Bannière Salon Beige

Partager cet article

Liberté d'expression

Mesure 1: François Billot de Lochner, Véronique Besse

Mesure1.4

Nous commencons aujourd’hui un symposium qui nous amènera dans les semaines qui viennent à passer successivement en revue les « 12 mesures pour 2012, dans l’esprit annoncé ici.

Présentation de la mesure par François Billot de Lochner:

Billot La première mesure que je mets en avant porte sur la liberté d’expression. Ce n’est pas un hasard : cette liberté est en effet la condition de tout débat public, et donc de tout redressement. Or notre pays, qui se targue d’être un pays de liberté, a progressivement dérivé depuis la loi Pleven de 1972, pour en arriver à une situation où il n’est plus possible d’exprimer publiquement un grand nombre de positions.

Il faut marquer une rupture par rapport à cette dérive en abrogeant la loi du 30 décembre 2004 contre les « discriminations ». Certes, la conséquence la plus visible de cette loi, la création de la Halde, est remise en cause par l’établissement du Défenseur des Droits, mais le problème demeure.

En effet, cette loi a introduit en France une véritable police de la pensée, des paroles et des intentions, à tel point que la Commission nationale consultative des droits de l’homme avait demandé le retrait du projet de loi, soutenue par des organes de presse aussi improbables que le Nouvel Observateur. Cette abrogation, qui pourra être suivie de l’élaboration d’une nouvelle loi préservant à la fois la liberté d’expression et le respect de la dignité de chacun, est donc la première mesure forte que je propose de soumettre aux candidats à l’élection présidentielle de 2012.

François Billot de Lochner est l’auteur de 12 mesures pour 2012 et l’initiateur d’Audace 2012.

Commentaire de Véronique Besse:

Besse 2 Le recul continu de la liberté d’expression dans notre pays procède de deux mouvements de fond.

Le premier, c’est la culture de la repentance pratiquée par la gauche et une partie de la droite depuis plus d’un demi-siècle. Elle s’appuie sur une réécriture de l’histoire selon le schéma diabolisation/victimisation. Pour les tenants du « politiquement correct », peu importe la vérité historique. L’objectif est politique et idéologique : il s’agit de se réapproprier et de réinterpréter l’histoire afin de disqualifier l’adversaire avec de nouveaux anathèmes.

Le deuxième tient au rôle majeur qu’a joué l’Union européenne dans la formation d’une police de la pensée. C’est une directive de 2000 qui a imposé à tous les Etats membres de créer un organe de lutte contre les discriminations qui, en France, a pris la forme de la Halde. A force de directives et de lois toujours plus coercitives, un climat de suspicion s’est installé et touche tous les actes de la vie comme l’emploi ou l’accès au logement. La discrimination ne concerne désormais plus seulement l’âge ou l’origine ethnique mais bien souvent aussi l’orientation sexuelle.

Je crois enfin que l‘on a donné trop de pouvoir à certaines associations. Il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté d’association. En revanche, avec les subventions publiques ciblées sur certaines associations de lutte contre les discriminations et la possibilité juridique pour ces dernières de se constituer partie civile pour défendre les intérêts d’une communauté, on a ouvert la boîte de Pandore. On assiste depuis à une surenchère dans la victimisation qui ne fait que renforcer le « terrorisme intellectuel » existant.

Le mot « terrorisme » ne me paraît pas trop fort. Il s’agit bien d’user de l’intimidation et de la peur pour imposer à son contradicteur une pensée ou un comportement. La plupart du temps, le terrorisme intellectuel agit en instituant une auto-censure : nous anticipons sur la façon dont nos propos pourront être perçus et nous nous refusons à les prononcer. Que l’auto-censure soit dépassée, que la parole se libère, et les censeurs agitent immédiatement le chiffon rouge et crient au « dérapage ». Mais ces dérapages ne sont bien souvent qu’une respiration démocratique, un réflexe de survie pour des hommes libres qui osent penser par eux-mêmes.

Voilà pourquoi il me semble juste et courageux de résister, notamment à travers les nouveaux médias, qui sont un formidable moyen de bousculer le nouvel ordre moral. L’abrogation de la loi de 2004 ne pourra être qu’une étape, mais elle sera un encouragement à ce que se libère la parole du pays réel

Mme Besse, membre du Mouvement Pour la France, est député de la Vendée (site). Elle a déposé le 18 novembre 2010 une proposition de loi visant à supprimer la Halde.

