Archives par étiquette : affaire

Emmanuel Macron versus Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) : recadrage ? Non, une affaire d’Etat !

Selon Jacques Myard :

Images-3"On connaît le scénario : le général de Villiers, CEMA, apprenant que le budget des armées sera amputé de 850 Millions d’euros, déclare en Commission de la défense devant l’Assemblée nationale que cette nouvelle baisse de crédits met en péril l’outil militaire : « le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces  et les moyens alloués n’est plus tenable. »

Le CEMA est parfaitement dans son rôle en alertant la Représentation nationale sur les conséquences d’une telle diminution, en sa qualité de «  responsable de l’emploi opérationnel des forces » et du « commandement des opérations militaires » conformément au code de la Défense ( R 3121-1). Aurait-il gardé le silence qu’il aurait trahi sa mission, celle pour laquelle il a été nommé, et telle que le Président  et le Gouvernement de la République lui assignent.

A la réception du ministère de la défense, le 13 juillet dernier, de manière ostentatoire et publique, le Président de la République, chef des armées, fait part à l’ensemble des militaires de sa colère sur les propos du général de Villiers  et déclare notamment : «  je suis votre chef ».

Ce recadrage a étonné l’ensemble des observateurs avertis de la sensibilité de l’institution militaire et des conséquences qu’une telle manifestation d’autoritarisme introduit dans les relations entre le pouvoir politique et l’institution militaire.

Mais s’agit-il d’un simple recadrage ? C’est en réalité une affaire d’Etat, qui concerne au premier chef le Président de la République lui-même.

A l’évidence, on ne demande pas au Président de la

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Affaire Macron – Villiers, qui doit partir ?

Napoléon IV « micron », le dictateur au petit pied issu des banques et du cerveau de Flamby,  a dit : « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change ». Belle posture régalienne qui serait justifiée si elle était au service du bien commun, et si le CEMA avait fauté à ce sujet, ce qui est exactement le contraire.

Le peuple souverain (nous en sommes tous !), dont 1/8è seulement a voté pour cet artefact, lui répond :

« Si quelque chose (genre démagogie et facilité) empêche le chef des armées d’exercer pleinement sa charge en garantissant à celles-ci la pleine cohérence des moyens de leur mission, alors il doit démissionner ».

Si vous êtes d’accord, n’hésitez pas à signer notre pétition de soutien au chef d’état-major.

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Affaire Macron – Villiers, qui doit partir ?

Napoléon IV « micron », le dictateur au petit pied issu des banques et du cerveau de Flamby,  a dit : « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change ». Belle posture régalienne qui serait justifiée si elle était au service du bien commun, et si le CEMA avait fauté à ce sujet, ce qui est exactement le contraire.

Le peuple souverain (nous en sommes tous !), dont 1/8è seulement a voté pour cet artefact, lui répond :

« Si quelque chose (genre démagogie et facilité) empêche le chef des armées d’exercer pleinement sa charge en garantissant à celles-ci la pleine cohérence des moyens de leur mission, alors il doit démissionner ».

Si vous êtes d’accord, n’hésitez pas à signer notre pétition de soutien au chef d’état-major.

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Affaire Richard Ferrand : Le parquet de Brest ouvre une enquête préliminaire

Le parquet de Brest a cédé face à l'accumulation de faits rapportés dans la presse et face à la confusion générée par les déclarations, parfois contradictoires, des différents acteurs du dossier.

Le parquet de Brest a finalement estimé que seules des investigations permettraient de lever les incertitudes qui pèsent dans ce dossier.

Le procureur de la République brestois a donc décidé d'ouvrir une enquête préliminaire, qui est confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes.

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Sont visées les conditions d'acquisition et de location de l'immeuble brestois où les Mutuelles de Bretagne ont établi un centre de soins, en 2011. Epoque à laquelle Richard Ferrand était directeur-général de la mutuelle, et dont la compagne était un conseil juridique et la propriétaire officielle des locaux, via une société civile et immobilière (SCI). 

Au suivant de ces moralisateurs de la vie politique.

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Si Sens Commun ne comprend pas que tout est affaire de rapports de force en politique, l’échec sera complet

Lu dans Présent :

"Ils sont les seuls à avoir tenu dans la tempête, à rester contre vents et marées aux côtés de François Fillon, le candidat qu’ils avaient contribué à faire élire lors de la primaire de la droite et du centre. Mais la loyauté n’est décidément pas une qualité que l’on récompense en politique…

Depuis deux jours et au terme d’une campagne volée aux électeurs soucieux de discuter de l’état de la France, Sens Commun anime tous les débats médiatiques, et toujours pour le pire.

Alain Juppé a annoncé qu’il serait dans l’opposition si François Fillon gouvernait avec Sens Commun, parce que le candidat a eu le malheur d’affirmer qu’il « pourrait » prendre des membres de Sens Commun dans son gouvernement. Rien n’était pourtant fait avec une promesse pareille et le renversement idéologique complet peu probable… Mais le courageux Sarthois s’est pourtant empressé de rappeler mercredi après-midi qu’il n’avait « pas la même sensibilité » que le mouvement. Beau retour d’ascenseur dans l’adversité.

