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Scoutisme

Scoutisme : Frères en Dieu ou fraternité maçonnique ?

Lsb

C'est la question que devraient se poser, sauf si leur choix est déjà fait, les responsables du scoutisme belge qui proposent d'éradiquer toute référence à Dieu dans les nouveaux projets de loi (pdf) et de promesse (ci-dessous). En effet, ils suggèrent ainsi de transformer la réponse à Dieu que doit être l'engagement scout  – Dieu premier servi – en initiative humaine à dimension humaniste  – idéal maçonnique – :

"Je souhaite, en mon âme et conscience, me joindre à la fraternité scoute mondiale, rendre le monde meilleur et participer à la construction de la paix.
Je m’engage, à travers mon épanouissement personnel, social et spirituel, à vivre, chaque jour, au mieux, les valeurs de la Loi scoute".

Réaction de monseigneur Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, référendaire pour la pastorale des jeunes :   

Pb13"La fédération "Les Scouts", qui se veut pluraliste, compte très prochainement proposer à ses membres une nouvelle formulation de la promesse et de la loi scoute. Dans ce texte "revu et corrigé" de la loi, toute référence explicite à Dieu est mise de côté : elle semble considérée comme inutile, voire oppressante. Le scout n’est donc plus invité à chercher Dieu. On regrettera cette parenthèse sur ce qui fait pourtant la grandeur de l’homme : considérer sa vie comme une question en acte, comme une quête de Dieu. Y faire allusion dans un texte fondamental comme la loi scoute n’implique pas que chacun partage la même foi. C’est un encouragement à un questionnement fondamental, à la quête de sens et de vérité. C’est aussi un appel à considérer la conviction religieuse comme une réalité qui concerne la personne dans tous les aspects de sa vie et en particulier sa vie sociale.

A contrario, il y a des omissions qui deviennent vite des oublis. Quant au nouveau texte de la promesse, il exprime en premier lieu une série de souhaits. Lorsqu’il y est ensuite question d’engagement, c’est à partir du seul critère de l’"épanouissement personnel, social et spirituel". A lire ces propositions, formulées dans un langage très consensuel, on peut se demander si elles reflètent encore un véritable engagement envers autrui. Leur contenu est en tous cas laissé à la libre appréciation de chacun".

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11 commentaires

  1. En France, on a les scouts de France qui peuvent largement partager cette “fraternité”.

  2. Je citerai quand même Baden Powell dans un de ses ouvrages sur le scoutisme :
    “Il n’y a pas de scoutisme sans religion”.
    À bon entendeur, salut !

  3. Ce ne serait après tout qu’un retour aux origines.Baden-Powell était “free-mason” mais à la manière anglaise,sans être antireligieux.Les “scouts de France” comme la joc etc ont perdu depuis longtemps leur orientation religieuse primitive.
    Il ne reste presque rien de l’action catholique de Pie XI.Dommage

  4. Ladite “fraternité” sans Paternité transcendante fondatrice, et au mieux un leurre, au pire une imposture.

  5. Sur ce sujet, on consultera l’excellente “véritable histoire des Guides et Scouts d’Europe” de Jean-Luc Angélis, Presses de la Renaissance, et le rapport scoutisme religieux / organisation mondiale du scoutisme dans la lutte entre vision religieuse du scoutisme et vision a-religieuse voire athée (ou maçonnique ?).

  6. De BADEN-POWEL, encore :
    « Le scout est un croyant. Je répudie toute forme de scoutisme qui n’a pas la religion pour base. ».
    Il y en a à la pelle comme ça. Cf Baden-Powell pas à pas, de Michel SEYRAT.
    Souvenons-nous également que B.P. a refusé d’inclure les libres-penseurs dans le mouvement national britannique, unique mouvement accueillant les différentes confessions.
    De même, « l’irreligion » fait partis des 5 écueils que Baden Powell enseigne à éviter pour ne pas rater sa vie. in La route du succès.
    « Les scouts » ne le sont plus.

  7. Constitution de l’organisation mondiale du mouvement scout. Article 2 § 2
    “Tous les membres du Mouvement scout doivent
    adhérer à une Promesse et une Loi reflétant, dans un langage approprié à la culture et à la civilisation de chaque Organisation scoute nationale et approuvé par l’Organisation Mondiale, le Devoir envers Dieu, le Devoir envers autrui et le Devoir envers soi-même, et inspirées de la Promesse et de la Loi conçues à l’origine par le Fondateur du Mouvement scout dans les termes suivants:
    La Promesse scoute
    Sur mon honneur, je promets de faire tout mon possible pour—
    Servir Dieu et le roi (ou Dieu et mon pays),
    Aider mon prochain à tout moment,
    Obéir à la Loi scoute…”
    Le RP Sevin a été un des premiers à adapter le texte de la loi et de la promesse de BP à l’intention de l’association catholique des SdF. L’adaptation a dés le départ été prévu par BP. Mais aujourd’hui encore, la constitution de l’OMMS est sans ambiguïté sur le devoir de servir Dieu !
    Ceux qui refusent que l’AGSE et les SUF puissent en faire partie tout en promouvant un scoutisme au caractère religieux facultatif sont donc en totale contradiction avec les fondamentaux.

  8. Baden Powell (et plus tard le père Sevin) a basé le scoutisme sur 5 piliers qui sont complémentaires : le développement de la personnalité, le service, le concret, l’hygiène, Dieu.
    Retirez-en un et l’édifice devient branlant !

  9. On notera que la Loi devient marginal : l’engagement est envers ses valeurs et non la Loi elle-même.
    Autrement dit, c’est une question d’interprétation, le flou artistique !
    Le pire étant de vers voter des jeunes qui n’ont aucune formation ni bagage intellectuel sur les piliers du scoutisme : la Loi et la Promesse.
    C’est minable et c’est un aveu d’abandon du scoutisme.
    Une telle démarche devrait être sanctionnée par l’éviction de l’OMMS.
    Mais quand on connait l’idéologie de cette organisation …

  10. Ca fonctionne très bien sans Dieu au coeur de tout. La première unité scout en Belgique était une unité pluraliste. Et ce en 1910.
    [Oui. Comme en France d’ailleurs. Le scoutisme catholique est né en 1920. Mais le scoutisme qui n’est pas religieux est un outil d’éducation qui peut être très dangereux et surtout il ne remplit pas son rôle d’aide à l’éducation en ne donnant pas l’occasion à l’enfant de découvrir et de vivre sa dimension religieuse.
    JL]

  11. Ce qui ne tient pas debout ; Le scoutisme est une proposition faite par des adultes à des jeunes pour les aider à devebnir adultes, en complément de l’éducation familiale.
    Ce n’est pas aux enfants de choisir cette proposition. Elle existe, ils y adhèrent… ou pas.

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