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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Synode : un rejet du rapport final est envisageable

Interrogé par Famille chrétienne, le cardinal Burke déclare :

"Il y a eu une réaction forte contre le texte de lundi matin. Quasiment tous les cercles mineurs ont exprimé des objections fondamentales et proposé des révisions substantielles. Les pères synodaux ont demandé une plus forte référence à l’écriture sainte et au riche magistère de l’Église sur la famille.

Ils ont regretté l’absence de référence à la loi naturelle et ont jugé inacceptables les affirmations sur les rapports sexuels hors mariage et entre personnes de même sexe. L’accès des divorcés remariés à la sainte communion a été rejeté par plusieurs cercles mineurs.

Le message envoyé est fort : le texte doit être radicalement changé. Samedi matin, j’attends de la relatio synodi qu’elle soit très différente de la relatio post disceptationem.

La relatio synodi est présentée et discutée samedi matin, avant d’être votée dans l’après-midi. Un rejet est-il envisageable ?

C’est très possible. Si les membres de la commission chargée d’écrire la relatio synodi ne prennent pas en compte l’approche rectifiée sortie des cercles mineurs, le texte ne sera pas approuvé. […]

Dans les débats qui animent le synode, percevez-vous, comme l’affirment certains observateurs, une volonté de s’éloigner de l’enseignement de Benoît XVI sur le danger du relativisme et de l’héritage de Jean-Paul II sur le mariage ?

Je partage cette même impression, et cela me préoccupe beaucoup. Le texte de lundi ne cite pratiquement pas l’exhortation apostolique Familiaris consortio de Jean-Paul II. Et le riche magistère de Benoît XVI sur le relativisme n’y apparaît même pas ! La relatio post disceptationem donne le sentiment que l’Église n’a rien fait de valable par le passé, et que tout est à recommencer de zéro. On justifie cette herméneutique de la discontinuité ou de la rupture au prétexte que le monde a totalement changé. Un cardinal a même affirmé que Familiaris consortio n’était plus valable, car l’exhortation a été écrite il y a trente ans. C’est absurde.

Des commentateurs pensent que le processus synodal vise à atteindre un seul objectif : permettre aux divorcés remariés d’accéder à la communion eucharistique. Tout est-il écrit d’avance ?

Durant le synode, j’ai eu l’impression que les textes étaient déjà préparés, les conclusions déjà faites, et que les Pères synodaux n’avaient plus qu’à donner leur validation. Mais ils s’en sont aperçus et ont réagi. Jeudi par exemple, le secrétaire général du Synode a demandé que les conclusions des cercles mineurs ne soient pas publiées. Mais nous avons insisté pour qu’elles le soient, car le monde écoute et doit savoir ce que pensent les Pères du synode."

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