Il est quand même exceptionnel que les dizaines de circonscriptions accordées à l’UDI au lendemain de sa trahison n’aient choqué personne et qu’une éventuelle place accordée à un mouvement issu d’un phénomène incontournable et massif de la droite française contemporaine fasse couler tant d’encre, jusque parmi les cadres même des Républicains… Avec des amis pareils, l’électeur conservateur a de quoi s’inquiéter.

Mais cela montre autre chose : quel que soit le degré de respectabilité que l’on cherchera à incarner, la diabolisation sera toujours la

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Affaire Fillon : le peuple de droite contre les élites

Le meeting de François Fillon à Nîmes vient confirmer mon post d'hier soir sur cette campagne qui commence à nous plaire. Le candidat LR a réitéré sa détermination à se maintenir malgré les défections qui se succèdent, mettant en avant ses propositions les plus radicales en matière d'immigration, de lutte contre l'islamisme ou contre la délinquance.

«Les élus, on fera sans eux! La base, elle tient, les électeurs de droite, ils tiennent! Je m'appuie sur les Français et les Françaises, qui se prononceront.»

Il y a du Patrick Buisson dans ces intonations… C'est un peu, comme à la primaire LR, la révolte du peuple de droite de province contre les bobos LR parisiens de la rue de Vaugirard, qui laissent tomber leur champion dans la tempête et, pour certains, tentent de faire revenir Alain Juppé. C'est vrai : remplacer un candidat mis en examen par un candidat déjà condamné, c'est très logique…

François Fillon a poursuivi hier :

«Je n'ai pas l'intention de me coucher. Et je ne parle pas seulement pour moi, mais parce que la démocratie vous appartient, à vous! Il est hors de question que soit fauché le vote des électeurs de la droite et du centre!»

Ce tournant dans la campagne à droite est d'autant plus intéressante lorsque l'on sait que c'est justement ce peuple de droite, sur lequel s'appuie François Fillon, qui est le plus favorable à des accords avec le Front National. Avec le ménage qui est en train de se

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Affaire Fillon : les gauchistes commencent à fuir [Ad : ainsi que l’UDI]

C'est la bonne nouvelle de cette crise : les plus à gauche du clan LR se mettent à partir, à commencer par Bruno Le Maire,  chargé des questions européennes et internationales dans l'équipe Fillon.

Dans la foulée, plusieurs députés ont approuvé cette décision, à commencer par le LGBT Franck Riester, député-maire LR de Coulommiers et Laure de La Raudière, députée LR d'Eure-et-Loir et jusque-là chargée du projet de François Fillon.

L'UDI (qui a récupéré 68 investitures pour les législatives) est encore en train de se poser la question.

Addendum : L'UDI «suspend» sa participation à la campagne de Fillon

Commentaires (4)

Le Maire, un grand courageux, franc du collier : avec lui, Fillon n'a pas besoin d'adversaires…

Rédigé par : Michel | 1 mar 2017 17:13:35
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NKM va t'elle partir aussi ?
Je ne la pleurerai pas !

Rédigé par : périscope | 1 mar 2017 17:33:59
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[Pas de vulgarité svp, nous sommes dans un salon. MJ]

Rédigé par : jejomau | 1 mar 2017 17:41:21
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Les français (la France…) payent aujourd'hui la forfaiture denoncée par G.monnerville: l'election du president au suffrage universel.

Rédigé par : Papon | 1 mar 2017 17:44:25
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Affaire Théo : la patronne de l’IGPN pointe les imprécisions des médias

Unknown-2A la tête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), Marie-France Monéger-Guyomarc'h dirige les enquêteurs chargés de faire la lumière sur l'interpellation du jeune Théo. Dans un entretien accordé à L'Express, elle critique les "imprécisions" relayées par certains médias. Extrait :

"[…] Ce qui est gênant, ce sont toutes ces imprécisions proférées à longueur de journée dans les médias ou lors de certaines interventions. Elles donnent l'impression que l'IGPN ne fait pas son travail, se montre partiale et enquête à l'avantage de ses collègues. Quand j'entends dire, à tort, que notre rapport mentionne "un accident" ou un "viol involontaire", les bras m'en tombent. Cela n'existe pas en droit. Nous n'avons évidemment pas utilisé ces termes inadéquats, mais une qualification du code pénal qui s'appuie sur ce que nous avons constaté, vu et entendu. Je signale à ce propos que le code de procédure pénale impose au service de police enquêteur de qualifier juridiquement les faits, ce que l'on nous a injustement reproché et qui a pourtant été largement diffusé. […]"

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Affaire Théo : l’IGPN écarte la thèse du “viol délibéré”

Unknown-23François Hollande a encore l'air malin, après s'être rendu au chevet du délinquant Théo, au mépris de la police nationale. Les premières conclusions de l'enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ne retiennent pas la thèse du viol. L'IGPN privilégie la thèse de l'accident, de "l'opération qui tourne mal", faisant valoir que le jeune homme de 22 ans a fait preuve de résistance face aux agents qui tentaient de le menotter.

