Subvention cathophobe en IdF : c’est aujourd’hui

Martial Bild (groupe Nationaux et Indépendants) est intervenu contre le projet de subvention antichrétienne, ce matin dès l'ouverture de la Commission permanente par un rappel au règlement adressé directement au président Jean-Paul Huchon :

B "Ce rappel au règlement […] se fonde sur le préambule dudit règlement, lequel affirme que le conseil régional «contribue à la promotion des libertés publiques et individuelles et reflète la diversité d’opinion et l’expression des habitants… dans le respect de la loi». Et il fait bien puisque le respect des croyances fait partie des principes constitutionnels de la république […]. J’ajoute que l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme comme une récente résolution de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (n°1510 du 28 juin 2006) ont donné une consécration continentale à ces principes.

Le financement projeté de l’association dite des «Sœurs de la perpétuelle indulgence» au titre de ce rapport 528, viole ces dispositions fondamentales. Caricaturant de manière «outrageante et même provocante» ainsi que le dit leur propre site web, la religion catholique, cette action viole la légalité constitutionnelle comme l’une des principales libertés. En effet, le respect dû aux croyances, en l’occurrence celles de la religion catholique est de droit et une collectivité publique se doit de la respecter. Si la liberté religieuse, qui découle du principe de laïcité, postule que nul ne peut être forcé à adhérer à un culte, en revanche, nul croyant ne peut voir remis en cause le respect dû à ses croyances, qui découle de la même liberté. L’action projetée est manifestement fondée sur cette négation : elle ne saurait donc être acceptée par la collectivité régionale, sous peine de nier un des principes constitutionnels de notre pays, lequel est aussi un principe de pacification, à l’origine de ce fameux «vivre-ensemble» dont on aimerait qu’en cette matière aussi il soit appliqué…"

Le dossier sera discuté cet après midi mais Jean-Paul Huchon a déjà répondu qu'il prendrait toutes ses responsabilités et que la lutte contre le Sida nécessitait aussi d'aider des associations qui appuient leur action sur une forme de violence intellectuelle ! En dehors de lui, le FN a déposé une motion de renvoi et les centristes ont déposé un amendement de rejet en raison du caractère trop blagueur et potache de la dite association.

9 réflexions au sujet de « Subvention cathophobe en IdF : c’est aujourd’hui »

  1. Zoé

    Qui fait l’ange fait la Bête… Funeste parodie. On se demande s’il ne faudrait pas espérer que la subvention sera votée pour en exploiter au mieux tout le scandale contre cette majorité si misérable.

  2. Denis Merlin

    Un grand bravo et un grand merci à monsieur Bild. C’est sur les droits de l’homme qu’il faut se battre et en particulier sur la liberté religieuse, en utilisant en outre le droit positif. Je suis 100 % d’accord avec lui.

  3. olivier

    Pourrions nous rappeler respectueusement à Monsieur Huchon qu’il existe une “Association” (communion, devrais je dire) connue sous le nom d’Eglise Catholique qui sous la Houlette de Benoit XVI utilise cette forme de “violence intellectuelle” qu’est la Vérité pour mettre en garde sur la nocivité de l’utilisation du preservatif dans la lutte contre le SIDA.
    Pour Monsieur Huchon, il semble que la “violence” ne doit être respectable que si elle detruit. Une Violence d’amour et de Vérité est sans doute irrecevable pour lui.
    En cette veille de Pentecôte, prions que l’Esprit Saint l’embrase et le detourne de ses actions misérables. Jésus a regardé partir Judas et n’a rien pu faire car sa condamnation ne venait que d’une mauvaise comprehension de sa propre libérté et du refus de la misericorde infinie de Dieu. Souhaitons que Monsieur Huchon fasse meilleur usage de sa liberté.

  4. Laurent

    Attention !
    C’est SURTOUT faire le jeu des revendications de l’Islam que d’exploiter ces textes européens !
    Chacun rendra des comptes à Dieu le temps venu et il y aura des “grincements de dents”.

