Archives par étiquette : Afrique

L’UE s’indigne de l’élimination des handicapés en Afrique mais ne voit pas que le même scandale existe en Europe

A l'occasion d'un débat sur les "homicides par compassion" en Ouganda (pratique illégale mais répandue qui consiste à éliminer les enfants handicapés), Marie-Christine Arnautu a tenu à rappeler aux parlementaires que plusieurs pays européens devraient également être dénoncés pour les pratiques qu'ils autorisent telles que l'euthanasie y compris des mineurs en Belgique ou aux Pays-Bas, ainsi que les dépistages prénataux comme c'est le cas en France…:

"Vous vous indignez à juste titre du sort réservé à de nombreux enfants handicapés en Ouganda, euthanasiés parce qu’ils sont considérés comme un poids pour la société. Ces actes profondément choquants, monstrueux sont révoltants. Et que vous le vouliez ou non, l’émotion qu’ils suscitent est un reste de l’éthique chrétienne que beaucoup ici rejettent. Malheureusement, comme souvent, les protestations qu’on entend dans cet hémicycle ne sauraient masquer l’hypocrisie de ce Parlement. C’est heureux que vous condamniez l’euthanasie des enfants en Ouganda, mais vous restez silencieux lorsque des gouvernements comme la Belgique et les Pays-Bas légalisent l’euthanasie y compris des enfants. Dans cette Union qui se gargarise tant des droits de l’homme, une société eugéniste émerge, une société qui admet qu’on puisse se débarrasser de ses anciens, mais aussi de ses handicapés via les dépistages prénataux. L’ex-conseiller de François Mitterrand, Attali, disait déjà en 1981 : “Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. (…) L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures…”

Commentaires (1)

Bravo Madame. Il faut saluer votre

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Rejet global de l’universalisme des Lumières et du contrat social en Afrique

Selon Bernard Lugan :

Capture d’écran 2018-01-04 à 08.39.58"Dans les pays du nord où priment l’économique et l’idéologie, l’analyse de la situation africaine est désespérément simple, pour ne pas dire simpliste : si le continent est sinistré, c’est par manque de développement. Voilà pourquoi, durant plus d’un demi-siècle, des sommes considérables y furent déversées. En vain. L’échec des politiques de développement étant évident, le marasme africain fut ensuite attribué à l’absence de démocratie. Le continent se vit alors imposer la suppression du parti unique qui maintenait un semblant de cohésion des mosaïques ethniques locales. La conséquence d’une telle politique hors sol se lit aujourd’hui à travers l’émiettement politico-ethnique, l’ethno-mathématique et l’anarchie.

Toujours imbus de leurs principes démocratiques et porteurs de l’arrogant néo-colonialisme des « droits de l’homme » archétypiquement incarné par la CPI, les idéologues des pays du nord, ne voient pas qu’une révolution a commencé au sud du Sahara. Et qu’elle se fait précisément au nom de la contestation de leurs dogmes. Nous sommes en effet en présence de la première véritable tentative de décolonisation en profondeur du continent à travers le rejet global de l’universalisme des Lumières et du contrat social. Contrairement à ce que veulent nous faire croire la plupart des intellectuels africains installés en Europe ou aux Amériques et qui sont tout à la fois des déserteurs du développement et de modernes « Oncles Tom » n’ayant que les mots de démocratie et de développement à la bouche, leur continent d’origine n’accepte en effet plus la doxa occidentale.

Mais une

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Vit-on mieux, aujourd’hui, en Afrique du Sud ?

Article de William Kergroach :

Unknown-9La communauté internationale et les médias se sont indignés, pendant des années, contre la ségrégation raciale du régime d'apartheid, faisant pression sur Pretoria pour mettre fin à ce système. Depuis 1994, Nelson Mandela et ses successeurs ont le pouvoir. Quel bilan peut-on tirer de ces deux décennies de pouvoir de l'ANC en Afrique du Sud ?

C'est dans les années 30, qu'ont été mis au point les fondements intellectuels de l'apartheid. L'universitaire Werner Max Eiselen, et d'autres chercheurs de l'Université afrikaner de Stellenbosch, se dirent qu'il valait mieux séparer géographiquement, politiquement et économiquement les différentes ethnies du pays, autant pour lutter contre l'acculturation des Africains, qui commençaient à s'amasser dans les ghettos des grandes villes blanches sud-africaines, que pour préserver la sécurité et le mode de vie des Blancs. La communauté internationale s'en est ému, estimant que tout le monde devait vivre ensemble, et a constamment fait pression sur l'Afrique du Sud pour mettre fin au régime de l'apartheid.