Le vote ci-dessous sera ouvert jusqu’à jeudi soir. N’hésitez pas, si vous le souhaitez, à utiliser les commentaires pour expliquer votre vote, en particulier si vous exprimez des réserves ou un avis négatif.

Partager cet article

16 commentaires

  1. Ce genre d’association se comporte comme un tribunal ; le but semble être de veiller à appliquer l’idéologie ambiante dans tous les rapports humains sans respect des us et coutumes ou préférences légitimes des administrés !

  2. Le site Audace 2012 est moche à pleurer.
    On n’est pas loin du niveau 0 que constitue le site « Désir d’Avenir » de Ségo.
    Un peu d’audace que diable !

  3. Bien sûr qu’il faut abolir la Halde et les lois liberticides. […]

  4. « la discrimination ne concerne désormais plus seulement l’âge ou l’origine ethnique mais bien souvent aussi l’orientation sexuelle. »
    Si l’école comme les familles enseignaient courtoisie, savoir-vivre et politesse, faire preuve de déférence ou simplement de respect envers l’autre, quel qu’il soit et quelles que soient ses différences par rapport à soi-même, irait de soi sans qu’il soit besoin d’un « organe de lutte contre les discriminations » qui se prend vite des attitudes de Comité de Salut Public avec une propension naturelle à reproduire la Terreur.
    Du temps qu’il y avait un « ministère de l’instruction publique » la plupart des citoyen français semblaient plus « éduqués » que depuis qu’un « ministère de l’éducation nationale » s’en occupe.

  5. Revenir aux fondements réels de la démocratie source des libertés à savoir :
    – suppression des lois Gayssot et Pleven
    – rétablissement de la liberté d’opinion et d’expression sur tous les sujets sans aucun soucis.
    – arrêt des persécutions contre les journalistes, les auteurs de livres, les éditeurs et les défenseurs de la liberté d’expression
    – rendre inconstitutionnel les atteintes aux libertés.

  6. La halde: pas de liberté pour les ennemis de la liberté.
    Définition: liberté (dico halde): penser/agir comme moi.
    On pourrait rajouter: citoyen, républicain, festif, métissé et issu de la diversité dans le dico de la halde

  7. Puis-je donner un exemple récent d’intimidation ?
    Sur un blog, proche d’un parti politique et l’affichant, j’ai mis une blague en ligne, un vendredi soir « pour se détendre avant le week-end ».
    Il s’agit du CV d’un mec de banlieue qui cherche du travail Cette blague a beaucoup circulé, certains d’entre vous ont dû la lire, et comme moi, en rire.
    Elle est ici, au 02.10.2009 : http://mpf-gironde.hautetfort.com/archive/2009/10/index.html
    Forcément c’est une caricature du jeune de banlieue et reflète une indigence professionnelle, scolaire et linguistique. Il sait pointer à l’ANPE, jouer au loto et surveiller sa soeur.
    Bref, rien de grave a priori.
    Et bien figurez vous que j’ai été convoqué au Commissariat de Police le plus proche pour m’expliquer – me justifier serai-je tenté de dire – car SOS Racisme a fait un signalement au Procureur pour blague à caractère raciste susceptible d’être une incitation à la haine racial (loi machin etc…).
    Que constate-t-on ? Qu’une association,
    – subventionnée par les deniers publics,
    – s’institue arbitre de la liberté d’expression,
    – fait perdre 2 heures à un procureur,
    – fait perdre 2 x 2 heures à des policiers,
    – pour une blague qu’ils ne trouvent pas drôle.
    On dépense ainsi l’argent public alors que l’officier de police judiciaire qui m’écoutait a eu toutes les peines du monde à imprimer le rapport : son imprimante est hors d’âge, il n’y a plus de budget pour la remplacer ni remplacer les consommables (du toner). Kafkaïen, non ?
    Je ne sais pas ce que donnera le dossier, j’espère classé sans suite quand le policier aura tapé son rapport et que le procureur aura eu le temps de le lire. Dans X mois.
    L’objectif n’est sans doute pas d’obtenir un procès (quoi que, prouver que les membres d’un partis sont des racistes, avec un peu de relations presse, ça doit pouvoir prouver aux Français que ce parti est raciste) mais au moins d’obtenir que l’on n’ose plus s’exprimer ainsi de peur d’être poursuivi.

