Le 12 novembre dernier, un déséquilibré sorti d'un hôpital psychiatrique poignardait à mort un étudiant de 26 ans dans les rues de Grenoble. L'assassin avait déjà à plusieurs reprises agressé des personnes à coups de couteau au cours des 13 dernières années. Ce qui n'a pas empêché les "experts" psychiatres de l'hôpital où il était interné de l'autoriser à sortir deux fois par semaine de l'établissement.
Le jour du meurtre, le fou dangereux n'a même pas attendu son autorisation pour sortir de l’hôpital en passant simplement la porte… Il achète une lame dans une quincaillerie et poignarde le premier passant venu. Selon le procureur, « l'agresseur souffre de schizophrénie, il a invoqué des voix qui l'auraient poussé à tuer ce passant ». Suite à l’émotion suscitée par cet événement, le président Sarkozy a souhaité réformer le droit de l'hospitalisation psychiatrique pour éviter de nouveaux drames de ce type.
L'affaire prend une nouvelle dimension, d'un point de vue chrétien en tous cas, depuis hier avec les déclarations du meurtrier rapportées par son avocate :
« Il a dit que depuis vingt ans, il a une voix dans la tête qui lui demande de tuer quelqu’un. Il voulait faire plaisir à cette voix qu’il aime et qu’il appelle Satan. Il lui a obéi. Il n’a même pas regardé sa victime. (..) Il a planté son couteau. Il fallait qu’il tue. »
Et c’est bien le problème. Cette voix « qu’il appelle Satan » comme le dit la magistrate qui visiblement n’y accorde pas plus de crédibilité que s’il avait prétendu être manipulé par des martiens, on la retrouve dans de très nombreuses affaires criminelles où un « fou » se met à tuer sans raison des innocents, poussé par une pulsion clairement satanique. Je pense à cet adolescent qui a tué 2 personnes et blessé 25 autres dans son lycée de l’Oregon en 1998, sous l’influence de voix qui le poussaient à commettre ces actes. Je renvoie aussi à mon post sur l’assassin de John Lennon.
Tant que la justice et les médecins rangeront comme schizophrènes des personnes vraisemblablement possédées par un démon, le nombre de victimes continuera de s’accroître. Et parmi les victimes, je compte les meurtriers eux-mêmes, qui lorsqu’ils sont effectivement sous l’emprise d’une possession satanique, sont les jouets d’une force extérieure dont ils attendent d’être délivrés. Et ce n’est pas un traitement médicamenteux qui les délivrera, mais le recours à un exorcisme que seul un prêtre est en mesure de pratiquer.


Pierre
Oui mais jouer au fou est peut-être aussi pour lui un moyen de ne pas être jugé ou de ne pas aller en prison.
Anonyme
Tout à fait d’accord avec cette analyse, qui est objective, et reflète exactement la situation.
Ne pas oublier que les psy et les spé n’ont aucune formation spirituelle, et beaucoup d’entre eux sont persuadés de tout connaître.
LR
Ce besoin de devoir à tout prix donner une explication rationnelle à tout n’est pas moins ridicule que les supersitions des petites gens d’autrefois qui, à l’inverse, voyaient le diable partout (et pas pendant “l’obscur” moyen âge). Dans les deux cas, une réalité est ignorée, par orgueil dans la première situation, par involontaire ignorance dans la seconde.
Dominique
Il est utile de préciser la nécessité de rencontrer un prêtre qui croie en la réalité démoniaque et qui ne renvoie pas systématiquement tout le monde vers un psychiatre. Qu’une fois cela fait, sachant qu’à peine une dizaine de prêtres exorcistes nommés par les évêques en France pratique réellement en obéissance avec l’Eglise, ce prêtre doit faire ensuite un discernement assisté par un psychiatre.
Parvenir à ce stade est réellement difficile en France. D’où le succès des charlatans et sorciers et faux exorcistes n’ayant pas les pouvoirs de l’Eglise.
Mais c’est possible et souhaitable afin de savoir de quoi il relève et d’être aidé spirituellement si nécessaire.
Dans une république laïcarde avec un clergé doutant trop souvent de sa mission il se trouve que ce sont parfois des médecins athées qui renvoient des malades vers un prêtre, ayant échoué et sincèrement désireux d’aider la personne et réaliste quand à leurs moyens.