Le 27 avril 1994, lorsque l'ANC remporte les premières élections multiraciales du pays et que le charismatique Nelson Mandela devient le premier président noir du pays, neuf langues africaines (zoulou, xhosa, zwazi, ndebele, sesotho, sepedi, setswana, xitsonga, tshivenda) sont ajoutées aux deux langues officielles, l'afrikaans et l'anglais. En fait, l'arrivée au pouvoir de l'ANC sonne la grande revanche politique et économique des Noirs en Afrique du Sud. La communauté internationale ferme pudiquement les yeux sur le racisme anti-blanc qui se déchaîne, la corruption et les meurtres organisés par les politiciens noirs comme Winnie Mandela, l'ex-femme de Nelson (« Un Boer, une balle…»). 

Depuis 1994, les autorités sud-africaines ont mis en place une politique de ségrégation (affirmative aksie) qui, sous couvert de

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Ils veulent financer l’avortent en Afrique plutôt que de l’aide alimentaire

Seuls les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et la Suède ont accepté de participer à la levée de fonds au profit des organisations internationales pro-avortement, pour compenser la fin des subsides des Etats-Unis.

Ces quatre gouvernements organisent une conférence « She Decides » à Bruxelles, alors que l’Union européenne, qui sera représentée, n’a aucune compétence en la matière.

Unknown-22Dans une vidéo (en anglais) intitulée « La dictature du donneur riche », Obianuju Ekeocha, présidente de Culture de la vie Africaine, s’insurge contre cette initiative :

"De nombreux pays occidentaux, dont le Canada et les Pays-Bas, ont décidé de se rassembler pour lever des fonds. Ces fonds ne sont pas destinés à une aide alimentaire en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés à l’eau en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés aux Africains pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Non. Ils se rassemblent pour lever des millions de dollars pour ce qu’ils appellent l’avortement sans risque. Ce qui est en fait le plus décourageant, c'est que ces pays occidentaux n'ont même pas songé à demander aux Africains ce qu'ils veulent !

Ce que nous demandons, c’est votre aide pour les accouchements sans risque des bébés africains !"

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Témoignage d’un converti en Afrique du Nord

Un lecteur du Salon Beige, actuellement en Afrique du Nord, a accueilli dans sa chambre un chrétien qui, maintenant converti, est menacé de mort. Il a fait 8h de bus pour raconter son histoire et souhaite rejoindre la France où sa fiancée se trouve déjà ayant décidé de fuir pour les mêmes motifs. Voici un résumé du témoignage  :

Témoignage

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Immigration : les racines du problème se trouvent en Afrique subsaharienne

Charles Million, ancien ministre et membre de L’Avant-Garde, réseau participatif d’action politique, signe une tribune dans Valeurs Actuelles sur le problème de l'immigration. Extrait :

Unknown"[…] Certains réclament une politique de défense plus agressive de la part de l’Union européenne, notamment pour bloquer les bateaux dès les ports libyens. Pourquoi pas ? Mais l’on ne fera que retarder la solution du problème, dont les racines sont bien plus lointaines. Elles se trouvent en Afrique subsaharienne, où, de fait, l’Europe a abandonné toute politique de coopération cohérente et structurée. Et un à un, les pays de la bande sahélo-saharienne, depuis le Mali jusqu’à la Somalie, basculent dans le chaos ou sous la botte islamiste.

Partout, profitant de la fragilité des régimes locaux, les fondamentalistes musulmans utilisent la même technique de terreur, qui consiste à dépeupler à terme les provinces, pour qu’il n’y reste que les musulmans, créant donc les conditions favorables à l’exil vers une terre plus accueillante. Le terrorisme musulman vient donc se superposer à la pauvreté économique déjà présente dans nombre de ces pays. Et en tous lieux, les chrétiens sont les premières victimes, depuis ces migrants qui auraient été passés par-dessus bord par leurs compagnons d’infortune au motif qu’ils étaient chrétiens, jusqu’à ces Éthiopiens exécutés par Dae’ch en Libye pour le même motif, après les coptes qui avaient subi le même sort. […]"

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“Il faut créer du travail en Afrique pour endiguer l’immigration illégale”

2008-02-17-Card.Njue%2002Des paroles de S.Em. le Cardinal John Njue, Archevêque de Nairobi et Président de la Conférence épiscopale du Kenya, qui déclare qu'il faut créer de nouvelles opportunités d’emploi en Afrique pour endiguer les flux migratoires illégaux en direction de l’Europe.

