarisme, professionnalisme et amateurisme. Comme beaucoup de Français, ils ont désormais choisi leur camp :

Les 5 lettres de ce tweet officiel en disent long :

Lire la suite de l'article

Le chef d’état-major des Armées démissionne

Le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers a annoncé mercredi avoir présenté sa démission au président Emmanuel Macron "qui l'a acceptée". Le général de Villiers écrit dans ce communiqué :

"J’assume les responsabilités de chef d’état-major des armées depuis trois ans et demi. Je suis pleinement conscient de l’honneur qui m’est fait, de la confiance qui m’a été accordée et des devoirs qui sont attachés à cette fonction.

J’ai toujours veillé, depuis ma nomination, à maintenir un modèle d’armée qui garantisse la cohérence entre les menaces qui pèsent sur la France et sur l’Europe, les missions de nos armées qui ne cessent d’augmenter et les moyens capacitaires et budgétaires nécessaires pour les remplir.

Dans le plus strict respect de la loyauté, qui n’a jamais cessé d’être le fondement de ma relation avec l’autorité politique et la représentation nationale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de leur faire part de mes réserves, à plusieurs reprises, à huis clos, en toute transparence et vérité.

Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j’ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l’a acceptée.

J’éprouve une vraie reconnaissance envers nos soldats, nos marins et nos aviateurs avec lesquels j’ai partagé ma vie, pendant quarante-trois années, au service de la nation,

Lire la suite de l'article

Emmanuel Macron versus Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) : recadrage ? Non, une affaire d’Etat !

Selon Jacques Myard :

Images-3"On connaît le scénario : le général de Villiers, CEMA, apprenant que le budget des armées sera amputé de 850 Millions d’euros, déclare en Commission de la défense devant l’Assemblée nationale que cette nouvelle baisse de crédits met en péril l’outil militaire : « le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces  et les moyens alloués n’est plus tenable. »

Le CEMA est parfaitement dans son rôle en alertant la Représentation nationale sur les conséquences d’une telle diminution, en sa qualité de «  responsable de l’emploi opérationnel des forces » et du « commandement des opérations militaires » conformément au code de la Défense ( R 3121-1). Aurait-il gardé le silence qu’il aurait trahi sa mission, celle pour laquelle il a été nommé, et telle que le Président  et le Gouvernement de la République lui assignent.

A la réception du ministère de la défense, le 13 juillet dernier, de manière ostentatoire et publique, le Président de la République, chef des armées, fait part à l’ensemble des militaires de sa colère sur les propos du général de Villiers  et déclare notamment : «  je suis votre chef ».

Ce recadrage a étonné l’ensemble des observateurs avertis de la sensibilité de l’institution militaire et des conséquences qu’une telle manifestation d’autoritarisme introduit dans les relations entre le pouvoir politique et l’institution militaire.

Mais s’agit-il d’un simple recadrage ? C’est en réalité une affaire d’Etat, qui concerne au premier chef le Président de la République lui-même.

A l’évidence, on ne demande pas au Président de la

Lire la suite de l'article

Budget des Armées : les petits mensonges d’Emmanuel Macron

Lettre ouverte d'un officier en retraite :

Unknown-8"Objet : la franchise du Général, Chef d’État-major des Armées.

Suite à la déclaration du Général Chef d’État-major des Armées devant la Commission de la Défense Nationale le 12 juillet 2017, vous avez fait savoir qu'il était indigne qu'un militaire fasse pression sur le Président de la République pour influer ses décisions. Vous avez ensuite ajouté que l'attitude du Général de Villiers était injustifiée puisque dès 2018 le budget des armées serait augmenté de 1,6 milliards d'euros.

Je commencerai par ce second point, car c'est un leurre. Sur ces 1,6 milliards, huit cents millions serviront à éponger les arriérés de 2017.  C'est le montant dont vous avez amputé ce budget. Les huit cents millions restant seront utilisés à financer le Service National Universel dont vous avez décidé la création pour des raisons étrangères à la défense opérationnelle de notre pays. Il y a huit cents mille Françaises et Français par tranche d'âge. En prévoyant mille euros par individu, pour un seul mois, pour les loger, les habiller, les équiper, les instruire, les administrer et les solder, je suis, à coup sûr, en dessous des vrais chiffres.

Le budget des forces pour 2018, au mieux, sera égal à ce qu'il aurait dû être en 2017 si vous ne vous en étiez pas occupé. Même des militaires peuvent comprendre cela.