Mais combien de “malades” écrasés sous les médicaments dans des hôpitaux psychiatriques alors qu’une démarche spirituelle leur rendrait liberté et dignité?
totoche
exorcisme peut être mais je crois surtout à de solides barreaux pour toujours et une condamnation sévères des responsables car les responsabilités sont lourdes.
theodore
Il m’est arrivé de discuter de nombreuses fois de ce sujet avec des prêtres de la tradition (j’insiste sur ce terme ); beaucoup reconnaissent qu’un grand nombre de malades necessitent un exorsisme.Oui, Satan est en eux ! Il ne faut pas hesiter à le dire même si on vous rit au nez.Dans notre monde, où l’on tente de nous convaincre du contraire,affirmons notre cathéchisme pour le bien de ces malades!
Lala
Ce qu’il faut à ces personnes c’est un bon exorcisme, Dieu ainsi les guérirait.
La médecine soigne mais ne guérit pas, Dieu Lui guérit !
A travers cette histoire, nous devons prendre conscience de l’importance de nous protéger contre Satan, notamment en récitant chaque jour l’Exorcisme de Léon XIII. Sans parler du Rosaire.
Dans ces temps de combats, il est nécessaire de se protéger.
En union de prières
Lala
Gérard
Et comme reconnaitre qu’ils sont possédés par un démon ou par Satan, c’est reconnaitre que le combat est spirituel et que Dieu existe alors oui, hélas, le nombre de victimes continuera de s’accroître.
yiannis
Il est clair qu’un individu possédé par le démon ne peut être guéri que par un exorcisme.
Aussi, une question se pose. Il existe de nombreux cas où des individus ont commis des crimes sans raison, poussés par une pulsion irrésistible. Pourquoi n’ont-ils pas fait l’objet d’un exorcisme ?
Je suppose que cette “thérapie” ne peut être mise en oeuvre que si la pulsion satanique est avérée.
Quels sont donc les critères d’identification d’un pulsion satanique ?
Il ne faudrait pas sombrer dans la facilité consistant à invoquer l’action du démon dans tous les cas où la médecine se révèle incapable de guérir des dérèglements psychiatriques.
Matthieu
Bravo et merci pour ce post. Je connaissais un prêtre exorciste qui affirmait pouvoir vider la moitié des hôpitaux psychiatriques par l’exorcisme!
free
N’oublions pas que de nos jours on cherche davantage à comprendre les crimes et leurs auteurs qu’à les condamner. Et dans la conjocture actuelle certains individus trouveront plus “salutaire” de se retrouver en hôpital psychiatrique que dans la misère (c’est à dire à la rue à subir le froid, la faim et le regard goguenard des gens).
Denis Merlin
Attention ! Les malades mentaux entendent des voix, ils seront “satisfaits” que vous croyez à ce qu’ils disent, mais cela empirera leur maladie pour diverses raisons.
Seule l’Eglise a compétence pour décider d’agir et la coutume est de laisser d’abord les psychiatres juger et confier le cas aux prêtres si le cas est trop atypique (soit très rarement).
Dans le cas qui nous intéresse, il me semble évident que le malade est vraiment malade et non possédé.
Seulement certains entendent des artistes de variété ou des hommes politiques, ou des personnages historiques ou le Seigneur, lui c’est Satan.
Laissons les professionnels faire leur travail.
Anonyme
Certains se contentent d’en tuer un, d’autres en tuent des millions et on dit que ce sont de grands hommes; pourtant il s’agit toujours de Satan.
Benoist
à Denis Merlin,
Don Gabriele Amorth disait:
“Dans le doute, j’exorcise toujours, et dans la très grande majorité des cas, il s’agit bien d’une possession. Autrement j’envoie chez un psychiatre, mais c’est très rare”
Quand un spécialiste comme lui parle, j’ai tendance à l’écouter.
Mais qu’est ce qui vous permet de penser que, dans le cas qui nous occupe ce jour, il s’agisse d’un malade?
Vous dites: Laissons faire les professionnels.
Je suis bien d’accord avec vous et je pense que les vrais professionnels sont les “vrais” exorcistes. Mais combien en reste-t-il aujourd’hui?