  5. Denis Merlin

    “C’est SURTOUT faire le jeu des revendications de l’Islam que d’exploiter ces textes européens !
    A mon avis, c’est exactement l’inverse : c’est faire le lit de l’islam que de ne pas défendre les droits de l’homme. Car l’islam (un certain islam) ne reconnaît ni l’égalité des êtres humains, ni la liberté religieuse.
    “Chacun rendra des comptes à Dieu le temps venu et il y aura des “grincements de dents”.”
    N’importe qui peut dire de semblables horreur contre l’espérance pour désespérer son adversaire. C’est une faute très grave.

  6. Laurent

    Marie,
    Demain, l’Islam politique utilisera ces textes pour que l’on n’ait plus la possibilité de blasphémer (c’est à dire critiquer cette “religion”). Que pourrons-nous dire si nous même nous adoptons une telle démarche car peu importe sa légitimité devant un tel risque !
    Par ailleurs, Dieu a créé l’Homme avec le libre arbitre pour mieux trier le grain de l’ivraie.
    Vous devriez relire le nouveau Testament et comprendre que le Dieu des chrétiens, bien qu’il soit le Très Misericordieux, ne peut pas empêcher toutes les âmes de se détourner de Lui.
    L’Homme se créé son propre Enfer après cette vie.
    Bien à vous.

  7. Denis Merlin

    @ Laurent,
    Le droit à la liberté religieuse interdit de se moquer des humains en raison de leurs options religieuse. Elle n’interdit nullement de critiquer les idées religieuses.
    C’est même pourquoi le Saint-Siège s’oppose à l’interdiction de la “diffamation des religions”, qui est un moyen détourné pour lutter contre la liberté religieuse. Le Saint Siège est donc pour la liberté religieuse et s’oppose à l’interdiction de la “diffamation des religions”.
    La liberté religieuse doit se concilier avec la liberté d’expression. La liberté religieuse ne peut se diviser, comme tous les autres droits de l’homme, ils forment un ensemble infrangible.
    L’Organisation de la conférence islamique a demandé à l’ONU (dont pourtant elle récuse la déclaration universelle des droits de l’homme au profit d’une prétendue déclaration des droit de l’homme en islam, de déclarer illicite la “diffamation des religions”. Cette résolution a été votée à Genève par 23 voix contre 11 à la demande du… Pakistan dont on ne connaissait pas jusqu’alors sa hantise des droits de l’homme.
    La “diffamation” est une incrimination destinée à protéger la réputation. La réputation, c’est fondamentalement ce que l’on pense de la moralité d’un être humain. Mais une idée, même religieuse, n’a pas de réputation. Une idée est exprimée et chacun en pense ce qu’il veut, qu’elle est bonne ou mauvaise, vraie ou fausse, mais elle n’a pas de réputation. “Diffamation religieuse” est donc une notion absurde.
    Si l’on admet cette notion de diffamation des religions on va donner à l’État une compétence pour réprimer des idées théologiques. Il dira : “telle idée religieuse doit avoir bonne réputation, si vous vous exprimez contre elle, vous diffamez cette idée”, mais l’État n’a aucune compétence pour protéger une idée religieuse. Il doit protéger et faire protéger les droits de l’homme dont la liberté religieuse et la liberté d’expression.
    Une des idées des promoteurs de cette notion est celle-ci : si j’abandonne l’islam au profit du christianisme (par exemple), je me rendrais coupable de diffamation de l’islam puisque je démontrerais par mes actions que je pense du mal de l’islam ou du moins que je pense qu’il est inférieur au christianisme. Je passerais donc devant des juges d’État qui me reprocheront mes idées théologiques.
    La notion de “diffamation des religions” est une fourberie particulièrement astucieuse.
    Merci au Saint Siège en la personne de Mgr Tomasi (31 mars 2009), de défendre en cette occurence, les droits de l’homme, seul contre tous ou presque.
    On peut vérifier ici que ceux qui s’opposent aux droits de l’homme font le lit de l’islam.

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