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Religions : L'Islam

Sauver Palmyre ? Les politiques ont dit non

Charlotte d'Ornellas revient sur Boulevard Voltaire sur la prise de Palmyre par les sauvages de l'Etat islamique et sur la responsabilité que portent les gouvernements occidentaux aveuglés par leur idéologie stupide : ne pas soutenir Bachar al Assad, quel qu'en soit le prix. Le prix, c'est l'avancée inexorable des hordes barbares de l'Etat islamique et le recul voire la disparition d'une chrétienté millénaire, source de civilisation et de paix.

"Les premières photos de Palmyre occupée par l’État Islamique circulent : des cadavres décapités alignés sur une route, non loin du site plurimillénaire rappelant la richesse civilisationnelle de la Syrie qui continue à subir les foudres de cette monstrueuse armée démoniaque.[…]

La prise de Palmyre est préoccupante. Au delà de la menace qui pèse désormais sur ce bijou antique, des milliers de vies sont en suspens et la Syrie reste plus menacée que jamais.
L’Unesco a timidement appelé à la « cessation immédiate des hostilités », comme si l’État Islamique allait revenir subitement à la raison… La coalition internationale reste muette.

Le journaliste Frédéric Helbert, grand reporter et Prix de la meilleure enquête magazine en 2014 pour son reportage « Les armes chimiques de Bachar » tweetait vendredi : « Via les satellites et drones, la coalition a vu l’État Islamique marcher sur Palmyre. La non intervention a été décidée en toute connaissance de cause ». Quelques minutes plus tard, il ajoutait : « Empêcher l’attaque de Palmyre ? Nous y étions prêts dit un militaire de la coalition. Les politiques, y voyant une aide à Bachar, ont dit non ». ‘Aider Bachar’, c’était en l’occurrence sauver des vies.

Cette coalition internationale de 60 pays n’a jamais eu aucun résultat décisif en face de l’État Islamique, et refuse d’intervenir malgré une connaissance parfaite de la situation. Comment croire qu’elle en ait simplement la volonté ?

Depuis des années, les habitants d’Alep appellent au secours, encerclés par un nombre croissant d’islamistes qui attaquent sans cesse les civils. Plus largement, les Syriens supplient depuis quatre ans l’Occident de faire pression pour que la Turquie ferme ses frontières mais également pour qu’il cesse d’envoyer des armes à des « rebelles modérés » qui ne l’ont jamais été. […]

Les Syriens n’attendent qu’une chose, la paix. Et les dirigeants occidentaux qui leur promettaient hypocritement la démocratie et les droits de l’Homme auront des comptes à rendre."

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