D'après les images de vidéosurveillance, aucun policier n'aurait baissé le pantalon de Théo pour lui introduire sa matraque. La thèse du "viol délibéré" est écartée faute de preuve d'une intention de violer. L'IGPN reconnaît toutefois un "accident grave et réel".

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Affaire Fillon : Et si la recomposition politique devait advenir plus tôt que prévu ?

C'est le souhait de Guillaume Bernard :

Unknown-24"[…] En l’état, le duel Macron-Le Pen semble le plus probable au second tour de l’élection présidentielle. La droite modérée peinant à trouver la bonne sortie de crise à l’empêchement de son candidat pourrait sortir étrillée de cette élection et n’aurait plus le choix alors que d’entamer une mue nécessaire mais trop tardive. Et si la recomposition politique devait advenir plus tôt que prévu ? […]

Avec l’affaiblissement brutal du Parti socialiste qui permet de douter de la présence de son candidat au second tour de l’élection présidentielle, c’est l’ensemble du système partisan qui est ébranlé. L’aspiration des Français à un renouvellement politique est profond et de grande ampleur. À ne pas entendre le message, la droite court à son tour le risque d’en être réduite à jouer les arbitres.

Le vrai enjeu pour elle est de répondre à cette soif de renouveau. Il lui revient d’apporter un nouvel élan, un nouveau souffle et d’embrasser un spectre beaucoup plus large que celui des seuls Républicains. Il pourrait s’agir d’une des seules possibilités de contrer un Emmanuel Macron qui, cherchant à réaliser une "grande coalition" à cheval sur la gauche et la droite, "crée" une nouvelle dynamique ringardisant, du même coup, tous les "vieux" partis. Dès lors, la seule solution réaliste ne se trouve-t-elle pas dans la constitution d’un mouvement analogue à "En marche !", c’est-à-dire nouveau, mais de droite ? Un mouvement dont l’objectif ne serait pas de chercher à lui ressembler pour le concurrencer

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Affaire Paradiso sur la « vente d’enfant par GPA » : la Grande Chambre de la CEDH va se prononcer

Communiqué de Gregor Puppinck :

"Le 24 janvier, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme rendra public sa décision dans l’affaire Paradiso et Campanelli c. Italie en matière de gestation par autrui (GPA). C’est la première fois que la Grande Chambre, « formation solennelle » de la CEDH, se prononcera sur ce thème controversé ; elle posera alors les principes du régime de la GPA dans le cadre de la Convention européenne des droits de l’homme.

Est en cause dans cette affaire la décision des autorités italiennes de retirer un enfant né par GPA en Russie à un couple d’italiens âgés qui l’avait commandé et acheté (49.000 euros) auprès d’une compagnie russe. Après analyse, il était apparu que l’enfant n’avait aucun lien biologique avec les commanditaires : il a été produit sur commande par fécondation in vitro et GPA pour être vendu. Les juges italiens, constatant la violation des normes internationales et de l’ordre public italien, décidèrent – dans l’intérêt de l’enfant – de le retirer de la garde de ses acquéreurs pour le confier à l’adoption. L’enfant vécut moins de six mois avec ses commanditaires.

Dans un premier jugement rendu le 27 janvier 2015, la Cour avait condamné l’Italie à verser 30.000 euros au couple, estimant que le retrait de l’enfant avait porté atteinte au respect de leur vie privée et familiale, tout en concédant que l’Italie pouvait refuser de reconnaître la filiation établie en Russie (lire le jugement). Pour juger ainsi, la Cour avait estimé que l’achat

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Affaire Poisson : Pourquoi le président du CRIF a-t-il vu rouge ?

Politique Magazine revient sur l'affaire Poisson et s'interroge sur les raisons de cette soudaine levée de boucliers. C'est sans doute plus ce que représente Jean-Frédéric Poisson dans le paysage politique français qui est ciblé qu'un prétendu propos antisémite :

"Figure montante de la mouvance UMP (renommée ‘Les Républicains’), passerelle potentielle entre la droite européiste et le Front national souverainiste, le député Jean-Frédéric Poisson était suivi avec attention. Dans un entretien au quotidien Nice-Matin dont le sujet a dévié sur la politique américaine et les affaires internationales, le candidat à la primaire des partis LR-UDI-PCD a jugé dangereux les rapports étroits qu’entretient la candidate Clinton avec « les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes ».

Le Conseil représentatif des institutions juives de France a vu rouge et les gros médias ont relayé la polémique. Dénonçant dans un communiqué des « propos nauséabonds », le mouvement communautaire a invité à mots à peine couverts les partis LR et UDI à exclure Jean-Frédéric Poisson de la primaire. Dans la foulée, le patron du comité d’organisation de la primaire, Thierry Solère, a dénoncé les propos du député et assuré que l’affaire serait discutée lors d’une réunion le 26 octobre prochain.

La réaction virulente du Crif ne saurait étonner au regard du parcours de son président, Francis Kalifat *. Dans les années 90, celui-ci a en effet dirigé la Fédération des organisations sionistes de France, et il a fondé en 2002 les Amis du Likoud d’Israël,

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