Quand au professionnalisme des psys, je vous recommande le livre noir de la psychanalyse écrit par de vrais spécialistes sous la direction de Catherine Meyer aux Editions Les arènes.
Et on ne parle encore que de possession!
Il ne faut pas oublier les actions diaboliques que sont les vexations, les obsessions, et les infestations!
De plus il est bon de rappeler que Don Gabriele Amorth est totalement opposé au nouveau rituel d’exorcisme, et il a dit:
“Oui, Satan est partout. Et il peut œuvrer à sa guise car ceux qui le gênent le moins, ce sont les prêtres”
Impressionnant, non ?
Denis Merlin
Le P. Amorth dit, c’est une chose que je ne conteste pas, mais ce qu’il dit regarde les cas qu’il a connus. Cependant, cela n’invalide pas les cas où il n’y a aucun doute sur la maladie mentale.
Quant au fait qu’il soit opposé au nouveau rituel, libre à lui, je ne vois pas le rapport avec la maladie mentale. Tout prêtre exorciste peut utiliser l’ancien rituel.
Nous ne connaissons pas le dossier du cas qui nous occupe, alors laissons faire les professionnels.
Ne confondons pas psychiatrie, spécialité médicale et psychanalyse (où sévissent des charlatans et des sectes), dont je ne conteste pas qu’elle soit inefficace et même dangereuse.
Le diable a bon dos, dans bien des cas, ne risquons pas de ridiculiser la religion sous prétexte de diable.
Cathelineau
@ Denis Merlin
Vos interventions sont pleines de contradiction. Vous reconnaissez que « Seule l’Eglise a compétence pour décider d’agir » mais vous réclamez ensuite de laisser cet individu aux seules mains des psychiatres. Avez-vous la naïveté de croire que ces « experts », qui très souvent ne croient même pas en Dieu, vont envisager un seul instant qu’un démon peut posséder une âme, et mieux encore, recourir à un prêtre en cas de besoin ? Et croyez vous ensuite que les prêtres qu’ils côtoient croient tous réellement au Diable et aux possessions et sont capables de pratiquer un exorcisme ? Vous savez bien que non, et que l’immense majorité des possédés tombés entre les mains de psychiatres n’auront jamais le secours de l’Eglise.
Par ailleurs, vous écrivez : « Nous ne connaissons pas le dossier du cas qui nous occupe, alors laissons faire les professionnels ». Mais cela ne vous empêche pas d’affirmer « Dans le cas qui nous intéresse, il me semble évident que le malade est vraiment malade et non possédé. » C’est là encore totalement contradictoire. Il est vrai que seul un examen sérieux effectué par un prêtre formé nous permettrait de dire s’il s’agit effectivement d’une possession. Néanmoins, en vertu des éléments d’informations dont nous disposons, il est bien légitime de considérer comme fort probable une influence satanique dans ces pulsions meurtrières. Non vraiment, vous ne pouvez pas écarter cette piste d’un revers de la main en disant que « certains entendent des artistes de variété ou des hommes politiques, ou des personnages historiques ou le Seigneur, lui c’est Satan » ou que le diable a bon dos et que les catholiques se ridiculiseraient en en parlant. A moins de ne pas croire vous-même en l’existence du diable et en l’action des démons lors de possessions : c’est parfaitement votre droit, mais alors ayez au moins l’honnêteté de le dire.
Et si vous êtes disciple du Christ, dites vous bien que notre Seigneur ne s’est pas moqué des nombreux cas de possédés qui lui étaient présentés (et dont les signes de possession étaient beaucoup moins clairs que ceux d’un meurtrier compulsif qui reconnaît agir sous l’influence de Satan). Il ne les a pas renvoyés pour aller se faire soigner par un médecin ou un quelconque charlatan : il les a exorcisés, a chassé les démons qui les habitaient, et les a guéris. Ses apôtres ont tous fait de même à sa suite. Etaient ils ridicules ?
Si pour vous, un être qui se dit poussé par Satan à tuer le premier venu, et qui passe à l’acte, semble « évidemment malade et non possédé », que vous faut-il comme éléments supplémentaires pour envisager une possession ? Qu’il lui pousse des cornes et qu’il crache du feu ?