Le premier point concerne « l'indécence » dont vous accusez le Général CEMA. Est-ce de l'indécence que de rendre compte à son chef et à la

Lire la suite de l'article

Le président LREM de la commission de la défense de l’Assemblée défend le chef d’Etat-major des Armées

Unknown-5Après le chef d'état-major Pierre de Villiers, c'est au tour de Jean-Jacques Bridey de faire connaître son profond désaccord avec les coupes budgétaires imposées aux armées en 2017. Le président LREM de la commission de la défense de l'Assemblée, et conseiller défense d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, "regrette" le "choix" d'imposer 850 millions d'euros d'économies au ministère de la Défense en 2017.

"C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4 et quelques milliards d'économies mais que dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva."

La veille, Emmanuel Macron avait tenté de trancher le débat dans une déclaration sèche devant les militaires :

"Je considère qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique. J'ai pris des engagements. Je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. Et je n'ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire".

De nombreux militaires ont jugé le moment de remontrances du président de la République "douloureux" et le propos "excessif" voire "humiliant".

Jean-Jacques Bridey avait déjà pris la défense du général de Villiers, à l'issue de l'audition du général par la commission de la défense :

"Quand le chef d'état-major dit qu'il faut des moyens, ce n'est pas du chantage. Si

Lire la suite de l'article

Pendant qu’il rabote le budget des Armées, Macron en donne à sa femme

Dotée d'un véritable statut, son épouse Brigitte devrait avoir un budget officiel, contrairement à toutes celles qui l'ont précédée. Son importance reste toutefois difficile à évaluer, même si Capital s'est risqué à l'exercice.

"[…] Actuellement, la femme du président peut compter sur une équipe de trois collaborateurs pour l’aider à gérer ses dossiers et de deux personnes pour assurer sa sécurité dès sa sortie de l’Elysée. Quelle est l’enveloppe allouée pour rémunérer tout ce beau monde ? Mystère à ce stade. A titre de comparaison, Valérie Trierweiler s’était entourée de cinq collaborateurs qui avaient coûté 396.900 euros brut sur l’année 2013 aux contribuables, selon un rapport de la Cour des comptes. De plus, quatre officiers assuraient sa sécurité. […] Pour les dépenses liées à son rôle, Brigitte Macron, comme celles ses prédécesseures , pourra faire appel à “un service rattaché au cabinet du président”, rappelle Pierre-Olivier Costa. Déplacements, cadeaux, réceptions… Toutes ces dépenses seront prélevées sur le budget de l’Elysée. Et c’est là où son directeur de cabinet promet de la transparence et d’”expliquer le plus clairement possible aux Français ce qu’elle fait, comment et pourquoi”. […]"

Lire la suite de l'article

“Le chef d’état-major des armées ne fait que dire la vérité : avec des budgets en constante baisse, nos missions ne pourront plus être remplies”

Pdv2Le jeune Emmanuel Macron a beaucoup perdu en croyant qu'il pouvait s'en prendre publiquement à un général d'armée tant apprécié dans les armées françaises : 

"La Croix : Que pensez-vous du rappel à l’ordre de Pierre de Villiers par Emmanuel Macron au sujet des moyens alloués à l’armée ?

Vincent Desportes : Je suis, comme beaucoup dans l’armée, très déçu de la réaction du président de la République. Et très étonné aussi car il jouissait jusque-là d’une très bonne image dans nos rangs.

Le choix de remonter les Champs-Élysées dans un véhicule militaire le 14 mai avait été apprécié, tout comme son discours aux accents très gaulliens devant nos troupes au Mali, en mai, lors duquel il s’était engagé à débloquer tous les moyens nécessaires. Jusqu’à cette réaction outrancière et humiliante à l’égard de Pierre de Villiers…

On la comprend d’autant moins que le chef d’état-major des armées ne fait que dire la vérité : avec des budgets en constante baisse, nos missions ne pourront plus être remplies, c’est un fait ! Et l’affirmer, ce n’est pas défendre les militaires, mais bien défendre la sécurité des Français.

Certes, mais Pierre de Villiers ne s’est-il pas affranchi de son devoir de réserve ?

V. D. : Aucunement. Les propos qu’on lui impute – et qui sont très directs, je vous l’accorde – ont été tenus devant la commission Défense de l’assemblée nationale (1). Il n’a fait qu’exprimer, devant les députés qui l’y invitaient, la situation budgétaire de l’armée. Et ce de

Lire la suite de l'article

Premières tensions entre les militaires et le ministre des armées

Le général Pierre de Villiers met des conditions à sa reconduction à la tête des armées : 

"Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, atteint par la limite d’âge le 26 juillet prochain, a déjà fait savoir à la nouvelle ministre, Florence Parly, qu’il n’était pas question qu’il puisse être prorogé dans ses fonctions par le gouvernement si le budget 2018 de la défense n’était pas conforme à ses vœux".

Lire la suite de l'article