Sens Commun ne veut pas faire de vague au sein de LR

Sens-communC'est en substance les explications que Jérôme Duchesne, responsable Sens Commun en Loire-Atlantique, a livrées à Breizh Info à propos du vote des élus de Sens Commun au conseil régional des Pays-de-Loire en faveur des subventions liées aux lobbys LGBT et au planning familial :

Breizh Info : Changeons maintenant de sujet. Le vote récent par Sens Commun, avec l’ensemble du groupe UMP/LR, des politiques sociales de l’ancienne majorité de gauche, y compris le pass contraception et les subventions au lobby gay, a créé une intense polémique. Pourquoi vos élus – qui constituent tout de même le plus important groupe Sens Commun au niveau d’une majorité régionale en France – n’ont pas fait valoir leurs convictions publiquement ?

Jérôme Duchesne : ils n’étaient pas présents dans l’hémicycle, même si comme le vote se fait par groupe, ça ne change rien.

Justement, pourquoi ne se sont-ils pas opposés publiquement et n’ont pas défendu leurs convictions et celles de Sens Commun ?

Nous n’étions qu’à trois mois des élections régionales au vote du budget [en fait près de cinq, NDLR]; trois mois pour travailler sur tous les sujets, ça fait court. En plus on n’a pas nécessairement la main sur tous les sujets, la culture, c’est Laurence Garnier par exemple, etc. Par ailleurs, on a défini une stratégie sur ce vote, on n’est pas d’accord, mais on ne fait pas de vagues. Dans un an en revanche, nous aurons des choix et des solutions.

Vous voulez dire qu’en cinq mois, vous n’avez pas remarqué que la région finançait le lobby gay et l’avortement ? Vous n’avez pas eu le temps de traiter des thématiques centrales pour la Manif pour Tous, dont votre mouvement est issu ? Vous ne prendriez pas vos électeurs pour des billes ?

On était au courant, quand même, que la région finançait le lobby gay. Mais on ne peut pas juste foutre le bordel, passez moi l’expression, sans proposer des choses. Un vote de contestation ne change rien.

Et pour Cinépride, ce festival du film LGBT privé de sa subvention régionale ?

C’est un vote indépendant, là on a pu réagir. On n’a pas pu laisser passer ça. Clairement, on ne pouvait pas laisser passer ça. Mais on ne peut pas tout révolutionner en trois mois. Notre objectif c’est de peser, de travailler dans la durée. Si on s’oppose d’entrée, on sera pris pour des chats noirs, on ne pourra pas bosser. On a une droite pas totalement d’accord avec nous, si on entre en opposition, on ne pourra pas la faire réfléchir et l’amener sur nos positions.

Plus prosaïquement, Sébastien Pilard n’a pas eu peur pour sa carrière politique ?

Non. Aujourd’hui on avance. Il y a plein de choses par exemple derrière le Planning Familial, et il y a des points qui ne sont pas franchement mauvais. Cela dit, je ne connais pas assez le sujet.

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