Sans le vouloir, l’avocate du meurtrier a posé la bonne question : « Une question primordiale se pose avec mon client : doit-on laisser la psychiatrie seule maîtresse de ces malades déjà passés à l’acte ? ».
Benoist
à Denis Merlin,
Merci de ne pas contester ce que dit le Père Amorth.
Mais dites-moi, seriez-vous vous-même psychiatre pour juger aussi vite de la maladie mentale de l’homme en question, et pour réagir si vivement à mes propos sur la psychanalyse.
Je peux vous préciser que le livre ou plutôt le pavé dont j’ai parlé a été écrit en collaboration avec le Docteur Jean Cottraux, psychiatre réputé de Lyon!
Vous dites:”Le diable a bon dos, dans bien des cas, ne risquons pas de ridiculiser la religion sous prétexte de diable”
Ne pensez-vous pas plutôt que l’Eglise se ridiculise plus quand elle ne parle pas du Diable?
C’est son boulot de prévenir le Peuple contre lui.
C’est son boulot d’affirmer qu’il existe!
Est ridicule celui qui a peur d’affirmer cette vérité première.
Est ridicule aux yeux de Dieu celui qui n’ose pas le dire de peur d’être ridicule aux yeux des autres.
Combien de prêtres n’y croient plus ?
Combien d’évêques n’y croient plus ?
Combien de bons catholiques n’y croient plus ?
Pardonnez-moi de vous poser la question, mais vous, y croyez-vous ?
C’est pourtant assez connu que sa plus belle ruse est de faire croire qu’il n’existe pas.
PS : Votre blog contient un post du 21/11/08 à 13h39 peu sympathique pour le Salon Beige qui n’a jamais prétendu être théologien ni psychiatre.
Je peux seulement constater le nombre important de commentaire sur le SB et le comparer au manque de commentaire sur votre blog.
Je m’en voudrais d’y voir une relation de cause à effet.
Denis Merlin
Je ne conteste pas l’existence du diable ni l’existence de possédés.
Je dis : les psychiatres qui sont des scientifiques ont jugé que cet individu était un malade souffrant d’une maladie bien connue. Donc le cas est jugé par des professionnels depuis vingt ans, je ne vais pas contredire leur jugement, alors que je ne connais pas le dossier ni le malade, que je ne suis pas pyschiatre ni prêtre et que le peu que j’en connais me fais juger qu’il n’y a pas de doute. C’est pourquoi jugeant d’après le jugement des professionnels (qui sont parfois catholiques convaincus et pratiquants et croyant au démon et confiants dans leur science, je peux vous donner des noms), je dis il faut laisser les professionnels juger et adhérer à leur jugement qui est que ce malade est malade.
Je vous rappelle à toutes fins untile que les hôpitaux psychiatriques sont des créations de l’Eglise (saint Jean de Dieu), que le bx Martin, père de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a séjourné longuement dans un hôpital psychiatrique à la suite d’hallucinations (il entendait la révolution, alors que la rue était calme) et d’un comportement dangereux pour lui-même (fugues, il quittait son entourage pour des villes inconnues où on le retrouvait vieillard errant) et qu’il était soigné par des religieuses infirmières psychiatriques et des psychiatres chrétiens.
Il n’y a donc aucune contradiction dans ce que je dis, j’adhère au jugement des professionnels qui dit que cet individu est malade, et donc j’adhère à ce jugement. L’Eglise reconnaît et a non seulement reconnu mais est à l’origine de la psychiatrie, comme de la plupart des sciences, même positives.
Donc : laissons faire les professionnels, c’est une attitude chrétienne, croyante, car la vérité nous vient aussi de la société.
Anonyme
C’est interessant. Dès que j’ai eu vent de ce meurtre, j’ai envisagé la possibilité d’un harcèlement ou possession démoniaque. Quelques jours plus tard, il y avait ces autres éléments qui renforcaient mon soupçon. Il faut lire Verlinde pour mieux comprendre tout cela sans en parler à tort et à travers. Reste que cela n’enlève pas à la personne toute responsabilité, mais cela atténue tout de même. Peut etre une personne qui a simplement commencé par consulter un médium, participer à une séance de spiritisme il y a des années… que sais je.