  8. Si Saint-just de Bretenières était né aujourd’hui , alors que l’homme prétend prendre la place de Dieu en discriminant les petits d’homme « destinés à vivre ou non » ( cf l’argumentation du prétendu « facilitateur Léonetti) se serait-il soucié en premier lieu de « rétablir la liberté d’expression » ?
    Il aurait proclamé envers et contre tout la vérité très simplement et c’est aisni qu’il aurait témoigné du bon usage de l’authentique liberté et non pas de son erzatz réolutionnaire qui n’a, de toute évidence à présent plus que jamais, aucun sens .
    On est ici entrain d’essayer d’attrapper le serpent par la queue alors qu’il s’agit de lui écraser la tête!

  9. Je trouve cette initiative excellente et j’approuve totalement les propos de Véronique BESSE qui prouve une nouvelle fois son franc-parler.
    Quel dommage en effet que le site internet « Audace 2012 » soit si… moche. Je sais que le fond est plus important que la forme. Mais en l’occurrence, quand la forme est si mauvaise, elle détournera de nombreux lecteurs de s’intéresser au fond.

  10. Liberté d’expression, oui bien sûr;pour tout le monde sans exclusivité ou sous certaines conditions ?
    Les royalistes pourraient donc s’exprimer (enfin) librement ?
    Donc, chiche pour une vraie liberté d’expression !

  11. Il faut supprimer cette officine terroriste, sauf à vouloir passer sa vie avec une muselière jusqu’à extinction de toute velléité de pensée !

  12. La loi de décembre 2004 muselle l’opinion. Elle expose tout citoyen qui souhaite révéler une vérité contraire aux illusions ou falsifications du politiquement correct, a être immédiatement trainé en justice par des spécialistes de la désinformation. Je suis fondamentalement pour la liberté de parole, a fortiori quand cette parole repose sur des faits ou des statitiques avérés.

  13. OUI, mais avec réserves.
    Non par opposition, même légère à cette proposition, mais parce que je pense qu’elle n’aborde pas la suppression des lois qui ont institutionnalisé l’idéologie anti raciste, à savoir les lois mémorielles du type PLEVEN-GAYSSOT et sq. . Mme V. BESSE aborde le sujet sans conclure vraiment, exprimant ainsi une RESERVE IMPLICITE à la conclusion logique de son commentaire .
    Or, et Jean Madiran l’a admirablement démontré, en créant un  »crime » unique et absolu, en le sacralisant dans une définition qui en absout le socialisme communiste, en légalisant cette idéologie totalitaire de substitution au totalitarisme communiste, on laisse en place les instruments intellectuels et légaux, policiers et de terreur intellectuelle, qui légitiment les autres lois dites anti racistes, de discrimination positive, et autre dispositions attentatoires aux libertés, telle la HALDE.
    Ayant interdit le débat sur le bien fondé de l’anti racisme au nom du  »plus jamais ça » brechtien, on libère la parole du racisme anti français et anti chrétien, après avoir subverti les principes du droit.
    On ne peut vouloir lutter contre les effets sans vouloir en combattre la cause : politiquement, c’est refaire l’erreur sempiternelle de la droite qui se dit de gouvernement, mais qui est tjrs gouvernée par l’idéologie de la gauche, et donc n’aboutit jamais à rien, faute des fondements et des principes qui lui permettraient la certitude d’exister.
    D’où ce OUI avec GRANDES réserves, car fort doute.

  14. Et vlan ! Soyont libre !!!

  15. Il ait vraiment temps qu’un tel article, et
    surtout un tel vote soit proposé. On y voit
    plus clair maintenant.Toutes les assos qui
    ponctionnent le budget pour diaboliser celui
    qui ne chante pas comme eux, peuvent aller
    se rhabiller, à l’endroit d’où elles sont venues : score sans appel!!!

  16. Tous ces gens que l’on ne connait « ni d’Eve, ni d’Adam », qui n’on pas bronché pendant quatre ans et qui se réveillent à un an des élections. Comme disait M. Cyclopède : « Etonnant non ? »
    http://www.dailymotion.com/video/xd66xd_m-cyclopede-jouons-a-la-roulette-ru_fun

Publier une réponse