Sociologie de comptoir

La famille : un homme, une femme, des enfants. Cette réalité qui date de la nuit des temps serait une invention de l'Eglise. A partir de cela, on est capable d'écrire des dizaines de lignes dans … le Monde. Ca ne s'invente pas, mais il fallait oser! Je vous fais grâce de cet article, exceptée son entrée en matière : 

"Le noyau de ce message universel est l'affirmation selon laquelle la famille conjugale – constituée d'un père (mâle), d'une mère (femelle) et des enfants qu'ils procréent ensemble – est la seule institution naturelle susceptible de fournir au lien entre conjoints, parents et enfants, les conditions de son accomplissement.

En dotant cette définition de la famille d'une validité "anthropologique" invariante, l'Eglise défend en réalité un modèle de la famille qu'elle a elle-même produit".

Circulez, il n'y a rien à voir.

15 réflexions au sujet de « Sociologie de comptoir »

  1. John Fox

    Et vive le révisionnisme historique et sociologique: la cellule familiale traditionnelle existait bien avant l’Eglise catholique: ainsi, déjà sous la République romaine, le mariage n’existait pas entre personnes de même sexe: malgré quelques tentations sous le bas empire et notamment sous certains empereurs dégénérés qui n’hésitèrent pas à élargir les degrés familiaux afin de pouvoir commettre l’inceste en toute tranquilité, le mariage NON CATHOLIQUE était déjà définit comme l’union d’un homme et d’une femme!
    D’ailleurs, l’Eglise n’a pas inventé, par exemple, les fiançailles qui existaient déjà (Sponsalia), entre….un homme et une femme!
    Je renvoie à une bonne collection d’ouvrages de Monsieur le Professeur Jean-Louis Thireau de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste du droit de la famille et de l’Histoire des Personnes et de la Famille. (Je ne cite pas ici d’ouvrage en particulier, ils sont tous très bons et détaillés).

  2. Jean

    Plus de 500 ans avant notre ère, à l’autre bout du monde, loin de la civilisation gréco-latine et des peuples sémites, on se mariait déja, et les familles se composaient de père, mère et enfants…
    “Le père de Confucius épousa en secondes noces à l’âge de 65 ans la jeune Zheng Zai, alors âgée de 15 ans. Il mourut alors que Confucius n’avait que trois ans, laissant sa famille dans la pauvreté. Confucius se maria à dix-neuf ans et eut son premier fils, Kong Li (孔鯉), un an plus tard, qui devait être suivi de deux filles.”

  3. seb

    Lu sur “le Figaro” :
    ‘Pour chaque cortège, deux équipes de deux policiers se positionneront à deux endroits distincts. Compteur en main, ils fixeront une ligne imaginaire et cliqueront à chaque fois qu’elle sera franchie. Le défilé sera filmé et les images conservées en cas de contestation.”
    Le fait que les policiers utilisent un compteur est déjà, en soit, un bon signe ! Même chose s’agissant des images…Vu le coût des photos/films c’est aussi encourageant !
    A demain…Seb qui vous envoie ses baisers de Paris ! (Plus exactement de St Quentin en Yvelines où toute la famille s’est rassemblée !)

  4. agp

    En fait les hommes sont un peu comme des animaux… Il y a les mâles, les femelles, il en faut un de chaque pour faire des enfants ou au moins leur gamètes, mais après les familles s’organisent comme elles veulent ! D’ailleurs les enfants n’ont peut être même pas besoin de parents après tout ?!?
    Soupir…

  5. Aiglon

    Ne nous y trompons pas .. Cet auteur n’a pas si faux en prétendant que l’Eglise aurait institué le modèle familial : 1 homme , 1 femme et des enfants ..
    A vrai dire c’est plutôt le Christ Lui-même qui l’a ré-instituée par sa Parole et Sa Résurrection.
    Je vous invite tous à relire attentivement le chapitre 19 de l’Evangile selon st. Matthieu. Lorsque le Christ rappelle la Genèse en disant “L’homme quittera son père et sa mère pour s’unir à sa femme de telle sorte que tous deux ne feront plus qu’une seule chair.” et qu’il conclut par “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni”, Ses disciples qui pourtant avaient déjà été sanctifiés par leur engagement à Sa suite , Son enseignement et Ses miracles ont cette réponse stupéfiante :” Si telle est la condition de l’homme par rapport à la femme, cela ne vaut pas la peine pour l’homme de se marier” !!! Réfléchissez bien à cette réponse et comprenez que les disciples se rebiffent à chaque fois que le Christ annonce une nouveauté encore incompréhensible : le pain de vie , Sa mort et Sa résurrection, ce nouveau mariage.
    Croire en le mariage monogame où homme et femme s’unissent librement dans une égale dignité et pour toute la vie, c’est croire que le Christ est venu restaurer l’homme dans sa virgnité originelle. Car Sans Lui l’homme et la femme sont incapables de s’aimer de la sorte; ils sont atteints par le péché originel et l’une des premières conséquences de ce péché a été la division au sein même du couple.
    Oui ! L’Eglise fut la première a tenté par la force de l’Esprit Saint cette aventure du mariage monogame libéré à la fois du patriarcat et du matriarcat !
    Oui ! Il existait et existe encore bien d’autres formes de familles ( y compris homosexuelles, endogames , incestueuses, etc.) mais les sociétés qui ont voulu ‘normaliser’ ces formes familiales ont toutes été supplantées et remplacées par des formes patriarcale ou matriarcale ( excluant incestes et homosexualité) et elles-mêmes ont finalement été remplacées peu à peu par le mariage monogame où homme et femme jouissent des mêmes droits et devoirs.
    Oui ! le mariage monogame est un extraordinaire progrès pour l’humanité et son adoption dans la quasi-totalité des législations actuelles des pays du monde est un signe de la conversion des peuples et de leur espérance d’être sauvés.
    Mais les sociétés qui veulent passer à côté de ce progrès se condamnent à mort !

  6. jean saint-marc

    “Circulez, il n’y a rien à voir.”… oui et non. Il faut quand même savoir que l’EHESS est une institution prestigieuse et qu’elle constitue avec l’ENS, les IEP, le Collège de France, le CNRS principalement, le monopole d’Etat sur la recherche dans les domaines des sciences sociales, boudés par les catholiques ou penseurs indépendants depuis des générations… Le réveil est donc tardif car les propos du Monde manifeste le consensus aujourd’hui des chercheurs… Les catholiques sont à la traine : ils sont pour l’école libre en primaire/secondaire et engouffrent leurs enfants dans les (grandes ?) écoles publiques ensuite… cherchez l’erreur. On est en train de la payer…

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