Il déplore d'autre part la fermeture programmée du camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde, affirmant que les complices des intégristes somaliens se cachaient au sein de la structure.

"Officiellement, 350.000 personnes vivent dans le camp situé non loin de la frontière somalo-kenyane" a indiqué le Cardinal Njue. "On soupçonne que la milice islamique se soit infiltrée à Dadaab. Fermer le camp signifie punir les innocents, les mettant en danger en les renvoyant en Somalie".

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“Il faut créer du travail en Afrique pour endiguer l’immigration illégale”

2008-02-17-Card.Njue%2002Des paroles de S.Em. le Cardinal John Njue, Archevêque de Nairobi et Président de la Conférence épiscopale du Kenya, qui déclare qu'il faut créer de nouvelles opportunités d’emploi en Afrique pour endiguer les flux migratoires illégaux en direction de l’Europe.

Il déplore d'autre part la fermeture programmée du camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde, affirmant que les complices des intégristes somaliens se cachaient au sein de la structure.

"Officiellement, 350.000 personnes vivent dans le camp situé non loin de la frontière somalo-kenyane" a indiqué le Cardinal Njue. "On soupçonne que la milice islamique se soit infiltrée à Dadaab. Fermer le camp signifie punir les innocents, les mettant en danger en les renvoyant en Somalie".

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Les conflits en Afrique

Bernard Lugan publie Afrique : la guerre en cartes. Près de 300 pages composées de 100 cartes accompagnées de leurs commentaires. Ce livre atlas a été construit à partir de ses cours à l’Ecole de Guerre et aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il répond à Présent :

"[…] Avec cet atlas, je donne aux militaires, aux investisseurs, aux hommes d’affaires et à tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique, un outil expliquant le présent et éclairant le moyen terme par la mise en évidence des zones qui vont connaître des problèmes ou qui sont susceptibles d’en connaître.

Pouvez-vous nous donner des exemples ?

Je classe cette question autour de trois grands cas. Le premier concerne ceux des actuels conflits qui sont inscrits dans la durée et qui vont se prolonger sous une forme ou sous une autre. Qu’il s’agisse de la question du Sahara occidental, de l’irrédentisme touareg, de la dislocation libyenne, de l’arc de rupture sahélo-saharien, de l’archipel de crise de l’Afrique centrale, de la question du Kivu, de celle du Soudan du Sud ou encore de la Somalie, toutes vont rester au cœur de l’actualité car leurs causes n’ont pas été réglées.

Le second cas se rapporte aux conflits qui peuvent se réveiller à tout moment. Parmi ces derniers il est possible de mettre en évidence les menaces d’éclatement de la RDC, la question de l’enclavement de l’Ethiopie avec, en corollaire, la question de savoir si, entre l’Ethiopie et l’Erythrée, la guerre est inévitable. Quant à l’Algérie, la crise latente s’y

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Le gender arrive sournoisement en Afrique

Un article de médias-presse-info :

"En matière de lobby homosexuel et autre théorie du genre, les Français s’imaginent souvent que l’Afrique vit encore à l’abri. C’est en partie vrai en ce sens que la grande majorité des gouvernements africains ne veut pas accorder de légitimité à ce qui est contre-nature.

Mais les pressions provenant de l’ONU et de ses dérivés (MONUSCO, UNFPA, UNICEF,…) sont énormes. Et des conséquences insidieuses se font déjà remarquer.

Ainsi, en République Démocratique du Congo (RDC) il y a un Ministère du Genre, de la Famille et de l’enfant !

Congo-ministère-genre-300x224

Comme en France avec les ABCD de l’Egalité, tout est avancé au nom de prétextes qui désamorcent la vigilance du plus grand nombre. Une confusion est entretenue, laissant croire que l’objectif est de lutter contre les discriminations vécues par les femmes. De la sorte, personne ne s’inquiète de ce qui se cache réellement derrière l’idéologie du genre.

De la même façon, une association internationale s’est fait reconnaître officiellement au Congo en affirmant œuvrer pour les « droits humains », terme flou qui n’inquiète personne. Mais sous cet intitulé s’avance un lobby pro-avortement et pro-LGBT. C’est la même stratégie qui avait été initiée aux Etats-Unis avec Human Rights Campaign dont le fondateur est aujourd’hui poursuivi pour des abus sexuels commis sur un mineur de moins de 14 ans…"

On comprend l'inquiétude des évêques africains pendant le Synode sur la famille, car ils voient l'idéologie rampante envahir l'Afrique et ne peuvent pas faire grand chose, sauf mettre en

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