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L'Eglise : Foi

Si la terre est confinée, le Ciel lui, est ouvert !

Si la terre est confinée, le Ciel lui, est ouvert !

De l’abbé Le Coq en cette fête de l’Annonciation, à l’heure où toutes les cloches de France sonnent :

Ecoutez-les ces cloches!

Ce ne sont pas celles de Pâques qui annonceraient la joie de la Résurrection :
la joie du Christ Sauveur!
La Joie du Christ vainqueur!

Ce temps n’est pas venu…
La Victoire n’est pas là…
La Victoire attendra…

Ecoutez-les ces cloches!
Celles-là mêmes qu’on a voulu faire taire dans nos villes et nos villages pour ne pas « déranger » la triste tranquillité des hommes endormis : pauvre sérénité des consciences ensevelies.

Elles sonnent ce soir…
Elles sonnent… comme jamais!

Jusqu’à faire trembler les murs des maisons d’aujourd’hui : ces maisons construites sur le sable de la vie qui passe, et qui s’enfuit.

Ecoutez-les ces cloches!

Ce ne sont pas les cloches des grandes joies paroissiales, ni les beaux carillons qu’on fait entendre les jours de fête, les jours de mariages et les jours de baptêmes.

Les mariages et les baptêmes ne sont plus.
TOUTES NOS JOIES SE SONT TUES.

Ces cloches qui résonnent et que, ce soir, le monde sera obligé d’entendre, c’est le son grave des temps de guerre, c’est le tocsin qui annonce le Feu et les drames.

Ce soir ce sont les cloches de l’appel aux armes.
Et de l’appel aux larmes.

Ecoutez-les ces cloches.
Ecoutez-bien!
Ecoutez-mieux!
Tendez l’oreille.
Tendez le coeur !

C’est un cri!
Un cri déchirant qui rejoint la longue plainte des Saints Innocents.
Nos cloches de ce soir « c’est le cri de Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus. ” (Mt 2, 13-18)

À nos clochers, ce soir, c’est le Glas des jours de peine et des jours de deuil.

Ce soir les églises gémissent!

Et il n’y a pas qu’elles!

Car, à toutes ces églises vides, se joignent tous ceux qui, normalement, les remplissent et en sont empêchés.

Et il y a plus encore!

Car ces « nations affolées et désemparées » (comme l’annonçait le Christ) ; Ces hommes « mourant de peur dans l’attente de ce qui doit arriver », ce monde abasourdi de se retrouver au bord d’un précipice vertigineux: peut être bien que ce soir, s’unissant à nos cloches, tous s’uniront à notre prière!

Oui l’Eglise prie, et supplie.
L’Eglise lance sa prière et sa supplication.
De la terre jusqu’au Ciel.
Jusqu’à ce Ciel méprisé par certains, oublié par beaucoup, et depuis si longtemps! C’est vers le Ciel que les regards se tournent désormais et que les coeurs espèrent…

Car si la terre est confinée, enfermée, le Ciel lui, est ouvert!
Plus que jamais.

Pour combler les espoirs humains la terre a dit son dernier mot et ce n’est pas assez. Elle n’a plus rien a dire, elle n’a plus rien à donner.
Mais les âmes, elles, ont encore largement besoin de recevoir et d’écouter.

Nous avons cru que l’issue de secours des homme serait la terre elle-même.

Nous avons idolâtrer la terre comme si elle était Dieu alors qu’elle n’était que le tremplin vers Dieu.

Maintenant nous le savons, la terre n’a pas les paroles de la vie éternelle.
La «  déesse terre » nous a bernés.

« Adjutorium notrum in Nomine Domni » = « notre secours est dans le nom Seigneur » !

Les cloches de ce soir, c’est le son de l’humble pardon des péchés de chacun, des péchés de la France, des péchés de l’Eglise, et du péché du monde : comme un lot détestable que nous avouons tous et dont on veut être lavé.

C’est le son de ceux qui veulent être pardonnés…

La cloche, en ce beau soir d’Annonciation, c’est aussi celle l’Angélus, la cloche qui prévient que Dieu vient et intervient dans l’histoire de son peuple.
C’est la cloche qui annonce et qui promet que Dieu aime chacun et que le Bon Dieu nous appelle tous depuis le début du monde jusqu’à la fin des temps, à la vie éternelle.

Alors que notre Foi sonne, que notre Foi résonne!
Que notre espérance hurle :
en haut, vers notre Père
et se répande partout, vers nos frères !

Courage! Car un jour, « toutes les larmes seront asséchées » ( Apocalypse 21, 4)
Un jour, l’homme sera sauvé.

Un jour finira de sonner le grand clocher : car, enfin, nous serons arrivés.

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