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France : Politique en France / Valeurs chrétiennes : Education

Supprimer les notes pour cacher l’échec de l’Education nationale

Jean-Paul Brighelli signe une tribune dans Valeurs actuelles :

N "Un quarteron de spécialistes qui n’ont jamais fait classe plaide depuis trois semaines, dans divers médias, pour la suppression des notes. À l’école primaire d’abord, et plus loin si affinités. Ils devraient se renseigner. Voilà vilaine lurette que les “professeurs des écoles” utilisent des systèmes alternatifs, pastilles de couleur, ceintures distinctives, petits bonshommes souriants ou croix dans des petites cases. […] Ce n’est pas parce qu’un élève est en difficulté qu’il a de mauvaises notes, c’est parce qu’il a de mauvaises notes qu’il est en difficulté. Ainsi parlent les imbéciles.

Pour parvenir à cet Annapurna de la démission pédagogique, on a installé trois camps de base. Le premier fut le collège unique (1975). Le regroupement familial, décidé au même moment, amena en classe une foule d’enfants dont les acquis de base étaient incertains. […] Second étage, la loi Jospin (1989). L’élève “construit ses propres savoirs”. […] Devant la pauvreté des résultats, on choisit de mettre la poussière sous les tapis, en allégeant les programmes. La commission Ferry, en 1999-2000, entérina cette pédagogie du thermomètre cassé. On voit où ça nous a menés. Dernier effort dans la course à l’abîme: le culte de l’enfant-roi et du bonheur immédiat. L’effort et son évaluation sont “traumatisants”. […]

Supprimer les notes est l’aboutissement de ces renoncements. Comme le collège unique tarde à porter ses fruits, parce que les élèves s’obstinent à être différents, on les unifiera par l’absence de repères. […] Luc Chatel déclare qu’il n’est pas question de renoncer aux notes. Poudre aux yeux: Jean-Michel Blanquer, nommé à la tête de la DGESCO (Direction générale de l’enseignement scolaire), bras armé du ministère, pour le récompenser d’avoir eu l’idée de payer les élèves pour aller en cours, soutient l’initiative."

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10 commentaires

  1. on a inscrit notre fille ds une école dite élitiste, en CP: une poésie par semaine, 30 minutes de travail à la maison chaque jour, dictées, beaucoup d’implication demandée aux parents, et dès le 1e trimestre l’addition et la soustraction sont maîtrisées. Je ne me demande plus pourquoi toutes ces filles sont plus intelligentes que la moyenne. Quand on voit ce qu’on obtient d’elles à 5 ans 1/2 en 3 mois! La culture générale qu’elles ont déjà! Faut-il mépriser les enfants de France pour ne pas leur offrir ce savoir-là? Ce n’est pourtant pas sorcier ni compliqué, d’apprendre des poésies… Mais tellement formateur, et tellement urgent à faire avant 11 ans! C’est quand ils sont petits que les enfants sont le plus disposés à apprendre, apprendre, apprendre! C’est leur donner les clés du monde! Il faut dire que déjà on leur refuse même de vivre… Quel monde de fous! C’est comme ça qu’on perd ses élites: croyez-vous que des enfants formés comme ma fille seront intéressés par des concours bradés? On ira voir ailleurs si des esprits cultivés intéressent quelqu’un, quelque pays. Quel gâchis.

  2. oui bon alors il faut supprimer l’école… hi hi!!!

  3. Mais c’est un scandale, il faut se battre CONTRE à tout prix, sinon on court à la catastrophe de se retrouver pour nos vieux jours avec une génération d’incultes qui acheveront de couler ce pays !
    Déjà la France est pratiquement la seule en UE de n’avoir aucune sélection à l’entrée de l’Université (regarder la difficulté de la Selectividad espagnole, des admissions très sélectives à Oxford ou Cambridge, le numerus clausus allemand d’après les notes du bac, les concours d’entrée à l’ensemble des facultés en Pologne, etc etc), pratiquement la seule où il n’y a AUCUNE sélection à l’entrée du collège ni du lycée, et là on veut encore nous supprimer les notes ???
    Mais ils sont aveugles ou quoi ?!!? Déjà les élèves ne font rien ou pas grand chose (pas de devoirs, pas de discipline, pas d’exigence de travailler, on traverse facilement 12 ans de scolarité sans rien faire, il suffit d’un minimum d’intelligence, je vois cela hélas d’après mes enfants et leurs amis), si l’on enlève le dernier barême de mesure que sont les notes, on baignera dans un grand vide du néant. Et pendant ce temps-là les autres travaillent, tant les européens que les chinois, indiens et autres américains.
    Pour les meilleurs, la fuite des cerveaux va continuer; ne resteront en France que ceux qui ne seront pas capables de se faire accepter ailleurs ! Sans aborder la question de sauver les lettres et la culture classique, qui partira également en fumée. Alors qu’ailleurs il y a une prise de conscience : l’Espagne protège et promeut ses classiques partout dans le monde, la Pologne ne les a jamais abandonnés et continue de les chérir, l’Allemagne instaure l’obligation de la langue de Goethe pour l’obtention de la nationalité, les Anglais n’ont jamais banni Shakespeare des écoles même les plus pauvres et les théâtres scolaires fleurissent, et chez nous…on supprime les notes ! Le fond oublié depuis longtemps (on ne lit plus rien à l’école), on “traite” la forme (à leur façon – désastreuse). Ce n’est pas la Chine qui renoncera à sélectionner LES MEILLEURS pour ses écoles d’élite, ses universités, ses entreprises – où les salariés connaissent Confucius (ne serait-ce qu’en forme de citations sur la sagesse de la vie, et donc des affaires; la réflexion est omniprésente).
    ALERTE !
    Mais qui lit ce blog ? Quelques “marginaux” que nous sommes (ou comme on nous perçoit)

