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L'Eglise : L'Eglise en France

Sida : la clarté de monseigneur Aubry

Même si l'affaire de la désinformation s'éloigne, le problème du Sida reste bien présent, tout comme les attaques contre l'Eglise. Il semble donc opportun et juste quand de tels propos sont tenus de souligner cette très belle déclaration de monseigneur Aubry, évêque de Saint Denis de la Réunion (ici en pdf) :

May
"Dans sa déclaration de Yaoundé (mars 2009), le Pape n’a même pas abordé la question de l’abstinence. Oui cela reste un idéal. En même temps, il faut reconnaître que notre société est dans une situation de détresse spirituelle, morale et sexuelle, que beaucoup de catholiques ont de la peine à suivre cet idéal, tout comme la majorité des membres de la société. Il importe donc de rappeler le devoir de ne pas donner la mort. Si des personnes ne vivent pas la fidélité et s’installent dans une situation de multiples partenariats sexuels, même si un seul membre du couple ne vit pas la fidélité, il appartient aux partenaires de tirer les conséquences et de prendre, sous leur responsabilité, l’utilisation du préservatif. Mais l’Eglise ne dira pas de manière impérative « Prenez le préservatif ».
Pourquoi ? Si l'Eglise tenait ce langage, elle serait à côté de sa mission puisqu’elle ouvrirait automatiquement la porte au défoulement sexuel et à sa bénédiction. Il faut dépasser le langage simpliste du permis et du défendu. Ce n’est pas l’objet du préservatif qu’il faut ou bénir ou diaboliser. Il faut engendrer des comportements responsables avec les moyens appropriés selon telle ou telle situation.

L'Eglise catholique propose un idéal, le rappelle et essaie de tout faire pour que les gens soient responsables en essayant d’atteindre l’optimum. Nous pensons surtout à la mission des familles qui doivent élever leurs enfants. Les familles sont déstructurées et broyées par le climat de permissivité qui se développe tandis que les conseils donnés publiquement en matière de sexualité vont, trop souvent, à l’encontre d’une éducation humaine.

Lisez bien la phrase de Benoît XVI citée plus haut. Elle ouvre des portes pour l’éducation à l’amour et à la fidélité, pour la collaboration entre organismes multiples si, avec les approches différentes, les uns et les autres veulent conscientiser, responsabiliser, faire reculer la maladie, mettre gratuitement les soins à la portée de tous, encourager au dépistage, insérer dans la société. Le Pape a voulu soutenir l’action des associations et de l'Eglise au Cameroun dans leur lutte contre le sida. Il n’a discrédité personne. Pourquoi discréditer le Pape ?"

Lahire (merci à MF)

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6 commentaires

  1. La déclaration de Mgr Aubry est scandaleuse, parce qu’elle s’oppose irréductiblement à la parole divine et à l’enseignement de l’Eglise.
    Il dit : «Il faut dépasser le langage simpliste du permis et du défendu. Ce n’est pas l’objet du préservatif qu’il faut ou bénir ou diaboliser. Il faut engendrer des comportements responsables avec les moyens appropriés selon telle ou telle situation.»
    Primo : “dépasser le langage simpliste du permis et du défendu”. Mais c’est le langage utilisé par Dieu dans ses commandements !!! Tu ne tueras pas etc.
    Secundo. : “il ne faut pas diaboliser le préservatif”. Eh bien si ! C’est en soi, dans sa matérialité, que le fait d’utiliser un préservatif (et donc d’émettre la semence virile ailleurs que dans le vas naturalis féminin) est un péché gravissime devant Dieu. C’est en toutes lettres dans les Saintes Ecritures (Genèse 38, 8-10).
    Tertio. “il faut des comportements responsables selon la situation”. C’est la parfaite définition de la “morale de situation”, maintes fois condamnée par la morale catholique.
    Synthèse : ces paroles de Mgr Aubry s’opposent à la parole divine. Mais plus fondamentalement, Mgr Aubry revendique de fait (même sans le savoir, mon dessein n’est pas d’accuser tel ou tel, mais de dénoncer les propos) l’autonomie de l’homme par rapport à la loi divine ! Le fondement de ses paroles est la philosophie suivante : il n’y a pas d’interdit, l’homme doit être responsable, c’est à lui à trouver la meilleure chose à faire selon la situation où il se trouve.
    Or, la doctrine catholique dit : il y a des choses permises et interdites, l’homme doit obéir à la loi divine, il doit dans toutes les situations se conformer à la loi de Dieu.
    Ainsi, au-delà du scandale causé par une quasi-approbation du préservatif, les paroles de Mgr Aubry sont en fait basées sur une philosophie anti-chrétienne.
    C’est gravissime.

