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Synode sur la famille : les étranges prises de position de Monique Baujard

Déjà connue pour avoir osé inviter une idéologue du gender à une journée de formation de responsables diocésains (invitation annulée suite aux nombreuses incompréhensions), Mme Monique Baujard est interrogée dans La Vie au sujet du prochain synode sur la famille. La directrice du Service National Famille et Société à la Conférence des évêques de France y fait des déclarations assez étranges, et notamment cette mise en garde assez outrecuidante :

Si rien ne sort du synode, la déception sera grande et cela pourra affecter la crédibilité de l’Eglise, au sens où elle ne paraitra pas capable de répondre aux questions actuelles.”

Qu’est-ce que Monique Baujard souhaite voir sortir du synode ? D’abord, la question de l’accès aux sacrements des divorcés-remariés :

“La question des divorcés-remariés revient souvent et beaucoup de souffrances et d’incompréhensions se sont exprimées. Une évolution est certainement espérée et en même temps il faut être lucide : il y a des choses qui ne changeront pas. Il y a une conception spécifique du mariage catholique où les époux sont invités à refléter quelque chose de l’amour de Dieu, un Dieu fidèle d’âge en âge et qui donne la vie. Aussi l’indissolubilité, la fidélité et l’ouverture à la vie resteront des exigences du mariage catholique. Mais dans son intervention lors du Consistoire en février dernier, le cardinal Walter Kasper esquissait des pistes pour ouvrir un chemin de pénitence pour les divorcés-remariés pouvant permettre, dans certains cas et à certaines conditions, un accès au sacrement de réconciliation et à l’eucharistie. L’accès aux sacrements pour les divorcés remariés ne concerne pas seulement l’eucharistie et la réconciliation, mais aussi le baptême.”

Pourtant, le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a posé une fin de non-recevoir (et visiblement avec l’approbation du pape François) à cette proposition (comme la plupart des cardinaux), laquelle contredit l’exhortation apostolique de saint Jean-Paul II Familiaris Consortio.

Et ce n’est pas tout, sur la transmission de la vie, elle remet en cause l’encyclique Humane Vitae de Paul VI :

“Il y aurait la possibilité de confier la mise en oeuvre concrète de la maîtrise de la fécondité, et donc la question des méthodes, à la responsabilité et la conscience éclairée des époux. Cela ne constituerait pas un vrai changement de doctrine, mais une simple application du principe de subsidiarité. Bien sûr, beaucoup de personnes diront que cela ne change rien en pratique, mais il me semble que l’appel à la conscience pousserait sans doute davantage les couples à réfléchir aux choix qu’ils font. Cela pourrait même permettre de faire découvrir le sens plus profond de cet appel à l’ouverture à la vie qui concerne la place que nous faisons aux autres dans notre vie.”

Grave confusion, qui consiste à couper les fidèles de la voix du Magistère, au nom d’une conception erronée de la liberté de conscience, comme cela s’est fait plusieurs fois dans la période post-conciliaire. Sous prétexte de pratique, on change la doctrine tout en déclarant ne pas y toucher.

Ce n’est pas la première fois que Monique Baujard critique l’enseignement de l’Eglise sur une question essentielle (voir ici). Récemment, il nous revient qu’elle a même légitimé les lois sur l’avortement devant les évêques de la COMECE

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