  4. Marguerite Yourcenar parlait couramment le grec classique à l’âge de cinq ans.
    C’était avant les réformes…

  5. Nous vivons toujours sur les fantasmes des ténébreuses “Lumières”, ainsi Helvetius (1715-1771) philosophe matérialiste, assidu des loges et débauché, affirmait : “Du plus petit pâtre des Alpes, on peut tirer à volonté un Newton ou un Lycurgue” !
    La fameuse “égalité” républicaine est surtout une phobie de toute élite (sauf si est idéologiquement formatée au “progressisme” et bien “logée”), on massacre donc les élites, potentiellement indépendantes, qui pourraient émerger du peuple. Ce nivellement (fatalement par le bas) est une des pseudo liturgies qui sont devenus opératoires sous la Révolution française (on pourrait en donner de multiples exemples…).
    L’ école de la républiques, à crevé le plancher de la nullité – malgré le dévouement de nombreux professeurs faisant passer les besoins réels avant l’idéologie – elle est devenue objectivement mauvaise.

  6. Un blog intéressant sur l’actualité de l’école sans prisme idéologique:
    http://ecolinfo.blogspot.com/

  7. En éducation physique, il est plus qu’urgent de supprimer le chronomètre : il stresse les enfants et les empêche de courir vite…

  8. La con… touche tout le monde.
    Par exemple, en judo, chez les tous petits (mini-poussins et poussins, soit les 7 à 9 ans), l’arbitre ne doit pas désigner le vainqueur pour « ne pas créer un traumatisme » chez le perdant.
    Et aussi… tous les participants ont une médaille !
    L’avantage est que les gamins apprennent vite et savent que la médaille de bronze dans ces conditions ne vaut pas un clou…

  9. Petits rappels:
    1-Le rôle de l’éducation nationale est de former des “citoyens”, et un bon citoyen, c’est quelqu’un qui suit docilement la pensée unique!
    2-Comme les posts précédents le rappellent si bien, il est beaucoup plus facile de (dé)”former” les consciences lorsqu’elles sont jeunes.
    conclusion: Je ne crois pas un instant en l’innocence de nos “chercheurs de conscience” et si l’analyse de M. Brighelli est perspicace, tout comme l’était sa “fabrique du crétin”, la source de l’incompétence de l’EN n’est surement pas aussi limpide. Je ne serais pas surpris d’y trouver au contraire un travail de fond bien réfléchi! Sinon, pourquoi un tel combat contre les “écoles hors contrat”?
    Ps: Au bac, en éducation physique, nos jeunes sont notés sur leur propre évaluation de leur capacité ce qui est particulièrement contraire à toute notion du “dépassement de soi”…et la note baisse si ils font mieux que prévu!! il fallait l’inventer, non?

  10. Bonjour,
    Mon esquisse de commentaire vaut aussi pour votre billet (en globish “post”) “http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/12/ils-veulent-supprimer-les-notes-supprimons-les-votes.html”.
    Je dis esquisse parce qu’il me faudrait avoir le temps de présenter un argumentaire qui sort d’un certain conformisme éducatif du tradiland, et se doit donc d’être particulièrement charpenté. Je n’en ai pas le temps, obligations professionnelles et familiales obligent. Brièvement: sortons de l’approche idéologique sur ce sujet, approche que nous dénonçons chez nos adversaires
    1/ Old n’est pas forcément beautifull. Les neurosciences, qui ne sont ni de droite ni de gauche montrent qu’il faut des modes d’apprentissage adaptés aux capacités cognitives des individus: il n’y a donc pas une seule méthode qui serait meilleure que toutes les autres. Il y a des anti-méthodes, à rejeter définitivement, et d’autres plus ou moins valides selon les cas auxquels elles s’adressent, certaines adaptées à un plus grand nombre.
    2/Les notes sont des instruments simplificateurs d’évaluation, et de classement. La période des apprentissages fondamentaux, que tout enfant doit acquérir, n’a pas besoin de classement (certains (beaucoup?) de parents en ont, eux besoin, pour se rassurer ou flatter leur vanité). Une forme adaptée d’accompagnement personnalisée est largement préférable (coaching). Certaines écoles s’efforcent de le faire. C’est tout un champ à développer.
    3/ Si, la répétition de mauvaises notes, avec la valeur morale (cf. “faute” au lieu d’erreur d’orthographe) qui leur associée en France (de manière très différente de certains pays anglo-saxons) est stigmatisante, puis ostracisante car elle conduit chez certains enfants à une forme d’auto exclusion (comportement hors norme, absence de travail pour échapper à l’évaluation).
    4/ Aux lecteurs « bien intentionnés ». Non, je ne règle pas de compte avec l’école, j’avais de bonnes notes. 2 de mes enfants n’ont pas de difficultés. En revanche le premier a toujours eu des difficultés et cela m’a permis de me pencher sur la question, et d’éviter les œillères qu’un passage sans douleur dans le moule éducatif (public ou privé, sous ou hors contrat) aurait pu me conduire à porter.
    A suivre .

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