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France : Société

Sentinelles : le grain de sable dans la mécanique militaire

Lu dans Minute :

2777_page_01"[…] Comme le dit poliment le rapport du HCECM [Haut Conseil d’évaluation de la condition du militaire], « Sentinelle est une mission de forte densité ». Autrement dit, ça prend beaucoup de temps. Vraiment beaucoup. « Si, avant le 7 janvier 2015, un militaire de l’armée de terre passait en moyenne 15 % de son temps en opération extérieure et 5 % en missions intérieures, expliquent les auteurs du rapport, il consacre désormais 40 à 50 % de son temps aux opérations intérieures tout en continuant à passer 15 % de celui-ci sur les théâtres extérieurs » ! Et les journées n’ayant que 24 heures, on prend le temps de Sentinelle… sur les périodes d’entraînement.

Pourtant, pour un soldat, l’entraînement est ce qui lui sauve la vie : ce sont des réflexes, des habitudes, une bonne connaissance du matériel… Les périodes d’entraînement préparatoires aux Opex (les opérations extérieures), c’est également l’occasion d’apprendre à travailler ensemble et à se coordonner, de régler les procédures, etc. Bref, que ce soit à l’échelle du soldat, de la section, du régiment ou de la brigade, l’entraînement, c’est vital !

Et c’est là où, à cause de Sentinelle, ça coince vraiment. « La préparation opérationnelle interarmes » s’est très dégradée et le temps qui lui est consacré a baissé de plus d’un tiers sur un an. « De nombreux passages dans les centres d’entraînement spécialisés ont été annulés. » 70 % des rotations au Centac (Centre d’entrainement au combat) de Mailly- le-Camp, dans l’Aube, et au Cenzub (Centre d’entraînement en zone urbaine) de Sissonne, dans l’Aisne, ont été annulées. Résultat : cette préparation opérationnelle a été réduite, en moyenne, à 53 jours, en lieu et place des 90 jours réglementaires.

Pire, « les militaires rencontrés par le HCECM – qu’il s’agisse des cadres ou des militaires du rang les plus anciens – ont indiqué que le manque d’entraînement opérationnel constitue pour eux une source d’inquiétude réelle. Ils redoutent ce qu’ils perçoivent à terme comme une inévitable perte de certaines de leurs compétences techniques, nécessaires à leur engagement opérationnel sur des théâtres extérieurs et motivation première de leur vocation à choisir le métier militaire »… […]"

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