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Culture / Culture : cinéma

Suite des fabuleuses aventures de Jean et Henri : l’idéal chevaleresque a une très grande portée pédagogique

Suite des fabuleuses aventures de Jean et Henri : l’idéal chevaleresque a une très grande portée pédagogique

À l’occasion de la sortie du 3ème volet des fabuleuses aventures de Jean et Henri (que l’on retrouve sur jean-et-henri.fr), nous avons pu poser quelques question à Grégory Soodts, créateur de cette épopée cinématographique familiale.

Tout d’abord, imaginant le temps qu’ont pu prendre les différents tournages du dernier opus, nous nous sommes demandés si vos enfants allaient à l’école ?

Nous avons 7 enfants, dont une petite fille de 9 mois qui est à la maison. Tous les enfants ont demandé à être instruits en famille sauf Marthe. Nous avons donc à la maison 2 enfants en CM2, un en CE2, un en grande section et un autre en petite section… Ça occupe bien les journées !

Outre le fait que l’instruction en famille (école à la maison) soit très pratique pour organiser et intégrer dans l’emploi du temps des grands projets comme celui de réaliser des films, elle permet également de donner un sens à l’enseignement théorique en l’incorporant dans un réel stimulant. Même s’il faut composer avec notre coquine de Marthe qui oblige certaine créativité organisationnelle !

Justement, concernant l’organisation, combien de jours ont été nécessaires pour tourner cet épisode ?

Le tournage s’est étalé de mai à fin juillet, période qui est d’ailleurs compliquée avec tous les événements de fin d’année, les camps scouts et autres camps… et parfois la chaleur accablante ! Je tire mon chapeau aux enfants qui, malgré leur énorme motivation, on dû prendre sur eux-mêmes lorsqu’il étaient en habits d’époque et que midi approchait accompagné de sa chaleur.

Mais à force d’inventivité et de pugnacité, on a tout bouclé !

En parlant d’habits d’époque, le tournage aurait probablement été plus simple en choisissant le contemporain, pourquoi donc choisir le Moyen Âge ?

Comme je vous le disais lors de la précédente interview, cette époque méconnue et idéologiquement présentée à tort comme obscure et obscurantiste nous attire comme elle attire beaucoup de nos contemporains. De plus, l’idéal chevaleresque a, à mon sens, une très grande portée pédagogique, ce qui a toute sa place dans nos films et permet la construction d’épopées où l’ego s’efface derrière une noble cause…

Mais nous essayons de donner de plus en plus de place au réel de Jean et Henri en étant plus présent au début du XXe siècle. Cette période nous plaît également beaucoup car nous avons dans nos familles de magnifiques témoignages de riches vies intellectuelles, culturelles, cultuelles… dont le vecteur principal est la transmission des valeurs familiales.

Quel est le but de ces épisodes, est-ce seulement un loisir ?

C’est justement avant tout le désir de transmission à nos enfants qui est le moteur essentiel. Un adage familial dit “le pieux souvenir des fils rend les pères immortels”. Nous trouvons cet adage très beau, car il conduit tout d’abord à l’acte de justice d’honorer nos ancêtres à qui nous devons tant. Mais il permet également d’honorer et d’entretenir les valeurs qui sont indissociables de leurs personnes. Ainsi, pauvrement, ces films sont des moyens didactiques de perpétuer la transmission des valeurs chères à nos ancêtres auprès de nos enfants. Et si cela peut également aider d’autres familles, nous en serons très heureux !

Et ensuite ?

À court et moyen terme, nous aimerions tourner une sorte de “spin-off” se passant exclusivement en 1915 au château de Beaulon (un des châteaux historiques de Jean et Henri) dans l’Allier.

Bien sûr la suite du chapître 3 est dans les tuyaux, elle demandera beaucoup de travail, car nous devrions incorporer, entre-autres, des scènes de combats dans les tranchées…

Ensuite… À long terme…

Pour vous répondre, je dois honnêtement évoquer une autre raison à l’existence de ces films : nous ne nous reconnaissons pas dans le besoin de notre époque d’imposer des idéologies aux enfants : ils méritent tellement mieux que cela ! Les idéologies passent, le réel et son support de transmission qu’est la tradition restent !

Vous imaginez alors combien nous sommes perplexes lorsque l’industrie cinématographique pour enfants se soumet à telle ou telle mode idéologique en oubliant les enfants eux-mêmes qui n’ont pas besoin d’être des objets d’expérience mais simplement de vivre des aventures !

C’est pourquoi, nous voulons continuer à offrir du rêve et des belles aventures avec nos maigres moyens (qui peuvent s’étoffer grâce à https://fr.tipeee.com/les-aventures-de-jean-et-henri) mais également en essayant de nous professionaliser au niveau compétences et moyens afin également de pouvoir prétendre à des projections en salle…

Pour cela nous avons des rendez-vous prévus auprès de professionnels de l’industrie cinématographique, et nous sommes attentifs à toute proposition de mécénat ou tout projet de la part de ces professionnels qui veulent simplement… vivre des aventures !

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