  2. “il appartient aux partenaires de tirer les conséquences et de prendre, sous leur responsabilité, l’utilisation du préservatif. Mais l’Eglise ne dira pas de manière impérative « Prenez le préservatif »”. Le problème de cette phrase, c’est que mgr Aubry ne condamne pas systématiquement le préservatif. Il a l’air de dire qu’il vaut mieux que si l’un des deux membres du couple n’est pas fidèle,il vaut mieux mettre le préservatif plutôt que d’avoir le SIDA. Le problème c’est que le but de l’acte sexuel est la PROCREATION. Si il y a un préservatif, ce n’est plus le but et donc désordonné. mgr Aubry a l’air de dire qu’il est moins grave d’utiliser le préservatif que de refiler le Sida. Mais il n’y a pas de moindre mal. (c’est la peste ou le choléra).
    Deux solutions sont donc à choisir
    -la fidélité dans le mariage
    -si c’est trop tard, l’abstinence et la maîtrise de soi
    Christus vincit

  3. Je voudrais une fois de plus revenir sur cette question. J’avais indiqué dans une précédente réaction que, selon moi, le fait de faire obstacle à la procréation dans un acte de fornication ou d’adultère n’était pas ajouter un péché à un autre. La condamnation du préservatif par l’Eglise ne s’inscrit pas dans une définition très datée en théologie morale du péché d’onanisme (ne pas répandre le sperme en dehors du “vas naturalis” de la femme) mais dans un refus de séparer la relation sexuelle de la procréation comme avec toute méthode contraceptive chimique ou mécanique non-naturelle. D’ailleurs, avant Vatican II, de nombreux théologiens moralistes admettaient une certaine tolérance à l’égard d’actes contre-nature réalisés au sein du couple légitime pourvu qu’ils ne soient pas commis dans le but d’échapper à la procréation et qu’ils s’ajoutent sans s’y substituer à la pénétration vaginale. De même, la condamnation de la masturbation se justifie par le détournement de la fonction sexuelle de son but légitime : acte charnel réalisant concrétement l’union matrimoniale devant Dieu d’un homme et d’une femme et ouvert à la procréation d’enfants. L’internaute qui me parlait la dernière fois de la perte de sperme hors du vagin comme d’une abomination en soi utilisait des notions de théologie morale absolument non-magistérielle. Bien sûr, il y a l’histoire d’Onan dans les Ecritures mais l’explication de son péché par le recours à une notion de souillure par épanchement du sperme me paraît plutôt relever de la théologie juive pré-chrétienne reprise à tort par tels ou tels Pères mais dont il convient de s’éloigner dans le cadre d’une interprétation plus “intentionaliste”.

  4. @Marc:Permettez moi de vous dire que vous intellectualisez trop la foi.Le Christ à déjà posé la régle de base :Que votre oui soit oui et votre non soit non ,le reste est du démon.En cela on peut d’ores et déjà en tirer une conclusion:Lorsque que Dieu surprend le pecheur dans sa faute personnelle il lui reproche non seulement son plaisir personnel qui ne produit rien mais en plus la perte de la semence de vie.Alors n’essayons plus d’ergoter sur des questions de theologie morale ou philosophique.En ce qui concerne Mgr Aubry malheureusement c’est l’Archetype du systeme
    intellectuel qui regit les esprits des elites religieuses.On nivelle par le bas et on tolere une certaine marge de manoeuvre qui nous dispense des exigences de l’Evangile. C’est plus rassurant; ca effraie moins ceus qui sacrifient à l’Hédonisme.Les medias ont travesti les propos du Pape? De quoi s’etonne t on depuis le temps qu’ils veulent détruire toutes valeurs chretiennes.
    Le plus navrant c’est quand lit les propos tels que ceux de Mgr Aubry.Ca fait certainement plus de mal que ceux qui sont en dehors de l’Eglise.
    [Une attaque aussi forte doit être démontrée pour être crédible. Sinon, elle est gratuite et donc à blâmer. Lahire]

  5. Bonjour, j’aimerais savoir ce qu’est “la morale de situation” s’il vous plaît . Merci
    [La morale de situation consiste à définir le bien et le mal en fonction des situations rencontrées, des événements vécus et non en fonction de principes intangibles (cf st Thomas). C’est une forme de relativisme, puisque ce sont les circonstances, et non l’objet et l’acte et l’intention, qui déterminent la moralité. Lahire]

  6. Merci j’ai bien compris maintenant 🙂

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