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Médias : Nouveaux médias

Seuls ceux qui veulent débattre seront invités chez Naulleau et Zemmour

En octobre, Eric Zemmour et Eric Naulleau animeront un nouveau magazine sur Paris première. Ils présentent l'émission :

E.N. : Nous sommes seuls aux commandes durant une heure pour passer l'actualité, y compris celle des réseaux sociaux, au crible avec des invités. Notre couple intervient dans une configuration nouvelle où je suis le maître de cérémonie garant du temps de parole quand Zemmour joue son rôle d'éditorialiste et d'aiguillon idéologique.

E.Z. : Sans Laurent Ruquier, la couleur sera différente. Personnellement, je souhaite que nous limitions nos invités aux politiques, aux littéraires et à certains témoins de la société. Ce sont les plus intéressants. […] Devenir les vrais patrons à bord est très séduisant. Le fait de pouvoir choisir des invités plus solides va aussi changer les choses. Nous recevrons des gens aux idéologies différentes, mais ils seront capables de les défendre. Ce qui n'était pas toujours le cas chez Ruquier…

On a eu parfois l'impression que votre ton s'était assagi avec le temps…

E.N. : On ne nous a jamais demandé d'y aller plus fort ou moins fort, mais il est vrai que j'avais parfois l'impression d'y aller avec le frein à main… Le deuxième phénomène, c'est qu'énormément de personnes refusaient de venir.

E.Z. : J'ajouterai un troisième point : les invités politiques étaient poussés, par leurs conseillers, à éviter tout conflit parce qu'ils avaient compris qu'ils n'avaient pas les moyens de nous affronter. Donc, ils tuaient volontairement le débat. Cette fois, nous n'inviterons pas ceux qui ont peur de l'affrontement.

Vous allez avoir du mal à trouver vos invités, non ?

E.N. : La liberté peut faire peur, mais, la différence fondamentale, c'est qu'il ne s'agit pas d'une émission de promotion. Chez Ruquier, certains invités nous reprochaient de ne pas leur cirer les pompes, comme si nous ne respections pas une sorte de cahier des charges. Cette fois, le contrat est clair : discuter de l'actu sans que ce soit un tir aux pigeons."

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